Dernier opus de l’une des licences phares de chez Ubisoft, Assassin’s Creed Mirage nous arrive en ce 5 octobre 2023 sur Xbox, Playstation et PC. Développé par Ubisoft Bordeaux, ce treizième épisode canonique de la série met le joueur dans la peau de Basim, que l’on a pu croiser dans Assassin’s Creed Valhalla, lequel devra vaincre l’Ordre des Anciens semant le trouble à Bagdad. Qu’on se le dise, le jeu est plutôt court, car il était initialement prévu pour être un contenu additionnel à Valhalla. Finalement, il s’agit d’un épisode à part entière, mais dont le prix est plus bas que ce à quoi nous sommes habitués. Quelles sont les raisons de ce bas prix ? Le jeu est-il moins bon pour autant ? C’est ce que nous allons vous dévoiler !

Un scénario plutôt banal
Comme ce qu’on peut voir au sein de la licence depuis quelques années maintenant, le but de cet opus sera de vaincre les membres de l’Ordre des Anciens qui ont pris le contrôle de Bagdad. On y suivra donc Basim dans son rite initiatique pour rejoindre Ceux qu’on ne voit pas, jusqu’à couper la tête du chef de l’Ordre. Rien de bien exceptionnel ici, c’est plus ou moins ce qu’on fait déjà depuis 4 épisodes. On pourra cependant noter que l'introduction du personnage et ses motivations à devenir l'un de Ceux qu'on ne voit pas sont plutôt bien pensées, les actions passées de Basim ayant entraîné un évènement majeur dans le lore de cet épisode. On pourra aussi noter un très joli twist vers la fin du jeu dont le joueur ne peut vraiment pas se douter.

Basim doit libérer Bagdad de l'emprise de l'Ordre, comme d'habitude
Une qualité technique solide mais un peu fainéante
Concernant l’aspect technique, Assassin’s Creed Mirage ne révolutionne pas non plus la licence. En effet, le titre étant conjointement disponible sur les deux dernières générations de consoles, il n’exploite pas pleinement les capacités des machines de dernière génération et reste sur la lignée de son prédecesseur. Attention, le jeu reste très agréable à l'œil : les paysages sont sublimes et luxuriants, les personnages sont plutôt bien modélisés et la synchronisation labiale est cohérente. D'ailleurs, le joueur à le choix dans les menus de donner la priorité à la fluidité ou à la qualité graphique. Nous avons ainsi opté pour le premier choix, et c'est effectivement hyper fluide. Aucun temps de chargement n'est à relever ingame sur la version Playstation 5 que nous utilisons.
Si le jeu reprend les mêmes bases techniques que son prédecesseur, Basim est tout de même bien modélisé
Un retour aux sources gagnant
En ce qui concerne le gameplay, on revient ici aux basiques de la licence pour notre plus grand bonheur. En effet, à force d’ajouter encore et encore des fonctionnalités plus ou moins utiles sur ces opus précédents, Assassin’s Creed ne faisait que perdre le joueur dans une multitude d’activités à l’intérêt très relatif, et dans une collecte totalement démesurée. Par ailleurs, l'infiltration reprend une place prépondérante dans la façon d'appréhender les zones ennemies, ce qui change radicalement de la possibilité de tout raser avec Eivor le Viking.
L'arbre de compétence est bien moins complexe que dans Valhalla
Ici, pas de chichis. Il faut assassiner les cibles les unes après les autres, débloquant ainsi des points de compétences nécessaires à débloquer l’une des 24 capacités séparées en 3 arbres distincts. En ce qui concerne les activités annexes, il subsiste un peu de récolte et quelques contrats secondaires, et c’est tout ! Cependant, si on doit le comparer aux opus avant Origin, il n’y a pas ici de chapitrage précis, ou d’objectif secondaire à remplir sur une mission, ce qui rend le tout très fluide et bien plus agréable que le découpage grossier qui était fait par le passé.
La carte, elle aussi bien plus petite, ne propose pas de vastes zones de vide comme ce fut le cas sur des cartes plus grandes
Pour terminer, la carte du jeu est nettement plus restreinte que pour ses prédécesseurs, ce qui ne constitue pas un inconvénient en soi, plutôt que de trouver de grandes zones désespérément vides. L’inventaire est lui aussi plus restreint avec un slot pour l’épée, un slot pour la dague, un autre pour l’équipement puis d’autres cases superflues (talisman, couleur, costume…). Exit donc les différents types d’armes disponibles, ce qui appauvrit malgré tout les phases de combat dont le gameplay variait en fonction de l’arme utilisée. Mais on ne peut pas tout avoir !


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