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[TEST] Killer is Dead

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Le 07/04/2016

Développé par le studio japonais Grasshopper Manufacture, connu pour des productions telles que No More Heroes ou Lollipop Chainsaw, Killer is Dead est une des dernières lubies vidéoludiques du studio avant la sortie de Let it Die. Beat'em'all à l'apparence bien étrangen que vaut l'un des derniers jeu du studio le plus punk de tous ? Réponse de suite !

 

Un scénario loufoque et pourtant si classique

 

L'histoire de Killer is Dead se déroule dans un univers bien particulier, dans lequel les voyages sur la Lune sont courants, où vampires, licornes et extra-terrestres se côtoient, et où les monstres, appelés Wires, sont produits par une substance nommée "Dark Matter".

 

C’est dans cet univers tout-à-fait singulier que vous incarnez Mondo Zappa, un jeune homme nouvellement accepté comme assassin dans une agence de tueurs à gages tenue par un cyborg nommé Bryan et une blonde aux formes généreuses prénommée Vivienne. Armé de son katana et de son bras droit cybernétique (répondant au doux nom de Musselback), Mondo aura pour tache de supprimer monstres et assassins à travers le monde entier. Cependant, au fil de ses missions, Mondo découvrira l’existence d'ennemis bien plus dangereux que les Wires, et sa volonté de remonter aux sources du mal l’emmènera à en découvrir plus sur lui-même.


Devoir affronter un homme vivant dans un palace sur la Lune est loin d'être la dernière bizarrerie du jeu.

 

Même s’il n’en a pas l’air, le scenario de Killer is Dead est totalement barré et correspond totalement à l'esprit des précédentes productions du studio (Killer7 en tête). Le jeu ne cesse de surprendre tout du long et l’on finit par ne même plus être étonné lorsque que l'on se retrouve à affronter une sorte de "Thomas le train" maléfique amené à la vie par la Dark Matter. Clairement ce scénario n'est pas parfait et se montre même parfois particulièrement cliché. Cependant le jeu ne cesse, à travers ce classicisme total, de démontrer un respect profond pour son genre. Le héros amnésique, les femmes aux formes généreuses, les monstres, les ninjas... Killer is Dead enchaîne les "gimmicks" bien connus des habitués du genre, cependant, ceux-ci sont utilisés comme un moyen de prouver l'amour du jeu pour le genre et ses canons. Soyons franc, rien dans le scénario de Killer is Dead n'est particulièrement innovant mais cela ne l'empêche pas d'être relativement bon...

 

 

Des missions variées, pour le meilleur comme pour le pire

 

Killer is Dead propose au total 22 missions (12 principales et 10 secondaires) ainsi que 3/4 missions Gigolo chacune étant divisée en trois phases, l'histoire du jeu ne demandant pas plus de 10 heures pour être bouclée. Cependant, ne jouer qu'aux missions principales du jeu ne revêt que peu d’intérêt puisque c'est dans le mélange des missions principales, secondaires et des missions Gigolos que le jeu atteint son summum. Effectivement, si les missions principales se déroulent quasi-invariablement de la même manière (on affronte des tas d'ennemis, un mini-boss au milieu du niveau avant d'affronter le boss de fin de niveau) les missions secondaires apportent une certaine fraîcheur à tout cela. Chacune de ces missions étant liées à une mission principale, elles revisitent souvent une séquence de gameplay particulière du niveau concernée, que cela soit une sorte de mode survie, des phases typées shoot'em'up ou la recherche d'objet dans un labyrinthe.


Ici, une mission secondaire axée sur le tir.

 

A chaque fin de mission (qu'elle soit principale ou secondaire) une note est donnée au joueur (pouvant aller de C jusqu'à AAA), cette note étant déterminée en fonction de la réussite du joueur, le AAA ne pouvant être atteint qu'en remplissant deux objectifs annexes (type utilisez Guard Break x fois, ne mourrez pas...). Et en plus de la note, le joueur reçoit de l'argent à la fin de la mission, cet argent servant notamment à acheter les cadeaux que vous offrirez ensuite dans les fameuses Missions Gigolos.

 

Ces Missions Gigolo sont très différentes des autres puisqu'il s'agit ici de draguer différents personnages de sexe féminin rencontrés au fil de l'aventure. Dans ces missions un peu spéciales, la focalisation passe à la première personne et le joueur ne peut que déplacer la caméra. Pour Mondo, le but est de reluquer les demoiselles qu'il rencontre, ce jusqu'à remplir une jauge en bas à gauche de l'écran. Cependant il faudra faire attention à ne pas se faire voir par les belles sans quoi l'assassin pourrait se voir débouté par la demoiselle. Une fois la jauge remplie vous pouvez offrir un cadeau à la dame pour tenter de la séduire. Plusieurs essais sont nécessaires avant de réussir une phase de chaque Mission Gigolo (entre 2 et 4 essais), chaque Mission étant divisée en 3 phases. Une fois les 3 phases de chaque mission terminées, la dulcinée vous offrira une amélioration pour votre Musselback.


En appuyant sur une touche, Mondo enfilera des lunettes à rayon X lui permettant de voir les Belles en sous-vêtements.

 

Ces missions ne sont donc pas essentielles puisque le jeu peut être terminé sans jamais avoir fait évoluer son Musselback, cependant, pour les joueurs cherchant à s'investir un peu plus dans le jeu, elles peuvent devenir une manière sympathique de gagner facilement des améliorations.

 

 

Wires May Cry

 

Killer is Dead adopte un gameplay tout-à-fait classique quand il s’agit de ses combats. Le joueur dispose de deux touches d'attaques, une pour l'attaque classique au katana et une autre pour un coup nommé "Guard Break" qui, comme son nom l'indique, permet au joueur de briser la garde d'un ennemi. Mondo dispose également d'une garde qui se révélera particulièrement utile. Celle-ci en plus de pouvoir être utilisée comme une esquive si déclenchée durant un déplacement, peut entraîner différentes actions si elle est utilisée au bon moment : "Just Guard" , qui permet de rapidement contre-attaquer une attaque parée, ou "Adrenaline Rush", une attaque ultra-rapide permettant à Mondo d'infliger une grande quantité de dégâts très rapidement après avoir esquivée une même attaque.

 

En plus de ces attaques, Mondo dispose de son bras bionique pouvant se transformer en une sorte de fusil à plasma. Ce fusil plasma utilise du Sang, une ressource qui se récolte automatiquement, à chaque fois que l'on blesse un ennemi et qui permet également l'utilisation de l'Adrenaline Rush sans avoir à esquiver une attaque. Plusieurs ressources vous seront essentielles pour progresser dans le jeu : les Gemmes de santé vous permettant d'augmenter votre jauge de point de vie, les Gemmes Sanguines vous permettant de faire augmenter votre jauge de sang , les Synapses de Wire pour récupérer de la vie et des Cristaux lunaires vous permettant d'acheter de nouvelles capacité.

 

Heureusement le "Final Judgement", une technique ne s'activant qu'au moment où Mondo atteint un certain seuil de coups, pourra vous aider à récupérer plus facilement ces items. Cette technique vous permet d’exécuter un adversaire lorsqu'il ne lui reste plus de vie et, par la même occasion, de gagner une somme conséquente d'une ressource choisie.


A vous de choisir la ressource dont vous avez le plus besoin.

 

 

Killer is Dead permet effectivement au joueur de faire évoluer Mondo via l'achat de capacités dans un menu spécial. Les améliorations sont divisées en 4 catégories : techniques offensives pour les attaques au katana, techniques armes secondaires pour le Musselback et techniques spéciales vous permettant par exemple d'acheter un "dash", ou la capacité de vous healer moyennant du sang.

 

Toutefois, le jeu n'est pas exempt de défauts : le gameplay manque cruellement de profondeur et le jeu manque tout autant de défi. On se retrouve à certains moments à simplement masher la touche d'attaque, et de temps en temps, éviter une attaque ou deux. De plus, il faudra s’essayer aux modes Difficile, Très Difficile ou Cauchemar (où les ennemis ne peuvent être tués qu'avec l'Adrenaline Burst) pour que le jeu propose un réel challenge. A tout cela, s'ajoutent de nombreux problèmes de caméra couplés à l'inexistence d'un lock pour verrouiller les ennemis, ce qui peut rendre certains combats assez complexes à suivre. Il n'est pas rare de retrouver la caméra dans un angle improbable, ou de voir un combo être brisé par l'attaque d'un ennemi situé hors-champ.

 

 

Une lettre d'amour à un genre quasi-révolu ?

 

Malgré son classicisme évident, Killer is Dead se montre à quelques moments particulièrement lucide sur son cas et sa situation. Cela passe par quelques rares lignes de dialogues dans lesquelles Mondo demandera par exemple à un personne secondaire sans importance si elle trouve "que le jeu est moral", face à un des premiers boss du jeu Mondo lui expliquera que les joueurs attendent le combat et qu'il faudrait donc abréger la discussion. Tout cela s'amplifie même dans un dialogue surréaliste dans la dixième mission du jeu durant laquelle Mondo et Bryan ne cesseront de répéter que la passion des trains est commune aux hommes et que les vrais hommes sont tous ferrovipathes.

 

Alors oui, Killer is Dead pourrait faire bondir les plus féministes d'entre vous, pourrait décevoir ceux qui sont à la recherche de gameplay innovant. Mais cela revient à ne pas considérer ce qu'est réellement Killer is Dead : une lettre d'amour à tout un genre, une lettre écrite dans le respect des canons du genre, et ce tout en conservant un style bien connu des fans du studio japonais.

  • JOUABILITÉ

    13

    Avec son gameplay correct bien que déjà  vu, Killer is Dead se contente de recopier avec attention des mécanismes déjà éprouvés par le passé.

  • GRAPHISMES

    15

    Avec ces graphismes en cel-shading et ces couleurs flashy, Killer is Dead est un beau jeu sans être particulièrement exceptionnel. Le chara-design cependant est excellent, nous proposant des personnages très différents les uns des autres mais toujours extrêmement cohérents avec l'univers du jeu.

  • BANDE SON

    14

    Constamment appuyé par une bande-son énergétique, Killer is Dead propose de très bon morceaux, appuyant toujours correctement les lieux et les situation dans lesquels se trouve le joueur.

  • DURÉE DE VIE

    12

    Avec environ 8h de jeu pour finir l'histoire principale, plus les 4h de jeu nécessaires à la complétion des missions secondaires, les 12 heures de jeu de Killer is Dead sont en réalité assez chiches. De plus, le jeu ne dispose pas d'une grande rejouabilité, ce malgré tout les défis proposés par le jeu.

  • SCÉNARIO

    14

    Classique au possible, l'on sent tout de même dans Killer is Dead un style typique du studio Grasshopper. Se moquant de lui, se moquant des joueurs, mais démontrant constamment son amour pour son genre, le scénario de Killer is Dead ravira les fans du studio, comme les fans de beat'em'all.

    • Points positifs

      • C'est pêchu
      • C'est très beau
      • L'étrangeté du scénario
    • Points négatifs

      • Le classicisme du scénario
      • C'est un peu court
      • Plus grand intérêt une fois terminé

    Conclusion

    Killer is Dead est la lettre d'amour punk de Grasshopper à un genre que le studio connait bien et qu'il côtoie depuis plus d'une dizaine d'années. Mais Killer is Dead ne vient pas en espérant apporter un gameplay inédit et au contraire, espère déclarer son amour à ce style et cela passe par un respect scrupuleux de ce qu'il s'est fait jusqu'alors. Alors oui, le jeu peut décevoir de par son extrême classicisme dans ses mécaniques mais pourrait également plaire aux joueurs en manque d'excentricité...

    14

  • Les avis du staff

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    Fiche du jeu

    Killer is Dead

    Support : PC

    Editeur : Deep Silver

    Développeur : Grashopper Manufacture Inc

    Genre :Action

    Multijoueur : Oui, partage de score online

    Moyenne des joueurs : - / 20

    Moyenne de la presse : - / 20

    Galerie d'images

    Qui est notre testeur ?

    Dronfax : Journaliste ConsoleFun

    J'ai débuté avec la Gameboy Advance et notamment la série Pokémon qui est la première série que j'ai suivie avec passion. Puis est venue la DS, sur laquelle j'ai agréablement découvert la série Spectrobes, tout en restant fidèle à mon premier amour :D. Entre temps j'ai eu une Wii (obsolète depuis la Wii U donc), une PS3 qui aujourd'hui ne fonctionne plus, pour finalement me retrouver à jouer sur PC, principalement à des jeux indépendants bien que je ne m'interdis pas quelques parties de Batman :p

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