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[TEST] State of Decay : Year-One Survival Edition

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Le 06/05/2015

Sorti en juin 2013 sur le Xbox Live Arcade, State of Decay est un jeu de survie plaçant le joueur dans un cadre d’apocalypse zombie. Alors que le genre est une tendance qui explose à ce moment, le jeu se fait remarquer par ses mécaniques de jeu et l’originalité qu’il propose aux joueurs consoles, non-partisans des titres similaires mais plus connus tel que DayZ. C’est donc le 28 avril dernier que State of Decay Year-One Survival Edition arrive sur Xbox One, embarquant le jeu ainsi que l’ensemble de ses DLCs. Vous vous demandiez si ce jeu vaut le coup, ConsoleFun l’a testé pour vous !

 

Plongée immédiate dans un gameplay misant sur l’originalité

 

 

Tandis que la plupart des jeux de zombies ont une approche orientée action, State of Decay mise sur un gameplay plus stratégique, jouant avec votre sens des priorités et de l’organisation. Ainsi, le jeu débute aussi soudainement qu’une arrivée de zombie le serait : le joueur est d’emblée confronté à quelques zombies dont il devra se défaire, avant de trouver un refuge qui servira de QG à sa communauté de survivants.

 

Toutes les mécaniques du jeu tournent autour de cet aspect communautaire : il vous faudra rallier le plus de survivants possible à votre cause, car dès que votre personnage mourra, vous prendrez le contrôle d’un autre survivant. A savoir qu’il est possible -et même recommandé- de changer de personnage à tout moment, lorsque votre personnage est fatigué ou blessé par exemple. Vous devrez par ailleurs collecter des ressources dans les maisons et structures de la ville pour pouvoir améliorer votre base en installant une infirmerie, une tour de guet, et tout un panel de bâtiments pouvant être améliorés.

 

Attention tout de même, hors de question de piquer tous les médicaments et autres objets dans la réserve de votre base : se servir demandera de l’influence, sorte de monnaie que l’on obtiendra en déposant des objets et ressources à la base, et en terminant des quêtes. Un journal d’activité est aussi présent dans les menus, dans lesquels on passera beaucoup de temps pour tout ce qui est gestion, mais sa faible lisibilité en fera un outil peu voire jamais utilisé.


On passe une bonne partie de son temps à naviguer dans ces menus, pour le bien de la communauté.

 

 

Dans State of Decay, les survivants sont loin d’être des surhommes : ils se fatigueront, auront un inventaire limité dont le poids limitera vos déplacements à la façon d’un Skyrim ou d’un Fallout, et surtout leur moral sera vite au plus bas. Il est alors courant de devoir accepter une quête annexe pour remonter le moral d’un allié, en allant faire un tour en voiture avec lui histoire de massacrer quelques zombies au passage par exemple.

 

Vous pourrez par la suite relocaliser votre base, établir des avant-postes, autant d’actions qui serviront à maintenir le moral de vos troupes tout en améliorant votre cadre de vie. A noter que les survivants disposent tous de statistiques personnelles qui s’amélioreront au fil de votre épopée telles que l’aptitude au tir, le cardio, la présence d’esprit, etc. Il est d’ailleurs dommage de voir que ces caractéristiques ne font finalement pas beaucoup de différence, si ce n’est celle liée au combat qui permet de se spécialiser dans le maniement de telles ou telles armes.


Ces statistiques ne sont finalement pas si importantes que ça.

 

 

Un jeu punitif… Parfois trop.

 

 

L’un des points faibles de State of Decay vient de son déséquilibre entre les aspects gestion et action, dont les zombies sont le point central. Ces derniers réagissent à la vue et au bruit, sachant que vous ferez toujours plus ou moins de bruit, que ce soit en marchant ou en collectant des ressources. Et à moins d’avoir un objectif vous obligeant à tuer des zombies, il sera toujours préférable de fuir le combat, la plupart du temps en voiture.

 

En effet, si les zombies sont assez inoffensifs un par un, la tâche devient beaucoup plus ardue quand il y en a trois ou plus, et c’est encore plus vrai lorsqu’il fait nuit. De plus, dans State of Decay les zombies ont tendance à se déplacer en hordes, ce qui représente un danger de mort quasi-inévitable si vous êtes repéré lors d’un déplacement à pied. Le joueur passera donc la plupart de son temps en voiture, que ce soit pour faire des trajets plus ou moins longs, ou pour exterminer les zombies d’une maison infestée un par un en klaxonnant devant l’infestation pour les attirer.

 

Les véhicules s’endommagent peu à peu, mais ils y en a suffisamment sur la map pour s’en sortir correctement, d’autant plus que l’on pourra les réparer peu à peu en les parquant devant la base.


Les hordes sont dangereuses, sauf en voiture. Et encore.

 

 

Enfin, le jeu est techniquement très limité : si le rendu est visuellement correct, on sera souvent irrité par l’aliasing et les quelques baisses de framerate, en plus des autres bugs présents dans le jeu. Nul doute qu’un zombie traversant soudainement un mur saura vous énerver, tant le bug sera punitif pour votre barre de vie.

 

De même, l’IA alliée est source d’évènements aléatoires plus qu’irritants, puisqu’un membre de la communauté n’hésitera pas à partir à la chasse au zombie, puis à réclamer votre aide, le risque étant qu’il meure si vous ne lui portez pas assistance. On a vu mieux comme créateur de choix cruciaux : ici, l’immersion n’en est pas renforcée, et le joueur aura juste la pénible sensation d’être obligé d’aider ses alliés pour ne pas handicaper la communauté.

 

La surprise finale demeure dans l’aspect évolutif de votre sauvegarde : lorsque vous quittez le jeu, les évènements continuent à s’enchaîner pendant un équivalent de 24h ingame. Si la dépense de ressources semble améliorer l’immersion, ce sera surtout l’occasion de découvrir, en relançant le jeu, que trois de vos survivants sont morts dans des chasses au zombie stupides en votre absence, par exemple…

 

 

Des DLCs sympathiques mais anecdotiques

 

 

Cette Year-One Survival Edition embarque, avec le pack survivaliste qui vous permettra d’obtenir un 4x4 assez résistant, les deux gros DLCs du jeu de base : Breakdown et Lifeline.

 

Ces deux DLCs sont assez classiques : Breakdown n’est qu’un mode survie à l’image de ce qu’on pourrait retrouver dans Minecraft, et Lifeline se veut un peu plus intéressant en proposant la même apocalypse zombie mais du point de vue de l’armée.


L’édition Year-One embarque les deux DLCs, Lifeline et Breakdown, jouables immédiatement.

 

 

Mais commençons par Breakdown. Comme dit plus haut, il s’agit d’un mode où l’on devra survivre le plus longtemps possible, dans la même map bac à sable que celle du jeu de base. Rien n’a changé, si ce n’est la disparition pure et simple des missions de l’histoire principale. Le but est d’y rassembler une communauté, fortifier sa base, et enfin trouver et réparer un RV, véhicule qui permettra de s’enfuir de la ville. Vous arrivez alors dans une autre ville, et répétez ce cycle autant que vous parvenez à survivre

 

 A cela près qu’il n’y a pas d’autre ville : on s’enfuit de Trumbull Valley pour y revenir, ce qui est assez plutôt dommage, et pas très immersif. La seule différence vient du fait qu’à chaque cycle, il y a plus de zombies, moins de ressources, et ce jusqu’à n’avoir plus aucune chance de survivre. Une fois l’ensemble de vos survivants exterminés, vous pourrez reprendre au dernier niveau de difficulté atteint, avec tous les héros débloqués jusque-là, mais sans vos ressources. A noter que vous commencez la partie avec un héros aléatoire, et que vous devrez débloquer les autres en accomplissant des quêtes.

 

La location des héros et du RV sont d’ailleurs définies aléatoirement à chaque « changement » de map. Finalement, l’intérêt de Breakdown réside dans sa difficulté croissante et dans le fait de ne pas se préoccuper de l’histoire principale, puisqu’à la fin du jeu de base, le joueur pouvait terminer la dernière mission ou continuer sa survie : s’il terminait la mission, il pouvait alors recharger la partie juste avant ladite mission. Il s’agit d’un mode purement bac à sable, qui saura satisfaire les férus du genre, sans présenter un grand intérêt pour les autres.



Lifeline offre un point de vue différent : celui de l’armée. L'occasion d'établir un QG et de le tenir en cas de siège.

 

 

Lifeline, de son côté, offre un point de vue différent en faisant incarner au joueur un membre de l’unité  Greyhound One de l’armée, dans une toute nouvelle ville nommée Danforth. La ville est bien plus urbaine que Trumbull Valley, avec une autoroute faisant le tour de la map, et des zones de danger où la concentration en zombies est synonyme de mort à la moindre erreur.

 

L’objectif y est de retrouver et extraire des VIPs, tout en survivant à des sièges qui se présentent sous la forme de nombreuses vagues de zombies tentant d’envahir votre QG. Ces phases sont l’occasion de s’essayer à de nombreux privilèges de l’armée, tels que les frappes aériennes, barrages incendiaires et autres joyeusetés. Le scénario est encore plus pauvre que dans le jeu de base, mais le gameplay reste solide, l’aspect gestion étant toujours aussi présent pour fortifier la base et éventuellement récupérer quelques survivants. L’extension se dote ainsi de plusieurs fins possibles, selon les missions effectuées.

  • JOUABILITÉ

    14

    L’ensemble des commandes répond très bien, mais leur réalisation sera souvent gênée par le moteur de jeu, qui donne lieu à certains bugs nous bloquant par exemple contre une structure au lieu de l’escalader en sautant. On aurait aussi souhaité une navigation plus intuitive dans les menus, au vu du temps passé dedans.

  • GRAPHISMES

    12

    Le rendu visuel est correct, on a du 1080p cadencé à 30fps, mais il est douloureux de voir que ce portage next-gen souffre toujours d’aliasing et de baisses de framerate.

  • BANDE SON

    12

    Pas grand-chose à dire de ce côté-là, State of Decay n’est pas marquant auditivement parlant, même si on saluera l’effort fourni pour les bruits de zombies qui sont parfaits en terme d’immersion.

  • DURÉE DE VIE

    15

    Il s'agit sans doute du gros point fort du jeu : si l'on accroche, on peut y jouer des heures. La rejouabilité est assurée, ne serait-ce que par l'aspect gestion du titre, et les DLCs ajoutent encore à la durée de vie globale.

  • SCÉNARIO

    12

    L’histoire est banale et ne représente clairement pas l’intérêt majeur du soft. On est confronté à une apocalypse zombie, et on va tenter de comprendre ce qu’il se passe en croisant l’armée, avant de fuir la ville comme on peut. Si l’ensemble est classique, on a vu mieux réalisé.

    • Points positifs

      • Une très bonne simulation de survie en communauté
      • Le point de vue de l'armée proposé par Lifeline
      • Des centaines d'heures de jeu potentielles
      • Faible prix
    • Points négatifs

      • Pas de multijoueur
      • L'histoire banale et peu entraînante
      • Les bugs et baisses de framerate
      • L'IA alliée
      • Un ensemble déséquilibré, souvent trop punitif

    Conclusion

    State of Decay est un jeu qui ne laissera pas indifférent : fans du style Walking Dead, vous devriez y trouvez votre compte, mais que ceux en quête d’action et/ou de fun immédiat passent leur tour. Ici, il est question de gestion, de choix, et surtout de conséquences. On ne jouera pas à State of Decay pour son histoire ni pour ses graphismes ou encore sa bande-son, on y jouera pour sa très bonne simulation de survie en situation d’apocalypse zombie. Cette Year-One Survival Edition se montre par ailleurs plutôt satisfaisante, pour son faible prix et ses DLCs inclus. De quoi occuper des centaines d’heures pour peu que l’on accroche au genre.

    14

  • Les avis du staff

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    Fiche du jeu

    State of Decay : Year-One Survival Edition

    Support : Xbox One

    Editeur : Microsoft Game Studios

    Développeur : Undead Labs

    Genre :Survival-Horror

    Multijoueur : Non

    Moyenne des joueurs : - / 20

    Moyenne de la presse : - / 20

    Galerie d'images

    Qui est notre testeur ?

    Vesperia : Co-Responsable de la rubrique "Tests"

    Joueur de 22 ans, je tente de rattraper des années de culture vidéoludique pour comprendre le pourquoi du comment de chaque jeu. Ce qui me prend beaucoup de temps et me fait accumuler plus de retard encore. J'aime le jeu vidéo, tout simplement.

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