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[TEST] Inertial Drift

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Le 24/12/2020

Développé par Level 91 Entertainment et édité par PQube Limited, Inertial Drift est d’abord sorti le 11 septembre 2020 sur PC, PS4 et Nintendo Switch, avant d’arriver sur Xbox One le 29 du même mois. ConsoleFun s’est penché pour vous sur ce titre qui a su captiver notre attention grâce à sa mécanique de jeu toute particulière !

 

 

Drifter pour mieux tenir la ligne

 

 

Dans le monde des jeux de course type arcade, il est plutôt difficile de révolutionner le genre. Pourtant, Inertial Drift propose une mécanique de jeu qui le rend tout particulier : en effet, le titre met l’accent sur le drift, en plaçant ces longs dérapages contrôlés au cœur du gameplay.

 

Contrairement donc à la majorité des jeux, il ne suffit pas ici d’appuyer sur un bouton de frein à main pour faire crisser les pneus ! Au contraire, si vous disposez bien d’un bouton dédié au freinage, vous contrôlez ensuite votre dérapage grâce aux deux sticks : le stick gauche permet de donner la direction que vous voulez suivre, et le stick droit permet quant à lui de contrôlez l’axe de votre voiture, pour drifter plus ou moins fort. Cette mécanique, aussi simple qu’elle puisse paraître, change totalement la donne puisqu’elle permet d’ajuster en continu l’angle de la voiture dans les courbes, et ainsi suivre des lignes de conduite parfaites sur l’ensemble des virages.


Le système de drift permet de prendre les lignes les plus optimales dans chaque virage, avec une précision millimétrée.

 

Le mode Histoire du jeu est idéal pour se familiariser avec cette mécanique particulière, puisque l’on y trouve quatre personnages avec chacun sa voiture, et que chacun représente une difficulté spécifique. La première voiture, la Terra Dart d’Edward, est très simple à prendre en main et on comprend très vite la façon dont on gère le bolide. Néanmoins, le troisième véhicule constitue déjà un pic de difficulté, avec un véhicule bien plus difficile à faire répondre, mais qui, une fois maîtrisé, permet de faire des temps bien plus intéressants sur certaines épreuves !

 

A noter que le mode Histoire de chaque personnage est plutôt souple en termes d’avancement dans l’histoire, puisqu’il est possible de perdre à quasiment toutes les épreuves, hormis les contre-la-montre où il faut au moins réussir le temps de bronze pour avancer. Seule exception à cela, le mode histoire de Viv, où l’on contrôle le quatrième véhicule qui est donc le plus difficile à contrôler, mais aussi le plus rapide une fois maîtrisé.


Chaque véhicule a ses propres règles en matière de conduite, avec une difficulté qui va creshendo.

 

Trouver l’épreuve qui vous ressemble

 

 

Le mode Histoire introduit différents styles d’épreuves, qui permettent toutes de cerner un peu mieux le gameplay de chacun des véhicules. Les épreuves de style récompenseront ainsi vos meilleurs drifts, alors qu’un duel vous permettra d’étudier les lignes de conduite prises par votre rival, afin de parfaire les vôtres.

 

Ce mode vous faisant incarner un pilote parmi une bande de potes partis s’entraîner sur cinq circuits en vue de participer à un Grand Prix, il est agréable de voir que les pilotes présentent des profils très variés : le jeu fait un vrai travail de représentation, sans que cela ne soit explicité ou mis en avant de quelque façon que ce soit, légitimant ainsi le fait que ce soit normal d’avoir des personnages de tous types. Ce qui est très plaisant, puisque les chara-designs sont particulièrement soignés !


Dans les épreuves de style, le drift risqué est roi !

 

Par ailleurs, les personnages discutent entre les épreuves, et là encore il est très agréable de voir la bienveillance de leurs échanges ! Ils s’encouragent à faire de leur mieux dans leur apprentissage des circuits, mais aussi à savoir respecter les préférences des uns et des autres par rapport à la compétition et aux différents types d’épreuves. En cela, Inertial Drift est une vraie leçon de camaraderie, et montre bien l’importance du plaisir dans le partage d’une activité commune. Ce qui est d’ailleurs retranscrit dans le gameplay, puisqu’il n’y a pas de collision entre les véhicules dans Inertial Drift : à la manière d’une course contre un fantôme, votre voiture passera tranquillement à travers l’autre au lieu d’engendrer une collision, le tout grâce à une technologie évoquée dans le scénario (qui constitue plus une excuse pour le confort du gameplay, qu’un élément essentiel du jeu).


Samira initie Edward aux épreuves de style, lui faisant découvrir ce qui lui plaît vraiment dans le pilotage : les sensations avant tout !

 

Des circuits dont on a vite fait le tour ?

 

 

Point crucial pour un jeu de course : le nombre de circuits, ainsi que leur qualité. A première vue, on pourrait croire que le nombre de circuits dans Inertial Drift est plutôt limité : le mode Histoire propose cinq circuits, qui n’ont que quelques variantes selon le personnage que l’on incarne. Heureusement, Inertial Drift peut compter sur du contenu plus riche que ça. D’une part, il est important d’indiquer que les circuits sont très différents de l’un à l’autre, d’autant plus lorsque l’on change de véhicule entre chaque passage. Ainsi, même si l’on dispute trois épreuves sur un même circuit avec un véhicule lors de chaque mode Histoire, on est toujours dans une phase d’apprentissage et les tracés n’ont donc pas le temps de se montrer répétitifs. Au contraire, revenir sur un circuit connu mais avec un nouveau  véhicule a quelque chose de rassurant, puisque l’on peut se concentrer sur le contrôle du nouveau bolide.


Chaque voiture demande une nouvelle phase d’apprentissage avant d’en saisir toutes les subtilités.

 

Inertial Drift arbore de magnifiques graphismes en cel-shading, le tout avec une esthétique vaporwave à base de néons lumineux et de couleurs chaudes qui amplifient la sensation de vitesse lorsqu’on les voit défiler au fil des virages et des pointes à plus de 150km/h. Alors que Sunset Sea Circuit vous emmène près de la plage et au cœur de montagnes où l’on slalome dans des séries de virages effrénés, City Skylink vous transporte dans une ville avec de larges autoroutes, et des virages en épingles et à base d’angles droits. Le dernier circuit du mode Histoire, le Mont Kirino, marque le point d’orgue du jeu en matière de level-design, puisqu’il constitue un parcours où il faut environ cinq minutes pour aller d’un point A à un point B, avec des routes sinueuses, des décors enneigés, une forêt éclairée par des lanternes, puis une série de crêtes… Le seul point faible en résultant est la lisibilité des circuits, parfois difficile lors du premier tour. Le tout est néanmoins à couper le souffle, et plus on maîtrise un tracé, plus on se surprend à profiter des différents décors. A noter que le tout est porté par une musique électro-pop qui, bien que discrète, dynamise les circuits sans lasser.

 

De plus, le mode Arcade propose cinq nouveaux circuits, portant leur nombre à dix, et on y retrouve le tracé inversé de chacun de ces dix circuits, pour un total de vingt parcours à expérimenter. Ajoutez à cela le fait que l’on débloque des véhicules tout au long du mode Histoire, ainsi qu’en réussissant certaines épreuves dans le mode défi, et vous atteignez un total de seize véhicules à maîtriser sur l’ensemble de ces vingt tracés. Et au vu de la difficulté des contrôles de certaines voitures, il faudra compter de nombreuses heures pour enfin venir à bout de l’ultime mode Grand Prix !


Le mode défi permet de débloquer des véhicules si l’on réussit une épreuve en les conduisant.

 

Ce mode Grand Prix consiste en une série de cinq défis à relever, avec une sélection différente pour chaque voiture du jeu. Attention toutefois, pour remporter un Grand Prix il faut réussir les cinq épreuves, et vous ne pouvez échouer que trois fois avant de tout devoir recommencer de zéro ! Nul doute que ce mode Grand Prix constitue le défi ultime pour ceux qui voudront assoir leur domination sur tout ce que le jeu a à proposer. Enfin, un mode multijoueur local ainsi qu’en ligne est disponible, et permet de prolonger l’expérience de jeu pour qui voudra montrer aux autres qu’il domine la place.

  • JOUABILITÉ

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    En mettant le drift au cœur de son expérience de jeu, Inertial Drift renouvelle le genre de la course arcade, le tout avec une courbe de progression très large grâce aux nombreux véhicules à maîtriser. La lisibilité des circuits est cependant parfois difficile lors du premier tour.

  • GRAPHISMES

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    Avec des graphismes en cel-shading et une ambiance vaporwave à base de néons lumineux aux couleurs chatoyantes, le jeu est particulièrement plaisant, et l’on se surprend à apprécier de plus en plus les décors au fil de la maîtrise de la conduite.

  • BANDE SON

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    Bien que discrètes, les pistes d’électro-pop qui accompagnent les tracés parviennent à bien dynamiser les circuits, le tout sans jamais lasser.

  • DURÉE DE VIE

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    S’il ne faut qu’une petite heure pour finir un mode histoire, venir à bout de tout ce que le titre propose revient à maîtriser parfaitement l’ensemble des véhicules, ce qui prendra une bonne vingtaine d’heures. Un mode multijoueur local et online permet de prolonger l’expérience.

  • SCÉNARIO

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    Simplissime, le mode histoire nous fait simplement incarner un personnage parmi une bande de potes, qui décident de s’entraîner ensemble sur un lot de circuit en vue de participer à un Grand Prix. Rien de bien saisissant, mais on soulignera la bienveillance qui règne dans les rapports entre les protagonistes, rendant l’aventure très agréable à suivre !

    • Points positifs

      • Le système de drifts avec les deux sticks, qui change réellement la donne
      • L’ambiance vaporwave très plaisante, surtout graphiquement
      • Les circuits, très différents de l’un à l’autre
      • Le mode Histoire et la bienveillance des personnages…
    • Points négatifs

      • …mais un pic de difficulté dès la troisième voiture
      • La lisibilité des circuits, parfois difficile lors du premier tour

    Conclusion

    Avec sa mécanique particulière mettant le drift au cœur de l’expérience de jeu, Inertial Drift parvient à renouveler le genre de la course arcade, avec un mode Histoire rafraîchissant qui monte rapidement en difficulté, offrant une bonne courbe de progression. L’ambiance vaporwave à base de néons et de couleurs chatoyantes est particulièrement plaisante, et le titre dispose d’un contenu plutôt étoffé, promettant de nombreuses heures de jeu avant de pouvoir proclamer une maîtrise totale de ce système de drift atypique. Inertial Drift constitue ainsi l’expérience la plus originale en matière de jeu de course arcade paru en 2020, et nul doute que vous devriez y jeter un œil si vous appréciez le genre !

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  • Les avis du staff

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    Commentaires (1)

    playsolitaireaz a écrit un commentaire le 18/03/2021 à 09:26

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    Fiche du jeu

    Inertial Drift

    Support : Nintendo Switch

    Editeur : PQube Limited

    Développeur : Level 91 Entertainment

    Genre :Course

    Multijoueur : Oui, jusqu'à 2 joueurs en local

    Moyenne des joueurs : - / 20

    Moyenne de la presse : - / 20

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    Qui est notre testeur ?

    Vesperia : Co-Responsable de la rubrique "Tests"

    Joueur de 22 ans, je tente de rattraper des années de culture vidéoludique pour comprendre le pourquoi du comment de chaque jeu. Ce qui me prend beaucoup de temps et me fait accumuler plus de retard encore. J'aime le jeu vidéo, tout simplement.

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