<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>ConsoleFun</title><link>https://www.consolefun.fr</link><description>Le site du jeu vidéo et du fun !</description><language>fr</language><item><title>[TEST] Anthem#9</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3379/test-pc-anthem</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3379/test-pc-anthem</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/pc/0.17569500+1771630617.jpg</image><pubDate>Sat, 21 Feb 2026 00:36:57 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/pc/0.17569500+1771630617.jpg"><p><em>Sorti <strong><span style="color:#008080">le 5 février 2026</span></strong> sur PC via Steam, <span style="color:#0000CD"><strong>Anthem#9 </strong></span>est le fruit d’un développeur solo nommé <strong><span style="color:#800080">koeda</span></strong>, édité par <strong>Shueisha Games</strong>. Apportant sa proposition au genre des rogue-lites, le titre s’est malheureusement retrouvé dans la même fenêtre de sortie que <span style="color:#0000CD">Mewgenics</span>, mastodonte annoncé du genre. Nous avons tout de même eu la chance de poser nos mains sur <strong><span style="color:#0000CD">Anthem#9</span></strong>, et si vous étiez passés à côté, il est désormais temps pour nous de vous donner notre verdict !</em></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1771630376Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un jeu qui transpire le style</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Dès qu’on lance Anthem#9, quelque chose nous frappe : son style, visuel et sonore. L’interface rappelle immanquablement Persona, avec une présentation hyper soignée, chargée mais lisible, et dégoulinante de classe bien que parfois minimaliste dans sa construction. Visuellement, tout repose sur l’idée de mouvement, avec de nombreuses lignes de fuite venant trancher l’écran, apportant un dynamisme semblable à ce que l’on peut trouver dans des comics ou des mangas, pour un effet garanti ! Lorsqu’on l’ignore, difficile de réaliser à première vue que ce titre est développé par une seule personne.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1771630425DA.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Visuellement, Anthem#9 regorge d’écrans et d’animations très, très classes.</em></p>

<p> </p>

<p>La bande-son est quant à elle catchy, entraînante, et accompagne très bien les sensations de combos qui s’enchaînent, au gré des gemmes que l’on combine. En effet, Anthem#9 réinvente le genre des match-3, ces jeux où l’on aligne trois gemmes pour les faire disparaître et gagner des points ! Ici, on obtient un set aléatoire de gemmes en début de tour, et on les combine dans un ordre permettant de réaliser des recettes de compétences, jusqu’à ne plus pouvoir en déclencher.</p>

<p> </p>

<p>Si le concept peut paraître original mais vite cerné, certains twists apportent stratégie et profondeur : les recettes peuvent s’enchaîner entre elles. Par exemple, une attaque demandant des gemmes dans l’ordre rouge-vert-bleu peut enchaîner avec une attaque demandant bleu-rouge, la gemme bleue servant de liant au recette, et n’étant ainsi nécessaire qu’une fois ! De ce système résultent des combos de plus en plus longs au fil des runs, et un sentiment de satisfaction lorsqu’on laisse l’animation de combos se déchaîner devant nos yeux, détruisant la barre de stamina de l’ennemi jusqu’à annuler ses attaques les unes après les autres. Anthem#9 est un titre au gameplay grisant et gratifiant, apportant très vite son lot de dopamine et donnant envie d’enchaîner les parties.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1771630447Combos.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Réussir à bien rentabiliser ses gemmes selon les recettes de compétences permet des combos grisants !</em></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Une expérience unique, mais limitée</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Si le core-gameplay d’Anthem#9 est rafraîchissant et redoutablement efficace, le reste se veut plus scolaire. Le déroulé des runs de ce rogue-lite se veut effectivement plutôt classique dans sa façon de faire : on choisit un chemin parmi les orientations possibles, avec des évènements, des shop, ou de quoi améliorer ses compétences en les faisant monter de niveau ou en modifiant leur recette.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1771630473upgrade.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Changer la recette de certaines compétences sera crucial pour augmenter le potentiel de combos.</em></p>

<p> </p>

<p>Chaque combat est l’occasion d’obtenir une compétence remplaçant une autre parmi les 2 decks de 3 cartes chacun, ou améliorant une compétence déjà obtenue s’il s’agit de la même. On obtient aussi de l’or à dépenser dans les magasins, ainsi qu’une bénédiction à choisir parmi trois. Celles-ci créent des effets, permanents ou non, et lors d’un combat, on peut choisir une bénédiction parmi trois à chaque tour de jeu.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1771630494Parcours.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Entre chaque combat, on choisit la prochaine zone selon le parcours disponible, classique du genre.</em></p>

<p> </p>

<p>Au-delà de ça, Anthem#9 manque rapidement de contenu. Le titre se propose sur le gameplay pur, ce qui fonctionne un temps, mais très vite on se demande pourquoi l’histoire du jeu n’a pas été plus étoffée qu’une présentation rapide de l’univers et ses enjeux. Compléter des runs débloquent des personnages et des difficultés supérieures, mais pas plus, ce qui est un peu dommage. Au final, Anthem#9 peut se finir rapidement, en trois heures pour les niveaux principaux d’un personnage, le triple pour les plus curieux qui voudront découvrir les mécaniques d’autres protagonistes.</p>

<p> </p>

<p>Il faut espérer que le contenu s’enrichisse avec le temps, car en l’état, le jeu est certes immédiatement fun et captivant, mais il prend justement le risque de perdre le joueur trop vite, que ce soit parce qu’il se termine rapidement, ou parce qu’il ne se renouvelle pas assez.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1771630526Fleche.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Chacune des flèches représentant une attaque vient, après la phase de préparation, se planter dans l’ennemi à toute vitesse, ce qui est particulièrement satisfaisant.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (16 / 20) : Habile mÃ©lange de match-3 et de rogue-lite, Anthem#9 se prend en mains rapidement, et se montre immÃ©diatement fun, grisant, captivant et gratifiant.</p><p>Graphisme (16 / 20) : La direction artistique est indÃ©niablement le premier point fort du jeu, qui capte immÃ©diatement le joueur. Si la rÃ©alisation peut se montrer lÃ©gÃ¨rement minimaliste, lâinterface stylisÃ©e en met immÃ©diatement plein la vue.</p><p>Bande son (16 / 20) : ParticuliÃ¨rement catchy, la bande son accompagne Ã  merveille lâatmosphÃ¨re du jeu, sâalliant parfaitement Ã  la direction artistique et aux combos qui sâenchaÃ®nent Ã  lâÃ©cran.</p><p>Durée de vie (9 / 20) : Comptez environ trois heures pour finir le jeu avec un personnage : câest peu, et lâexpÃ©rience ne se renouvelle pas des masses malgrÃ© les changements de compÃ©tences et les diffÃ©rentes mÃ©caniques.</p><p>Scénario (6 / 20) : LÃ  oÃ¹ le jeu pÃªche, câest dans sa narration, quasi-inexistante. Le titre propose pourtant une accroche simple et efficace, mais nâen dÃ©voile jamais plus.</p><p>Conclusion (15 / 20) : Anthem#9 est excellente proposition, mÃªlant avec originalitÃ© match-3 et rogue-lite pour obtenir de quoi enchaÃ®ner les combos et les parties, en nous faisant nous demander pourquoi personne ne lâavait aussi bien fait jusque-lÃ . Sa direction artistique est diablement efficace, bien que parfois minimaliste dans sa rÃ©alisation. Malheureusement, lâexpÃ©rience est aussi unique que courte : sans pousser la narration autour de son univers pourtant prometteur, Anthem#9 se finit trÃ¨s vite, trop vite, sans nous proposer assez de nouveautÃ©s au fil des heures pour ne pas nous tomber des mains rapidement. Il nâen demeure pas moins recommandable et tout Ã  fait marquant, et il faut alors espÃ©rer que le temps permette au dÃ©veloppeur dâenrichir le tout.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Monster Hunter Sorties 2 : Wings of Ruin</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3378/test-multi-monster-hunter-sorties-wings-ruin</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3378/test-multi-monster-hunter-sorties-wings-ruin</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.08985100+1771072379.jpg</image><pubDate>Sat, 14 Feb 2026 13:26:58 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.08985100+1771072379.jpg"><p><em>Initialement sorti sur Nintendo Switch et PC en juillet 2021, puis porté sur PS4 en 2024, voilà que <strong><span style="color:#0000CD">Monster Hunter Stories 2 : Wings of Ruin</span></strong> est enfin arrivé sur Xbox en ce <strong><span style="color:#008080">14 novembre 2025</span></strong>, aux côtés de son prédécesseur, <a href="https://consolefun.fr/testsjeux/detail/3377/test-XBOX-X-monster-hunter-stories">testé dans nos colonnes tout récemment</a>. Nouvel opus, nouvelle histoire dans l’univers de Monster Hunter : que vaut ce Stories 2, et corrige-t-il les défauts de son aîné ?</em></p>

<p><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1771071730Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Les ailes de la destruction</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Les évènements de Monster Hunter Stories 2 prennent place quelques temps après ceux du premier jeu. On incarne un nouveau personnage, personnalisable lui aussi, dont le grand-père est un Rider légendaire, le tout dans une nouvelle région. On y découvre la légende des ailes de la destruction, portées par un Rathalos présenté comme annonciateur de la fin du monde, rien que ça ! Cette terrible légende prend forme dans l’apparition de gouffres géants, enrageant les monstres à proximité.</p>

<p> </p>

<p>Si ce pitch est plutôt captivant au premier abord, Stories 2 se perd rapidement dans un schéma scénaristique répétitif à souhait : on arrive dans un endroit où personne n’a confiance en nous et notre Rathalos, on se met à leur service en enchaînant les missions pour gagner leur confiance, puis on accède au prochain lieu, et ainsi de suite.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1771071768gouffre.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
L’apparition de gouffres géants et d’une lumière rouge enrageant les monstres nous fait aller de lieu en lieu.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Le scénario progresse ainsi terriblement lentement malgré de très nombreuses scènes cinématiques, d’autant qu’il souffre des mêmes dissonances que celui du premier Stories. Ainsi, le Rider que l’on incarne se retrouve à toujours devoir « calmer » les monstres devenus enragés ou problématiques, en les chassant. Les éléments du premier jeu que l’on retrouve dans celui-ci servent principalement à faire plaisir, mais nourrissent aussi une certaine frustration dans la mesure où ils pourraient beaucoup plus servir à nos protagonistes.</p>

<p> </p>

<p>De même,  l’humour reste omniprésent ici, et malgré un scénario grave et pressant, le titre s’adresse toujours à un très jeune public. Le personnage principal personnalisable entraîne le même problème de nécessité d’une mascotte servant de porte-voix au héros. Par ailleurs, si les gouffres constituent un élément déclencheur intéressant, il est étrange de voir le temps que mettent les personnages à aller à l’évidence au vu du monde dans lequel ils vivent. Heureusement, si ce Stories 2 hérite des lacunes de son prédécesseur, il n’en reste pas moins meilleur sur tous les autres points !</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1771071795rathalos.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le Rathalos, figure de proue de la licence, est à nouveau au cœur de l’intrigue de ce Stories.</em></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un système de combat plus poussé</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Les combats au tour par tour avec une équipe de six monsties prennent ici un peu de profondeur, car le personnage principal possède désormais trois armes équipables ayant chacune leur spécialité (tranchante, contondante, ou perforante), parmi un panel de six types d’armes différents :épée et bouclier, grande épée, marteau, corne de chasse, arc et lancecanon. Certaines armes sont alors plus efficaces sur telle ou telle partie d’un monstre, ce qui implique de switcher régulièrement d’arme en combat, les rendant plus dynamiques.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1771071825switch.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Switcher d’arme devient un élément majeur des combats, les dynamisant et rendant les combats plus profonds.</em></p>

<p> </p>

<p>Par ailleurs, pour assouplir un peu le côté punitif du premier jeu où l’on pouvait perdre deux cœurs sur trois en un seul coup, on est ici quasiment toujours accompagné d’un partenaire de combat, qui possède (ou pas) son monstie, et qui disposent de chacun de leurs cœurs bien à eux.</p>

<p> </p>

<p>Les ennemis ont ainsi plus de cibles, et il est plus facile de se soigner ou de préparer des attaques dévastatrices, puisque les doubles attaques (déclenchées lorsque un personnage et un monstie lance une attaque ascendante sur celle de l’ennemi) peuvent désormais s’effectuer avec le monstie du PNJ. De plus, les PNJs prennent souvent l’initiative de soigner un membre de l’équipe en difficulté. Ces ajouts sont mineurs sur la forme, mais ont un impact majeur sur le gameplay, qui s’en retrouve immédiatement plus permissif et agréable !</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1771071849pnj.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Être accompagné par différents personnages au fil du jeu est un réel plus.</em></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Bien meilleur techniquement</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Ce qui marque immédiatement avec ce Stories 2, c’est son amélioration graphique. Tout est plus beau, plus soigné, plus agréable à l’œil et à la maniabilité ! La direction artistique se veut ici bien plus efficace et marquante, avec toujours de magnifiques effets de lumière et une très bonne gestion des couleurs. L’ambiance sonore se veut aussi plus épique, avec de nombreux thèmes retravaillés, et de nouvelles compositions qui transpirent l’aventure et la découverte.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1771071879da.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Certains plans bénéficient d’une composition sublime : les cinématiques sont parfois un vrai régal pour les rétines.</em></p>

<p> </p>

<p>Stories 2 est aussi bien plus pratique à jouer : le titre met à disposition du joueur des outils nouveaux permettant de rendre l’expérience de jeu moins fastidieuse, tel que la possibilité de tuer instantanément un ennemi très faible par rapport à soi, ou encore le déplacement rapide disponible à tout moment pour retourner à un lieu déjà visité, évitant d’interminables allers-retours.</p>

<p> </p>

<p>Cette seconde itération a clairement bénéficié des retours sur le premier titre, et cela se ressent dès les premières heures de jeu. A noter qu’il faut compter une trentaine d’heures pour finir l’histoire principale en s’attardant un peu sur les quêtes secondaires, le jeu étant suffisamment abordable pour passer outre ce contenu si cela ne vous intéresse pas. Pour les autres, il y a de quoi faire !</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1771071900tp.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Vous n’imaginez pas la praticité de ce menu !</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Du contenu à la hauteur de Monster Hunter</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Effectivement, c’est un autre élément où Stories 2 met la barre plus haut : le contenu ! En plus de l’histoire principale, le titre propose évidemment de nombreuses quêtes secondaires, mais aussi tout un post-game où les plus férus auront des heures de grind devant eux pour relever les défis les plus corsés.</p>

<p><br />
<br />
Par ailleurs, le jeu propose aussi un mode en ligne, où l’on peut effectuer des quêtes en coopération, ou s’affronter dans des duels contre un joueur et ses monsties. On rejoint ainsi un salon en ligne, à moins d’en créer un grâce à un consommable spécifique, et l’on choisit la mission que l’on souhaite effectuer, que ce soit de l’exploration de tanière, de l’élimination de monstre, ou des épreuves consistant à battre plusieurs monstres en un temps défini.</p>

<p> </p>

<p>Ce mode online permet de profiter du jeu à plusieurs en rendant ainsi le farm moins fastidieux, à condition bien sûr de trouver des partenaires de jeu.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1771071937online.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le mode en ligne vient apporter encore un peu plus de contenu à un jeu qui n’en manquait pas !</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (15 / 20) : Profitant de lâexpÃ©rience et des retours liÃ©s au premier opus, Stories 2 se montre plus complet et plus agrÃ©able Ã  jouer. </p><p>Graphisme (15 / 20) : Si le premier Stories Ã©tait dÃ©jÃ  beaucoup plus beau que sa version 3DS, ici un cap est franchi et Stories 2 confirme lâefficacitÃ© de sa direction artistique.</p><p>Bande son (15 / 20) : ThÃ¨mes revisitÃ©s et compositions originales font ici la part belle Ã  lâÃ©pique, Ã  lâaventure et la dÃ©couverte, et câest un rÃ©el plaisir tout au long du jeu.</p><p>Durée de vie (17 / 20) : Avec un endgame encore plus solide et des quÃªtes secondaires Ã  foison, Stories 2 propose un contenu imposant, dâautant plus quand on considÃ¨re son mode multijoueurs en ligne.</p><p>Scénario (14 / 20) : HÃ©ritant des mÃªmes lacunes que son prÃ©dÃ©cesseur, Stories 2 souffre en plus dâun schÃ©ma narratif trÃ¨s rÃ©pÃ©titif. Lâintrigue reste toutefois plus intÃ©ressante que celle du premier titre, et la continuitÃ© crÃ©Ã©e par certains Ã©lÃ©ments de Stories que lâon retrouve ici sâavÃ¨re plutÃ´t plaisante.</p><p>Conclusion (15 / 20) : Monster Hunter Stories 2 est une trÃ¨s bonne seconde itÃ©ration dâune formule qui faisait dÃ©jÃ  ses preuves dans le premier titre. Tout est ici amÃ©liorÃ©, quâil sâagisse des graphismes, du gameplay, ou de la technique. Si le jeu hÃ©rite des mÃªmes lacunes et dissonances scÃ©naristiques que son prÃ©decesseur, Stories 2 nâen demeure pas moins un spin-off ambitieux et gÃ©nÃ©reux, ouvrant la porte Ã  une franchise parfois connue pour sa difficultÃ© dâaccÃ¨s. Au-delÃ  des qualitÃ©s inhÃ©rentes au titre, ce remaster de Stories 2 sâavÃ¨re trÃ¨s prometteur pour Monster Hunter Stories 3 prÃ©vu pour le 13 mars prochain, que nous sommes ainsi impatients de tester pour vous.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Monster Hunter Stories</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3377/test-XBOX-X-monster-hunter-stories</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3377/test-XBOX-X-monster-hunter-stories</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/XBOX-X/0.64667900+1767633134.png</image><pubDate>Mon, 05 Jan 2026 18:12:14 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/XBOX-X/0.64667900+1767633134.png"><p><em>Initialement sorti sur Nintendo 3DS le 8 octobre 2016 au Japon, puis arrivé sur la même plateforme le 8 septembre 2017 chez nous avant d’être porté sur PS4, PC et Nintendo Switch en juin 2024, <span style="color:#0000CD"><strong>Monster Hunter Stories</strong></span> est enfin arrivé sur Xbox ce <strong><span style="color:#008080">14 novembre 2025</span></strong>, aux côtés de sa suite directe, préparant ainsi l’arrivée du troisième volet pour mars 2026. Édité et développé par <strong>Capcom</strong>, Monster Hunter Stories est un spin-off de la célèbre franchise Monster Hunter, lorgnant du côté de Pokémon en faisant tisser des liens entre joueurs et monstres plutôt qu’en les chassant purement et simplement. Un changement de formule efficace ?</em></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1767632707Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un spin-off pour un public plus jeune</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Monster Hunter Stories nous fait incarner un héros personnalisable, fille ou garçon, en train de chercher un œuf de monstre avec ses amis Ren et Lilia. Lorsqu’ils en trouvent finalement un, et qu’ils le font éclore, le joueur se prend d’amitié pour un bébé Rathalos, wyverne emblématique de la licence. Malheureusement, tout tourne très vite au drame lorsqu’un monstre particulièrement agressif survient et cause de nombreux dégâts, nous faisant perdre de vue notre nouvel ami, et impactant particulièrement la vie de Ren, qui se dévouera dès lors à l’éradication des monstres dangereux.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1767632749LiliaRen.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Lilia et Ren sont les deux amis d’enfance du personnage principal.</em></p>

<p> </p>

<p>Une ellipse plus tard, il est temps pour nous de participer à la cérémonie faisant du héros un Rider, ces possesseurs d’une pierre de l’amitié capables de tisser des liens avec les monstres. Quittant le village natal pour découvrir le monde et trouver comment résoudre le problème du fléau noir, à l’origine de l’agressivité nouvelle de nombreux monstres, on part alors à l’aventure dans une ambiance toujours assez légère, malgré les drames et la gravité de fond qui pèse sur l’ensemble. Les personnages sont ainsi plutôt stéréotypés, et l’on ne peut que souligner la problématique du héros personnalisable, entraînant la présence d’un compagnon faisant office de mascotte et de preneur de parole au nom du héros.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1767632781Navirou.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Navirou est le protagoniste qui sert de porte-voix au personnage principal.</em></p>

<p> </p>

<p>Et si le titre de Rider se veut constituer la principale différence avec la licence principale, dans la forme il n’y a que peu de différence : on se retrouve la plupart du temps à chasser des monstres, pour les « calmer » quand ils sont devenus agressifs, ou les éloigner lorsqu’ils sont devenus problématiques aux abords d’une route ou d’un village. On peut infiltrer des tanières pour voler des œufs. Par ailleurs, un certain rituel permet par la suite de sacrifier un monstre pour céder l’un de ses gènes à un monstre réceptacle, octroyant divers bonus : <strong>si l’on s’y penche un peu, il y a une vraie dissonance entre le lien prétendu entre les Riders et les monstres, et la réalité des activités des Riders.</strong> Et ce, même si le jeu tente de nous donner à voir les perspectives des Riders et des Hunters en les faisant se rencontrer.</p>

<p> </p>

<p>Le tout reste parsemé d’humour, mais aussi de nombreux discours sur l’importance et la puissance de l’amitié, et le déroulé scénaristique n’offre rien de particulièrement brillant, sans être non plus désagréable si l’on y place pas des attentes démesurées une fois le public cible identifié. Car cette nouvelle approche vient clairement enrober la formule Monster Hunter pour mieux correspondre à un public plus jeune, qu’il s’agisse du scénario ou du gameplay, s’approchant de celui de la licence Pokémon afin de proposer un gameplay correspondant lui aussi à de plus jeunes joueurs.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1767632807PouvoirAmitie.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le pouvoir de l’amitié sera régulièrement invoqué pour régler des problèmes.</em></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Tour par tour et stratégie</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Dans Monster Hunter Stories, au revoir les combats en temps réel de la série principale, et place au tour par tour ! Le joueur a le choix entre trois types d’attaque : force, vitesse, ou technique, qui sont régies de la même façon qu’un pierre-feuille-ciseaux. Les attaques des ennemis correspondent à un type donné, et lorsqu’on s’en prend un ennemi qui nous défie aussi, il y a duel ! Celui ayant l’attaque ascendante sur l’autre inflige de plus gros dégâts, et on recommence. Si notre jauge de vie tombe à zéro au cours du combat, on perd un cœur, on se relève, et au bout de trois cœurs perdus, c’est game over !</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1767632840Duel.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les lignes viennent indiquer les attaques et donc les duels à venir. Ici, il y aura probablement égalité, le Monstie attaquant en vitesse, ce que les velociprey font souvent.</em></p>

<p> </p>

<p>Les duels, s’ils sont gagnés, font monter une jauge d’amitié qui, une fois remplie, permet de monter en selle sur son monstre (appelé Monstie), et de choisir entre lancer une attaque surpuissante, ou tenter de gagner d’autres duels pour augmenter jusqu’à deux fois le niveau de cette attaque à deux. Quelques subtilités viennent aussi dynamiser les combats, avec parfois des QTE à faire pour un duel en plus entre l’ennemi et son Monstie, permettant d’infliger des dégâts bonus et de remplir un peu plus sa jauge d’amitié. Il est aussi possible d’ordonner à son Monstie d’utiliser une compétence parmi celles qu’il maîtrise, utile pour s’adapter aux types des attaques ennemis.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1767632864QTE.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les combats sont dynamisés avec des QTE à réussir de temps en temps, pour des dégâts bonus.</em></p>

<p> </p>

<p>L’apprentissage des types d’attaques ennemis se fait en les affrontant à de nombreuses reprises et en mémorisant leur style et patterns : les raptors, par exemple, ont tendance à utiliser des attaques de vitesse, jusqu’à être énervé et switcher. Il est ainsi possible de s’adapter au mieux aux ennemis, et cela vient naturellement avec le temps. Un objet permet aussi de voir la tendance des attaques d’un monstre, pratique pour ceux que l’on a encore jamais affrontés.</p>

<p> </p>

<p>Les objets cultes de la série sont d’ailleurs au rendez-vous, qu’il s’agisse de potion, de breuvages pour éviter des statuts particuliers, ou des différents matériaux de monstres pour crafter armes et armures. Néanmoins, il est à souligner que ce portage se contente d’apporter un lifting graphique, et ne propose quasiment pas de nouveau contenu.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1767632891Craft.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
On peut utiliser des matériaux de monstres pour crafter et améliorer armes et armures afin de monter en stats.</em></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Daté bien que relooké</strong></span></p>

<p> </p>

<p>En effet, Monster Hunter Stories reste un jeu sorti initialement sur Nintendo 3DS, et cela se ressent dans plusieurs aspects. Graphiquement, s’il est indéniablement plus propre qu’à l’époque, le titre reste assez baveux au niveau de ses textures, avec des environnements assez pauvres globalement. Les cinématiques bénéficient par contre d’un traitement particulier, avec de beaux effets de lumière.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1767632920Cinematique.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les cinématiques s’en sortent mieux visuellement, avec parfois une très bonne gestion des effets de lumière.</em></p>

<p> </p>

<p>Au niveau du gameplay, c’est sur le contenu qu’on regrette un manque d’ajouts. Là où la licence Monster Hunter propose 14 variétés d’armes, ce premier Stories en contient quatre, et le choix des armes n’a pas l’impact qu’on trouve dans sa suite. De nombreux temps de chargement, bien que courts, viennent aussi hacher l’expérience de jeu.</p>

<p> </p>

<p>La durée de vie est d’ailleurs conséquente : il faut compter un peu plus de 25h pour venir à bout de l’histoire principale, un compteur qui peut facilement doubler si vous voulez compléter tout ce que le jeu a à offrir. Les quêtes secondaires ne sont malheureusement pas très intéressantes, puisqu’elles consistent souvent à aller chasser un certain nombre de monstres, et qu’elles ont l’audace d’être proposées après avoir déjà été confronté une première fois aux monstres concernés. Cela n’en reste pas moins utile pour farmer si besoin, les derniers combats pouvant être relativement corsés.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1767633010Farm.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le titre propose de nombreuses quêtes secondaires, à faire et refaire pour farmer</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (13 / 20) : Monster Hunter Stories dispose de nombreuses mÃ©caniques, sans que Ã§a ne soit jamais compliquÃ©. MÃªme si la formule fonctionne plutÃ´t bien, lâensemble reste nÃ©anmoins largement perfectible.</p><p>Graphisme (13 / 20) : Largement plus beau que le titre original sur Nintendo 3DS, ce remaster souffre toutefois de textures baveuses et dâenvironnements un peu trop vides. La direction artistique reste agrÃ©able, et particuliÃ¨rement bien adaptÃ©e au public cible, les jeunes joueurs.</p><p>Bande son (13 / 20) : Les diffÃ©rents thÃ¨mes accompagnent bien lâaction Ã  lâÃ©cran, mais il nây a rien de mÃ©morable ici, que ce soit en bien ou en mal.</p><p>Durée de vie (16 / 20) : Monster Hunter Stories propose une aventure dâune durÃ©e classique pour le genre, mais dispose dâun endgame et de nombreuses quÃªtes secondaires rappelant la licence principale, venant doubler cette trentaine dâheures nÃ©cessaire Ã  la complÃ©tion de lâhistoire principale.</p><p>Scénario (13 / 20) : Lâhistoire de Monster Hunter Stories est assez classique, et son dÃ©roulÃ© scÃ©naristique manque de surprise ou de profondeur. La diffÃ©renciation entre Riders et Chasseurs est profondÃ©ment discutable, si lâon cherche Ã  voir plus loin quâune simple question dâadaptation Ã  un jeune public. Le pouvoir de lâamitiÃ© est ici un Ã©lÃ©ment clÃ© du scÃ©nario, quâil convient dâaccepter sans autre attente dÃ©mesurÃ©e.</p><p>Conclusion (13 / 20) : Monster Hunter Stories est une bonne adaptation de la licence principale Ã  un autre genre, pour un autre public. Si le titre a ses problÃ¨mes dâÃ©criture et de gameplay, nul doute que les enfants vont passer un bon moment manettes en main, sans forcÃ©ment remarquer tout ce qui peut Ãªtre source de frustration ou de facilitÃ©. Pour les plus Ã¢gÃ©s, par contre, il est difficile de recommander ce premier Monster Hunter Stories au-delÃ  des fans hardcore de la licence. NÃ©anmoins, il demeure un rattrapage sympathique pour quiconque serait intÃ©ressÃ© par le troisiÃ¨me volet Ã  venir, surtout en sachant que le deuxiÃ¨me opus rÃ¨gle une bonne partie des problÃ¨mes de ce premier titre.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Eriksholm : The Stolen Dream</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3376/test-multi-eriksholm-the-stolen-dream</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3376/test-multi-eriksholm-the-stolen-dream</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.38736800+1762230417.jpg</image><pubDate>Tue, 04 Nov 2025 05:26:57 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.38736800+1762230417.jpg"><p><em><span style="color:#008080"><strong>Le 15 juillet</strong></span> dernier sortait <span style="color:#0000CD"><strong>Eriksholm : The Stolen Dream</strong></span> sur Xbox Series, PS5 et PC. Premier titre du studio suédois <strong>River End Games</strong> et édité par l’éditeur lituanien <strong>Nordcurrent</strong>, la proposition a de quoi charmer : un jeu d’infiltration en vue isométrique, avec des graphismes particulièrement léchés. ConsoleFun s’est donc penché sur ce titre estival, et vous livre son verdict !</em></p>

<p><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1762230160Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Oh qu’elle est jolie ma dystopie</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Prenant place dans la ville fictive d’Eriksholm, le titre nous fait incarner Anna, une jeune orpheline dont le frère, Herman, semble avoir disparu après un petit boulot. Interpellée par l’autorité locale, Anna se retrouve traquée dans toute la ville, qu’il faudra alors traverser afin de retrouver Herman, croisant le chemin de divers alliés et ennemis, et tentant de comprendre ce qu’il se passe.</p>

<p> </p>

<p>Eriksholm : The Stolen Dream surprend tout d’abord par sa beauté : la ville d’Eriksholm est somptueuse, et la découvrir est un plaisir de tous les instants. Le jeu propose aussi des scènes cinématiques de haute volée, avec une motion capture impeccable et profitant des capacités de l’Unreal Engine 5.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1762230201Ville.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
La ville d’Eriksholm est très fournie, et c’est un véritable régal de la découvrir et la parcourir.</em></p>

<p> </p>

<p>S’ajoute à ça un excellent doublage, avec un accent britannique certain, malgré une atmosphère plutôt inspirée des villes nordiques du début du XXe siècle, l’ensemble donnant ainsi vie à toute une gamme de personnages dans des décors aussi travaillés que plaisants.</p>

<p> </p>

<p>La mise en musique n’est pas en reste, puisque pas loin de cent musiques viennent accompagner la progression du joueur au fil du jeu. Sans être particulièrement remarquable, cette bande son appuie notamment sur l’aspect mystérieux de la ville et ce qu’il s’y passe, renforçant sans peine l’ambiance étrange des événements.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1762230226Motioncapture.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
La motion-capture et l’Unreal Engine 5 fournissent des scènes cinématiques particulièrement bluffantes.</em></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un jeu d’infiltration millimétré</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Si Eriksholm : The Stolen Dream se présente comme un jeu d’infiltration, il en ressort plutôt un puzzle-game bien ficelé. En effet, le titre dévoile ses mécaniques d’infiltration au fur et à mesure, et chaque situation qui nous est proposée a une solution unique : infiltration oui, mais pas n’importe comment !</p>

<p> </p>

<p>Anna dispose par exemple de fléchettes endormantes, mais qui mettent quelques secondes à faire effet. Ainsi, si vous visez un garde, mais qu’il a le temps de vous voir avant de s’endormir, il déclenchera l’alerte générale et ce sera game over. Il faut donc prévoir ses plans d’actions en conséquence, avec de quoi se couvrir, tout en observant bien les routines des gardes. Il faudra ajouter à ça la gestion des zones d’ombre et de lumière, ainsi que le bruit des pas, apportant son lot de diversité aux différents passages.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1762230259gameplay.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le level-design est particulièrement travaillé, n’allouant qu’une solution à chaque passage.</em></p>

<p> </p>

<p>Le jeu dévoile de nouvelles mécaniques de gameplay régulièrement au fil de l’aventure, et il est parfois frustrant de n’avoir qu’une seule bonne solution à trouver, mais l’ensemble est suffisamment bien dosé et rythmé pour être satisfaisant une fois les obstacles dépassés. On pourra tout de même regretter des mécaniques de gameplay assez simplistes et souvent rigides, gravant l’unicité des solutions dans le marbre comme correspondant à la volonté des développeurs. Impossible néanmoins d’en dire plus sans spoiler l’expérience : le jeu a une façon intelligente de vous proposer de nouveaux outils, dont on vous laisse la découverte !</p>

<p> </p>

<p>S’organisant en chapitres d’environ une heure, Eriksholm : The Stolen Dream vous prendra un peu moins d’une dizaine d’heures à compléter à 100%, avec notamment une option de sélection de chapitres avec différents checkpoints, permettant d’y revenir facilement pour récupérer l’ensemble des collectables, éléments non-négligeables pour mieux cerner l’intrigue du jeu…</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1762230289diversion.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Il faudra parfois créer des diversions en utilisant l’environnement pour pouvoir s’en sortir.</em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Une intrigue peut en cacher une autre</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Là où Eriksholm parvient moins à convaincre, c’est sur son déroulé scénaristique. Si le titre commence sur une traque aux raisons inexpliquées, on découvre très vite l’existence d’une « peste du cœur » à laquelle Anna pourrait être liée, sans que l’on ne sache vraiment comment.</p>

<p> </p>

<p>Les différents niveaux à parcourir, que ce soit pour fuir ou pour aller à la rencontre d’autres personnages, contiennent de nombreuses notes et documents à collecter afin d’enrichir sa compréhension de l’univers du jeu.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1762230315Notes.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
De nombreux collectables sont disséminés dans les niveaux pour en apprendre plus sur la ville et ce qu’il s’y trame.</em></p>

<p> </p>

<p>Malheureusement, la progression est plutôt avare en réponses… jusqu’aux derniers chapitres du jeu. S’y déroule alors une certaine envolée scénaristique, avec des enjeux soudainement d’envergure bien plus grande qui, même s’ils étaient teasés par les différents éléments collectables disséminés çà et là, ont du mal à impliquer suffisamment le joueur, peinant ainsi à dégager des émotions fortes sur la fin du titre.</p>

<p> </p>

<p>En voulant élargir le scope du jeu, Eriksholm met à mal un récit initialement assez restreint, bien que cette envolée ne manque pas d’éléments intéressants. Difficile de dire ce qu’il aurait fallu pour obtenir une implication émotionnelle du joueur digne de cette fin de jeu, tant le récit dans sa globalité est bien construit, mais le fait est que la mayonnaise a du mal à prendre. L’ensemble n’en est pas déplaisant pour autant, et certains seront certainement plus sensibles à ce déroulé scénaristique : loin de nous l’idée de ne pas vous recommander l’expérience, tant la ville d’Eriksholm tend à perdurer dans la mémoire.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1762230339conclusion.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
L’univers d’Eriksholm est inspiré des villes nordiques du début du XXe siècle. C’est beau.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : Si les mÃ©caniques de gameplay sont assez simplistes et parfois rigides, elles fonctionnent bien ensemble et permettent de varier les situations, avec une unique solution Ã  trouver Ã  chaque fois âce qui peut Ãªtre aussi frustrant que rassurant.</p><p>Graphisme (18 / 20) : La ville dâEriksholm est un rÃ©gal Ã  parcourir et dÃ©couvrir, et le jeu dispose de scÃ¨nes cinÃ©matiques de haute volÃ©e, tirant profit de lâUnreal Engine 5 et dâune motion capture impeccable.</p><p>Bande son (15 / 20) : Lâaventure dâEriksholm : The Stolen Dream est dotÃ©e dâun thÃ¨me principal particuliÃ¨rement notable, et sâaccompagne dâune bande-son venant principalement renforcer lâaspect mystÃ©rieux de lâintrigue via une centaine de compositions rythmant la progression du joueur.</p><p>Durée de vie (13 / 20) : Il faut compter une dizaine dâheures pour bien explorer lâensemble des niveaux du jeu. Lâon dispose ensuite dâune sÃ©lection de chapitre avec diffÃ©rents checkpoints, pour aller chercher le 100% en trouvant tous les collectables.</p><p>Scénario (12 / 20) : DÃ©marrant sur les chapeaux de roue, Eriksholm demeure un puzzle-game aux mÃ©caniques dâinfiltration. Ainsi, la progression scÃ©naristique est lente, bien quâagrÃ©mentÃ© dâÃ©lÃ©ments de background via les collectables du jeu, et le titre est plutÃ´t avare en rÃ©ponses jusquâÃ  ses derniers chapitres, proposant une envolÃ©e scÃ©naristique un peu trop soudaine pour rÃ©ussir Ã  convaincre pleinement.</p><p>Conclusion (14 / 20) : Pour un premier titre du studio, Eriksholm : The Stolen Dream est bluffant. Sa technique moderne profitant du meilleur de lâUnreal Engine 5 permet de profiter dâexcellentes animations faciales alliÃ©es Ã  une impeccable motion-capture, et la ville dâEriksholm est un rÃ©gal Ã  parcourir et dÃ©couvrir. Le level-design nâest pas en reste, bien que mettant en lumiÃ¨re une certaine rigiditÃ© des mÃ©caniques de gameplay, lorgnant plutÃ´t du cÃ´tÃ© du puzzle-game que du jeu dâinfiltration. Le dÃ©roulÃ© scÃ©naristique, quant Ã  lui, propose une fuite dans une ville dystopique, avec son lot dâalliÃ©s et dâennemis notables, jusquâÃ  aboutir Ã  une envolÃ©e des enjeux cohÃ©rente avec le reste du rÃ©cit, mais qui peut paraÃ®tre un peu trop Ã©loignÃ©e de lâobjectif initial pour convaincre. Eriksholm : The Stolen Dream nâen demeure pas moins une expÃ©rience vidÃ©oludique trÃ¨s apprÃ©ciable, que lâon recommande aux amateurs de puzzle-game sous couvert dâinfiltration !</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Triangle Strategy</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3375/test-XBOX-X-triangle-strategy</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3375/test-XBOX-X-triangle-strategy</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/XBOX-X/0.67890900+1761423407.jpg</image><pubDate>Sat, 25 Oct 2025 22:16:47 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/XBOX-X/0.67890900+1761423407.jpg"><p><em>Après une première sortie en 2022, Triangle Strategy sautait le pas le 20 août dernier pour arriver sur la dernière génération de consoles, sortant simultanément sur PS5 et Xbox Series. On y trouve notamment Tomoya Asano aux commandes, officiant depuis quelques années sur les plus petites productions de Square Enix, telles que Bravely Default et Octopath Traveler. Développé par Square Enix et Artdink, le titre est initialement édité par Nintendo pour la version Switch, puis par Square Enix pour les autres versions. Ce tactical-RPG a donc fait un bon bout de chemin, et il est temps pour ConsoleFun de se pencher dessus : à l’heure où FF Tactics a enfin refait surface, Triangle Strategy mérite-t-il votre intérêt ?</em></p>

<p><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1761423072Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un continent, trois territoires, et vous</strong></span></p>

<p> </p>

<p>L’histoire de Triangle Strategy prend place sur le continent de Norzélia, divisé en trois territoires : le royaume royaliste de Glenbrook, le duché libertarien d’Aesfrost, et les terres sacrées d’Hyzante, une théocratie. On y incarne Serenor Wolffort, futur maître de la maison Wolffort, l’une des trois grandes maisons du royaume de Glenbrook, reconnue pour ses talents militaires. Aesfrost règne en maître sur la majorité de l’exploitation de mines de fer, tandis qu’Hyzante dispose de l’unique source de sel du continent, une denrée nécessaire au peuple et donc plus que convoitée par chaque instance de pouvoir. Cette accaparation des ressources a mené à une guerre trente ans plus tôt, dont le royaume de Glenbrook a permis la fin en confiant la gestion des tractations du sel à la Firme Norzélienne, une institution de marchands politiquement neutre.</p>

<p> </p>

<p>Le chaos arrive soudainement, alors que l’on se prépare à un mariage politique, et qu’un accord s’était conclu entre les trois territoires autour de l’exploitation d’une mine de fer. Le scénario de Triangle Strategy est un immense jeu géopolitique, à la façon d’un Game of Thrones, où les choix narratifs vont influer sur le déroulé de l’histoire et sur l’avenir du continent.</p>

<p> </p>

<p>Car Triangle Strategy, en tout bon tactical-RPG qu’il est, lorgne largement du côté des visual novel. Les batailles ne prennent place qu’après de longues avancées scénaristiques, lorsqu’elles sont nécessaires. Hormis le premier combat qui fait office de tutoriel, aucune bataille ne semble futile ou inintéressante, d’autant qu’elles sont parsemées de courtes prises de paroles entre les personnages principaux au fil de l’avancée des affrontements.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1761423111Norzelia.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le continent de Norzélia va être la scène d’un conflit entre trois grandes puissances.</em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Chef de guerre sur le champ de bataille, figure politique partout ailleurs</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Mais si la majorité de votre temps de jeu pourra passer dans la lecture de l’histoire, il faut noter qu’elle est parsemée d’éléments vidéoludiques. En effet, certaines phases dites d’investigation permettent de se balader dans les environnements et parler à différents personnages, l’occasion parfois de récolter des informations. Car certaines situations nécessiteront l’avis et le vote des six personnages principaux, en plus de Serenor –qui pourra trancher en cas d’égalité. Se détermineront ainsi des alliances stratégiques avec les autres territoires, des allégeances et/ou trahisons, et l’expression de nos intimes convictions !</p>

<p> </p>

<p>Les informations récoltées servent alors à tenter de convaincre les autres personnages de suivre le même avis que nous : ils ont la plupart du temps un avis sur le cap à prendre, mais peuvent être convaincus si vous avez les bons arguments.</p>

<p> </p>

<p>Ce système de décisions est articulé en une mécanique de valeurs. Vos choix narratifs représentent vos valeurs, divisées en trois catégories : Éthique, Pragmatisme et Liberté. Chaque choix ou interaction avec un PNJ allant dans une de ces directions fera augmenter la valeur de la conviction associée, ce qui vous permettra peu à peu de plus facilement convaincre vos interlocuteurs de suivre telle ou telle voie.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1761423146Vote.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Lors de choix cruciaux pour votre futur, il faudra user de vos informations pour tenter de faire vaciller vos alliés dont l’avis diverge.</em></p>

<p> </p>

<p>Cette mécanique permet d’avoir d’incarner un véritable stratège et une figure politique aux multiples responsabilités, bien au-delà du « simple » chef de guerre avec la gestion des unités lors des batailles. Elle permet d’avoir un déroulé scénaristique propre à vos décisions, impliquant que vous ne pourrez pas tout voir du jeu en une seule partie, avec une plusieurs fins (bien que celles-ci ne soient liées qu’au choix final pour la plupart). Par ailleurs, certaines informations permettant de convaincre vos alliés ne sont disponibles que dans des scènes liées à d’autres « routes », ce qui vous empêche d’avoir les pleins pouvoirs dès votre première partie. Dès votre premier New Game+, le titre affichera alors la correspondance entre un choix et la valeur à laquelle il correspond, ce qui pourra faciliter vos choix.</p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Dissonnances ludo-narratives et déroulé scénaristique</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Il est d’autant plus notable que l’écriture est de haute volée, et que les différents embranchements de chaque décision raccordent parfaitement au déroulé suivant, peu importe l’imbrication. Le seul bémol vient d’une première dissonnance ludo-narrative lors du déroulé scénaristique : l’un des enjeux majeurs du jeu est implicite et connu seulement des antagonistes pendant une bonne dizaine de chapitres. Cependant, d’un point de vue du joueur et grâce à notre connaissance du monde, cet enjeu est évident dès le moment où tout tourne mal dans le jeu.</p>

<p> </p>

<p>De plus, si Triangle Strategy lorgne du côté du visual novel, il lui manque une mécanique bien connue du genre : la flowchart. Bien que possédant une frise chronologique résumant les différents embranchements du scénario, il est ici impossible de choisir un point dans ce déroulé à recharger pour faire un choix différent et en voir les implications. Il sera alors obligatoire, pour tout complétionniste, de faire quatre parties différentes pour voir tout ce que le jeu a à proposer.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1761423195Recap.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
La frise chronologique ne reprend malheureusement pas les fonctionnalités de la flowchart propre au visual novel : il vous faudra recommencer une partie pour voir les autres chemins possibles.</em></p>

<p> </p>

<p>Cela a pour avantage d’offrir une grosse rejouabilité au titre, d’autant que plusieurs personnages ne sont recrutables que dans des embranchements précis (et le jeu a le bon goût de nous laisser l’ensemble des personnages recrutés au fil des New Game+), de la même façon que d’autres personnages sont liés aux valeurs de vos différentes convictions.</p>

<p> </p>

<p>Or, cette rejouabilité cristallise une deuxième dissonnance ludo-narrative, notamment autour de la vraie fin. En effet, et de la même façon que Fire Emblem Fates Revelation en 2016, cette vraie fin rend les autres assez peu crédibles, bien qu’intéressantes. Les trois fins « principales » reposent sur un compromis qui peut être dépassé, en respectant un nombre de conditions tout au long du jeu. La Golden Ending, elle, apporte une conclusion satisfaisante à tous les niveaux, en plus de débloquer un chapitre additionnel servant d’épilogue très appréciable.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1761423228Combat.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le système de combat est assez basique pour du tactical-RPG, mais fonctionne à merveille.</em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Simplifier le gameplay, renforcer l’immersion</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>N’oublions pas bien sûr de parler de ce qui fait de Triangle Strategy un tactical-RPG : les combats au tour par tour. Sur cet aspect, le jeu va à l’essentiel : chaque personnages a des compétences qui lui sont propres, peut améliorer son arme deux fois, et accéder ainsi à de meilleures améliorations de stats, toutes prédéfinies et moyennant monnaie et ressources.</p>

<p> </p>

<p>Il n’est donc pas question de se demander si l’on va opter pour telle ou telle classe pour chaque personnage, ni passer des heures à optimiser les relations entre eux comme c’est devenue monnaie courante avec les social-RPG façon Persona et Fire Emblem récents. Chaque personnage dispose tout de même de deux scènes leur apportant un peu de background, et le casting est tout à fait attachant.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1761423258Amelioration.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le système d’améliorations va à l’essentiel : trois rangs d’armes avec chacun leurs ajouts de stats ou compétences, et deux rangs de classe par personnage.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Les batailles apportent leur lot de twists au fil du jeu, avec des conditions de victoire spécifiques, différents terrains pour laisser cours à des stratégies inventives, et profiter de chaque atout à sa disposition pour prendre l’avantage sur les ennemis. Attaques en tenaille, utilisation de compétences nécessitant des Points Tactiques obtenus à raison d’un par tour, atouts déblocables au campement, orientation du personnage pour éviter les coups critiques dans le dos : les options sont nombreuses et intuitives.</p>

<p> </p>

<p>Les morts ne sont d’ailleurs pas permanentes, ce qui laisse place à l’erreur et rend l’expérience plus appréciable, étant donné que le challenge peut être relativement élevé si l’on joue trop offensif.</p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Une direction artistique soignée et marquante</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Triangle Strategy est un titre arborant la fameuse HD-2D de Square Enix, terme marketing un peu pompeux pour désigner du pixel-art soigné avec des sprites en haute définition, et une esthétique jouant sur les effets de lumière et de particules.</p>

<p> </p>

<p>Si l’appréciation de cette esthétique est propre à chacun, on a ici affaire à la meilleure qualité d’HD-2D vu chez l’éditeur. Il faut néanmoins relever un parti pris consistant à proposer un effet de flou par défaut, avec une bulle de netteté autour du héros, qui est particulièrement désagréable. Heureusement, cela peut se désactiver. Le pixel art est de très bonne facture, mais s’accompagne de quelques textures un peu baveuses. Les personnages disposent de portraits observables via une touche lors des dialogues, mais qui n’apparaît pas à côté des prises de paroles, ce qui est dommage étant donné les somptueux artworks.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1761423302Artwork.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les artworks des personnages sont sublimes, mais on peut passer une partie entière sans les voir…</em></p>

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<p>Les attaques signatures de chaque personnage disposent d’animations spéciales, le reste étant malheureusement très sobre. Il n’y a d’ailleurs aucune mise en scène lors des attaques sur le champ de bataille : pour ça, on est très loin de ce que peut proposer une licence telle que Fire Emblem à côté. Le jeu mise énormément sur la notion d’espace représentatif, nous laissant imaginer la véritable grandeur des endroits qu’il ne nous montre que succinctement. Cela imprègne même la narration où, comme en conseil de guerre, on voit des pièces représentant les forces alliées ou ennemies se déplacer, et même changer de couleur en cas d’alliance ou trahison. Un parti pris qui permet de minimiser les modélisations, mais qui participe à ce sentiment de sobriété.</p>

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<p>La musique, par contre, est une usine à délice pour les oreilles. Les thèmes sont marquants, agréables tout au fil des nombreuses heures de jeu malgré leur répétition, et collent parfaitement aux différentes situations, épiques, tristes ou calmes. Le titre est par ailleurs intégralement doublé, avec d’excellentes voix anglaises. Le texte anglais se permet, comme souvent pour les J-RPGs, quelques libertés par rapport au texte français affiché : les traductions françaises depuis le japonais sont généralement plus proches du texte original, même si nous ne l’avons pas vérifié ici. Certaines répliques sonnent tout de même diablement bien dans la langue de Shakespeare.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1761423334Precombat.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Avant le début d’une bataille, on a accès aux conditions de victoire, de défaite, et l’on peut se préparer en conséquence.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (15 / 20) : En allant au plus simple dans la progression de ses personnages, Triangle Strategy se veut efficace et plus rythmÃ©, dâautant que le titre ne nÃ©glige pas sur la quantitÃ© et la longueur des passages narratifs.</p><p>Graphisme (14 / 20) : Faisant partie du haut du panier de la HD-2D de Square Enix, le titre manque tout de mÃªme dâanimations, de mise en scÃ¨ne, et arbore quelques textures baveuses. Lâeffet de flou par dÃ©faut est heureusement dÃ©sactivable, mais le tout dispose dâun potentiel qui nâest pas exploitÃ© Ã  sa juste mesure lorsque lâon compare Ã  ce qui se fait Ã  cÃ´tÃ© en tactical-RPG, en tÃ©moignent les artworks de personnages, si peu utilisÃ©s.</p><p>Bande son (18 / 20) : Avec des thÃ¨mes marquants, agrÃ©ables tout au fil des nombreuses heures de jeu malgrÃ© leur rÃ©pÃ©tition, et collant parfaitement aux diffÃ©rentes situations quâelles soient Ã©piques, tristes ou calmes, la bande son de Triangle Strategy est excellente. Le doublage est lui aussi de trÃ¨s bonne facture.</p><p>Durée de vie (16 / 20) : Si une premiÃ¨re partie dure entre 25 et 30 heures, Triangle Strategy ne saurait Ãªtre complÃ©tÃ© sans avoir goÃ»tÃ© Ã  la Golden Ending, ce qui est dÃ©conseillÃ© pour une premiÃ¨re run. Les complÃ©tionnistes, eux, en ont pour une centaine dâheures de jeu, et un minimum de quatre parties sâils veulent tout voir.</p><p>Scénario (16 / 20) : Avec des embranchements scÃ©naristiques intÃ©ressants et impactants, Triangle Strategy nâÃ©chappe pas Ã  la dissonance ludo-narrative, quâil sâagisse de la rÃ©vÃ©lation de son enjeu majeur, ou des implications de sa vraie fin au dÃ©triment de la pertinence de la prÃ©sence des autres. En reste un dÃ©roulÃ© toujours crÃ©dible, une impeccable imbrication des diffÃ©rentes routes, et un jeu gÃ©opolitique extrÃªmement cohÃ©rent et intÃ©ressant.</p><p>Conclusion (17 / 20) : Nouveau-venu dans la cour des tactical-RPGs, Triangle Strategy apporte de quoi agrÃ©menter la formule en lorgnant du cÃ´tÃ© des visual novel, sâinspirant parfois trop du genre (la quantitÃ© de texte), parfois pas assez (lâabsence de flowchart). Il demeure une proposition extrÃªmement complÃ¨te, avec un gameplay misant sur des mÃ©caniques simples plutÃ´t que complexes, permettant dâaller Ã  lâessentiel. Les phases dâinvestigation et de vote viennent ludiquement enrichir lâexpÃ©rience, et tout ici sert la narration avant tout. Seuls le manque dâanimations et de mise en scÃ¨ne viennent botter en touche, alors mÃªme que la HD-2D de Square Enix nâa jamais Ã©tÃ© aussi apprÃ©ciable, accompagnÃ© dâune bande son impeccable et marquante. On ne saurait que vous recommander Triangle Strategy, tout en vous intimant de faire au moins deux routes, la premiÃ¨re selon votre instinct, la deuxiÃ¨me avec un guide pour voir la Golden Ending, plus satisfaisante et pertinente que les autres.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Lies of P : Overture</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3374/test-multi-lies-overture</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3374/test-multi-lies-overture</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.57937400+1757599413.jpg</image><pubDate>Thu, 11 Sep 2025 16:03:33 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.57937400+1757599413.jpg"><p><em><strong><span style="color:#008080">Le 6 juin 2025</span></strong>, soit un peu moins de deux ans après sa sortie, <span style="color:#0000CD"><strong>Lies of P</strong></span> accueillait son DLC <strong><span style="color:#0000CD">Overture</span></strong>. Si le jeu de base propose une réécriture très riche et pertinente des aventures de Pinocchio, reste désormais à évaluer ce que propose son extension.</em></p>

<p><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757599072Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Qui suis-je ? Où suis-je ? Quand suis-je ?</strong></span></p>

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<p>Là où Lies of P se termine avec un petit teasing concernant sa suite directe, la question demeurait quant à ce qu’allait proposer Overture : adaptation d’autres contes tombés dans le domaine public, réadaptations de passages des aventures de la marionnette, ou scénario original écrit autour de ce que proposait le jeu de base ? C’est cette troisième option qu’ont exploré les scénaristes de Round8 Studio, et dans un format particulier : la préquelle.</p>

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<p>Les évènements d’Overture se passent effectivement quelques temps avant ceux de Lies of P, mais n’en sont pas accessibles séparément pour autant ! Il faudra effectivement avoir terminé le chapitre neuf de votre partie en cours pour pouvoir vous lancer dans ce DLC. L’achat d’Overture fait apparaître un objet dans l’inventaire de P, permettant d’accéder, à partir d’un certain point, au contenu additionnel.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757599108Stargazer.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
L’objet obtenu nous permet d’accéder à un Stargazer déjà croisé, qui n’était alors pas en état de marche.</em></p>

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<p>Tel un miracle de conte, P se retrouve donc transporté dans le passé, sur les traces de la mystérieuse Rôdeuse Légendaire, dont les mérites ont déjà été largement vantés dans le scénario du jeu de base. Marchant sur ses traces, le contenu d’Overture nous fait découvrir une ville de Krat déjà en crise, mais illustrant tout de même plus de vie et de joie que Lies of P n’en dégageait, ce qui est plutôt dépaysant.</p>

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<p>Les différents niveaux traversés sont assez touffus, et sont parsemés de lore étoffant le scénario du jeu, que ce soit à propos de la Pétrification mais aussi à l’échelle plus réduite des Rôdeurs, notamment en ce qui concerne la Rôdeuse Légendaire, sa famille, et ses apprentis. Son charisme, mêlant puissance indéniable et vie tragique, la rend immédiatement attachante et plaisante à suivre, bien qu’elle tarde à réellement apparaître. Overture se permet même une séquence mémorable où c’est le joueur qui est escorté, à revers de ces missions de protection des PNJs bien classiques dans le média vidéoludique.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757599140legendaire.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Overture nous fait marcher dans les traces de la Rôdeuse Légendaire, au charisme indéniable.</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>De grands moments</strong></span></p>

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<p>La mise en scène d’Overture est ainsi mieux paufinée dans ses grands moments, avec notamment des boss remarquables tantôt par la façon de les combattre avec ou sans alliés, tantôt par leurs revendications, et toujours avec beaucoup de prestance. Les quêtes secondaires, elles, se veulent cependant plus simplistes dans leur réalisation, avec de l’impact principalement créé par des dialogues touchants et des situations faisant à nouveau valoir la notion d’empathie désintéressée.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757599235boss.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les boss d’Overture sont particulièrement mémorables.</em></p>

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<p>Overture permet d’ailleurs de poursuivre l’apprentissage de P en termes d’humanité, que ce soit par ses réponses ou dans ses découvertes au fil des niveaux, invitant le joueur à bien fouiller ces nouveaux environnements. On distingue par ailleurs plus de beaux plans à la composition travaillée que dans le jeu de base.</p>

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<p>Et si cette course dans le passé peut inquiéter d’un point de vue chronologique et paradoxe temporels, le tout est franchement bien géré, notamment grâce à un plot twist final qui ne rend que plus tragique ce DLC et les évènements connus de Lies of P. De plus, il y a un certain souci du détail : quelques éléments liés à l’extension apparaîtront ensuite dans la timeline du « présent ». De même, parcourir Overture dès que possible plutôt qu’à la fin du scénario modifiera quelques lignes de dialogue dans la suite du jeu, sans que cela ne créée d’incohérence. Un véritable coup de maître quand on sait les difficultés de rendre pertinents tout propos sur les voyages dans le temps.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757599258zoo.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Overture donne à voir de très belles compositions, et ce d’entrée de jeu.</em></p>

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<p>Sur la dizaine d’heures proposée par Overture, de nouvelles armes et équipements viendront agrémenter l’inventaire de P, adressant de nombreuses références à des œuvres de pop-culture, et répondant aussi à une difficulté plutôt élevée comparée au jeu de base. Le seul autre ajout de gameplay consiste en une nouvelle utilisation du Quartz pour améliorer des passifs déjà débloqués dans l’Organe-P. Un ajout narratif est aussi le bienvenue : prenant la forme d’enregistrements audio, ils mettent en scène des déclarations des personnages les plus marquants de ce DLC.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757599282Organe%20P.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Il est désormais possible d’utiliser du quartz pour améliorer des passifs obtenus dans l’Organe-P.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (16 / 20) : Par rapport au jeu de base, la formule ne bouge pas radicalement. Tout juste quelques ajouts viennent agrÃ©menter lâensemble, en plus dâune difficultÃ© relevÃ©e pour lâoccasion.</p><p>Graphisme (18 / 20) : Avec une mise en scÃ¨ne plus travaillÃ©e et des moments et confrontations mÃ©morables, Overture est particuliÃ¨rement satisfaisant Ã  parcourir.</p><p>Bande son (17 / 20) : Sur la lignÃ©e de ce que proposait le jeu de base, Overture ajoute des collectables audio qui nous font dâautant plus profiter du doublage exceptionnel, notamment grÃ¢ce aux personnages sÃ©lectionnÃ©s pour ces enregistrements.</p><p>Durée de vie (14 / 20) : Overture propose une dizaine dâheures de contenu. Attention cela dit, lâaccÃ¨s au DLC ne se fait quâaprÃ¨s le chapitre neuf du jeu, et si vous vous y attaquez de suite, son dÃ©fi relevÃ© risque de vous mettre en difficultÃ©.</p><p>Scénario (17 / 20) : Optant pour des ajouts originaux autour du jeu de base sans jouer la facilitÃ© dâadapter directement un autre conte ici (ce qui sera donc plutÃ´t le cas dans le prochain jeu, dÃ©jÃ  annoncÃ©), Overture nous plonge dans un passÃ© au background dÃ©licieux pour quiconque aura aimÃ© le jeu de base. Le tout est portÃ© notamment par la figure de RÃ´deuse LÃ©gendaire, particuliÃ¨rement attachante et charismatique.</p><p>Conclusion (17 / 20) : Overture est un DLC ambitieux. Ayant mis presque deux ans Ã  sortir, les quelques chapitres quâil propose sont riches, soignÃ©s, et ajoutent du background Ã  lâunivers dÃ©jÃ  parcouru dans le jeu de base. Avec un travail dâorfÃ¨vre pour proposer une prÃ©quelle de faÃ§on diÃ©gÃ©tique, sans paradoxe temporel et apportant mÃªme quelques nouveautÃ©s cachÃ©es si lâon fait le DLC avant de sâattaquer Ã  la suite du jeu, Overture mise sur des rencontres mÃ©morables plus que sur des ajouts de gameplay, avec une rÃ©alisation plus travaillÃ©e et franchement efficace.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Lies of P</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3373/test-multi-lies</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3373/test-multi-lies</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.86009100+1757590445.jpg</image><pubDate>Thu, 11 Sep 2025 06:41:16 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.86009100+1757590445.jpg"><p><em>Action-RPG développé par <strong>Round8 Studio</strong> et édité par <strong>Neowiz Games</strong>, <strong><span style="color:#0000CD">Lies of  P</span></strong> s’est récemment doté d’un DLC, après une sortie <strong><span style="color:#008080">le 19 septembre 2023</span></strong> sur PC, PS4/PS5, Xbox One et Xbox Series. L’occasion pour nous de revenir dans un premier temps sur ce titre réadaptant les aventures de Pinocchio dans la désormais réputée formule des Souls, avant de vous proposer un article consacré au DLC Overture.</em></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757564856Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Un vrai petit garçon</strong></span></p>

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<p>La promesse de Lies of P a de quoi surprendre : un Souls-like reprenant les aventures de la marionnette rendue célèbre par l’auteur Carlo Collodi, autant dire que la proposition a fait débat jusqu’à la sortie du jeu. L’imagerie de Pinocchio se constitue majoritairement du nez de Pinocchio grandissant à chaque mensonge, illustrant son aspect de poupée de bois et le condamnant à ne jamais être un « vrai et bon petit garçon ». De nombreuses subtilités du conte original sont alors passées à la trappe, surtout avec l'adaptation Disney qui a sû s’imposer dans l’imaginaire collectif.</p>

<p> </p>

<p>Le jeu nous fait incarner P, une marionnette créée par Gepetto, réveillée miraculeusement dans un train alors que la ville de Krat subit une double crise majeure. D’une part, les marionnettes de la ville sont entrées dans une folie meurtrière et s’attaquent désormais à toute forme de vie ; d’autre part les habitants de la ville sont sujets à une terrible maladie, la Pétrification. P est alors invité à retrouver son père, qui semble avoir de nombreuses clés de compréhension de toute cette affaire ainsi que quelques leviers d’action, et nous voilà donc à progresser dans la ville pour mettre fin aux fléaux qui la touchent. Mais P devra parfois choisir entre mentir ou dire la vérité pour progresser, influant son évolution et la fin obtenue.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757564886Choix.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
P est une marionnette capable de mentir, allant ainsi à l’encontre du Grand Contrat.</em></p>

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<p>Sur le papier, l’histoire racontée par Round8 Studio est plutôt classique dans sa forme, et ne dépaysera pas les fans de Dark Souls premier du nom. Pourtant, elle est diablement riche dans la profondeur et la pertinence de son propos. La mécanique de choix est effectivement bien moins manichéenne que l’on pourrait le croire. S’il semble ainsi que mentir éloigne P de sa condition de marionnette en lui accordant de l’humanité, tout dépend finalement de la situation que le jeu vous propose. La notion d’empathie prime en réalité sur le simple choix, et cette subtilité vient renforcer l’immersion dans cette adaptation des aventures de Pinocchio. Certains choix illustrent même le principe philosophique du Paradoxe du menteur, où l’on dispose après coup d’informations justifiant une réponse donnée.</p>

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<p>En expliquant jamais les répercussions de nos choix (le système de gain d’humanité n’étant d’ailleurs jamais nommé tel quel, mais étant plutôt représenté par un ressenti de P évoluant par paliers invisibles), Lies of P instaure un rapport à l’empathie où le joueur doit interpréter les situations avec les informations à sa disposition. Si l’on pousse l’analyse, la formule Souls-like impliquant d’apprendre par cœur les patterns des boss ainsi que les emplacements des ennemis dans une zone fait également un élégant parallèle entre apprentissage pour adultes dans un jeu vidéo, et apprentissage pour enfants dans le conte original.</p>

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<p>Le scénario hérite ici des inspirations From Software évidentes venant de l’éclatement de la narration. De nombreux collectables à lire viennent agrémenter la progression, et certaines informations sont même glissées dans les descriptions d’items, donnant un aspect de puzzle à quiconque voudrait profiter de l’intégralité du lore de Lies of P. La satisfaction n’en est que plus grande lorsqu’on a le sentiment de tout comprendre à cette réinterprétation de Pinocchio, le jeu étant finalement assez fidèle au matériau de base tout en réécrivant une grosse partie du récit et de ses personnages, dont seuls les noms sont conservés pour la plupart.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757564915Collectable.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Lies of P regorge de collectables étoffant son lore et nous permettant de comprendre ce qu’il s’est passé.</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>S’approprier le savoir-faire</strong></span></p>

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<p>En termes de gameplay, Round8 Studio s’inspire de tout ce que From Software a fait de meilleur au fil des années. Déplacements, gain d’expérience, potions et points de sauvegarde à la Dark Souls, parades parfaites et bras personnalisable à la Sekiro, dégâts temporaires sur garde à la Bloodborne… Lies of P ne cache pas ses inspirations, et se veut le plus efficace possible.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757564958niveaux.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le système de montée de niveaux est un peu fouillis au début, mais on comprend vite quelles statistiques monter selon notre façon de jouer.</em></p>

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<p>A ces systèmes connus s’ajoute une mécanique de craft d’armes, spécificité intéressante du jeu : chaque arme est améliorable, et se compose de deux parties, manche et lame, et on peut les assembler comme bon nous semble. D’autant que chaque partie possède son propre Art de fable, une capacité spéciale à utiliser en combat. De la même façon, l’Organe-P permet d’ajouter différents bonus cruciaux à son attirail, chaque atout majeur requérant plusieurs atouts mineurs, le tout se présentant sous forme de sphérier.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757565653combat.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le gameplay de Lies of P s’inspire de tout ce que From Software a fait de meilleur ces deux dernières décennies.</em></p>

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<p>En termes de level-design, le jeu est tantôt classique, tantôt frustrant : en cause, l’abondance d’ennemis cachés derrière des recoins, de la plateforme un peu bancale et donc punitive, ainsi que le fameux réalisme de l’épée qui se bloque dans le décor, une aberration vidéoludique. Le bestiaire n’est pas très fourni, mais suffit à rendre l’exploration des niveaux tendue, tandis que les combats de boss constituent le véritable enjeu et plaisir de ce Souls-like. De plus en plus ardus au fil du jeu, ils offrent un vrai challenge gratifiant, tant dans l’apprentissage des combats que dans leur mise en scène.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757564988craft.png" style="height:458.438px; width:815px" /><br />
Crafter ses propres armes permet d’expérimenter et de trouver de nouvelles façons de s’amuser –en pourfendant plus efficacement les ennemis.</em></p>

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<p>Pour autant, le jeu propose désormais plusieurs niveaux de difficulté. A cela s’ajoute les traditionnels spectres, personnages assistant P lors des combats de boss, afin de faciliter la progression au détriment du challenge. Vous pourrez compter sur la présence de New Game+, où l’ensemble des améliorations est conservée, ce qui donne une bonne rejouabilité pour ceux qui voudront voir les trois fins du jeu, à raison d’une vingtaine voire trentaine d’heures par run.</p>

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<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757600386boss%202.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les boss de Lies of P sont l’occasion de mettre à l’épreuve votre sens du timing et de la parade !</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Un délicieux enrobage</strong></span></p>

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<p>Côté technique, Lies of P est tout à fait agréable aux rétines. L’Unreal Engine 4 nous offre de très beaux décors inspirés de la Belle Époque, et l’environnement fourmille de détails. Certains plans sont superbes, les jeux de lumières particulièrement maîtrisés, et la réalisation soignée. Malgré l’aspect puzzle, la narration se veut bien plus explicite qu’un Souls, et la progression est mise en scène avec de nombreux dialogues dotés de doublages d’excellente facture.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757565060OrganeP.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
L’Organe-P permet d’apporter des améliorations mineures et majeures à P.</em></p>

<p> </p>

<p>La bande son est discrète mais les impacts des coups sont bien retranscris. Les bruits d’ambiance prennent aux tripes, et rendent les niveaux relativement anxiogènes. Le jeu propose par ailleurs des musiques à collecter dans certaines circonstances. Ces compositions sont pour certaines sublimes, et nulle doute que vous en viendrez à les fredonner lors de vos passages au hub.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757565079records.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les vinyles obtenus, de sublimes compositions, peuvent être écoutés au hub. Écoutez-les en entier pour une petite surprise !</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (15 / 20) : Reprenant le meilleur de lâexpÃ©rience acquise par From Software, le studio Round8 apporte sa petite touche personnelle pour proposer un Lies of P au gameplay solide.</p><p>Graphisme (17 / 20) : Plus quâagrÃ©able, Lies of P est particuliÃ¨rement soignÃ© dans ses dÃ©tails. Les environnements font mouche, notamment les lieux Ã  lâinspiration Belle Ãpoque, et les jeux de lumiÃ¨re sont particuliÃ¨rement agrÃ©ables.</p><p>Bande son (16 / 20) : Si la bande son est relativement discrÃ¨te la plupart du temps, le sound design est trÃ¨s soignÃ© : impacts des coups, bruits dâambiance, et sublimes musiques Ã  collecter, le tout associÃ© Ã  un doublage anglais exceptionnel.</p><p>Durée de vie (14 / 20) : Avec une trentaine dâheures nÃ©cessaires Ã  une premiÃ¨re partie, Lies of P invite le joueur Ã  dÃ©couvrir ses diffÃ©rentes fins, proposant un New Game+ gÃ©nÃ©reux et disposant de quelques surprises.</p><p>Scénario (17 / 20) : Si le scÃ©nario en soi est somme toute assez classique, on ne peut que saluer ici le travail dâadaptation et de rÃ©Ã©criture autour du matÃ©riau de base. Le propos est parfaitement adaptÃ© et modernisÃ©, et apporte un sous-texte jusque dans ses mÃ©caniques de jeu. Le lore, Ã©clatÃ© dans les diffÃ©rentes descriptions et dans les collectables, est intÃ©ressant et bien Ã©crit.</p><p>Conclusion (17 / 20) : Si la proposition initiale, un Souls-like Pinocchio, avait de quoi surprendre, force est de constater que Round8 Studio a sÃ» maÃ®triser son projet de bout en bout. Avec une histoire rÃ©interprÃ©tant le conte original dans des dÃ©tails allant bien au-delÃ  de lâimagerie collective, et une direction artistique soignÃ©e, Lies of P a de quoi convaincre. Dâautant quâil reprend librement le meilleur de 14 annÃ©es dâexpÃ©rimentation chez From Software, y apportant quelques idÃ©es originales pour ne pas tomber dans le plagiat bÃªte et mÃ©chant. Les combats de boss sont grisants, et si lâexploration a ses dÃ©fauts, il nâen reste pas moins difficile de ne pas aimer la proposition globale, au point de relancer une deuxiÃ¨me partie immÃ©diatement pour profiter de la nouvelle comprÃ©hension globale apportÃ©e par les fins du jeu. Lies of P a Ã§a de mÃ©morable : il reste en tÃªte, il questionne, et nous ramÃ¨ne Ã  notre propre rapport Ã  lâhumanitÃ© et ses valeurs. </p>]]> </description></item><item><title>[TEST] The King Is Watching</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3371/test-pc-the-king-watching</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3371/test-pc-the-king-watching</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/pc/0.55459700+1757590391.jpg</image><pubDate>Thu, 11 Sep 2025 05:33:19 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/pc/0.55459700+1757590391.jpg"><p><em>Sorti <span style="color:#008080"><strong>le 21 juillet</strong></span> sur PC via Steam, <strong><span style="color:#0000CD">The King Is Watching</span></strong> est un jeu de stratégie en temps réel signé <strong>Hypnohead </strong>et édité par <strong>tinyBuild</strong>, connus pour mettre sous les projecteurs des petits jeux indés avec un concept original et une direction artistique prononcée. Ce nouveau titre semble remplir tous les critères, et nous nous sommes donc penchés dessus pour vous en parler !</em></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757561336header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>L’œil de Sauron</strong></span></p>

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<p>The King Is Watching est un jeu de stratégie sous forme de run : on choisit un des rois disponibles, son conseiller, et le niveau à battre. On dispose d’une grille de 4 par 4 emplacements, où l’on peut poser des bâtiments ayant différents effet. Un puit produira de l’eau, un champ produira du blé, et ainsi de suite pour les différentes ressources, qu’elles soient matérielles ou humaines. Mais à tout ça s’ajoute une particularité qui marque la force du concept du jeu : ces bâtiments ne fonctionneront que sous le regard de votre Roi. Seule cette motivation absolue permettra à vos constructions de tourner et générer ressources et unités de combat.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757561419regard.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le regard du Roi ayant une couverture de zone limitée, il vous faudra choisir quoi regarder pour activer vos cellules.</em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Maniant le regard du Roi à la souris, il vous faudra alors prioriser les cellules dont vous avez besoin, gérant de votre regard le bon fonctionnement du royaume, qui sera mis au défi par les vagues successives d’ennemis. L’Oracle vous permettra en début de run de choisir les vagues d’ennemis qui déferleront sur votre forteresse, vous permettant de jauger le risque encouru, mais aussi les récompenses associées : plus de challenge apportera plus de ressources ou de bâtiments rares, ce qui pourra être utile à la suite de votre run.</p>

<p> </p>

<p>Les unités envoyées au combat se battent de façon automatique, et le Roi ne peut qu’utiliser une poignée de pouvoirs à sa disposition (une fois débloqués), ainsi que des sorts s’il en a récupéré. Seulement voilà, la difficulté est au rendez-vous dans The King Is Watching. Les bâtiments créés épuisent leur capacité de ressources au fur et à mesure que le temps passe, ce qui permet de les remplacer si besoin (bien que l’on puisse aussi les démanteler avant leur épuisement). Et lorsque l’ennemi emporte vos troupes, il faut se montrer particulièrement réactif pour regénérer des unités, celles-ci étant limitées en nombre.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757561457Choix.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Battre des vagues d’ennemis vous fera obtenir du butin, dont parfois des bâtiments à choisir parmi trois.</em></p>

<p> </p>

<p>Améliorer la portée de votre regard ainsi que votre maximum d’unités est donc crucial sur chacune de vos runs, ce qui donne encore plus d’importance à la gestion des ressources, nécessaires à ces upgrades. Différents évènements aléatoires viendront, en plus des récompenses de vagues, agrémenter vos runs, offrant un choix à faire pour obtenir une récompense parmi plusieurs possibles. De même, un marchand vous permettra d’acquérir différents atouts (ressources, tuiles, artefacts, sorts) pour vous aider dans votre run, en échange de quelques deniers évidemment.</p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Une run de plus et j’arrête</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Une fois la run gagnée ou perdue, on obtient des Denarii proportionnellement à la durée de notre survie. Il s’agit d’une monnaie permettant d’acheter des améliorations permanentes sur plusieurs arbres de compétences. Le coût de ces améliorations est relativement élevé au début, ce qui donne une progression initiale franchement lente. C’est d’autant plus frustrant que l’on peut parcourir l’ensemble des arbres de compétences, et voir beaucoup d’éléments facilitant grandement les runs, mais à des dizaines de runs de distance tant tout est coûteux. Le jeu a toutefois bénéficié de nombreux équilibrages depuis sa sortie.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757561485upgrades.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Entre chaque run, vous pourrez acheter des améliorations permanentes.</em></p>

<p> </p>

<p>Les mécaniques de deckbuilding, dans le choix des bâtiments au fil de la run, et leur placement, stratégique là encore car pouvant faire bénéficier de différents bonus, rendent chaque partie très intense, car l’on aura tôt fait de mettre la vitesse du jeu au maximum une fois l’ensemble des effets compris et mémorisés. Les runs de 45min de gestion frénétique du royaume s’enchaînent alors facilement, et l’on ne voit plus le temps passer : difficile de ne pas céder à une « dernière » run, « même petite », juste pour « finir ce petit truc » !</p>

<p> </p>

<p>Si la première run victorieuse peut tomber en une poignée d’heures, il en faudra beaucoup plus pour voir tout ce que le jeu a à proposer et tout débloquer : comptez entre trente et cinquante heures selon vos réussites, pour venir à bout du jeu.</p>

<p> </p>

<p>L’ensemble est porté par une direction artistique simple mais efficace, avec de très chouettes compositions musicales s’adaptant aux temps forts des runs, et un pixel-art soigné et élégant conférant une identité graphique immédiatement reconnaissable. A noter que le titre a été entièrement traduit en français depuis sa sortie, ce qui le rend de suite plus abordable pour tous. The King Is Watching est avant tout un titre misant sur son gameplay original pour convaincre : s’il y a bien un semblant d’histoire présenté en début de chaque run, c’est pour ainsi dire anecdotique, et ne sera donc pas spécialement considéré ici.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1757561514satisfaisant.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Un royaume bien organisé a une saveur particulière : c’est satisfaisant.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (12 / 20) : Avec un concept intÃ©ressant, The King Is Watching propose un roguelite original et innovant dans le genre des deckbuilders. Son systÃ¨me de progression est malheureusement un peu lent, et si les runs sâenchaÃ®nent facilement, la rÃ©pÃ©tition se fait tout de mÃªme ressentir au bout de quelques heures.</p><p>Graphisme (14 / 20) : The King Is Watching propose un pixel-art soignÃ© et Ã©lÃ©gant, avec une esthÃ©tique qui lui confÃ¨re une rÃ©elle identitÃ© graphique.</p><p>Bande son (13 / 20) : LâOST comporte de trÃ¨s chouettes compositions musicales, qui ont la lourde tÃ¢che de ne pas lasser le joueur pendant les nombreuses heures Ã  les entendre, et qui sâen sortent avec brio grÃ¢ce Ã  de lâadaptation au fil des runs, avec des envolÃ©es bien senties et des boucles plus calmes.</p><p>Durée de vie (12 / 20) : Si la premiÃ¨re run victorieuse peut vite tomber, il faudra plusieurs dizaines dâheures pour venir Ã  bout du contenu que propose The King Is Watching. Malheureusement, si les parties sâenchaÃ®nent facilement, lâaspect rÃ©pÃ©titif se fait tout de mÃªme rapidement ressentir.</p><p>Scénario  : /</p><p>Conclusion (12 / 20) : The King Is Watching dispose dâun concept original et fort, mais dont le ressort est vite Ã©puisÃ©. Si les runs sâenchaÃ®nent rapidement, et avec dâautant plus dâintensitÃ© une fois les diffÃ©rentes tuiles mÃ©morisÃ©es, la sensation de rÃ©pÃ©tition se fait vite ressentir. The King Is Watching nâen reste pas moins un chouette roguelite, avec de bonnes idÃ©es pouvant longuement tenir en haleine les mordus du genre, et pouvant compter sur sa direction artistique soignÃ©e.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Duck Detective: The Ghost of Glamping</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3370/test-multi-duck-detective-the-ghost-glamping</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3370/test-multi-duck-detective-the-ghost-glamping</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.56713700+1747964642.png</image><pubDate>Fri, 23 May 2025 03:44:02 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.56713700+1747964642.png"><p>Alors que le <span style="color:#008080">23 mai 2024</span> sortait <span style="color:#000080">Duck Detective : The Secret Salami</span>, deuxième jeu du studio <strong>Happy Broccoli Games</strong> après <span style="color:#000080">Kraken Academy!!</span>, le canard détective Eugen McQuacklin aura mis un an (quasiment jour pour jour) pour revenir dans une nouvelle aventure intitulée <strong><span style="color:#000080">Duck Detective: The Ghost of Glamping</span></strong>. Sorti ce <strong><span style="color:#008080">22 mai 2025</span></strong> sur les mêmes supports que son prédécesseur (Switch, Xbox One et Series, PS5, et PC via Steam), cette suite parvient-elle à améliorer les nombreux bons points du premier Duck Détective ?</p>

<p><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1747964172Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Gameplay copié-collé, avancée plus facile d’accès </strong></span></p>

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<p>Ceux qui ont joué au premier Duck Detective ne seront pas dépaysés : ce Ghost of Glamping reprend la même formule de gameplay, et la peaufine légèrement pour la rendre plus agréable. On retrouve donc la base de The Secret Salami, un casting de personnages atypiques avec lesquels il faut échanger, et que l’on doit observer afin de récolter des indices textuels pour compléter des énigmes jusqu’à résoudre l’enquête globale.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1747964480Investigation.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
On récolte des mots-clés en examinant les lieux, mais aussi les différents personnages.</em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>La récolte d’indices à la loupe et le carnet de notes sont donc à nouveau au rendez-vous, mais cette fois avec des énigmes qui semblent plus fluides, grâce à des mots-clés plus pertinents et plus simples à placer dans les textes à trous. Une nouveauté permet de revoir directement depuis le menu du jeu les différents éléments visuels déjà examinés, ce qui facilite aussi les allers-retours entre les informations récoltées au fil de l’enquête. Au-delà des textes à trous, l’intrigue inclut désormais des énigmes à base de codes à combinaison –rien de bien novateur, mais cela vient diversifier légèrement le tout. Une carte des lieux indique aussi les endroits où l’on a loupé des éléments, ce qui est pratique pour se repérer et facilite la progression, les personnages étant bien répartis dans la poignée de lieux disponibles.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1747964503Trous.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
La progression se fait en résolvant des énigmes sous forme de textes à trous.</em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Enfin, un mode Histoire est disponible pour ceux qui veulent avancer au plus vite dans le déroulé de l’investigation sans avoir à tenter trop de combinaisons à l'aveugle dans les textes à trous. Concrètement, là où le mode normal nous indique vaguement combien de nos propositions sont fausses, ce mode Histoire nous indique précisément où sont situées nos erreurs.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1747964527storymode.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le mode Histoire permet de se concentrer sur le déroulé du scénario, au risque de raccourcir l’expérience.</em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Une écriture plus scolaire, et donc moins solaire</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Là où le premier Duck Detective pouvait charmer par les aspects absurdes et déjantés de son casting et son intrigue, ce Ghost of Glamping se montre beaucoup plus sage. Il y a toujours des touches d’humour par-ci par-là, et le casting de personnages est toujours aussi agréable à découvrir, mais on se sent moins emporté dans cette nouvelle parodie de roman noir.</p>

<p> </p>

<p>Si l’on retrouve pourtant Annika Maar à l’écriture et que l’intrigue est aussi ambitieuse dans son envolée et ses révélations finales que pour The Secret Salami, il faut dire que l’expérience ici est plus courte d’une heure : il faut compter deux heures pour cette suite, là où le premier proposait une histoire d’environ trois heures et laissait déjà une sensation de trop peu.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1747964566Romannoir.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le détective Eugene McQuacklin porte la majorité de l’humour sarcastique du titre.</em></p>

<p>.</p>

<p> </p>

<p>Ce Ghost of Glamping aurait gagné à durer un peu plus longtemps, en explorant plus en détails ses personnages, pour que l’on s’y attache plus et que les rebondissements scénaristiques soient plus impactant. Ici, la résolution de l’intrigue vient finalement très vite, laissant le joueur sur sa fin. L’expérience constitue toujours un très bon moment, mais charmera plus les nouveaux-venus que les joueurs ayant déjà parcouru The Secret Salami.</p>

<p> </p>

<p>Du côté de la direction artistique, on est sur un niveau légèrement au-dessus du premier jeu, dont nous avions déjà vanté les louanges dans nos colonnes. On trouve encore une fois une bande son jazzy ainsi qu’un doublage intégral de très bonne facture, associés aux mêmes graphismes léchés entièrement dessinés à la main. A ceci s’ajoute une nouveauté bienvenue : des cinématiques narratives disséminées au fil de la progression, dont l’animation est particulièrement agréable, et qui viennent mieux rythmer le récit.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1747964591cinematique.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
De très chouettes scènes cinématiques interviennent dans la narration, rythmant efficacement le récit.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : La prise en mains est immÃ©diate, et les nouveautÃ©s facilitant la progression assurent de ne jamais buter trop longtemps si lâon ne souhaite pas tenter de multiples combinaisons Ã  lâaveugle.</p><p>Graphisme (18 / 20) : La patte artistique de Duck Detective est toujours aussi efficace, mais sâajoutent ici des cinÃ©matiques particuliÃ¨rement agrÃ©ables, dont on ne peut que saluer la prÃ©sence !</p><p>Bande son (15 / 20) : Si les musiques jazzy sont toujours aussi discrÃ¨tes et agrÃ©ables, on retrouve un doublage intÃ©gral dâexcellente facture, avec une mention particuliÃ¨re pour Arnaud Benoit et son accent franÃ§ais trÃ¨s prononcÃ© !</p><p>Durée de vie (6 / 20) : Encore plus court que son prÃ©dÃ©cesseur, Ghost of Glamping se finit en tout juste deux heures, ce qui est dÃ©cidÃ©ment trop court et empÃªche de vraiment profiter de son univers.</p><p>Scénario (12 / 20) : Lâhistoire proposÃ©e par cette suite est malheureusement un peu moins inspirÃ©e, car trop courte et menant Ã  une rÃ©solution trop prÃ©cipitÃ©e, enchaÃ®nant les rÃ©vÃ©lations Ã  la fin du jeu sans laisser de temps pour thÃ©oriser sur les personnages et leurs motivations.</p><p>Conclusion (13 / 20) : Duck Detective: The Ghost of Glamping est une suite qui peaufine certains aspects de la formule de son prÃ©dÃ©cesseur, mais dans un rÃ©cit trop condensÃ© pour vraiment en profiter. En rÃ©sulte une expÃ©rience certes agrÃ©able, mais terriblement courte, et moins impactante que The Secret Salami Ã  cause dâune Ã©criture plus scolaire, donnant une parodie de roman noir moins dÃ©jantÃ©e. Le titre a toujours le potentiel de charmer les nouveaux-venus, mais les adeptes du premier jeu pourront le trouver moins efficace dans sa proposition.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Caravan Sandwitch</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3369/test-multi-caravan-sandwitch</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3369/test-multi-caravan-sandwitch</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.64557600+1727848210.jpg</image><pubDate>Wed, 02 Oct 2024 07:50:10 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.64557600+1727848210.jpg"><p><em>C’est le 29 mai 2024 lors de l’AG French Direct que <span style="color:#0000CD"><strong>Caravan Sandwitch</strong></span> a été dévoilé au monde. Premier jeu du studio <strong>Plane Toast</strong>, le titre est édité par <strong>Dear Villagers</strong>, et est finalement sorti <span style="color:#008080"><strong>le 12 septembre</strong></span> sur PC, PS5 et Nintendo Switch. Attirant immédiatement l’œil de par sa direction artistique, ce jeu développé par une équipe d’un peu moins de vingt personnes promettait, via son trailer, un jeu d’exploration à l’ambiance singulière… Alors, promesse tenue ? Que nous vaut ce mystérieux Caravan Sandwitch ?</em></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1727847887Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Le calme pendant la tempête</strong></span></p>

<p> </p>

<p>La mise en situation de Caravan Sandwitch est particulièrement intéressante. On y incarne Sauge, une jeune femme vivant sur une station spatiale depuis six ans : elle a en effet quitté sa planète natale, Cigalo, après la disparition de sa sœur Garance. Mais voilà que ces six années après, Sauge reçoit un signal d’urgence émit par le vaisseau de Garance. Portée par l’espoir de retrouver sa trace, elle retourne donc sur Cigalo, où elle va retrouver quelques-unes des personnes de son enfance, incluant ses anciens amis mais aussi son père…</p>

<p> </p>

<p>Cigalo est une planète désertique : autrefois terraformée et exploitée par le Consortium, un accident survenu une quarantaine d’années a entraîné l’abandon de la planète par la corporation, y laissant une tempête magnétique perpétuelle, conséquence de l’incident et raison de leur retrait. Le Consortium n’assure plus que des livraisons de produits synthétiques à la planète, impliquant une quasi dépendance des quelques habitants à l’accès à ces produits.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1727847922Tempete.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
La tempête perpétuelle est aussi menaçante que somptueuse et apaisante : un vrai spectacle de tous les instants.</em></p>

<p> </p>

<p>C’est par ce prisme que Caravan Sandwitch est un jeu engagé : le jeu porte un message anticapitaliste et écologique prononcé, notamment à travers des dialogues portant sur l’exploitation des ressources de la planète par le Consortium, et le statut libre de la planète induit par la présence de la tempête. De plus, le casting restreint de personnages que porte le jeu –on compte une quinzaine de personnages à rencontrer- fait la part belle à une diversité qu’on ne peut que saluer.</p>

<p> </p>

<p>Si l’introduction du jeu nous familiarise avec la prise en main du van et la recherche de brouilleurs à désactiver afin de remettre en service le réseau social local, Sauge se retrouve très vite sollicitée pour de petites quêtes qui permettent de rencontrer l’ensemble des personnages, et parcourir la map en van.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1727847954Quete.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le retour de Sauge sur Cigalo est fêté en bonne et due forme, et le tout s’organise sur Toaster, le réseau social local !</em></p>

<p> </p>

<p>On voyage ainsi dans les calanques le temps d’une recherche de composants, ou le temps d’une discussion avec un ami retrouvé. Ici, pas de combat, pas de mort, pas de chronomètre, pas de dégâts de chute : le titre se veut contemplatif, et porté sur l’entraide au sein d’une communauté. En résulte une ambiance mélangeant optimisme et mélancolie, où le poids d’un vieil accident pèse sur le futur de la planète, toujours observable au loin, mais sans jamais être oppressant.</p>

<p> </p>

<p>Au contraire, observer cette lointaine tempête est splendide, et parfois apaisant, en témoignent les nombreux simili-campements que l’on trouve ça et là sur des points en hauteur, idéaux pour se perdre dans l’horizon, et faire son introspection. Trouver les réponses à ses propres conflits intérieurs, mettre des mots sur ce que signifie faire partie d’une communauté et d’un tout, identifier comment protéger l’endroit où on se sent chez soi mais aussi ceux que l’on aime… Caravan Sandwitch parvient à nous happer complètement dans son univers, auprès de ses personnages et ses environnements désolés, et nous invite à, nous aussi, faire une pause, et pourquoi pas un peu d’introspection.</p>

<p> </p>

<p>Seul élément extérieur à tout ça, l’ombre inquiétante d’une sorcière des sables semble planer sur nos déplacements sans que l’on n’en comprenne initialement les motivations…</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1727847982Sorciere.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Une silhouette menaçante semble vous observer…</em></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Le van, personnification de l’exploration</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Explorer les environnements de Caravan Sandwitch pourrait se faire à pieds pour qui aurait trop de temps, mais il est bien évidemment plus viable de compter sur le meilleur ami de Sauge au sein de cette aventure : le van ! C’est en effet le seul véhicule encore en état de rouler sur Cigalo, et c’est grâce à lui que vous pourrez engloutir les distances comme personne, explorant anciens bâtiments et ruines au fil de vos quêtes.</p>

<p> </p>

<p>Si l’on peut très vite explorer la plupart de la map avec le van, la progression s’effectue en fait de façon très linéaire, puisqu’il faudra régulièrement réunir suffisamment de composants de plus ou moins bonne qualité afin d’améliorer votre van et ainsi débloquer de quoi parcourir des lieux jusque-là inaccessibles. Crafter le grappin permettra ainsi d’accrocher des parois fragiles afin de les dégager avec votre véhicule, ouvrant de nouvelles voies.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1727848012Van.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le van est au centre de l’aventure, mais il faudra commencer par le retaper !</em></p>

<p> </p>

<p>Et lorsque vous prendra l’envie de partir à pieds explorer un agglomérat de bâtiments, vous menant petit à petit bien loin de votre van, pas de souci à se faire : un simple bouton vous permet de rejoindre instantanément le véhicule, vous laissant reprendre la route sans coupure. Cette feature à première vue anecdotique s’avère en réalité bien pratique, et permet au jeu d’avoir un très bon rythme, où le joueur peut se perdre dans des endroits qu’il n’est pas encore en capacité de pleinement explorer sans que cela ne devienne fastidieux.</p>

<p> </p>

<p>De plus, si par malheur vous venez à coincer votre van dans le décor, ou en atterrissant à l’envers après un décollage <em>via</em> un tremplin ou en plongeant d’une falaise un peu trop haute, il vous sera possible de vous téléporter au village et de reprendre votre route sans pénalité.</p>

<p> </p>

<p>Enfin, au fil des quêtes annexes, de petits ornements décoratifs viendront s’ajouter sur le van, qui deviendra alors une véritable vitrine de vos souvenirs sur Cigalo. De quoi finir de rendre ce véhicule attachant : qu’il s’agisse des distances parcourues avec, des discussions dont il sera témoin, ou du doux vrombissement de son moteur, le van sera toujours présent pour vous, et sera de fait votre meilleur soutien tout au long de l’aventure.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1727848045Grappin.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le grappin permet d’agripper des objets, qu’il s’agisse d’obstacles à retirer, ou de coffres au trésor à dévoiler…</em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un souvenir impérissable</strong></span></p>

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<p> </p>

<p>Caravan Sandwitch est un jeu qui nous imprègne, et où on laisse un petit morceau de soi. La direction artistique, mélangeant personnages aux couleurs chaudes dans des environnements aux palettes ternes, marque de suite l’esprit en rendant le titre immédiatement identifiable. Tournant sur l’Unreal Engine, le jeu mériterait quelques optimisations, mais tourne plutôt bien sans devoir faire de grandes concessions graphiques, ce que la direction artistique permet de toute façon sans que l’on ait l’impression d’en pâtir.</p>

<p> </p>

<p>Avec presque une dizaine d’heures pour voir tout ce que le titre a à proposer, succès inclus, on ne voit pas les heures passer alors que l’on approfondit les liens avec la communauté de Cigalo. Le jeu est divisé en plusieurs chapitres, et a la sympathie de nous prévenir s’il reste des quêtes à durée limitée à compléter avant de passer au chapitre suivant, ne nous prenant ainsi jamais au dépourvu. La fin du jeu est d’ailleurs un poil abrupte, surtout quand on la met en perspective avec notre envie de rester plus longtemps sur Cigalo : un épilogue aurait été le bienvenu.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1727848085Objectif.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le jeu vous indique s’il y a des quêtes à durée limitée avant de vous laisser valider le changement de chapitre.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Le casting de personnages, aussi spectateurs que nous quant à la condition de la planète, se montre particulièrement bien écrit, avec suffisamment de profondeur pour refléter la douce mélancolie que l’on ressent sur Cigalo une fois au fait des évènements qui s’y sont passés. Il est dommage en revanche que la musique soit autant en retrait dans Caravan Sandwitch : si l’intro et la fin du jeu proposent un thème principal, « Pensée dérobée », chantée par Antynomy, le reste du jeu est très calme, ne laissant que des bruitages d’ambiance ponctuer vos déplacements –impossible ici de ne pas évoquer les iconiques bruits de cigales ! C’est peu, d’autant que l’on aurait pu imaginer avoir une radio à disposition dans notre van, au fil de la destruction des brouilleurs.</p>

<p> </p>

<p>Enfin, un ensemble d’options d’accessibilité sont proposés dans les options du titre, allant de la possibilité de modifier la taille de l’interface, à un mode anti-nausée agrandissant l’angle de vue avec une caméra plus stable, en passant par la possibilité d’activer un radar révélant la position d’objets proches avec des indices visuels et sonores.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1727848110Environnement.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
La cave des Reinetos est somptueuse.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : Caravan Sandwitch est trÃ¨s simple Ã  prendre en main, avec de bonnes idÃ©es qui optimisent le rythme du jeu tel que le retour rapide au van. Le titre dispose de quelques options dâaccessibilitÃ© apprÃ©ciables.</p><p>Graphisme (17 / 20) : MÃ©langeant personnages aux couleurs chaudes dans des environnements aux palettes ternes, la direction artistique marque de suite lâesprit en rendant le titre immÃ©diatement identifiable. Le titre mÃ©riterait quelques optimisations, mais rien de bien gÃªnant.</p><p>Bande son (11 / 20) : MalgrÃ© le trÃ¨s chouette thÃ¨me principal, la bande sonore est trÃ¨s discrÃ¨te, ce qui est dommage quand on pense au van et la possibilitÃ© dây intÃ©grer un autoradio.</p><p>Durée de vie (12 / 20) : Il faut compter environ sept heures pour finir le jeu, mais cela peut monter jusquâÃ  une dizaine dâheures si vous prenez le temps de flÃ¢ner sans forcÃ©ment suivre directement les objectifs en vous rendant dâun point A Ã  un point B. Le jeu nâoffre pas vraiment de rejouabilitÃ© une fois terminÃ©.</p><p>Scénario (14 / 20) : Sans Ãªtre rÃ©volutionnaire, le scÃ©nario se dÃ©roule plutÃ´t bien, avec une qualitÃ© dâÃ©criture notable des personnages, qui nous font rÃ©flÃ©chir Ã  beaucoup de sujets propres Ã  notre Ã©poque. La fin manque peut-Ãªtre dâun chouÃ¯a dâintensitÃ©, et dâun Ã©pilogue.</p><p>Conclusion (15 / 20) : Caravan Sandwitch est un jeu narratif particuliÃ¨rement dÃ©paysant. Sans combat, ni mort, ni chronomÃ¨tre, le titre mise avant tout sur son ambiance mÃªlant optimisme et mÃ©lancolie, en nous invitant Ã  rÃ©flÃ©chir Ã  de nombreux sujets propres Ã  notre Ã©poque, le tout avec justesse et bienveillance. En cela, Caravan Sandwitch laisse un souvenir impÃ©rissable, avec un univers oÃ¹ lâon laisse une petite partie de soi : on aurait adorÃ© y vagabonder plus longuement, tant il fait bon vivre Ã  Cigalo.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Visions of Mana</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3368/test-multi-visions-mana</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3368/test-multi-visions-mana</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.42829000+1726718396.jpg</image><pubDate>Thu, 19 Sep 2024 05:57:14 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.42829000+1726718396.jpg"><p><em>Si vous êtes joueur de longue date et que vous affectionnez le genre du RPG, alors il y a de fortes chances que vous connaissiez la série des <strong><span style="color:#0000CD">Mana</span></strong>, plus connue sous l’appellation <span style="color:#0000CD">Seiken Densetsu</span> au Japon. Alors que la licence est revenue sous les projecteurs dernièrement avec la sortie de la <span style="color:#0000CD">Collection of Mana</span>, qui regroupait ses titres les plus iconiques <span style="color:#0000CD">Mystic Quest</span>, <span style="color:#0000CD">Secret of Mana</span> et <span style="color:#0000CD">Trials of Mana</span> pour la première fois sur Nintendo Switch, il aura concrètement fallu dix-sept ans pour que sorte un nouvel opus sur consoles : <strong><span style="color:#0000CD">Visions of Mana</span></strong>. Un jeu commandé à <strong>Ouka Studios</strong> par <strong>Square Enix</strong>, qui n’est ici qu’éditeur du jeu. Et si <span style="color:#0000CD"><strong>Visions of Mana</strong></span> annonçait un retour sur scène de cette saga iconique, il est important de préciser que l’avenir des Mana se fera sans Ouka Studios, développeur chinois dont la plupart des effectifs s’est vue remerciée <span style="color:#008080"><strong>le 29 août 2024</strong></span>, jour de la sortie du titre sur PC, Xbox Series, PS4 et PS5 –une fin de développement prévue telle quelle, le studio travaillant déjà en effectifs réduits depuis quelques mois avant la sortie. Mais alors que vaut ce nouveau Mana : parvient-il à moderniser la licence et à séduire un nouveau public ?</em></p>

<p> </p>

<p><em>Précision : votre testeur n’ayant jamais joué aux précédents jeux Mana, Visions of Mana sera donc traité ici simplement en tant que RPG, avec un minimum de comparaisons aux titres précédents. Ce test a été réalisé grâce à un code presse fourni par l’éditeur, sur Xbox Series X. Le jeu a été complété dans son entièreté : quête principale, post-game, quêtes secondaires et totalité des succès, ce qui a pris 46h de jeu.</em></p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1726717931Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un scénario prometteur mais décevant</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Après un excellent prologue dont nous vous tairons les détails, Visions of Mana nous fait incarner Val, un jeune homme du village de Tiana, désigné comme le Gardien d’Âmes et devant ainsi escorter les offrandes jusqu’à l’arbre du Mana. Si l’arbre du Mana régit le flux du Mana dans le monde, son équilibre est fragile et il faut, pour en garantir la postérité et éviter de terribles calamités partout dans le monde, lui offrir des offrandes. Et nous parlons bien ici d’humains : tous les quatre ans, huit personnes sont désignées offrandes par la Fée, représentante de la Déesse du Mana.</p>

<p> </p>

<p>Nulle raison de s’alarmer ici : ce qui nous paraît tout à fait horrible est, dans l’univers de Visions of Mana, perçut comme le plus grand des honneurs ! Être désigné offrande est ainsi le rêve de nombreuses personnes, et le sacrifice de soi pour le bien de l’humanité est tout à fait banal. Et si vous pensez que cela n’est vrai qu’au début, lorsque l’on n’est pas désignée offrande, vous n’êtes qu’à moitié dans le vrai ! En effet, si le jeu pose des enjeux scénaristiques forts dès le début, le traitement de ces enjeux ne décolle jamais vraiment, nos protagonistes remettant très peu en question le façonnement de leur monde, malgré certaines informations essentielles qu’ils décident la plupart du temps de négliger.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1726717976Cycle.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
D’entrée de jeu, des enjeux forts sont posés.</em></p>

<p> </p>

<p>L’écriture est ainsi le point faible du titre par excellence, un comble pour un RPG : ici, même dérouler un scénario basique n’est pas réussi, le titre réussissant à s’empêtrer dans une seconde moitié aussi pénible qu’insatisfaisante. À l’exception de Morley, les personnages sont creux, leur personnalité est assez fade, et leurs développement est pauvre. Les quelques lignes de dialogues leur insufflant des sentiments crédibles se perdent dans nombre de lignes déclaratives, ayant à cœur d’expliquer chaque chose sans trop que l’on ne sache pourquoi. Pire encore, une poignée d’éléments intéressants s’appuient énormément sur des jeux bien connus du genre RPG, et l’on frôle le plagiat de certains titres, sans toutefois jamais en égaler au moins le minimum qualitatif en termes de déroulé scénaristique. Ne reste alors que des soupirs devant le développement incohérent de certains évènements, et la tristesse de voir de tels enjeux gâchés par l’inexploitation de leur potentiel : si vous cherchiez une histoire de haute volée, passez votre chemin, Visions of Mana sera tout bon à faire découvrir le genre à votre enfant, et encore…</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1726718003Morley.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
<em>Morley est le seul personnage un minimum travaillé, mais son potentiel est lui aussi gâché…</em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Magnifique malgré quelques soucis techniques</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Du reste, Visions of Mana est tout simplement sublime à regarder et à parcourir. Chaque zone est un délice à découvrir, avec des couleurs chatoyantes et une direction artistique particulièrement plaisante. Les couleurs légèrement saturées, alliées à un level-design taillé pour la découverte, donnent un résultat tout simplement grisant : continuer son périple est toujours synonyme de nouvelles exclamations de surprise et de joie face aux paysages qui s’offrent à nous.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1726718034Beau.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Hina résume bien ce que l’on se dit tout au long de l’aventure et des découvertes des lieux.</em></p>

<p> </p>

<p>Par ailleurs, le titre en joue et nous pousse à aller visiter chaque recoin de la carte. En effet, la carte et la mini-map affichent les points d’intérêts, et s’il est possible de désactiver la mini-map, la carte continuera de son côté à vous donner toutes les informations liées aux coffres disséminés çà et là. Une façon comme une autre de vous faire retourner chaque lieu, alors que les récompenses dans les coffres ne sont quasiment jamais intéressantes : qu’à cela ne tienne, le plaisir est ici dans le chemin parcouru, pas dans la destination ! On retiendra toutefois quelques malheureux crashs du jeu, notamment lorsque l’on prend le dernier moyen de déplacement déblocable, de quoi faire perdre entre 30 minutes et une heure de jeu selon vos habitudes de sauvegardes –nulle doute qu’elles vont changer pendant votre aventure, et que vous sauvegarderez alors bien plus que de raison.</p>

<p> </p>

<p>Le chara-design est lui aussi plutôt réussi, avec un style très particulier, et plusieurs couches de vêtements sur les personnages, qu’il s’agisse de lamelles de métal ou autres éléments d’armure. On observe d’ailleurs, au début des cinématiques, un léger décalage entre l’affichage de certaines textures, ce qui gâche un peu l’immersion sans toutefois être grandement dommageable. Le travail sur les animations est de très bonne facture, avec de nombreux mouvements et de beaux effets, notamment lorsque l’on débloque de nouvelles classes et que l’on assiste au changement d’équipement de notre personnage en conséquence, dans le plus pur style magical girl. Le bestiaire est quant à lui quasiment intégralement repris de la série Mana, ce qui ne dérangera pas grand-monde étant donné que le dernier jeu date de 2007, mais l’on aurait pu souhaiter un peu plus de créativité…</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1726718059Joli.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les différentes zones sont vraiment un régal pour les yeux. Que c’est beau !</em></p>

<p> </p>

<p>Enfin, la bande sonore est plutôt réussie : si l’on note peu de thèmes particulièrement notables, les musiques ne sont pourtant jamais trop répétitives, et surtout le monde de Visions of Mana fourmille de petits bruitages donnant vie à l’environnement, avec par exemple des bruits d’insectes même si ceux-ci n’apparaissent pas à l’écran. Les protagonistes sont entièrement doublés pour ce qui est de la quête principale, et l’on note toutefois une adaptation particulièrement réussie en langue anglaise : là où les sous-titres français, plus proches du script original japonais, ont parfois l’air peu naturels, le travail sur le doublage anglais est excellent et donne une véritable identité aux personnages, à leur caractère et à leurs émotions. C’en devient presque dommage lorsqu’on lit les sous-titres français et que l’on perçoit leur pauvreté face à l’adaptation anglaise, un comble ! N’hésitez donc pas à jouer avec les sous-titres anglais plutôt que français, si vous comprenez bien cette langue.</p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un gameplay d’action-RPG mitigé</strong></span></p>

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<p> </p>

<p>Faisant alterner le joueur entre grandes zones et donjons plus étroits, Visions of Mana n’est pas avare en combat, et arbore un gameplay orienté action : chaque groupe d’ennemis est visible dans la zone parcourue, et engager un combat se fait sans transition, ce qui est plutôt agréable. Les habitués de la licence retrouveront le fameux menu en anneaux, une interface nous permettant de sélectionner un objet ou une compétence à utiliser à la volée par le personnage de son choix. Ces personnages, limités à trois parmi cinq au combat, sont tous jouables, et il est même possible de passer de l’un à l’autre à n’importe quel moment ! C’est particulièrement pratique lorsque l’on a besoin d’une compétence en particulier, même si le mode de difficulté par défaut ne nécessite jamais vraiment de réfléchir à notre approche tactique : la plupart du temps, bourrer les combos par défaut permet de se défaire des ennemis plus ou moins rapidement. Malheureusement, la caméra est aux fraises la plupart du temps, ne parvenant pas à suivre l’action et devenant un véritable obstacle à vos mouvements : c’est finalement le plus grand ennemi à affronter tout au long du jeu.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1726718091Anneau.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
L’interface en anneau fait son grand retour.</em></p>

<p> </p>

<p>Les magies apportent un peu de diversité mais sont trop longues à lancer, ce qui résulte en une économie de temps à juste spammer les coups d’épée, alors même que les déplacements et enchaînements sont un peu lourdauds pour de l’action-RPG. Seules quelques affinités élémentaires pourront venir briser cette monotonie, mais la partie combat ne se montre jamais réellement transcendante. Pour remédier à ça, vous disposerez de quelques épreuves plus ardues que le reste, qui vous obligeront à adapter votre stratégie et vos équipements, mais ces défis s’adressent surtout au late-game ou aux complétionnistes. Les combats de boss sont néanmoins appréciables, notamment ceux de la deuxième moitié du jeu qui apportent souvent un concept propre à leur combat.</p>

<p> </p>

<p>La progression dans le jeu se fait via le déblocage de classes pour chaque personnage, ces classes étant associées à un type d’arme spécifique. Avec quarante classes, mais toujours une limite de trois types d’arme par personnage, on obtient quinze façons de jouer différentes, ce qui offre de nombreuses possibilités en matière de personnalisation d’équipe ! On regrettera seulement la limitation du système de classe : les compétences et passifs débloqués pour une classe ne sont utilisables que lorsque cette classe est active, et ce quasiment jusqu’à la fin du jeu. Un comble alors que l’on passe l’intégralité du jeu à vouloir faire disparaître cette fichue limitation, possibilité qui n’arrive que pour…un New Game+. C’est peu surprenant, mais assez dommage, certaines combinaisons étant franchement intéressantes.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1726718115Arborescence.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
L’arborescence élémentaire permet d’améliorer nos classes avec des compétences actives et passives.</em></p>

<p> </p>

<p>Pour ce qui est de l’IA des alliés, leur attitude est personnalisable, et il faut dire que l’IA est terriblement efficace ! En mode normal, il est parfois possible de laisser vos alliés faire tout le travail, vous transformant en simple <em>healer</em> et devenant spectateur de votre victoire. C’est encore plus vrai si vous réalisez de nombreuses quêtes annexes aussi tôt que possible et que votre niveau devient trop avancé comparée à celui de la quête principale. De nombreuses raisons de monter la difficulté, histoire de gagner un peu en challenge.</p>

<p> </p>

<p>Les quêtes annexes ne sont d’ailleurs pas là pour relever le niveau d’écriture de l’histoire principale : inintéressantes au possible hormis quelques quêtes filées, elles sont d’autant plus agaçantes qu’elles demandent la plupart du temps d’aller récupérer des objets sur des monstres que l’on a déjà battu des dizaines de fois, ces objets n’apparaissant qu’une fois la quête activée… Sans doublage, ces quêtes fedex n’offrent pour la plupart aucune récompense intéressante, exception faite de la fin du jeu où l’on peut récupérer les meilleurs équipements.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1726718139IA.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
La stratégie de l’IA alliée est personnalisable, en plus d’être terriblement efficace par défaut.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (13 / 20) : Jouant la carte de lâaction-RPG, Visions of Mana nâest pas le plus dynamique, et pÃ¢tit de sa camÃ©ra Ã  lâouest et de son manque de difficultÃ© en mode normal. Son systÃ¨me de classes est intÃ©ressant, mais ses limites tombent trop tardivement, ne laissant pas le joueur profiter pleinement de ses possibilitÃ©s Ã  moins de relancer une partie en New Game +.</p><p>Graphisme (18 / 20) : Sublime Ã  regarder avec ses couleurs chatoyantes et son level-design taillÃ© pour la dÃ©couverte, Visions of Mana est un vÃ©ritable dÃ©lice pour les yeux, tant dans ses paysages que dans ses animations.</p><p>Bande son (14 / 20) : Si les musiques ne sont pas spÃ©cialement marquantes, la bande sonore fourmille de petits dÃ©tails donnant vie Ã  lâenvironnement, et on soulignera la qualitÃ© du doublage anglais, adaptant avec justesse les dialogues pour y insuffler bien plus de personnalitÃ© que dans le simple script franÃ§ais. Câest rare !</p><p>Durée de vie (14 / 20) : Si le scÃ©nario peut se boucler en une trentaine dâheures en ligne droite, tout explorer et aller chercher tout ce que le jeu a Ã  proposer vous prendra environ 45h. Le jeu propose un New Game + avec plus de possibilitÃ©s en termes de mixage de classes, mais encore faudra-t-il vouloir sây replonger.</p><p>Scénario (6 / 20) : MalgrÃ© un excellent prologue et l'installation rapide d'enjeux scÃ©naristiques forts, le scÃ©nario peine Ã  les approfondir, sans jamais rÃ©ussir Ã  les renverser ni Ã  les sublimer. En rÃ©sulte une deuxiÃ¨me moitiÃ© de jeu qui s'empÃªtre dans un dÃ©roulÃ© peu convaincant, dont la rÃ©solution n'est ni pertinente, ni satisfaisante. Pour un RPG, câest dommage ! Et câest sans mentionner les inspirations lÃ©gÃ¨rement trop prononcÃ©esâ¦</p><p>Conclusion (12 / 20) : Avec un scÃ©nario qui passe complÃ¨tement Ã  cÃ´tÃ© de son potentiel, et un gameplay orientÃ© action qui se montre moyennement convaincant, Visions of Mana nâa que son excellente direction artistique Ã  offrir aux fÃ©rus de RPGs. Difficile ainsi de le recommander chaudement : sans constituer un exÃ©crable moment si vous rÃ©ussissez Ã  passer outre la pauvretÃ© du dÃ©roulÃ© scÃ©naristique, Visions of Mana nâoffre rien de particulier que lâon ne retrouverait pas dans un autre RPG contemporain. On y apprÃ©cie le voyage grÃ¢ce Ã  son identitÃ© visuelle, mais il y a peu de chances pour que Visions of Mana soit un RPG mÃ©morable de votre parcours de joueur. Square Enix parviendront-ils Ã  rÃ©installer durablement la licence avec un futur jeu plus abouti ?</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Cat Quest III</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3367/test-multi-cat-quest-iii</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3367/test-multi-cat-quest-iii</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.67144200+1722941526.jpg</image><pubDate>Tue, 06 Aug 2024 11:56:28 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.67144200+1722941526.jpg"><p style="text-align:justify"><em>Presque 5 ans après la sortie de l’opus précédent, <span style="color:#0000FF"><strong>Cat Quest III</strong></span> nous revient dès le <span style="color:#008080"><strong>8 août 2024</strong></span> sur Playstation 5, Playstation 4, Xbox Series, Xbox One et PC. C’est toujours à <strong>The Gentlebros</strong> que l’on doit le développement de cette suite tandis que l’on retrouve <strong>Kepler Interactive</strong> à l’édition. Comme on ne change pas une recette qui fonctionne, le jeu reste un RPG d’aventure tout mignon en 2,5D, avec cependant quelques nouveautés particulièrement appréciables.</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"><img alt="Cat Quest 3" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1722936402CQ3_Logo-NEW.jpg" style="width:100%" /></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<h2>Un scénario bateau mais efficace</h2>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">Le scénario de ce nouvel opus se résume assez facilement : vous incarnez un chat corsaire qui doit explorer les Char-raïbes afin de retrouver un artefact magique. Cependant, de nombreux dangers se dresseront sur son passage, avec en ligne de mire le Roi des Pirates et sa horde, qui ont le même objectif que vous. C'est simple mais efficace, car le monde qui nous est proposé ici regorge d'aventures diverses, permettant d'alterner très facilement entre avancée de la quête principale et tout un tas de quêtes annexes toutes plus drôles les unes que les autres. On pourra également noter qu'un lien est très habilement fait avec les histoires des opus précédents, bien que nous n'incarnions pas le même personnage, par le biais d'une méta-histoire très très intriguante et qui saura piquer la curiosité des joueurs qui connaissent la série. </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="Cat Quest 3" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1722939146CQ_02.jpg" style="text-align:start; width:100%" />Le monde de Cat Quest III propose un scénario bateau qui doit rester compréhensible pour de jeunes joueurs.</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<h2 style="text-align:justify">Des nouveautés particulièrement appréciables</h2>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">La licence <span style="color:#0000FF"><strong>Cat Quest</strong></span> ayant déjà introduit un grand nombre d'éléments dans son gameplay, on se demandait un peu comment The Gentlebros allait pouvoir se renouveler. Et on peut dire que c'est chose faite, bien que cela reste dans la continuité des opus précédents. Pour commencer, le jeu est là encore jouable en coop locale à l'image de son précédesseur, ce qui constitue une réelle bonne idée tant les jeux jouables en local se font rares. Pour ce qui concerne les nouveautés, on pourra relever le bestiaire toujours plus étoffé et les boss aux patterns très variés, la tour de l'infini qui permet de se confronter à des vagues d'ennemis de plus en plus fortes, et surtout la vraie place qu'occupe votre bateau dans l'aventure. </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">En effet, au fil de votre périple, vous allez découvrir des améliorations pour votre bateau que vous allez pouvoir équiper afin d'augmenter ses munitions, de renforcer sa résistance ou d'ajouter des boulets aux propriétés spéciales. Cela constitue un vrai ajout qui permet d'ajouter une dimension stratégique aux combats de bateaux qui se présenteront à vous. On peut d'ailleurs également utiliser cet argument pour les combats de personnages , avec un total de dix sorts différents que l'on peut utiliser selon le pattern et la résistance élémentaire de notre ennemi ! Enfin, on pourra noter que contrairement aux opus précédents, des zones de scrolling horizontal ont été implémentées, permettant ainsi de varier le gameplay encore un peu plus.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="Cat rQuest 3" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1722937604CQ3_Screenshot_NSW_Ship%20Combat.png" style="width:100%" />Les combats de bateax constituent un élément central du gameplay de Cat Quest III.</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<h2 style="text-align:justify">Des dialogues toujours aussi hilarants</h2>

<h2 style="text-align:justify"> </h2>

<p style="text-align:justify">Le jeu prenant le parti de ne pas posséder de dialogues audio, il est indispensable de lire tout les échanges écrits pour bien comprendre les subtilités que l'histoire propose. Et on peut dire que les développeurs se sont lâchés sur ce point ! En effet, le jeu propose tout un tas de jeux de mots et de références à la pop-culture, que cela soit dans les noms des différents éléments ou dans les conversations que peuvent avoir les personnages. La meilleure pour nous étant la référence à un groupe de rock bien connu, que nous vous laisssons découvrir.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Cela donne énormément de relief au jeu et permet de ne pas du tout s'ennuyer, car nous sommes toujours en attente d'un nouveau trait d'humour qui va apparaître de nulle part et nous faire souffler du nez. <span style="color:#0000FF"><strong>Cat Quest III</strong></span> sait tenir le joueur en haleine non pas par le suspense ou la tension, mais par l'attente que suscite le ton employé dans le jeu, et c'est un réel plaisir.</p>

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<p style="text-align:center"><em><img alt="Cat Quest III" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1722938034CQ3_Screenshot_NSW_Catuga.jpg" style="width:100%" />Catuga, Chat-raïbes, les dialogues sont toujours plus immaginatifs pour nous faire sourrire.</em></p>

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<h2 style="text-align:justify">Une direction artistique mignonne au possible</h2>

<h2 style="text-align:justify"> </h2>

<p style="text-align:justify">Comme à l'accoutumée lorsque l'on parle de <span style="color:#0000FF"><strong>Cat Quest</strong></span>, on peut de nouveau découvrir une direction artistique emplie de choses mignonnes tout plein. Si le character design des différents personnages rencontrés est particulièrement haut en couleurs, les paysages, dessinés de manière un peu enfantine, renforcent l'aspect adorable du titre. Si on ajoute à cela une bande son entrainante et des effets visuels hyper colorés, on obtient un petit bijou qui saura satisfaire petits et grands ! Enfin, on ne le dira jamais assez concernant cette licence mais le fait de marcher littéralement sur la map, c'est génial !</p>

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<p style="text-align:center"><em><img alt="Cat Quest 3" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1722939756CQ3_Screenshot_NSW_Mage%20Shop.jpg" style="width:100%" />Sachant alterner entre zones sombres et plus confinées, et zones ultra-colorées, Cat Quest tire son épingle du jeu au niveau artistique.</em></p>

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<h2 style="text-align:justify">Une durée de vie raisonnable </h2>

<h2 style="text-align:justify"> </h2>

<p style="text-align:justify">Si on met en parallèle la durée de vie du jeu avec son prix de ventre conseillé (19.99€ en démat, 29.99€ en version physique), le jeu a une durée de vie plutôt raisonnable bien qu'un peu courte. Comptez environ cinq heures pour terminer le scénario principal et encore autant pour compléter les activités annexes. Parmi elles, vous retrouverez des combats de boss, des énigmes à élucider avec parfois des indices à trouver ou à interpréter d'une certaine manière pour réussir, et des donjons qui permettront de collecter des trésors. Pour notre part, nous avons mis une petite dizaine d'heures en coop pour terminer le jeu et collecter les 162 trésors disponibles, ce qui est plutôt honnête.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="Cat Quest 3" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1722941087CQ_05.jpg" style="width:100%" /><em>De nombreuses quêtes et énigmes vous attendent.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (18 / 20) : Un jeu trÃ¨s facile Ã  prendre en main et avec un gameplay plutÃ´t riche de par la multitude de sorts disponibles et la possibilitÃ© de jouer sur la terre ferme et sur son bateau. De plus, le jeu offre un aspect stratÃ©gique bien apprÃ©ciable.</p><p>Graphisme (14 / 20) : Bien que cela soit joli Ã  regarder, les graphismes sont plutÃ´t pour de la Nintendo Switch que pour de la console current gen. Cependant, les dessins sont rÃ©ussis et les dÃ©cors sont agrÃ©ables Ã  regarder.</p><p>Bande son (14 / 20) : La bande son renforce trÃ¨s bien le cÃ´tÃ© action et aventure du jeu, avec des pistes plus rythmÃ©es sur les boss et plus lentes sur les phases d'exploration. Cela reste un peu enfantin mais c'est la direction artistique du titre, et cela reste donc cohÃ©rent avec le reste.</p><p>Durée de vie (13 / 20) : Si le jeu peut paraÃ®tre court au premier abord, avec un scÃ©nario principal assez vite terminÃ©, Cat Quest III est typiquement le genre de jeu qui devrait ravir les chasseurs de trophÃ©es et autres complÃ©tionnistes. De toutes faÃ§ons, c'est en allant fouiller partout et en dÃ©couvrant tous les secrets que le jeu propose que l'on profite rÃ©ellement de ce dernier.</p><p>Scénario (12 / 20) : Histoire assez banale, mais qui fonctionne. Le hÃ©ros part en quÃªte d'un prÃ©cieux artefact, poursuivi par les mÃ©chants qui veulent la mÃªme chose que lui. A noter toutefois, la mÃ©ta-histoire qui lie les 3 opus de Cat Quest est bien plus grave et intÃ©ressante selon nous.</p><p>Conclusion (17 / 20) : Il se sera fait attendre pendant prÃ¨s de cinq ans, et c'est encore une rÃ©ussite. Cat Quest III a su tirer son Ã©pingle du jeu pour devenir un vrai jeu d'aventure auquel petits et grands prendront du plaisir Ã  jouer. De plus, la fin semble annoncer des Ã©vÃ¨nements pour une potentielle suite qui devrait Ãªtre encore plus captivante !</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Duck Detective: The Secret Salami</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3366/test-multi-duck-detective-the-secret-salami</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3366/test-multi-duck-detective-the-secret-salami</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.88420700+1718404085.png</image><pubDate>Sat, 15 Jun 2024 00:28:05 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.88420700+1718404085.png"><p><em>C’était fin 2021 que sortait <span style="color:#0000CD">Kraken Academy!!</span>, le premier jeu du studio <strong>Happy Broccoli Games</strong>, avant de remporter le prix du Meilleur Design aux German Computer Game Awards. Le studio revient désormais sur le devant de la scène avec leur nouveau titre <strong><span style="color:#0000CD">Duck Detective: The Secret Salami</span></strong>, sorti le 23 mai 2024 sur Nintendo Switch et PC via Steam. Tirant son inspiration d’œuvres telles que <span style="color:#0000CD">The Case of the Golden Idol</span>, <span style="color:#0000CD">Return to the Obra Dinn</span>, ou encore </em>Aggretsuko<em>, cette aventure narrative casse-t-elle trois pattes à un canard ? Posez-vous au coin-coin du feu, et découvrez la réponse en test !</em></p>

<p><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1718403886Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Un canard à forte capacité de dé-duck-tion</strong></span></p>

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<p>Le titre nous fait incarner Eugene McQuacklin, canard détective de profession ne pouvant plus compter que sur quelques Schmarks – la monnaie du jeu- pour seul pécule. Appelé par la société de bus locale pour résoudre la mystérieuse disparition du déjeuner des employés, notre protagoniste se retrouvera très vite embarqué dans une affaire aux enjeux le dépassant, avec une bonne dose d’humour absurde. Preuve en est que s’il est quasiment fauché, c’est avant tout car notre détective a développé une addiction au pain alors qu’il tentait de se remettre de ses difficultés amoureuses ! Mais bien décidé à rebondir, vous dépenserez vos derniers deniers afin de vous rendre sur les lieux du crime, et empocher la récompense liée à cette enquête…</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1718403931Roman%20noir.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Un début d’aventure bien difficile pour notre détective.</em></p>

<p> </p>

<p>Parodiant le genre du roman noir, Duck Detective met en scène une galerie de personnages aussi intéressants que déjantés, explorant leurs intérêts personnels qui ne vont pas toujours de pair avec votre investigation. Les interroger vous obligera à écouter leurs divagations, Eugene McQuacklin notant quelques mots-clés sur son carnet au fil des dialogues. Car c’est en réunissant ces mots-clés que vous pourrez, peu à peu, formuler des réponses à toutes les questions que l’intrigue pose. Et pour en obtenir davantage, vous pourrez poser des questions sur des objets spécifiques, ainsi que passer vos interlocuteurs à la loupe pour récolter des indices sur eux. Une fois que vous en aurez obtenu suffisamment, il vous faudra remplir un texte à trous avec ces indices afin de passer à la question suivante, et faire avancer l’enquête jusqu’à sa résolution.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1718403955Enigme.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
On se sert des mots-clés récoltés pour tenter de répondre aux questions faisant progresser l’enquête.</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Le mystère du salami se déguste trop rapidement</strong></span></p>

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<p>En effet, Duck Detective: The Secret Salami est une expérience vidéoludique courte : il faut compter entre deux et trois heures pour en voir le bout. Ce n’est pas un défaut du jeu dans le sens où il sait s’arrêter au bon moment sans trop en faire, mais chacun des éléments du titre sont si efficaces que l’on aurait voulu en profiter plus longuement. De plus, le genre de l’enquête ne permet aucune rejouabilité : une fois l’intrigue démêlée, il n’y a plus rien à découvrir, et il faudra attendre d’avoir tout oublié pour trouver un intérêt à relancer le jeu.</p>

<p>Pour un titre proposé à 9,99€, Duck Detective est d’ailleurs particulièrement réussi, voire généreux ! S’il n’est disponible que dans la langue de Shakespeare, on retiendra le doublage intégral de très bonne facture rendant compte du ton humoristique global, associé à une patte graphique léchée jusque dans les menus du titre. Entièrement dessinés à la main, les personnages et le décor contrastent avec le sérieux grandissant de l’enquête aux multiples rebondissements.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://consolefun.fr/upload/images/1718403994IndicesPerso.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Passer les personnages à la loupe permet de trouver d’amusants et cruciaux indices !</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (13 / 20) : Notre cher Eugene se prend facilement en mains, et on ne rencontre pas de problÃ¨me particulier au fil de lâenquÃªte.</p><p>Graphisme (17 / 20) : Avec une patte artistique colorÃ©e et soignÃ©e jusque dans les menus, le titre est plaisant Ã  parcourir et contraste avec le genre quâil parodie.</p><p>Bande son (14 / 20) : Duck Detective nous propose un doublage intÃ©gral de haute volÃ©e, ce qui est trÃ¨s apprÃ©ciable. Les musiques, plutÃ´t discrÃ¨tes, se contentent dâaccompagner le dÃ©roulement de lâenquÃªte.</p><p>Durée de vie (8 / 20) : Se terminant en deux heures, trois maximum, le jeu est court, voire trop court. Son humour et son charme global nous auraient donnÃ© envie plus nous y attarder.</p><p>Scénario (14 / 20) : Dâune situation initiale absurde, Duck Detective enchaÃ®ne les rebondissements et se paie le luxe dâaborder quelques thÃ¨mes plutÃ´t sÃ©rieux ! Le casting de personnages donne corps Ã  lâintrigue, et lâon prend beaucoup de plaisir Ã  percer Ã  jour le secret du salami.</p><p>Conclusion (14 / 20) : Parodiant avec habiletÃ© le genre du roman noir, Duck Detective: The Secret Salami propose une enquÃªte bien ficelÃ©e et pleine de rebondissements. IntÃ©gralement doublÃ©e, le casting de personnages est particuliÃ¨rement efficace, avec une intelligente dose dâhumour tout en abordant parfois des thÃ©matiques plus profondes. LâexpÃ©rience est, malheureusement, aussi plaisante que courte, dans un genre qui ne permet aucune rejouabilitÃ©.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Final Fantasy XVI : The Rising Tide</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3365/test-PS5-final-fantasy-xvi-the-rising-tide</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3365/test-PS5-final-fantasy-xvi-the-rising-tide</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/PS5/0.48302100+1713705313.jpg</image><pubDate>Sun, 21 Apr 2024 15:15:13 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/PS5/0.48302100+1713705313.jpg"><p style="text-align:justify"><em>Un peu plus de quatre mois après la sortie de son premier contenu additionnel, <strong><span style="color:#0000CD">Final Fantasy XVI</span></strong> nous revient avec une nouvelle extension intitulée <span style="color:#0000CD"><strong>The Rising Tide</strong></span>. Disponible depuis le <span style="color:#008080"><strong>19 avril 2024</strong></span>, cette nouvelle aventure place à nouveau le joueur dans la peau de Clive Rosfield, principal protagoniste du scénario originel, accompagné de son équipe habituelle. C’est un peu avant la fin du jeu de base que prennent place les évènements au cours desquels Clive reçoit une lettre anonyme qui lui parle du Peuple de l’Eau, un peuple aux yeux bleus et aux cheveux blancs dont l’existence n’est plus certaine à l’heure où l’action se déroule. Cette extension vaut-elle la peine de se replonger dans les contrées de Valisthéa ? C’est ce que nous allons tenter de découvrir !</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"><em><img alt="FF16 The Rising Tide" src="https://consolefun.fr/upload/images/1713703503ff16-the-rising-tide.jpg" style="width:830px" /></em></p>

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<p style="text-align:justify"> </p>

<h2 style="text-align:justify"><strong>Un contenu un peu plus vaste que la précédente extension</strong></h2>

<h2 style="text-align:justify"> </h2>

<p style="text-align:justify">Si nous avions déploré la trop faible durée de vie de l’extension précédente, <span style="color:#0000CD"><strong>The Rising Tide</strong></span> rattrape un peu le coup en offrant un contenu un peu plus étoffé que son prédécesseur. Ainsi, outre les quêtes qui composent la trame principale de ce nouvel arc narratif, on pourra retrouver une dizaine de quêtes annexes, une nouvelle épreuve et un nouveau mode de jeu, « <em>le Portail de Kairos</em> » qui demande d’affronter des vagues de monstres successives et offre la possibilité d’améliorer ses caractéristiques au fur et à mesure. On pourra noter que ce mode de jeu n’est disponible qu’après avoir bouclé la quête principale.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Autres éléments que nous pouvons ajouter à la liste, <span style="color:#0000CD"><strong>The Rising Tide</strong></span> propose une toute nouvelle zone, ainsi que de nouvelles capacités liées à un tout nouveau primordial bien connu des aficionados de la licence : Léviathan et sa magie de l’eau ! De quoi varier un peu le gameplay du titre et tenir en haleine les joueurs, plutôt déçus par la précédente aventure.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="The Rising Tide" src="https://consolefun.fr/upload/images/17137036792117788262_TheRisingTide.jpg.fcab1f38dbe4c3a7d6b689f8d9b3b053.jpg" style="width:100%" /><em>Les ajouts sont plus concrets que lors de l'extension précedente</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<h2 style="text-align:justify"><strong>Un scénario plutôt léger</strong></h2>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Si vous ne souhaitez pas connaître la teneur des évènements qui se produisent dans <span style="color:#0000CD"><strong>The Rising Tide</strong></span>, nous vous recommandons de passer directement au chapitre suivant. Pour ceux qui souhaitent malgré tout lire cette partie, sachez que nous resterons volontairement vague afin de ne pas divulgâcher la suite de votre aventure.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">L’histoire relatée dans cette extension se résume assez rapidement : Clive reçoit un courrier anonyme lui demandant de sauver Léviathan. Surpris, il décide de suivre les indices contenus dans la lettre et de se rendre dans la nouvelle région de Mysidia, laquelle est caractérisée par son magnifique ciel bleu et sa forêt abondante. Ils vont ainsi rencontrer le peuple du Nord, et devront creuser les secrets autour de la disparition de Léviathan… Cela fait finalement peu de grain à moudre pour tenir le joueur en haleine plus de quelques heures…</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="The Rising Tide" src="https://consolefun.fr/upload/images/1713703791final-fantasy-16-the-rising-tide.jpg" style="width:100%" /><em>Le peuple du Nord joue un rôle prépondérant dans cette nouvelle aventure</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<h2 style="text-align:justify"><strong>Une durée de vie assez courte</strong></h2>

<h2 style="text-align:justify"> </h2>

<p style="text-align:justify">Comme nous vous l’indiquions, le manque de nouvelles fonctionnalités et la rapidité d’exécution du scénario font que cette extension (vendue au prix de 19,99€) sera vite complétée. En effet, bien que plus conséquent que <span style="color:#0000CD">Echoes of the Fallen</span>, <span style="color:#0000CD"><strong>The Rising Tide</strong></span> laisse le même arrière-goût que son prédécesseur car son prix est le double de ce dernier… Il est cependant important de noter que nous avons réalisé l’entièreté de ce DLC en difficulté Fantaisie Finale, et que cela a pu légèrement allonger notre expérience de jeu, surtout sur le Portail de Kairos dont la difficulté est trop punitive à notre goût et que nous avons vite lâché…Même sans cela, nous avons cependant passé entre 6 et 8 heures sur cette extension.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="The Rising Tide" src="https://consolefun.fr/upload/images/1713704112Final-Fantasy-16-The-Rising-Tide-Review-Un-voyage.jpg" style="width:100%" /><em>Bien que courte, cette extension a su faire plaisir aux joueurs en intégrant enfin Léviathan</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<h2 style="text-align:justify"><strong>Une direction artistique hyper soignée</strong></h2>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Là encore, <strong>Square Enix</strong> a soigné la direction artistique de son nouveau contenu en offrant une magnifique nouvelle zone qui se démarque radicalement de ce que nous avons l’habitude de voir. Les évènements qui se tiennent ici montrent une certaines gravité, les ennemis proposés sont tous plus menaçants les uns que les autres, bien que l’on regrettera là encore l’effet couloir déjà prédominant dans Valisthéa et qui laisse peu de place à l’exploration.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Si on ne retiendra rien d’exceptionnel en matière d’ennemis et de combats, on pourra cependant souligner certaines batailles, dont l’affrontement final, d’une difficulté bien plus élevée que le reste, qui est absolument magnifique. Les chorégraphies de combat sont très travaillées, les effets visuels sont très réussis, rendant ainsi l’affrontement final très spectaculaire.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="The Rising Tide" src="https://consolefun.fr/upload/images/1713704462Final-Fantasy-16-The-Rising-Tide-cover.jpg" style="width:822.4px" /></p>

<p style="text-align:center"><em>Le gardien de la cité suspendue demeurera l'un de vos plus puissants adversaires</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (15 / 20) : N'apportant que peu d'Ã©lÃ©ments d'un point de vue gameplay, cette extension reste sur la lignÃ©e du jeu de base, avec ses combats trÃ¨s nerveux et la variÃ©tÃ© de pouvoirs disponibles, en ajoutant les capacitÃ©s de LÃ©viathan.</p><p>Graphisme (15 / 20) : Comme c'est le cas en ce qui concerne le gameplay, les graphismes sont du mÃªme niveau que le jeu de base. On peut cependant souligner la qualitÃ© de la modÃ©lisation des nouveaux monstres, qui sont d'une beautÃ© notable.</p><p>Bande son (15 / 20) : Comme pour le contenu additionnel prÃ©cÃ©dent, la bande son est trÃ¨s rÃ©ussie mais ne brille pas par son originalitÃ©.

</p><p>Durée de vie (10 / 20) : Avec un peu plus de variÃ©tÃ© ici, nous avons dÃ©cidÃ© d'ajouter trois points de note par rapport au contenu prÃ©cÃ©dent. Une nouvelle zone Ã  explorer, quelques quÃªtes annexes, quelques nouvelles Ã©preuves mais cela reste bien lÃ©ger pour le prix affichÃ© (19.99â¬).</p><p>Scénario (12 / 20) : Bien que le scÃ©nario soit plutÃ´t court, il a le mÃ©rite d'Ãªtre un peu plus original que celui de Echoes of the Fallen. La narration est toujours au top et certains Ã©vÃ¨nements devraient directement toucher les joueurs au cÅur.</p><p>Conclusion (13 / 20) : The Rising Tide constitue une aventure plutÃ´t oubliable, qui n'apporte finalement que trÃ¨s peu de chose au matÃ©riau d'origine. En plus de cette nouvelle zone particuliÃ¨rement jolie, les nouveaux boss proposÃ©s ici ont le mÃ©rite d'Ãªtre trÃ¨s stimulants et travaillÃ©s. Cependant, c'est trop lÃ©ger vu le tarif appliquÃ© pour se procurer ce contenu additionnel, qui Ã©tait pourtant rempli de promesses lors de son annonce.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Go Mecha Ball</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3364/test-multi-mecha-ball</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3364/test-multi-mecha-ball</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.16572000+1707260493.jpg</image><pubDate>Tue, 06 Feb 2024 19:48:44 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.16572000+1707260493.jpg"><p><em>Les jeux hybrides sont devenus monnaie courante aujourd'hui, notamment sur la scène indépendante. Ils renouvellent nos expériences de jeu en fusionnant des formules éprouvées depuis des années. Le liant préféré des développeurs est le genre du roguelite qui ravive sans cesse l'intérêt du joueur avec la sauvegarde d'une fraction de sa progression après chaque </em>game over<em>, ainsi que des générations procédurales qui, à leur tour, permettent des parties toujours différentes. <span style="color:#0000FF"><strong>Go Mecha Ball</strong></span>, le dernier titre de <strong>Whale Peak Games</strong>, a été présenté par son éditeur <strong>Super Rare</strong> comme un twin-stick shooter avec des éléments arcade et roguelite où, comme dans un jeu de flipper, il est possible de se transformer en boule et de rebondir sur le décor et les ennemis — un concept aussi intrigant qu'accrocheur qui a naturellement titillé la curiosité de la rédaction !</em></p>

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<p><img alt="" src="/upload/images/1707228939Title.jpg" style="width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Roulez-boulez !</strong></span></p>

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<p>Chanapan et ses amis félins s'amusaient tranquillement jusqu'à ce qu'un portail interdimensionnel déverse des robots hostiles partout sur la planète. Réfugiés sous terre, les chats mirent au point des armures d'un nouveau genre capables de soulever des armes lourdes et de se métamorphoser... en boule ! Ne servant que de contexte et de prétexte à l'action, le scénario de Go Mecha Ball n'ira jamais plus loin que ces quelques lignes.</p>

<p> </p>

<p>Sans attendre, le joueur se retrouve donc aux commandes d'une armure transformable dont il comprend rapidement les déplacements élémentaires et l'inertie irréprochable. La bête de fer est domptée au bout de quelques minutes de jeu grâce à la simplicité des contrôles : un stick pour bouger le personnage, un second pour viser, une gâchette pour tirer et une deuxième pour se mettre en boule. Cette transformation permet des déplacements plus rapides et plus précis, et bien qu'elle prive le joueur de tirer, elle ne l'empêche pas de détruire les vilaines boîtes de conserve qui lui font face. En effet, en empruntant des rampes spéciales, en percutant des bumpers jaunes ou en utilisant le turbo (une capacité que l'on peut utiliser toutes les deux secondes), la boule prend de la vitesse et inflige des dégâts à quiconque se dresse face à elle. De plus, heurter un ennemi avant qu'il ne frappe fait systématiquement apparaître des munitions sur le terrain. Il s'agit donc d'une mécanique de jeu amusante et nécessaire pour ne pas tomber en rade de balles.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1707241728Boss2.jpg" style="width:100%" /><em>Il est possible de ramasser à loisir les pistolets que les ennemis laissent parfois tomber après leur destruction. Même s'il ne peut s'en équiper que de deux maximum, le joueur peut s'adapter efficacement à certaines situations en changeant d'armes.</em></p>

<p> </p>

<p>La dynamique grisante des combats en arène est favorisée par un level design excellement soigné, quoique légèrement entravée par le placement de la caméra qui, certes logique pour un twin-stick shooter, fausse parfois les distances lorsque l'on souhaite atterrir à un emplacement précis ou sur un ennemi après s'être envolé haut dans les airs. Beaucoup d'indications visuelles informent activement le joueur de ce qui se déroule à l'écran malgré le chaos qui peut y être affiché, tandis que la bande sonore assure avec entrain ses performances (entendre un tir de fusil à pompe ou le bruit d'un ennemi qui explose est toujours réjouissant).</p>

<p> </p>

<p>Malgré quelques problèmes de lisibilité, les affrontements sont généralement jouissifs tant leur flow est bon. Et pourtant... Ils lassent.</p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Les rudiments d'une bou(c)le</strong></span></p>

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<p>La routine de Go Mecha Ball est instaurée dès la première partie : on entre dans un niveau, puis on y affronte successivement trois vagues d'adversaires. Une fois la menace anéantie, on choisit selon un tirage aléatoire une capacité (bouclier, barrage de missiles...) ou une amélioration (augmentation des dégâts, de la barre de vie...) pour son armure, puis on change de niveau. Passé trois niveaux, on s'oppose à un boss. Lorsque l'on défait quatre boss, la partie est terminée et un nouveau cran de difficulté se débloque.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1707244577Shop.jpg" style="width:100%" /><em>Avant de se mesurer à un boss, le joueur accède à une boutique qui étale trois objets aléatoires (pack de munitions, fiole de soin, capacité, fusil ou amélioration). Il est impossible de réinitialiser les articles contre de l'argent, ce qui est problématique lorsque l'on manque cruellement de santé ou de balles...</em></p>

<p> </p>

<p>En augmentant la difficulté d'un jeu, le joueur est en droit de s'attendre à de nouveaux défis, à des ennemis inédits, à un boss caché, à des patterns originaux ou à des barres de vie plus grandes, mais dans Go Mecha Ball, les adversaires ont seulement le droit à un bonus supplémentaire à chaque rang de difficulté (un robot qui émet un champ de guérison pour ses compagnons, une machine qui invoque d'autres ennemis quand on la détruit, etc.). Le reste ne change pas d'un iota, et on s'en rend malheureusement trop vite compte : les arènes sont toujours les mêmes et la disposition des ennemis aussi.</p>

<p> </p>

<p>Alors que des cartes générées aléatoirement auraient pu suffire à inciter le joueur à participer encore et encore aux batailles nerveuses de Go Mecha Ball, l'absence d'une évolution de personnage se fait violemment ressentir. En effet, même s'il existe quatre personnages jouables aux caractéristiques différentes (mais hélas à peine décelables manette en mains), aucun d'entre eux ne va gagner en puissance après une défaite ou une victoire. Aussi, il est impossible de choisir son équipement en début de partie, ce qui pourrait pourtant aider les joueurs les moins expérimentés à appréhender les nouvelles difficultés.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1707258879Amelio.jpg" style="width:100%" /><em>Les seules variations observées d'une partie à l'autre sont l'ordre dans lequel apparaissent les arènes, ainsi que le tirage aléatoires des capacités et des améliorations entre chaque niveau qui peut changer drastiquement notre façon d'approcher les adversaires.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Le jeu étant parfois ardu, il n'est pas rare de mourir et de devoir tout refaire. Et une partie entière durant généralement 50 minutes (40 pour les plus rapides et les plus chanceux), il est pénible de constamment reproduire quasi à l'identique les mêmes 18 ou 30 minutes plusieurs fois d'affilée (le plus souvent parce que l'on bloque contre un boss).</p>

<p> </p>

<p>Absolument rien n'encourage le joueur à recommencer Go Mecha Ball dans différentes difficultés malgré la promesse d'une "vraie fin" en terminant le jeu dans son niveau de difficulté maximal. Mais l'intérêt d'une pareille conclusion (se limitant d'ailleurs à deux illustrations et à un écran de félicitations) est rapidement remis en question puisqu'il n'y a pas de narration, ni de scénario...</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1707254795Gacha.jpg" style="width:100%" /><em>En massacrant les ennemis, on récolte des pièces d'or pour le marchand, mais aussi des jetons bleus que l'on conserve même après la mort. Ces jetons peuvent être dépensés en début de partie pour débloquer des capacités, des améliorations et des armes. Pas d'aléatoire ici non plus : tout se débloque dans un ordre précis. Ce qui signifie que les meilleures améliorations ne sont disponibles qu'en fin de partie et ne sont accessibles qu'aux plus chanceux qui tomberont au hasard sur elles entre les niveaux.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : Soyons clairs, le gameplay de Go Mecha Ball est excellent : les combats sont dynamiques, fun et nerveux. L'aspect twin-stick shooter fonctionne Ã  merveille, en plus de proposer une transformation originale en bille capable de rebondir un peu partout et de faire des combos satisfaisants comme mÃ©canique de jeu principale. Instinctivement, on passe du pistolet Ã  la forme de boule en un Ã©clair pour dÃ©truire les hordes robotiques. On s'approprie les arÃ¨nes rapidement et on prend plaisir Ã  cabosser les ennemis.
<br>Mais ce rogue-lite unique n'a d'alÃ©atoires que les choix d'Ã©quipement en cours de jeu. L'important manque de contenu inflige au joueur une boucle de gameplay assommante malgrÃ© une jouabilitÃ© hors pair â une ironie dont on se serait bien passÃ©.</p><p>Graphisme (15 / 20) : Sans Ãªtre incroyable, le jeu assure le spectacle en plus de proposer une direction artistique adorable. On notera cependant quelques problÃ¨mes de lisibilitÃ©. Il est par exemple difficile de jauger les distances lorsque notre personnage est en l'air, tandis que certains combats sont parfois un peu trop chargÃ©s visuellement.</p><p>Bande son (14 / 20) : Les musiques Ã©lectro sont difficilement mÃ©morables, mais elles accompagnent Ã  merveille la frÃ©nÃ©sie des batailles et les mouvements rapides de notre bille. Certains bruitages, tels que les tirs de fusil Ã  pompe et la destruction des ennemis, sont rÃ©ellement gratifiants.</p><p>Durée de vie (6 / 20) : En dÃ©pit de son gameplay excellent, Go Mecha Ball ne propose qu'un seul et unique mode de jeu qui est malheureusement rÃ©pÃ©titif au possible. Recommencer maintes fois plusieurs dizaines de minutes de jeu devient insoutenable, et malgrÃ© les nombreux gadgets et les amÃ©liorations Ã  dÃ©bloquer aprÃ¨s une partie, le fait de ne pas pouvoir les Ã©quiper avant de lancer une nouvelle <i>run</i> et d'attendre que l'alÃ©atoire se charge de nous donner le droit de les utiliser rend cette progression obsolÃ¨te.
<br><b>Les sentiments d'Ã©volution et de satisfaction manquent Ã  l'appel.</b>
<br>Mais mÃªme si rien n'incite le joueur Ã  rester sur Go Mecha Ball (Ã  part l'ivresse des combats), faire des petites sessions de jeu de temps Ã  autres est sans aucun doute la meilleure faÃ§on d'apprÃ©cier le bÃ©bÃ© de Whale Peak Games.</p><p>Scénario (5 / 20) : Le scÃ©nario de Go Mecha Ball n'est qu'un prÃ©texte Ã  l'action, mais avec plus de prÃ©sence et de dÃ©veloppement, il aurait pu sauver le jeu de sa rÃ©pÃ©titivitÃ© en donnant un enjeu au joueur â un objectif l'incitant Ã  poursuivre l'aventure dans toutes les difficultÃ©s possibles.</p><p>Conclusion (12 / 20) : MalgrÃ© un gameplay solide et un level design Ã©tudiÃ©, Go Mecha Ball manque tristement de contenu et de rejouabilitÃ©, la faute Ã  l'absence totale d'un quelconque sentiment de progression. Un mode Survie ou un mode de construction de niveaux auraient pu profiter au jeu, mais seule la frustration de ne pas pouvoir recommencer un jeu au potentiel si grand subsistera dans le cÅur du joueur, lassÃ© depuis trop longtemps dÃ©jÃ .</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Final Fantasy XVI : Echoes of the Fallen</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3362/test-PS5-final-fantasy-xvi-echoes-the-fallen</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3362/test-PS5-final-fantasy-xvi-echoes-the-fallen</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/PS5/0.40510700+1702724546.jpg</image><pubDate>Sat, 16 Dec 2023 12:01:43 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/PS5/0.40510700+1702724546.jpg"><p style="text-align:justify"><em>Environ six mois après la sortie du jeu, <span style="color:#0000CD"><strong>Final Fantasy XVI</strong></span> nous revient avec une extension intitulée <span style="color:#0000CD"><strong>Echoes of the Fallen</strong></span>. Disponible depuis le <span style="color:#008080"><strong>8 décembre 2023</strong></span>, cette nouvelle aventure place à nouveau le joueur dans la peau de Clive Rosfield, principal protagoniste du scénario originel, accompagné de son équipe habituelle. C’est un peu avant la fin du jeu de base que prennent place les évènements au cours desquels on rapporte à Clive l’existence de cristaux noirs jusqu’alors inconnus, et qui semblent pulluler sur le marché depuis quelques temps. Cette extension vaut-elle la peine de se replonger dans les contrées de Valisthéa ? C’est ce que nous allons tenter de découvrir !</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"><img alt="Echoes of the Fallen" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1702722582FFXVI_MediaKit_01_png_jpgcopy.jpg" style="width:100%" /></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<h3 style="text-align:justify"><span style="font-size:18px"><strong>De bien maigres ajouts</strong></span></h3>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">La liste des ajouts apportés par cette nouvelle extension est plutôt légère. En effet, <span style="color:#0000CD"><strong>Echoes of the Fallen</strong></span> n'introduit aucune nouvelle mécanique de jeu ni nouveau pouvoir. On ne pourra noter que la présence de quelques nouveaux accessoires et équipements, ainsi que de quelques ennemis dont le pattern a été changé. Le seul véritable apport de ce DLC est le tout nouveau donjon : la Tour des Sages. Ce dernier est particulièrement réussi et constitue sans doute l'un des meilleurs donjons de tout Valisthéa.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Echoes of the Fallen" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1702722658FFXVI_MediaKit_04_png_jpgcopy.jpg" style="width:100%" /><em>La Tour des Sages constitue la seule réelle nouveauté de cette extension.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<h3 style="text-align:justify"><span style="font-size:18px"><strong>Un scénario plutôt léger</strong></span></h3>

<p> </p>

<p style="text-align:justify"><span style="color:#800080"><em>Si vous ne souhaitez pas connaître la teneur des évènements qui se produisent dans Echoes of the Fallen, nous vous recommandons de passer directement au chapitre suivant. Pour ceux qui souhaitent malgré tout lire cette partie, sachez que nous resterons volontairement vagues afin de ne pas divulgâcher la suite de votre aventure.</em></span></p>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">L’histoire relatée dans cette extension se résume assez rapidement : il faut retrouver l’origine des étranges cristaux qui circulent sur le marché noir et dont Clive n’a jamais entendu parler. Très vite, on découvrira que ces cristaux sont le fruit d’expériences réalisées par les Célestes afin de reproduire un cristal-mère artificiel, dans le but de créer des armes de guerre surpuissantes. C’est donc en traversant les différents protocoles de sécurité de la Tour des Sages que le joueur affrontera lesdites expériences dont le rôle est de protéger le fameux cristal-mère. Cela fait finalement peu de grain à moudre pour tenir le joueur en haleine plus de quelques heures…</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Echoes of the Fallen" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1702723105WCCFfinalfantasy1672.jpg" style="width:100%" /><em>Les marchands qui exploitent les cristaux noirs constituent l'élement déclencheur de l'intrigue.</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<h3 style="text-align:justify"><strong>Une durée de vie assez courte</strong></h3>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Comme nous vous l’indiquions, le manque de nouvelles fonctionnalités et la rapidité d’exécution du scénario font que cette extension (vendue au prix de 9,99€) sera vite complétée. En effet, il nous aura fallu un peu moins de trois heures pour terminer le tout nouveau donjon implémenté pour l’occasion, en difficulté maximale. Cependant, La Tour des Sages constitue sans doute le donjon le plus agréable à terminer de toute l’aventure. En effet, avec trois mini-boss et un boss final dont le combat est plutôt épique (et qui devrait rappeler des souvenirs aux fans de la licence), la Tour des Sages a su se démarquer des autres zones parcourues jusque-là.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Echoes of the Fallen" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1702723311FFXVI_MediaKit_02_png_jpgcopy.jpg" style="width:100%" /><em>Le fameux cristal-mère articificiel sera vite trouvé vu la durée de vie de cette extension.</em></p>

<p> </p>

<h3><span style="font-size:18px"><strong>Une direction artistique hyper soignée</strong></span></h3>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">Nous voici sur le gros point fort d'<span style="color:#0000CD"><strong>Echoes of the Fallen</strong></span> : sa direction artistique et notamment la beauté de son nouveau donjon. En effet, la Tour des Sages est vraiment magnifique et nous montre les sublimes architectures que nous avions pu entrevoir dans les Vestiges des Célestes du jeu de base. L’ambiance y est aussi pesante que mystérieuse, les ennemis proposés sont tous plus menaçants les uns que les autres, bien que l’on regrettera là encore l’effet couloir déjà prédominant dans Valisthéa et qui laisse peu de place à l’exploration.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Echoes of the Fallen" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1702723498FFXVI_MediaKit_05_png_jpgcopy.jpg" style="width:100%" /><em>Les couleurs violacées de l'environnement renforcent l'atmosphère pensante du nouveau donjon.</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">En ce qui concerne les ennemis, les patterns de combat sont très réussis, notamment pour le boss de fin, et il faudra sans doute vous y reprendre à plusieurs fois pour en venir à bout. Le challenge proposé ici provoque un vrai sentiment de satisfaction, d’autant plus que le combat demeure épique grâce notamment à une reprise très réussie d’un thème sonore bien connu des fans de Final Fantasy XIV. Que les moins téméraires se rassurent, il n'y a rien d'insurmontable ici et nous n'avons personnellement pas eu le temps de ressentir de la frustration malgré plusieurs tentatives en mode Fantaisie Finale.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Echoes of the Fallen" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1702723839sigma-ff16.jpeg" style="width:100%" /><em>Bien malin qui pourra deviner la prochaine embûche sur la route de nos héros.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : N'apportant strictement rien d'un point de vue du gameplay, Echoes of the Fallen reste sur la lignÃ©e du jeu de base, avec ses combats trÃ¨s nerveux et la variÃ©tÃ© de pouvoirs disponibles.</p><p>Graphisme (14 / 20) : Comme c'est le cas en ce qui concerne le gameplay, les graphismes sont du mÃªme niveau que le jeu de base. On peut cependant souligner la beautÃ© de l'architecture des CÃ©lestes en mode qualitÃ©, qui a Ã©tÃ© particuliÃ¨rement travaillÃ©e.</p><p>Bande son (15 / 20) : Avec des thÃ¨mes qui rappelleront des souvenirs aux fans de la licence, la bande son est trÃ¨s rÃ©ussie mais ne brille pas par son originalitÃ©.</p><p>Durée de vie (7 / 20) : Une aventure vraiment trÃ¨s courte. Trois petites heures suffiront Ã  terminer ce nouveau contenu en difficultÃ© maximale. Pour 10â¬, c'est un peu lÃ©ger.</p><p>Scénario (10 / 20) : Le scÃ©nario ne se rÃ©sume finalement qu'Ã  une succession d'Ã©preuves et on peut regretter que l'histoire des CÃ©lestes n'aie pas Ã©tÃ© plus dÃ©veloppÃ©e pour Ã©toffer le lore de cette nouvelle aventure.</p><p>Conclusion (12 / 20) : Echoes of the Fallen constitue une aventure plutÃ´t oubliable, qui n'apporte finalement que trÃ¨s peu de chose au matÃ©riau d'origine. Si le nouveau donjon proposÃ© a su tirer son Ã©pingle du jeu, c'est un peu lÃ©ger vu le tarif appliquÃ© pour se procurer ce contenu additionnel. Fort heureusement, l'autre contenu additionnel prÃ©vu pour le printemps 2024 promet un contenu nettement plus consÃ©quent, et Echoes of the Fallen aura eu le mÃ©rite de rappeler Final Fantasy XVI Ã  notre bon souvenir.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Eternights</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3361/test-multi-eternights</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3361/test-multi-eternights</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.96389900+1700141880.jpg</image><pubDate>Thu, 16 Nov 2023 14:38:00 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.96389900+1700141880.jpg"><p><em>2023 aura été une grosse année pour les amateurs de RPGs : <span style="color:#000080">Octopath Traveler II</span>, <span style="color:#000080">Fire Emblem Engage</span>, <span style="color:#000080">Final Fantasy XVI</span>, <span style="color:#000080">Baldur’s Gate III</span>… la liste est longue, mais parmi elles, peu de nouvelles IPs, si ce n’est <span style="color:#000080">Sea of Stars</span> et <span style="color:#000080">Starfield</span>. C’est à leurs côtés qu’apparaît alors <span style="color:#0000CD"><strong>Eternights</strong></span>, premier jeu édité et développé par <strong>Studio Sai</strong>, un studio coréen. Sorti le <span style="color:#008080"><strong>12 septembre 2023</strong></span> sur Steam et PS4/PS5, les versions Playstation du jeu s’apprêtent à rejoindre nos rayons en physique à compter du 16 novembre prochain. Alors que vaut cet Eternights au milieu de cette grande cuvée 2023 de RPGs ? Réponse dans notre test !</em></p>

<p> </p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1700141587Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Être célibataire, c’est pas la fin du monde…si ?</strong></span></p>

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<p> </p>

<p>Eternights nous fait incarner un adolescent en quête d’amour, suivant les précieux conseils de son meilleur ami Shani, pourtant célibataire, et tous deux installent ainsi une toute nouvelle application de rencontre. Après quelques questions, un match et une discussion avec le potentiel amour de votre vie, vous convenez d’un date pour le lendemain, et c’est là que tout bascule. En effet, alors que vous êtes en route le lendemain pour votre date, le monde tel que vous le connaissez prend fin : une épidémie transforme les humains en sortes de zombies agressifs, et la population est redirigée vers des refuges souterrains, confinée.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1700141619Date.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
<em>Tout commence par la recherche de l’amour, se faisant avec humour auprès de Chani.</em></p>

<p> </p>

<p>Les jours passent, vous rencontrez Yuna, une star de la k-pop, et partez à la recherche de sa meilleure amie Jisoo. En ce début de jeu, la discrétion est votre seule alliée face aux monstres sur votre chemin, et si vous parvenez à les éviter tant bien que mal, c’est pour mieux finir amputé de votre bras par une femme mystérieuse. Le jeu entre alors dans le vif du sujet en vous conférant un nouveau bras en forme d’épée vous permettant de vous défendre, suite à une discussion en songe avec la fille à qui vous vous parliez sur votre appli de rencontre. Nommée Lux, elle vous a choisi pour empêcher Umbra de mettre la main sur la Pierre, un artefact qui donnerait à Umbra le pouvoir de changer la face du monde pour le meilleur et surtout pour le pire.</p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>L’union fait la force</strong></span></p>

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<p> </p>

<p>Le groupe est alors confronté à cette fin du monde et chacun voit son rôle prendre forme : Chani est le meilleur ami drôle qui permet d’augmenter ses stats, Yuna est la soigneuse charismatique, et d’autres personnages rejoignent peu à peu l’équipe. Car Eternights est un jeu qui mêle action-RPPG et dating sim, soit « simulation de romance » ! Cela prend la forme de moments à partager avec un personnage au choix, au cours d’un cycle jour/nuit qui fait défiler un calendrier à la façon d’un Persona. Ce calendrier vous informera d’un nombre de jours avant un évènement majeur à venir, imposant une deadline soit pour optimiser vos relations sociales, soit pour aller explorer les zones liées à la quête principale.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1700141680Skills.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
<em>Les compétences déblocables sont liées au niveau de lien avec chaque personnage.</em></p>

<p> </p>

<p>Les relations sociales constituent un pan important du jeu : en passant du temps avec les personnages, vous allez découvrir l’histoire de chacun d’entre eux, révélant leur profondeur à travers leurs ambitions et traumatismes passés. Augmenter votre niveau de relation avec les différents personnages vous permet aussi de débloquer des capacités actives et passives dans leur arbre de compétences, en échange d’énergie blanche ou obscure. Les deux peuvent s’obtenir en tant que collectables dans les niveaux, mais l’énergie blanche s’obtient plus facilement en organisant des expéditions dans la ville pour trouver un objet dont a besoin un membre de l’équipe, tandis que l’énergie obscure s’obtient naturellement en combattant des ennemis. Cette dynamique apporte un certain équilibre dans le jeu, faisant alterner moments intenses de combats et rebondissements scénaristiques avec des pauses nous rapprochant de nos compagnons. On apprécie aussi l’humour du jeu, avec des choix de réponses dans les dialogues qui sont parfois cocasses, et qui participent à l’amélioration des stats du héros ainsi qu’à son lien avec son interlocuteur.</p>

<p> </p>

<p>Par ailleurs, Eternights fait des efforts pour diversifier sa formule, avec des phases de puzzles pour progresser et quelques passages imposant une nouvelle façon de jouer, avec par exemple une fuite en vue 2D faisant penser à du Little Nightmares. Les combats, s’ils peuvent se montrer répétitifs à la longue, apporte une légère couche de stratégie au fil de la progression avec un système d’éléments et donc de faiblesses élémentaires. Cette subtilité est toutefois réservée aux ennemis les plus exigeants, et la plupart des combats se montrent assez classiques, avec une esquive, une parade, une attaque légère et une attaque lourde.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1700141706Combat.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
<em>Les combats sont souvent synonymes d’intensité.</em></p>

<p> </p>

<p>Si les mécaniques de combats se montrent simples à maîtriser et répondent bien à vos inputs, on relèvera tout de même que certaines fenêtres de réactions aux attaques ennemies sont bien trop serrées pour que l’on puisse parer ou esquiver sans difficulté. Il faudra ainsi pouvoir compter sur quelques soins en face des adversaires les plus imposants, sous peine de game over vous invitant à recommencer le combat du début, et sans soins !</p>

<p> </p>

<p>Car une jauge de mana vient aussi réguler vos expéditions : étant assez peu permissive en suffisant tout juste à vous soigner trois fois dans une excursion, vous serez parfois contraint de couper court à une expédition en plein milieu de celle-ci afin de récupérer vos points de vie. Des points de contrôle sont jonchés tout au long des donjons, mais il faudra par conséquent prévoir d’utiliser plusieurs journées de votre calendrier pour vos objectifs, qui ont une deadline.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1700141748Profondeur.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
<em>Même s’il est drôle, Chani n’est pas insensible à la situation. D’abord jaloux de vos pouvoirs, il fera de son mieux pour vous aider à porter le poids de la survie du monde sur vos épaules.</em></p>

<p> </p>

<p>Ces différents facteurs résultent en une difficulté plutôt bien dosée, mais avec des pics d’enjeux réguliers, qui transposent bien au joueur la situation des personnages qui doivent aussi bien répondre aux délais scénaristiques que gérer leurs temps de repos. Néanmoins, l’expérience risque de laisser une partie des joueurs sur le carreau, à moins de moduler la difficulté (facile, normal ou expert). En difficulté normale, notre partie nous a pris une dizaine d’heures, mais le jeu propose des variations pour sa fin, ainsi qu’un New Game + pour ceux qui voudraient tenter différents choix, de romance notamment.</p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Une apocalypse zombie tout en beauté</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Qu’on se le dise, Eternights est beau. Du moins, tout fan de mangas et d’animés s’y retrouvera. L’ensemble évoque les manhwa, bandes dessinées coréennes dont le style graphique est assez proche du manga japonais auquel on est plus familier. Les effets de lumière sont particulièrement réussis, et les jeux de couleurs alternent entre plusieurs palettes pour présenter de magnifiques couchers de soleil, ou d’oppressantes zones sombres et peu éclairées.</p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1700141804Couleurs.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
<em>Les couleurs et l’éclairage sont parmi les points forts d’Eternights.</em></p>

<p> </p>

<p>Car Eternights mettant en scène une sorte d’apocalypse zombie, l’ambiance horrifique est au rendez-vous ! Certains décors étriqués et de nombreux efforts de mise en scène viennent appuyer et renforcer les enjeux scénaristiques de ce ton, y compris la piste sonore qui sait faire monter la pression. Malgré une musique trop discrète, le sound design avec des bruits de zombies éloignés en fond sonore fait son petit effet, laissant le joueur toujours inquiet d’avoir perdu de vue un zombie proche, qui finirait inévitablement par lui sauter dessus. De plus, la majorité des dialogues sont entièrement doublés, avec un doublage de très bonne qualité ! C’est suffisamment rare pour être apprécié, surtout pour le premier jeu d’un studio.</p>

<p> </p>

<p>Seul point mitigé sur ce beau tableau : les animations, qui sont assez inégales. Celles liées au combat font mouche, avec une action toujours lisible, mais d’autres sont trop rigides pour paraître naturelles. On pense notamment à l’animation de course des personnages, avec un Chani qui fuit les bras collés au corps et suivant un mouvement de balancier très dessin animé pour enfant. Heureusement, rien qui ne vienne gâcher l’expérience de jeu ou l’immersion.</p>
<p></p><p>Jouabilité (15 / 20) : La formule mÃ©langeant dating sim et action-RPG fonctionne trÃ¨s bien : on sâattache aux personnages, et ils nous font gagner en puissance en retour. MÃªme si les combats sont lisibles et agrÃ©ables, on notera quelques timings trop serrÃ©s sur les ennemis les plus redoutables, forÃ§ant une gestion prudente des soins et donc du mana.</p><p>Graphisme (18 / 20) : Effets de lumiÃ¨res, jeux de couleursâ¦ la gestion des ambiances met la fin du monde Ã  lâhonneur, et la mise en scÃ¨ne nâest pas en reste ! Seules quelques animations un poil rigides sont Ã  dÃ©plorer, mais rien qui ne nous sorte du jeu. </p><p>Bande son (15 / 20) : La musique est peu prÃ©sente dans le jeu, mais le sound design reste trÃ¨s travaillÃ©. Les bruits de zombies Ã©loignÃ©s maintienne le joueur en haleine, et le doublage global est de trÃ¨s bonne facture.</p><p>Durée de vie (13 / 20) : Avec une dizaine dâheures nÃ©cessaires pour faire tomber les crÃ©dits, Eternights propose une fin globale, mais avec plusieurs variations. Un New Game + est disponible pour ceux qui voudraient expÃ©rimenter de nouveaux choix, notamment concernant la romance.</p><p>Scénario (15 / 20) : MalgrÃ© un scÃ©nario est assez classique en soi, lâÃ©criture des personnages est excellente et nous offre des protagonistes profonds, complexes. On est loin dâun groupe de hÃ©ros insensible et imperturbable par rapport Ã  ce quâil se passe, et câest agrÃ©able car ainsi, ce groupe parvient Ã  Ãªtre touchant et attachant. Ce qui est trÃ¨s important pour un dating sim ! </p><p>Conclusion (17 / 20) : Si Eternights nâest pas exempt de dÃ©fauts, ce quâil propose en tant que premier jeu du studio Studio Sai est impressionnant ! ScÃ©nario classique mais brillant Ã  travers ses personnages profonds, efforts sur le sound design, identitÃ© graphique charmante et doublage presque intÃ©gral... Lâassociation entre fin du monde et recherche de lâÃªtre aimÃ© est ici terriblement bien exÃ©cutÃ©e, et nous ne pouvons que vous recommander Eternights : il fait partie des RPGs de lâannÃ©e, Ã  nâen pas douter !</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Phantom Dust</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3360/test-multi-phantom-dust</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3360/test-multi-phantom-dust</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.08421700+1698755731.jpg</image><pubDate>Sun, 29 Oct 2023 19:16:15 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.08421700+1698755731.jpg"><p><em>Halloween est là, et quoi de mieux pour célébrer la veille de la Toussaint qu'une histoire de fantôme ? Celle-ci commence par la sortie discrète de <strong><span style="color:#2980b9">Phantom Dust</span></strong> en<span style="color:#27ae60"> <strong>2004</strong></span>, un jeu de versus exclusif à la Xbox qui, malgré les éloges de la presse, n'a rencontré qu'un misérable succès commercial. Le titre de <strong>Microsoft Game Studios</strong> s'est vite noyé dans les abysses, mais <span style="color:#8e44ad"><strong>Yukio Futatsugi</strong></span>, producteur du jeu et anciennement directeur des <strong>Panzer Dragoon</strong>, entretenait un souvenir sans pareil de <span style="color:#2980b9"><strong>Phantom Dust </strong></span>; l'élevant parmi ses chefs d'œuvres, il souhaitait voir<span style="color:null">le jeu</span><span style="color:#2980b9"><strong> </strong></span>revenir à la vie. <strong>Microsoft</strong>, géant parmi les géants, n'a pu qu'acquiescer : le jeu était réellement en avance sur son temps et il aurait été dommage de le laisser à l'abandon. Un reboot de la franchise est alors mis en chantier en 2014 par <strong>Darkside Game Studios</strong> (Bioshock 2, Sunset Overdrive), mais l'E3 approchait à grands pas et <strong>Microsoft</strong>, s'inquiétant de l'état du projet, décide alors de prendre les devants en demandant à une autre équipe de monter un <strong><a href="https://youtu.be/ZYo3Ic-3bE4?si=2whamkLiN-UZ9QTL"><span style="color:#c0392b">trailer en pré-rendu</span></a></strong> à présenter à l'évènement. L'annonce de <span style="color:#2980b9"><strong>Phantom Dust</strong></span> à l'E3 2014 est une surprise totale pour les développeurs, les contraignant à s'adapter à la nouvelle présentation visuelle du jeu afin de ne pas décevoir les attentes. Déjà préoccupé par cette tâche, <strong>Darkside Game Studios</strong> verra le nombre de demandes du géant augmenter, incitant naturellement les développeurs à solliciter plus d'argent pour prolonger la réalisation du reboot. Mais la requête est refusée, provoquant la fin du projet et la dissolution de <strong>Darkside</strong> en 2015... Malgré tout, <strong>Microsoft</strong> poursuit sa volonté de ressusciter <span style="color:#2980b9"><strong>Phantom Dust</strong></span> par n'importe quel moyen (de préférence peu coûteux)... Le géant engage donc <strong>Code Mystics</strong>, studio spécialisé dans l'émulation de vieux jeux, dans une nouvelle mission : remasteriser <span style="color:#2980b9"><strong>Phantom Dust</strong></span> sur Xbox One et PC Windows. Malgré des difficultés à ranimer le jeu cadavérique (les codes sources de la version japonaise du jeu étant inaccessibles, les développeurs durent hacker le jeu), <strong>Code Mystics </strong>réussit à remettre sur pieds <span style="color:#2980b9"><strong>Phantom Dust</strong></span><span style="color:null">. La créature vidéoludique</span> est sortie de sa tanière lugubre le <span style="color:#27ae60"><strong>16 mai 2017</strong></span> dans une version free-to-play qui a tapé dans l'œil d'un million de joueurs en un mois seulement. Sa résurrection serait-elle aussi resplendissante que son nouveau succès ? Ou sa véritable forme, cachée derrière un maquillage haute définition, est-elle celle d'un monstre répugnant ?</em></p>

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<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1698427811Edgar3.jpg" style="border:0px solid black; margin-bottom:0px; margin-left:0px; margin-right:0px; margin-top:0px; width:100%" /></p>

<table border="1" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width:100%">
	<tbody>
		<tr>
			<td><u><strong>N.B. :</strong></u> <span style="color:#2980b9"><strong>Phantom Dust</strong></span> est exclusivement disponible en anglais et en japonais, d'où les textes en anglais sur les captures d'écran.</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Visions</strong></span></p>

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<p>Depuis des siècles, l'air est saturé par la Phantom Dust, une étrange poussière dont le moindre contact prolongé fait perdre la mémoire. L'humanité se terre donc sous les décombres d'un monde qu'elle ne reconnait plus. Malgré tout, elle souhaite se rappeler de ses origines et découvrir celle de la Phantom Dust afin de créer un antidote ou tout autre chose pouvant aider l'Homme à retrouver définitivement la surface.</p>

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<p>Pour se faire, les humains sortent des cités souterraines et gagnent les ruines à l'extérieur, en quête de memory box égarées, des cartes mémoires à décrypter servant de journaux intimes. Hélas, en plus de la menace du chronomètre, des créatures hostiles et capables de magie errent dans les vestiges de la surface, tuant les explorateurs les plus mal chanceux... C'est là qu'interviennent les Espers, des êtres humains sensibles à la Dust et susceptibles de la dompter en la transformant en ce qu'ils désirent (boule de feu, pique de glace, arc électrique...) ; ils peuvent être en contact avec la poussière pendant 15 minutes et affronter les monstres d'égal à égal durant ce court laps de temps.</p>

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<p>C'est lors d'une expédition de routine qu'un peloton d'Espers découvre un étrange édifice surplombant un cratère grouillant de créatures. Au sommet de la structure se tiennent deux sarcophages dans lesquels sommeillent deux hommes : Edgar et le protagoniste. Ils sont tous les deux emmenés à l'infirmerie d'une base souterraine gardée par Visions, un groupe important d'Espers et de chercheurs occupé à maintenir la paix au sein des souterrains et à dénicher des indices quant aux origines de la Phantom Dust. Le leader de Visions pressent que les deux nouveaux arrivants sont des éléments importants pour parvenir à leur quête de savoir, mais malheureusement, le duo est amnésique, et seuls des déclencheurs mémoriels sauront leur donner dse indices quant à leur réelle identité.</p>

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<p>Aux commandes d'un jeune Esper muet à la coiffure extravagante, le joueur est lâché dans la partie supérieure de la ville qui, sans surprise, servira de hub jusqu'à la fin du jeu. On y fait la connaissance de plusieurs personnages dont la routine semble gelée tant les galeries manquent d'animation. Toutefois, on s'habitue rapidement à cette zone et on a le plaisir de découvrir la personnalité de ses habitants dont le chara-design, séduisant, n'est pas sans rappeler le style de <strong><em>Gunm</em></strong> ou de Moebius — une impression renforcée par les dialogues encadrés dans des bulles de bande-dessinée.</p>

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<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="/upload/images/1698587159Souterrain1.jpg" style="width:100%" /></em><em>Même si elle peut ne pas plaire à tout le monde, la direction artistique de Phantom Dust sensibilise par son originalité empreinte de l'aura des œuvres de science-fiction à l'ambiance plus "punk" (</em>Bunker Palace Hotel<em>,</em> Junk Head<em>...).</em></p>

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<p>Visuellement, le jeu brille encore malgré les années grâce aux détails des décors sales et de l'accoutrement particulier des personnages, mais aussi grâce à la plastique plus "brute" et épurée de ces derniers. Cet accordement maîtrisé est rendu plus beau encore avec le lissage graphique effectué par Code Mystics qui rend honneur à la vision artistique originale.</p>

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<p>Bien que les visuels du jeu et les prémices du scénario suffisent à nous plonger dans un univers unique, les musiques contribuent aussi grandement à renforcer l'atmosphère atypique de Phantom Dust. Très expérimentales, les compositions musicales sont pour la plupart basées sur des musiques classiques (<em>L'Amour est un oiseau rebelle</em> de Bizet, <em>Sonate au Clair de Lune</em> de Beethoven ou encore <em>Rêverie</em> de Debussy) qui sont remixées, réinterprétées et saupoudrées d'effets sonores en tout genre pour des résultats parfois surprenants mais pas sans charme. La plupart des musiques servent principalement à poser l'ambiance et ne dérangent donc jamais en jeu puisqu'elles ne font qu'accompagner avec brio le joueur dans les souterrains et les ruines.</p>

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<p>C'est en grande partie cette ambiance si particulière qui maintient en haleine le joueur tout du long de la campagne solo dont le rythme narratif, malencontreusement, soubresaute beaucoup au départ à cause des missions à dénicher dans la base des Visions. Les allers-retours entre les différents quartiers peuvent être pénibles, mais on finit par ne plus s'en plaindre grâce à l'attachement qu'on crée avec tous ces personnages amnésiques qui essaient de se reconstruire ou de trouver une piste vers leur passé à cause d'un sentiment qui persiste en eux malgré leur perte de mémoire, comme par exemple Tsubutaki et la culpabilité qui la ronge de l'intérieur depuis son retour de mission.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1698601277Souterrain2.jpg" style="border:0px solid black; margin-bottom:0px; margin-left:0px; margin-right:0px; margin-top:0px; width:100%" /><em>Ai est une des rares personnes à ne pas sortir des souterrains, ni à effectuer de recherches au nom de Visions. Au lieu de ça, elle aime briser le quatrième mur en donnant des conseils directement au joueur.</em></p>

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<p>La narration du jeu est assez primaire : la routine veut que le joueur parle à des PNJs et lise des memory box trouvées à la surface pour comprendre un peu mieux le lore du jeu, mais l'histoire continue réellement lorsque l'on tombe sur des quêtes importantes qui, par ailleurs, sont assez difficiles à identifier dans le menu Missions. Ces dernières commencent et finissent par une cinématique élégamment mises en scène présentant généralement un personnage clé du nom de Freia, une femme de couleur énigmatique qui en sait long sur le passé d'Edgar et du protagoniste. Bien que l'histoire de Phantom Dust ne soit pas toujours des plus originale, les mystères entourant le présumé trio d'amis et les quelques rebondissements scénaristiques qui les accompagnent sont suffisamment forts pour que l'on poursuive l'aventure avec hâte et plaisir.</p>

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<p>À l'évidence, Phantom Dust propose une expérience artistique à part, remarquable et toujours cohérente, mais il ne s'agit de là que de la partie visible de l'iceberg, et il est maintenant temps de nous intéresser à son cœur complexe.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1698590579Cutscene1.jpg" style="border:0px solid black; margin-bottom:0px; margin-left:0px; margin-right:0px; margin-top:0px; width:100%" /><em>Malgré la qualité de leur mise en scène, les cinématiques (toutes en pré-rendu) sont restées dans leur format d'origine — dommage.</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Une question de mémoire</strong></span></p>

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<p>Bien que Phantom Dust soit un jeu de versus, il propose un ensemble de mécaniques inhabituelles et sibyllines s'apparentant aux règles d'un jeu de cartes à collectionner sur lequel nous allons nous pencher avant toute chose.</p>

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<p>En effet, après un long apprentissage, il nous est accordé de créer un ou plusieurs Arsenals, des decks de 30 compétences (aussi appelés sorts). II existe 7 types de compétences reconnaissables à leur couleur : Aura Particle (blanc), Attack (rouge), Defense (bleu), Erase (violet), Status (vert), Special (jaune), Environment (bleu clair). Chaque type de magie possède évidemment des caractéristiques qui leur sont propres : les compétences Status, par exemple, ajoutent des bonus ou des malus à un Esper, tandis que les skills Erase peuvent les supprimer ; les magies Special permettent de s'attribuer d'autres types de bonus, comme un regain de point de vie, etc.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1698677477MacShop.jpg" style="width:100%" /><em>Même si l'on gagne des compétences en accomplissant des missions, le moyen le plus rapide d'en obtenir est de se rendre à la boutique de Mac. Il est cependant regrettable que la création d'Arsenal ne se fasse pas sur place, forçant le joueur à se dépêcher dans un autre quartier des Visions.</em></p>

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<p>Il est primordial de varier ses compétences afin de se parer à toute éventualité, mais il peut rapidement être difficile de s'armer comme on le désire à cause de deux facteurs importants. Premièrement, un Arsenal ne peut contenir qu'un nombre limité "d'Écoles" de magie puisque, de fait, chaque compétence appartient à une École spécifique (Optical, Nature, Ki, Psycho ou Faith). Théoriquement, plus un Arsenal peut accueillir d'Écoles, plus il est puissant (<u>note</u> : un Arsenal ne peut regrouper que trois Écoles maximum), mais un Arsenal limité à une seule École permet une régénération d'Aura plus rapide en combat.</p>

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<p>L'Aura correspond à l'énergie nécessaire pour invoquer des sorts lors d'une bataille : chaque compétence a un coût d'utilisation puisant dans la réserve d'Aura qui se régénère progressivement. Cependant, cette réserve d'Aura doit être créée au début de chaque combat en activant des Aura Particles sur le terrain (une Aura Particle augmente la réserve d'Aura d'un niveau). Il est donc nécessaire de placer suffisamment d'Aura Particles dans son Arsenal afin de pouvoir utiliser toutes les compétences qu'on lui a assignées, limitant encore une fois le joueur dans la création de son deck.</p>

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<p>Néanmoins, confectionner des Arsenals a quelque chose de passionnant et de fascinant. Les restrictions imposées pour élaborer ses decks obligent le joueur à faire des choix importants et à tester sans cesse ses compétences sur le champ de bataille. Si un combat se déroule mal, le problème provient généralement de l'Arsenal : soit il n'est pas approprié au style de jeu du joueur, soit il nécessite quelques retouches et autres améliorations. Et avec les 374 compétences à débloquer en jeu, on peut dire sans hésitation que n'importe qui peut se fabriquer un lot d'Arsenals uniques qui, très certainement, sera gratifiant à utiliser. On notera toutefois que la version de 2017 de Phantom Dust propose la possibilité d'acheter des compétences en DLC — un plus dont tout le monde peut heureusement se passer.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1698674168Arsenal2.jpg" style="width:100%" /><em>En composant son Arsenal, le joueur peut s'aider des miniatures animées en bas de l'écran pour comprendre efficacement le fonctionnement des compétences qui l'intéressent — pratique.</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Seconde nature</strong></span></p>

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<p>L'aspect tactique de Phantom Dust ne s'arrête évidemment pas à la gestion des Arsenals et se poursuit lors des combats qui, à leur tour, imposent quelques explications.</p>

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<p>Un affrontement est limité à 15 minutes dans une arène pouvant accueillir jusqu'à quatre participants, soit deux équipes de deux Espers maximum. Les Espers disposent de quatre emplacements de compétence, chacun assigné à un bouton de la manette (X, B, Y, A), ainsi que d'un Home Point, un point de départ et de réapparition auquel sont liées trois capsules de couleur, chacune correspondant à une compétence tirée aléatoirement de leur Arsenal qu'ils peuvent équiper dans leur main. Bien entendu, à chaque fois qu'un Esper pioche une capsule (en appuyant sur la touche à laquelle il veut l'attribuer, qu'il y ait déjà une compétence équipée à cet emplacement ou non), celle-ci disparaît et laissera sa place à une autre quelques secondes plus tard. Si le joueur vide sa réserve de capsules, il verra sa vie descendre progressivement jusqu'à ce qu'il remporte le match ou que mort s'ensuive.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1698681440SunlightHighway.jpg" style="width:100%" /><em>La couleur d'une capsule correspond naturellement au type de la compétence qu'elle renferme. En haut à droite de l'écran sont également affichés la couleur, la disposition et le nombre restant des capsules du joueur. Toutefois, il est impossible d'identifier précisément une compétence autrement qu'en la touchant.</em></p>

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<p>Avec ces règles en tête, on peut enfin se lancer dans le feu de l'action : on verrouille l'ennemi de son choix d'une simple pression de gâchette (peu importe sa position), puis selon nos sorts en main, on évalue la distance entre notre personnage et la cible en regardant la couleur du lock (vert : longue portée ; jaune : moyenne portée ; rouge : courte portée). En effet, la majorité des compétences offensives sont plus précises ou atteignent seulement leur cible à une certaine distance, forçant les combattants à toujours bouger sur la carte. Ajoutons à cela que des compétences sont à usage unique et qu'il est possible de perdre sa main à cause d'un sort ennemi, nous obligeant alors à retourner au Home Point chercher des capsules qui ne seront pas toujours utiles sur le moment, créant une dynamique étrange où simplement tenir une position ou rester dans son camp devient intense.</p>

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<p>De plus, une cachette est rarement éternelle puisque l'environnement est destructible. Et bien que cette mécanique (plutôt poussée et impressionnante, même si on la compare aux standards actuels) puisse être une plaie, on peut également s'en servir à son avantage : si l'ennemi se situe sous un pont, par exemple, avec de bons réflexes et une bonne position, le joueur peut faire s'écrouler la structure sur son adversaire qui prendra alors des points de dégâts. Bien sûr, tout n'est pas destructible et les cartes conservent une cohérence et un level design toujours adapté aux combats (on ne peut pas réduire une arène en cendre), mais voir des impacts se créer et déformer légèrement les plateformes indestructibles est suffisamment jouissif pour qu'on veuille continuer à les pilloner.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1698690554IntroBattleProtagonist2.jpg" style="width:100%" /><em>Il y a en tout 7 stages avec plusieurs variations (d'ordre horaire et météorologique uniquement) pour un total de 17 arènes. Même si les décors se répètent, leur construction participe activement à la dynamique des combats. On ne se lasse jamais de les parcourir, ni de les voir grâce à la direction artistique irréprochable du jeu.</em></p>

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<p>L'intelligence artificielle, parfois défaillante, parvient à surprendre en prenant le joueur à revers et en lui tendant des embuscades, bien qu'elle ait aussi tendance à foncer dans le tas et à ne pas perdre de temps. Dans tous les cas, elle n'est pas à prendre à la légère et incite à rester constamment à l'affut.</p>

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<p>Tous ces éléments à prendre en considération avant et pendant les combats donnent un aspect complexe et stratégique au jeu. Mais malgré la difficulté qui peut s'imposer, tout devient rapidement intuitif. Pour ainsi dire, même l'utilisation des compétences les plus compliquées et l'appréhension de la pioche et de celle de son adversaire deviennent une seconde nature : on n'hésite plus une seule seconde et les affrontements gagnent encore en intensité.</p>

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<p>Puis, une fois la campagne solo achevée, on se sent prêt à se frotter à plus fort que l'I.A. et à plus endurant que les boss...</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1698671660ObjectifMission.jpg" style="width:100%" /><em>Peu importe son résumé ou l'objectif affiché (qui promet parfois de la variété), une mission se cantonne toujours à un combat d'arène. Des situations plus diversifiées auraient peut-être apporté un sentiment supplémentaire d'aventure...</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Au cœur de la poussière</strong></span></p>

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<p>La dernière version de Phantom Dust est 100% free-to-play sur Xbox One et PC, offrant un service en ligne ne nécessitant qu'une connexion internet pour affronter des joueurs du monde entier ! Hélas, les serveurs du jeu semble souffrir de quelques problèmes, empêchant souvent les joueurs de rejoindre des salles pourtant ouvertes à tous. Autre problème ne concernant pas le jeu directement, mais une partie de sa communauté : puisque Phantom Dust est un titre gratuit, beaucoup de personnes s'y essayent en hébergeant des lobbies et en ne lançant jamais de partie, engendrant donc des salons morts...</p>

<p> </p>

<p>À moins d'un coup de chance, il faut insister longuement avant de pouvoir trouver une salle active, et heureusement, cette attente vaut la chandelle. Une nouvelle dimension conquiert les affrontements : plus rapides, plus réfléchis, plus stratégiques... Les habituels Arsenal ne fonctionnent plus contre des joueurs humains, il faut encore changer ses compétences et s'adapter, nous replongeant dans une boucle de jeu addictive et infinie.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1698688968EnvironmentalSkillCrystal.jpg" style="width:100%" /><em>Contrairement aux autres types de compétences, les skills Environment se posent sur le terrain et dictent de nouvelles règles à tous les combattants (comme ci-dessus : "</em>toutes les compétences deviennent à usage unique<em>"). Néanmois, avec le temps, elles se cristallisent et peuvent être dérobées par n'importe qui, abrogeant leurs lois et les transformant en Aura Particle. À noter que le placement d'une compétence Environment peut être utilisé comme appât...</em></p>

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<p>Quelques subtilités influencent également notre façon de jouer et d'appréhender les combats, comme le choix de personnages. En effet, dans la campagne solo, le joueur était voué à contrôler le protagoniste, mais en ligne, il est tout à fait possible d'incarner un Esper parmi les onze utilisables ou une créature de la surface parmi les onze autres de disponibles. Des statistiques diffèrent légèrement d'un personnage à l'autre (comme le temps de récupération après un saut, la possibilité de rouler plutôt que de sauter, etc.), faisant de la sélection de personnage une opportunité de jouer autrement et d'adopter un style de jeu concordant à son Arsenal ou au mode de jeu actuel.</p>

<p> </p>

<p>Il existe effectivement trois modes multijoueur : Battle Royale (le dernier debout l'emporte), Tag Team (combat en équipe) et Un contre Un. Ces modes sont eux-mêmes régis par une règle de jeu parmi douze existantes, mais prenons en exemple les principales : standard ; rapide (les joueurs ont un Arsenal pré-conçu) ; single school (les joueurs doivent utiliser un Arsenal composé de compétences d'une seule école), etc.), ainsi qu'une règle exclusive au mode Tag Team nommée Annihilate the Odd One, qui transforme l'hôte de la partie en un monstre de 40 points de vie devant affronter une équipe de trois adversaires disposant de 10 points de vie chacun. La diversité des modes fait plaisir et empêche clairement l'ennui de s'installer. On a toujours envie de tester les limites de son Arsenal, d'en confectionner des autres et de les mettre à leur tour à l'épreuve dans des situations extrêmement variées.</p>

<p> </p>

<p>On essaie de comprendre assidument l'Arsenal de ses adversaires, comptant sur nos capacités à jauger le danger et à juger la meilleure cible en analysant des détails qui semblaient auparavant insignifiants comme la façon d'un ennemi à prendre ses distances ou la couleur de l'aura qui s'échappe de son personnage qui indique quelle École domine son Arsenal (Optical : jaune ; Psycho : rouge ; Ki : bleu ; Nature : vert ; Faith : violet). En équipe, on obtient également la faculté à relever un allié tombé au combat et à utiliser de nouvelles compétences de soutien, ce qui renforce la coopération et donne envie de coordiner des sorts à plusieurs pour des résultats aussi explosifs que jouissifs.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1698602852MultiLocal.jpg" style="width:100%" /><em>Il est également possible de jouer en multijoueur local ! La taille de l'écran splitté est ridicule, mais l'action reste lisible.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>
<p></p><p>Jouabilité (17 / 20) : Avec son trÃ¨s long tutoriel dÃ©guisÃ© mais efficace, le jeu nous apprend vite les bases et la complexitÃ© des combats magiques. La prise en main est rapide et il nous est demandÃ© trÃ¨s tÃ´t d'expÃ©rimenter des combinaisons de compÃ©tences, d'utiliser des Ãcoles plutÃ´t que d'autres pour asseoir son style de jeu, etc.
<br>Phantom Dust propose des systÃ¨mes prenants et addictifs, et des affrontements en temps rÃ©el jouissifs, simples Ã  manier mais difficiles Ã  mener de par la vivacitÃ© Ã©trange des combats et les tournures surprenantes qu'ils peuvent prendre.
<br>La diversitÃ© des compÃ©tences empÃªchent l'ennui de s'installer et invitent Ã  la crÃ©ativitÃ© (placer des mines, utiliser des boucliers spÃ©ciaux, devenir invisible, flotter dans les airs, crÃ©er des Ã©pÃ©es de feu...).</p><p>Graphisme (17 / 20) : La direction artistique de Phantom Dust porte clairement le jeu, et le moteur graphique arrive Ã  rendre honneur Ã  la vision des artistes. Le remaster, quant Ã  lui, apporte un peu de fraÃ®cheur malgrÃ© un anti-aliasing qui adoucit mais rend le tout parfois flou de faÃ§on assez sÃ©vÃ¨re mais jamais choquante, Ã  moins de s'attarder dessus.
<br>Mention spÃ©ciale aux arÃ¨nes, trÃ¨s bien construites en plus d'Ãªtre belles et empreintes de mystÃ¨re. La destruction environnementale est trÃ¨s bien rendue (en plus d'Ãªtre une mÃ©canique ludique), mÃªme en la comparant aux standards actuels.</p><p>Bande son (17 / 20) : ExpÃ©rimentales mais pas moins superbes, les musiques de Phantom Dust sont particuliÃ¨rement saisissantes et s'allient parfaitement aux visuels, aux thÃ©matiques et au scÃ©nario. Toutefois, certains affrontements manquent de vigueur sonore. On pourra regretter la disparition du thÃ¨me de fin "<i>Yes, I'm lonely</i>" de Vincent Gallo dans la version remaster du jeu, mais rien de grave. Pour tatillonner, les voix anglaises sont pertinentes, mais ne brillent pas toujours par leur jeu d'acteur.</p><p>Durée de vie (18 / 20) : En plus des 114 missions de la campagne solo, Phantom Dust propose beaucoup de contenu multijoueur (en ligne, comme en local). NÃ©anmoins, les missions, certes intenses et amusantes, se rÃ©pÃ¨tent â elles manquent cruellement de variÃ©tÃ© ! Mais il est quand mÃªme difficile de s'ennuyer. Les 374 compÃ©tences Ã  dÃ©verrouiller promettent des heures passionnantes d'optimisation et de crÃ©ation d'Arsenals.</p><p>Scénario (15 / 20) : Le scÃ©nario de Phantom Dust est atypique dans le milieu du jeu vidÃ©o et propose une rÃ©elle rÃ©flexion sur l'Homme et le leg, tout en restant humble et fidÃ¨le Ã  sa direction artistique. Bien que l'histoire du jeu mette du temps Ã  se lancer, la faute Ã  un long tutoriel nÃ©cessaire, et que son dÃ©roulement n'est pas des plus original, sa fin, elle, est profondÃ©ment marquante.
<br>La collecte de memory box pour se renseigner sur le lore du jeu se fait sans effort et donne envie d'en voir et d'en savoir plus sur cet univers singulier.</p><p>Conclusion (17 / 20) : Au risque de contredire l'introduction de cet article, <b>Phantom Dust est un OVNI vidÃ©oludique</b> dont la direction artistique sans Ã©gale illustre Ã  merveille la profondeur d'un gameplay atypique qui nous submerge dans ses abÃ®mes et nous en rend captifs.
<br>Oui, Phantom Dust a dÃ©finitivement ressuscitÃ©, cessant de lancer des malÃ©dictions sur des malheureuses sociÃ©tÃ©s de jeu vidÃ©o. Et qu'il est bon de voir une histoire de fantÃ´me s'achever sur une note aussi positive !</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Assassin's Creed Mirage</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3359/test-multi-assassin-creed-mirage</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3359/test-multi-assassin-creed-mirage</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.06190800+1697009938.jpg</image><pubDate>Wed, 11 Oct 2023 09:38:58 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.06190800+1697009938.jpg"><p style="text-align:justify"><em>Dernier opus de l’une des licences phares de chez <strong>Ubisoft</strong>, <span style="color:#000066"><strong>Assassin’s Creed Mirage</strong></span> nous arrive en ce <span style="color:#008080"><strong>5 octobre 2023</strong></span> sur Xbox, Playstation et PC. Développé par <strong>Ubisoft Bordeaux</strong>, ce treizième épisode canonique de la série met le joueur dans la peau de Basim, que l’on a pu croiser dans <span style="color:#000066">Assassin’s Creed Valhalla</span>, lequel devra vaincre l’Ordre des Anciens semant le trouble à Bagdad. Qu’on se le dise, le jeu est plutôt court, car il était initialement prévu pour être un contenu additionnel à Valhalla. Finalement, il s’agit d’un épisode à part entière, mais dont le prix est plus bas que ce à quoi nous sommes habitués. Quelles sont les raisons de ce bas prix ? Le jeu est-il moins bon pour autant ? C’est ce que nous allons vous dévoiler !</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"><img alt="AC Mirage" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1696942659ar1u7i.png" style="width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Un scénario plutôt banal</strong></span></p>

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<p style="text-align:justify">Comme ce qu’on peut voir au sein de la licence depuis quelques années maintenant, le but de cet opus sera de vaincre les membres de l’Ordre des Anciens qui ont pris le contrôle de Bagdad. On y suivra donc Basim dans son rite initiatique pour rejoindre Ceux qu’on ne voit pas, jusqu’à couper la tête du chef de l’Ordre. Rien de bien exceptionnel ici, c’est plus ou moins ce qu’on fait déjà depuis 4 épisodes. On pourra cependant noter que l'introduction du personnage et ses motivations à devenir l'un de Ceux qu'on ne voit pas sont plutôt bien pensées, les actions passées de Basim ayant entraîné un évènement majeur dans le lore de cet épisode. On pourra aussi noter un très joli twist vers la fin du jeu dont le joueur ne peut vraiment pas se douter.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="AC Mirage" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1696942547ac-mirage-mosque-1.jpeg" style="width:819.2px" /><br />
Basim doit libérer Bagdad de l'emprise de l'Ordre, comme d'habitude</em></p>

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<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:18px"><strong>Une qualité technique solide mais un peu fainéante</strong></span></p>

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<p style="text-align:justify">Concernant l’aspect technique, <strong><span style="color:#000066">Assassin’s Creed Mirage</span></strong> ne révolutionne pas non plus la licence. En effet, le titre étant conjointement disponible sur les deux dernières générations de consoles, il n’exploite pas pleinement les capacités des machines de dernière génération et reste sur la lignée de son prédecesseur. Attention, le jeu reste très agréable à l'œil : les paysages sont sublimes et luxuriants, les personnages sont plutôt bien modélisés et la synchronisation labiale est cohérente. D'ailleurs, le joueur à le choix dans les menus de donner la priorité à la fluidité ou à la qualité graphique. Nous avons ainsi opté pour le premier choix, et c'est effectivement hyper fluide. Aucun temps de chargement n'est à relever <em>ingame </em>sur la version Playstation 5 que nous utilisons.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="AC Mirage" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1697010688assassin-creed-mirage-guide-soluce-head.jpg" style="width:100%" />Si le jeu reprend les mêmes bases techniques que son prédecesseur, Basim est tout de même bien modélisé</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:18px"><strong>Un retour aux sources gagnant</strong></span></p>

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<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">En ce qui concerne le gameplay, on revient ici aux basiques de la licence pour notre plus grand bonheur. En effet, à force d’ajouter encore et encore des fonctionnalités plus ou moins utiles sur ces opus précédents, <span style="color:#000066"><strong>Assassin’s Creed</strong></span> ne faisait que perdre le joueur dans une multitude d’activités à l’intérêt très relatif, et dans une collecte totalement démesurée. Par ailleurs, l'infiltration reprend une place prépondérante dans la façon d'appréhender les zones ennemies, ce qui change radicalement de la possibilité de tout raser avec Eivor le Viking.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="AC Mirage" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1697011039vignette-acmirage-points-competences.jpg" style="width:100%" />L'arbre de compétence est bien moins complexe que dans Valhalla</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Ici, pas de chichis. Il faut assassiner les cibles les unes après les autres, débloquant ainsi des points de compétences nécessaires à débloquer l’une des 24 capacités séparées en 3 arbres distincts. En ce qui concerne les activités annexes, il subsiste un peu de récolte et quelques contrats secondaires, et c’est tout ! Cependant, si on doit le comparer aux opus avant <span style="color:#000066">Origin</span>, il n’y a pas ici de chapitrage précis, ou d’objectif secondaire à remplir sur une mission, ce qui rend le tout très fluide et bien plus agréable que le découpage grossier qui était fait par le passé.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="AC Mirage" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1697011167assassins-creedr-mirage-20230928235924_3whf.jpg" style="width:100%" /><em>La carte, elle aussi bien plus petite, ne propose pas de vastes zones de vide comme ce fut le cas sur des cartes plus grandes</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Pour terminer, la carte du jeu est nettement plus restreinte que pour ses prédécesseurs, ce qui ne constitue pas un inconvénient en soi, plutôt que de trouver de grandes zones désespérément vides. L’inventaire est lui aussi plus restreint avec un slot pour l’épée, un slot pour la dague, un autre pour l’équipement puis d’autres cases superflues (talisman, couleur, costume…). Exit donc les différents types d’armes disponibles, ce qui appauvrit malgré tout les phases de combat dont le gameplay variait en fonction de l’arme utilisée. Mais on ne peut pas tout avoir !</p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : Mirage propose un gameplay simplifiÃ© mais efficace. Quelques gadgets, pas de choix dans la catÃ©gorie d'armes qu'on utilise, des compÃ©tences peu nombreuses et simples Ã  apprÃ©hender. La licence revient Ã  ses origines.</p><p>Graphisme (14 / 20) : De sublimes paysages autour d'une ville de Bagdad Ã  l'architecture typique, des visages trÃ¨s expressifs et bien modÃ©lisÃ©s, c'est cependant un peu lÃ©ger pour un nouvel Ã©pisode. Mirage reprend les mÃªmes bases que Valhalla au niveau technique.</p><p>Bande son (12 / 20) : PlutÃ´t discrÃ¨te, la musique reflÃ¨te cependant parfaitement la culture du Moyen-Orient de l'Ã©poque. Le rythme de la bande originale change en fonction des phases d'infiltration ou d'action, ce qui renforce l'immersion.</p><p>Durée de vie (12 / 20) : Avec une petite quinzaine d'heures pour terminer l'histoire principale, et une vingtaine d'heures au total pour rÃ©aliser tous les objectifs secondaires, la durÃ©e de vie de Mirage est plutÃ´t faible. Fort heureusement le prix de vente conseillÃ© l'est aussi.</p><p>Scénario (13 / 20) : Rien d'exceptionnel ici, les Assassins chassent les Templiers qui ont pris la main sur la ville de Bagdad. On notera quand mÃªme le twist qui figure en fin de jeu et auquel on ne s'attend absolument pas.</p><p>Conclusion (13 / 20) : Ce nouvel Ã©pisode de la licence Assassin's Creed revient aux sources avec un gameplay simple et basÃ© sur l'infiltration. Techniquement propre sans Ãªtre exceptionnel, Mirage devrait Ãªtre le dernier opus Ã  sortir sur plusieurs gÃ©nÃ©rations de consoles. On regrettera cependant que le scÃ©nario soit plutÃ´t banal et que l'expÃ©rience soit aussi courte.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Mortal Kombat 1</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3357/test-multi-mortal-kombat</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3357/test-multi-mortal-kombat</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.94528200+1695311697.jpg</image><pubDate>Wed, 20 Sep 2023 09:25:51 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.94528200+1695311697.jpg"><p style="text-align:justify"><em>Un peu plus de quatre ans et demi après son prédécesseur <span style="color:#000066">Mortal Kombat 11</span>, <span style="color:#0000CD"><strong>Mortal Kombat 1</strong></span> constitue la nouvelle itération de cette classique licence de jeux de combat développée par <strong>NetherRealm Studios</strong> et éditée par <strong>Warner Bros. Games</strong>. Proposé sur Playstation 5, Xbox Series, Nintendo Switch et PC depuis le <strong><span style="color:#0099ff">19 septembre 2023</span></strong>, cet opus marque un tournant dans la licence car il nous place dans une version réinitialisée de l’univers que l’on connait bien. Que les aficionados se rassurent, l’action et le gore sont toujours bien présents !</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"><img alt="MK1" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/16951416491320687.jpg" style="width:100%" /></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:18px"><strong>Un scénario toujours aussi travaillé</strong></span></p>

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<p style="text-align:justify"><em><span style="color:#B22222">[Avant de commencer, il est important de préciser que nous allons ici évoquer certains éléments de l’histoire de Mortal Kombat 11. Si vous ne souhaitez pas vous faire divulgâcher les évènements qui s’y déroulent, vous pouvez d’ores-et-déjà passer au paragraphe suivant.]</span></em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">L’histoire prend place juste après les évènements de <span style="color:#000066">Mortal Kombat 11</span>. Liu Kang, vainqueur du Titan Kronika, acquiert les pouvoirs de Maître du Temps et les utilise pour réinitialiser l’univers. Il souhaite créer un monde dans lequel chacun peut vivre en paix, en prenant soin de faire en sorte que les principaux ennemis qu’il a connus jusqu’ici soient inoffensifs. On retrouve donc Kung Lao et Raiden dans la peau de paysans qui pratiquent le combat mais n’ont rien d’exceptionnel, jusqu’à ce qu’ils soient recrutés par Liu Kang, protecteur du royaume Terre.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="MK1" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1695141880mortal-kombat-1-raiden-kung-lao.jpg" style="width:100%" /><em>Raiden et Kung Lao n'étaient que de simples paysans dans ce nouveau monde créé par Liu Kang</em></p>

<h4 style="text-align:center"> </h4>

<p style="text-align:justify">Au-delà des évènements qui se produisent dans cet opus, on peut vraiment noter la qualité de la narration qui nous est proposée ici. C’est riche en rebondissements, les évènements s’enchaînent bien et les dialogues sont très réussis, avec même une pointe d’humour parfois. Si on ajoute à cela une conclusion assez inattendue et un chapitre final particulièrement riche en fan service, on obtient le gros point fort de la licence Mortal Kombat : une histoire qui mérite d’être racontée !</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:18px"><strong>De nouveaux éléments de gameplay</strong></span></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Si le jeu propose un total de 23 personnages jouables, parmi lesquels on retrouve des personnages qui ne figuraient pas dans <span style="color:#000066">Mortal Kombat 11</span> comme Reptile, Smoke ou encore Havik, le titre propose aussi une liste de personnages « kaméos », au nombre de 15. Pour faire simple, un personnage « kaméo » est un personnage de soutien qui n’est pas vraiment jouable, car il ne vous servira qu’à interrompre un combo, à réaliser une projection ou un coup final sanguinolent, venant ainsi en soutien au personnage que vous êtes en train d'utiliser.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="MK1" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1695142141mortal-kombat-1-cameo-unlock.jpg" style="width:100%" />Seuls trois personnages kaméos sont également jouables : Scorpion, Sub-Zero et Kun Lao</em></p>

<h3 style="text-align:center"> </h3>

<p style="text-align:justify">Si cela n’apporte rien de révolutionnaire, votre partenaire pourra parfois faire tourner le combat à votre avantage pour vous offrir la victoire ! Il vous faudra pour cela faire preuve de stratégie et sortir votre attaque au bon moment, car elle possède une jauge qui se vide quand votre partenaire intervient, et se reremplit avec le temps.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un tout nouveau mode de jeu : Invasions</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">En plus des célèbres tours présentes depuis plusieurs opus, un tout nouveau mode de jeu est ici proposé : le mode Invasions. Il s’agit d’un mode solo au sein duquel le joueur devra parcourir une carte de point en point (et donc de combat en combat), afin de traverser la zone et de trouver le portail qui mène à la suivante. Ces ennemis, provenant d’autres dimensions, disposent de statistiques diverses et variées qui leur permettent <span style="background-color:rgb(255, 255, 255); color:rgb(51, 51, 51); font-family:sans-serif,arial,verdana,trebuchet ms; font-size:13px">par exemple </span>de résister aux attaques ou de posséder plus de vie. Il est également important de noter que certaines épreuves consisteront à survivre en évitant les pièges qui tenteront de vous tuer, ou alors à « tester votre force » en remplissant une jauge et en pressant une touche au bon moment.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="MK1" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1695193739invasions.jpg" style="width:100%" /><em>Au fil de votre avancée, vous pourrez également attribuer des points dans différentes statistiques de votre personnage, en fonction de votre gameplay.</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">En parcourant cette carte, vous avez la possibilité de trouver des coffres pouvant contenir des éléments de personnalisation pour les différents personnages qui composent le roster, mais également des équipements qui permettent de booster certaines statistiques de votre personnage. Cela peut s’avérer bien utile pour certains affrontements qui se révèlent parfois plus difficiles ! Une fois toutes les zones traversées, vous trouverez le boss de la saison, plus résistant que les autres ennemis que vous aurez croisés jusqu’alors !</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Des graphismes particulièrement réussis</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">L’un des éléments qui a le plus frappé la rédaction lors de la découverte de ce titre, c’est la qualité de la modélisation des visages. En effet, dès les premiers moments de l’histoire, on peine à distinguer s’il s’agit de cinématiques ou d’un film ! Pour ceux qui ont terminé le tout premier chapitre, le sourire glaçant d’un personnage bien connu témoigne de cette qualité graphique. On pourra regretter cependant que la synchronisation labiale soit parfois hasardeuse, surtout quand on voit la qualité proposée à côté.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p><img alt="MK1" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1695193903Mortal-Kombat-1-Mileena-4K-Wallpaper_jpg_webp(1).jpg" style="width:100%" /></p>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">Autre élément graphique particulièrement réussi : les décors. Y compris lors d’un combat, on peut vraiment distinguer énormément de détails au sein des différentes arènes que l’on peut choisir. On peut même se demander si c’était vraiment utile de pousser le vice à ce niveau-là, d’autant plus que les décors ne sont pas destructibles contrairement à l’opus précédent… Petit bémol donc, mais rien de bien alarmant.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Des membres qui volent et du sang qui gicle … c’est facile !</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">Ce qui a principalement fait le succès de la licence <span style="color:#000066">Mortal Kombat</span>, c’est l’aspect gore des combats, notamment par le biais de Fatalities, ces fameux coups finaux toujours plus imaginatifs et sanguinolents. Le moins que l’on puisse dire, c’est que <span style="color:#000066"><strong>Mortal Kombat 1</strong></span> ne déroge pas à la règle sur ce point : les coups finaux ne sont pas particulièrement difficiles à réaliser, d’autant plus qu’il existe un mode d’entraînement spécialement dédié aux Fatalities ! D’ailleurs, la tendance à la facilité est plutôt générale dans cet opus car il possède un gameplay relativement simple à prendre en main, selon le personnage qu’on utilise. Il vous faudra cependant vous exercer un peu plus pour maîtriser les combos plus poussés, évidemment !</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"><img alt="MK1" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1695308573finish%20him.jpg" style="width:100%" /></p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : Avec un gameplay facile Ã  prendre en main et rapidement jouissif, Mortal Kombat 1 a su tirer son Ã©pingle du jeu pour faire prendre du plaisir Ã  tous, y compris Ã  ceux qui ne sont pas des fans inconditionnels de jeux de combat. MK1 nâest pas forcÃ©ment un titre orientÃ© e-sport comme la plupart des jeux de sa catÃ©gorie.</p><p>Graphisme (18 / 20) : Des visages bluffant de rÃ©alisme, des dÃ©cors hyper dÃ©taillÃ©s et une dÃ©couverte poussÃ©e de lâanatomie humaine. Si la synchronisation labiale avait Ã©tÃ© au niveau, on aurait pu se rapprocher de la note maximale.</p><p>Bande son (14 / 20) : La bande son est assez discrÃ¨te en ce qui concerne la musique, mais pour ce qui est des bruitages, ils sont particuliÃ¨rement rÃ©ussis et renforcent encore lâambiance sombre et sanglante du titre. Certains sons font mÃªme froid dans le dos.</p><p>Durée de vie (15 / 20) : GrÃ¢ce Ã  son mode scÃ©nario et au mode Invasions, Mortal Kombat 1 propose un contenu assez riche. Si cela ne suffit pas, le mode Tours proposera mÃªme de dÃ©couvrir lâÃ©pilogue du personnage choisi ! Si on ajoute Ã  tout cela les modes en ligne, on obtient un jeu avec une durÃ©e de vie consÃ©quente en solo, et illimitÃ©e en multi !</p><p>Scénario (17 / 20) : Lâun des gros points forts du jeu, le scÃ©nario est bien ficelÃ© et on ne se doute pas du cliffanger final avant la fin ! Le dernier chapitre est particuliÃ¨rement Ã©pique, avec du fan service Ã  foison, mais nous nâen dirons pas plus pour vous laisser la surprise !</p><p>Conclusion (16 / 20) : Soyons clairs, Mortal Kombat 1 est dÃ©diÃ© Ã  un public averti de par son univers trÃ¨s sombre et gore. Cependant, il ne vous sera pas nÃ©cessaire d'Ãªtre un as de la manette pour prendre du plaisir, tant le jeu est accessible. Les modes de jeu trÃ¨s variÃ©s font que chaque joueur pourra y trouver son compte, avec une mention spÃ©ciale pour le mode scÃ©nario, encore trÃ¨s riche dans cet opus. Le titre se paie mÃªme l'audace de nous teaser une potentielle suite qu'on a hÃ¢te de dÃ©couvrir !</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] En Garde!</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3354/test-pc-garde</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3354/test-pc-garde</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/pc/0.95156200+1694178667.jpg</image><pubDate>Fri, 08 Sep 2023 15:08:30 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/pc/0.95156200+1694178667.jpg"><p><em>Initialement développé en tant que projet étudiant, <strong><span style="color:#0000CD">En Garde! </span></strong>a depuis été remis en développement afin de sortir dans un état bien plus complet ce <span style="color:#008080"><strong>16 août</strong></span> dernier, sur Steam. <strong>Fireplace Games</strong>, studio français basé à Montpellier, signe ainsi son premier jeu. Après avoir gagné différents prix sous sa forme de projet étudiant, le jeu d’aventure de cape et d’épée parvient-il à briser la garde de notre cœur ?</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694178344Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>La puissance de trois mousquetaires</strong></span></p>

<p> </p>

<p>C’est aux commandes d’Adalia de Volador que nous met En Garde!, dont le talent à l’épée n’a d’égal que sa capacité à rire de ses ennemis. Avec quatre niveaux à parcourir, le premier fait office de tutoriel et laisse découvrir un système d’escrime semblable à du pierre-feuille-ciseaux, remplacés bien sûr par de l’esquive-parade-attaque. On use de ces trois mécaniques en fonction des attaques des ennemis, dont certaines ne peuvent être que parées ou esquivées, et l’on prend ainsi l’ascendant sur les adversaires, déboussolés et donc vulnérables.</p>

<p> </p>

<p>Ajoutez à cela une attaque spéciale que l’on peut déclencher après avoir rempli une jauge, et énormément d’éléments utilisables dans l’environnement, et vous obtenez de quoi combattre dans de véritables arènes où seuls vos réflexes et votre créativité détermineront l’issue des combats. Quelques phases de plateformes viennent diversifier le parcours d’Adalia, rappelant même parfois les bases de déplacement à la Assassin’s Creed, mais la plupart des options servent surtout à offrir des possibilités de combats.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694178378Combat.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les combats sont fluides, grâce à de nombreux indicateurs visuels qui indiquent les états et attaques des ennemis.</em></p>

<p> </p>

<p>La poignée de points de vie se recharge lors de checkpoints réguliers ou en utilisant l’attaque spéciale, ce qui offre une certaine marge de manœuvre étant donné que les ennemis n’hésiteront pas à se ruer sur vous et vous attaquer tous en même temps. Jouer avec l’environnement sera alors crucial, en envoyant valser vos ennemis dans les escaliers avec un coup de pieds bien placé pour les déstabiliser longuement, ou encore en envoyant un explosif sur un ensemble d’ennemis trop regroupés pour leur propre bien. Les combats de boss peuvent se montrer plus relevés, mais différents mises à jour sont venues les adoucir depuis la sortie.</p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>C’est pas de la vantardise si c’est vrai !</strong></span></p>

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<p>L’ambiance d’En Garde est particulièrement réussie, en étant notamment portée par le caractère bien trempé d’Adalia, l’héroïne. Celle-ci n’hésite pas à balancer de bonnes piques bien placées à ses adversaires alors qu’elle les combat en infériorité numérique, et sa légende la précède tant les ennemis sont nombreux à l’affronter à contrecœur. Battre un ennemi et repasser près de son cadavre sera ainsi l’occasion de l’entendre se plaindre de sa défaite, ou encore supplier Adalia de le laisser tranquille maintenant qu’il est à terre.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694178405Ref.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Adalia a confiance en elle, peu importe les légendes dont elle entend parler !</em></p>

<p> </p>

<p>Le jeu est aussi parsemée de collectables souvent très drôles, qu’il s’agisse de notes d’ennemis ou de références à d’autres épéistes célèbres tels que D’Artagnan ou le chat potté. Les autres personnages sont tout aussi amusants, avec le frère se prenant pour un justicier en herbe, la pirate aguerrie adulée par Adalia, et le Compte-Duc qui est un tyran aux idées monarchistes. Difficile parfois de ne pas faire un parallèle avec l’état de notre société, tant le discours et les objectifs de l’antagoniste se veulent parodiques.</p>

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<p>Les quatre niveaux sont relativement indépendants, constituant autant de petites histoires centrées sur la vie agitée d’Adalia qui se plaît à rendre au peuple ce que le Compte-Duc leur vole. En ressort un sentiment de justice et d’allégresse, tout au long des quatre heures nécessaires à la complétion de l’histoire. En Garde! est court, mais cela évite à son système de combat plutôt simple de tomber dans le répétitif. Un mode arènes ainsi que les succès du jeu viennent prolonger l’expérience et corser le challenge, et l’on pourrait très bien imaginer de nouveaux niveaux à l’avenir, venant enrichir la légende d’Adalia.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694178426Humour.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les ennemis sont soit des trouillards faisant leur travail, soit des convaincus d’être du bon côté.</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Un XVIIe siècle coloré et aguichant</strong></span></p>

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<p>Renforçant l’atmosphère festive d’En Garde!, les décors au style très coloré sont particulièrement agréables à parcourir, se permettant même quelques magnifiques plans par-ci par-là. Le casting des voix est lui aussi très bien trouvé, puisque les personnages partagent tous cette passion pour le dramatique, qui rend l’ambiance tout à fait théâtrale, et amusante. La musique va de thèmes atmosphériques à des thèmes de combat plus épiques, dans un style flamenco très dynamique. On regrettera juste l’absence de doublage français.</p>

<p> </p>

<p>L’interface utilisateur est assez sobre, mais quelques indicateurs bien pensés permettent de connaître à tout moment l’état des ennemis, qu’ils soient déboussolés, en position de faiblesse, ou justement en train de vous attaquer de toute leur furie. La diversité des ennemis est même assez étonnante : sans compter énormément de types d’ennemis, il y a de quoi faire varier les plaisirs et les situations tout au long des quatre heures de jeu.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694178452Plateforme.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Quelques phases de plateforme permettent de souffler entre les intenses combats.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (15 / 20) : Avec son systÃ¨me simple mais prÃ©cis dâesquive/parade/attaque, En Garde! se prend en main facilement et met Ã  dispositions de nombreuses possibilitÃ©s de combat au sein de ses niveaux.</p><p>Graphisme (17 / 20) : Les dÃ©cors sont trÃ¨s colorÃ© et vont bien avec lâambiance enjouÃ©e du titre. Certains plans sont mÃªme particuliÃ¨rement beaux.</p><p>Bande son (14 / 20) : La quinzaine de pistes signÃ©es Jean-Claude Charlier accompagnent lâaventure aussi bien dans ses combats Ã©piques que dans ses moments plus calmes de plateforme. Le style flamenco est trÃ¨s dynamique, ce qui colle bien au ton du jeu, et le thÃ¨me dâAdalia risque fort de rÃ©sonner quelques temps dans vos oreilles.</p><p>Durée de vie (14 / 20) : Prenant environ quatre heures Ã  terminer, En Garde! est assez court, mais propose un mode arÃ¨nes pour apporter de nouvelles situations plus corsÃ©es. Les succÃ¨s du jeu suggÃ¨rent aussi une certaine rejouabilitÃ© pour amÃ©liorer ses temps.</p><p>Scénario (12 / 20) : Le scÃ©nario est certes basique, mais le ton dÃ©jantÃ© dans les diffÃ©rentes rÃ©pliques et les Ã©crits que lâon trouve Ã§a et lÃ  parviennent sans mal Ã  accrocher le joueur. </p><p>Conclusion (15 / 20) : Avec son systÃ¨me de combat soignÃ© et les nombreuses possibilitÃ©s offertes par lâenvironnement, En Garde! propose une aventure de quelques heures Ã©piques et drÃ´le, avec son ambiance enjouÃ©e, Ã  la limite du thÃ©Ã¢tral et mÃªme du parodique quant Ã  son antagoniste. En Garde! respire lâÃ©tÃ©, et procure une expÃ©rience de cape et dâÃ©pÃ©e certes courte, mais marquante et rafraÃ®chissante.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Stray Gods: The Roleplaying Musical</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3353/test-multi-stray-gods-the-roleplaying-musical</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3353/test-multi-stray-gods-the-roleplaying-musical</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.37135800+1694178101.jpg</image><pubDate>Fri, 08 Sep 2023 15:01:41 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.37135800+1694178101.jpg"><p><em>Premier jeu signé <strong>Summerfall Studios</strong>, <strong><span style="color:#0000CD">Stray Gods: The Roleplaying Musical</span></strong> est sorti <strong><span style="color:#008080">le 10 août 2023</span></strong> sur Nintendo Switch, PC, PS4, PS5, Xbox One et Xbox Series X|S. Le titre, autrefois connu sous le nom de Chorus, avait réussi une campagne de financement participatif en 2019 sur l’ancien site Fig.co (aujourd’hui passé sous l’égide de Republic). Aujourd’hui associé à <strong>Humble Games</strong>, Stray Gods a pour idée ambitieuse de proposer une aventure musicale dont les chansons s’adaptent à vos choix narratifs. Un défi de taille pour le premier titre d’un studio : <span style="color:#0000CD"><strong>Stray Gods</strong></span> a-t-il ce qu’il faut pour entrer au panthéon des jeux musicaux ?</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694177841Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Renouveler la mythologie grecque</strong></span></p>

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<p>Stray Gods: The Roleplaying Musical, que nous appellerons Stray Gods, nous met dans la peau de Grace, une femme qui a du mal à trouver sa place dans la société, si ce n’est son rôle dans le groupe de rock de sa meilleure amie, Freddie. Organisant une audition pour trouver un nouveau membre pour le groupe, Grace fait alors la rencontre de Calliope, et si celle-ci repart mystérieusement de l’audition, il ne faut que quelques heures avant de la retrouver mourante à l’appartement de Grace.</p>

<p> </p>

<p>Notre protagoniste hérite alors de l’eidolon de Calliope, un morceau d’elle lui accordant les pouvoirs de la muse, tandis que le Conseil guidant les dieux grecs restants se réunit afin de déterminer si vous êtes oui ou non coupable de la mort de Calliope. Assimilant l’existence et la véracité de la mythologie grecque devant vos yeux ébahis, vous vous voyez octroyés sept jours afin de prouver votre innocence quant au meurtre de Calliope, sans quoi vous serez exécuté. Bienvenue dans Stray Gods.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694177868Olympus.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
L’Olympus a été délocalisé dans un grand immeuble, à la vue de tous. Mais les mortels ne le remarquent pas.</em></p>

<p> </p>

<p>Fort heureusement, le titre ne demande pas d’être familier avec la mythologie grecque pour tout comprendre et apprécier : au contraire, Grace n’a aucune connaissance à ce sujet, et s’appuie principalement sur sa meilleure amie Freddie pour poser toutes les questions qu’on pourrait imaginer quant aux dieux grecs et les légendes les entourant. Stray Gods joue d’ailleurs avec son cadre mythologique, en mettant en place à de nombreuses occasions des disparités entre ce que les mortels ont instauré comme légende, et la réalité derrière un personnage tel qu’Apollon ou le Minotaure par exemple.</p>

<p> </p>

<p>L’enquête avance alors en découvrant les personnages, en les questionnant, en comprenant leurs intérêts personnels et leur passé. Les différents protagonistes bénéficient tous d’une histoire riche et profonde, parfois sévère, que le scénario n’hésite d’ailleurs pas à traiter sérieusement. Traumatismes du passé et mémoire éternelle s’entrechoquent, tandis que réincarnation, accumulation des souvenirs et cumul des personnalités questionnent ces êtres de nature divine, renvoyant sans cesse le joueur à sa propre condition d’humain mortel, et apportant un nouveau point de vue à ces sujets qui sont souvent source de peur. Le tout se transforme alors en chansons aussi émouvantes que puissantes, qui forment le cœur de la narration de Stray Gods.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694177898Ignorance.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Grace ne connaît pas grand-chose à la mythologie grecque, ce qui l’oblige à poser de nombreuses questions.</em></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Une enquête en musique adaptative</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Car si le titre du jeu peut évoquer le RPG, il n’en est rien en réalité : aucune mécanique de RPG à l’horizon, Stray Gods s’apparentant plutôt au Visual Novel. On choisit en début de partie un trait de personnalité parmi trois, et une fois Grace investie du pouvoir de la muse, on peut alors faire évoluer les personnages dans des décors, les poussant à s’exprimer sous la forme de chansons. Si Grace ne peut les forcer à accomplir des actions contre leur gré, le chant peut révéler les désirs profonds de ses compagnons de chant, et Grace peut ainsi influer sur la direction que prendra la musique, que ce soit de façon empathique, de façon agressive, ou en misant sur la ruse, en fonction du trait de personnalité choisi.</p>

<p> </p>

<p>La musique s’adapte ainsi à nos différents choix, et s’assemble ainsi couplet après couplet, jusqu’à un choix final qui se montre la plupart du temps crucial quant au résultat de la scène. Votre approche définira ainsi quels seront vos alliés, comment se résoudra une situation tragique, ou encore quel partenaire romantique vous choisirez de fréquenter. L’imbrication des différentes parties peut sembler dénoter, mais le passage d’une tonalité à une autre reflétant les personnages et leurs ressentis, cela n’est pas gênant dans l’ensemble.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694177929Choix.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les choix narratifs influent sur la direction que prend une situation, et peuvent être déterminants !</em></p>

<p> </p>

<p>Néanmoins, il est à noter que la qualité d’écriture peut se montrer inégale de moments en moments. L’aspect enquête est finement mené, mais ne se fait qu’en passant de dialogue en dialogue, et l’on est alors guidé du début à la fin. Heureusement, les moments un peu plats se font assez courts, menant à chaque fois vers des scènes plus profondes, voire des moments de grâce où l’on se prend le potentiel du jeu en pleine face. Par ailleurs, si les différents embranchements narratifs et musicaux peuvent donner envie de rejouer au jeu afin de l’explorer plus en détails, il n’est pas difficile de pressentir quels choix vont aller dans quelles directions, et ainsi obtenir la meilleure fin du premier coup, à quelques détails près. En ce sens, l’absence d’un système de flowchart permettant de simplement explorer les musiques et choix scénaristiques à partir d’un point donné est regrettable.</p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Technique et direction artistique</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Réalisant notre test sur Xbox One, nous avons relevé plusieurs baisses de framerate, et quelques crashs. De même, l’affichage de la navigation dans les menus peut être perturbé par la déconnexion d’une manette. Il semblerait que sur old-gen, le jeu ait du mal à tourner sans difficulté, et nous recommandons ainsi d’y jouer sur PC si possible, ou sur Series X / PS5, laissant la Switch, la One et la PS4 aux derniers recours.</p>

<p> </p>

<p>C’est d’autant plus dommage que Stray Gods propose des décors et animations dessinés à la main, où les latences peuvent sembler interférer avec les animations telles que les déplacements de personnages, se faisant par transitions successives dans le décor.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694177977Journal.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le journal permet de consulter ce qu’on sait sur les différents personnages.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Au-delà de ça, le casting bénéficie d’un excellent chara-design, et le voice acting est lui aussi de haute volée. Identifiant réellement chacun des personnages, leur voix et leurs chants explorent leur background et nous permettent d’apprécier chacun des protagonistes, dans toute leur complexité. Une option permet d’augmenter la taille des sous-titres, ainsi que mettre le jeu en pause à tout moment.</p>

<p> </p>

<p>Le seul point noir vient là encore de l’aspect technique, avec un mixage audio qui décale parfois le niveau des voix dans une même scène, ce qui peut être perturbant. On regrettera aussi l’absence de banque son regroupant l’ensemble des pistes avec les différentes options narratives, ce qui aurait pu donner de l’intérêt à la rejouabilité du jeu, voire donner lieu à de fabuleuses sessions karaoké.</p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : Stray Gods propose une formule simple de choix narratifs, qui trouve son efficacitÃ© dans lâadaptation de la musique Ã  ces choix. LâexpÃ©rience peut souffrir de quelques soucis techniques sur consoles old-gen, mais heureusement rien qui ne gÃ¢che votre partie, la sauvegarde automatique Ã©tant rÃ©guliÃ¨re.</p><p>Graphisme (16 / 20) : Avec un excellent chara-design et de trÃ¨s beaux dÃ©cors dessinÃ©s Ã  la main, Stray Gods est particuliÃ¨rement colorÃ©, et enchanteur. Quelques chutes de framerate sur old-gen peuvent tout de mÃªme se faire sentir de temps en temps.</p><p>Bande son (17 / 20) : La musique adaptative Ã©tant au cÅur de lâexpÃ©rience narrative de Stray Gods, on ne peut que saluer le voice acting de haute volÃ©e. Chaque voix et performance colle Ã  la peau des diffÃ©rents personnages, et nous permet de nous attacher Ã  ce casting, le laissant rÃ©sonner en nous longtemps aprÃ¨s avoir posÃ© la manette.</p><p>Durée de vie (13 / 20) : LâenquÃªte de Stray Gods sâÃ©tend sur cinq Ã  six heures de jeu, en vous tenant par la main de bout en bout. Les choix narratifs encouragent une certaine rejouabilitÃ©, mais ne pas pouvoir accÃ©der Ã  certaines scÃ¨nes en particulier gÃ¢che un peu ce potentiel.</p><p>Scénario (17 / 20) : LâenquÃªte proposÃ©e par Stray Gods est finement menÃ©e, avec quelques rebonds scÃ©naristiques, et des choix engageants. La qualitÃ© dâÃ©criture des personnages, avec leur personnalitÃ© complexe et la profondeur de leur passÃ© et de leurs questionnements intÃ©rieurs, est particuliÃ¨rement apprÃ©ciable Ã  dÃ©couvrir au fil des dialogues et des musiques. </p><p>Conclusion (17 / 20) : PortÃ© par sa galerie de personnages et sa qualitÃ© dâÃ©criture, Stray Gods offre une approche rafraÃ®chissante quant Ã  lâexploration de la mythologie grecque, misant sur un concept musical ambitieux et plaisant. En y associant un excellent chara-design et un voice acting collant Ã  la peau des divinitÃ©s grecques, Summerfall Studios signe ici un premier jeu honorable, qui nâaugure que du bon pour leurs productions futures.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Lakeburg Legacies</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3352/test-pc-lakeburg-legacies</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3352/test-pc-lakeburg-legacies</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/pc/0.94518000+1694177588.jpg</image><pubDate>Fri, 08 Sep 2023 14:53:08 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/pc/0.94518000+1694177588.jpg"><p><em>Dernier jeu en date du studio <strong>Ishtar Games</strong> que l’on connaît notamment pour <span style="color:#0000CD">The Last Spell</span>, <strong><span style="color:#0000CD">Lakeburg Legacies</span></strong> est sorti <strong><span style="color:#008080">le 20 juillet</span></strong> dernier sur Steam. Annoncé le 14 juin 2021 et étant resté dans notre radar depuis, le titre est une simulation de développement de village médiéval, où l’on gère aussi les relations amoureuses ! Un pari intéressant par rapport aux jeux de gestion classique, mais <strong><span style="color:#0000CD">Lakeburg Legacies</span></strong> parvient-il à accrocher sur la longueur ?</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694177325Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un système ambitieux…</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Proposant d’emblée le choix de son mode de jeu, avec différents modificateurs influant sur la difficulté de l’expérience de jeu, Lakeburg Legacies nous fait incarner un personnage souhaitant repartir de zéro, créant alors son propre village et cherchant à le faire grandir et prospérer. Un tutoriel nous montre comment accueillir de nouveaux habitants, leur créer une maison, créer des bâtiments de métier et y attribuer des travailleurs, ainsi que comment marier des personnages.</p>

<p> </p>

<p>C’est là que la partie romance commence, et le titre a pour volonté de mettre l’amour au premier plan, et ce dans tous les aspects de son système : les relations entre les villageois créent de l’amour, qui peut être ensuite utilisé en tant que ressource pour certaines actions telles que l’obtention d’un bébé pour un couple, ou encore la possibilité de renforcer une relation amoureuse.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694177372Village.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
On agrandit notre village en construisant des bâtiments et en accueillant de nouveaux habitants.</em></p>

<p> </p>

<p>Qu’on se le dise de suite, le jeu prend en compte les romances de même sexe, suggérant l’adoption d’un enfant lorsque désiré. Les relations entre membres d’une même famille sont heureusement prohibées. Choisir soi-même le sexe recherché chez le ou la partenaire d’un villageois est possible, mais n’a aucun intérêt si ce n’est s’amuser à construire une société uniquement constituée d’hommes ou de femmes (ce qui serait futile vu que le sexe des enfants est défini aléatoirement).</p>

<p> </p>

<p>L’association entre villageois se fait via l’intermédiaire d’une voyante, qui peut voir les centres d’intérêt et les avis d’un personnage sur différents sujets. En mettant ensemble deux personnages, on voit d’abord leur compatibilité en fonction des centres d’intérêt de chacun, puis on fait des choix de dialogue au cours d’un mini-jeu simulant trois rendez-vous romantiques, dont les réponses doivent coller aux avis des prétendants pour donner une relation amoureuse durable.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694177394Affinite.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
La recherche de partenaires amoureux se fait via un système de centres d’intérêts communs.</em></p>

<p> </p>

<p>A cela s’ajoute évidemment la gestion du village, où l’on répartit nos habitants dans des maisons, des métiers, et où l’on cherche à développer le bourg en construisant de nouveaux bâtiments parmi une liste dont l’ordre de déverrouillage est prédéfini. Certains bâtiments viennent ajouter des bonus ou malus des facteurs tels que le moral des habitants, ou la sécurité du village. On gère alors nos ressources, grandissantes au fil des bâtiments débloqués, et les relations et nouveaux mariages à organiser, puisque les villageois finissent irrémédiablement par passer de vie à trépas. Un cocktail, qui, sur le long terme, peut s’avérer épuisant.</p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>…mais au gameplay fastidieux et à la réalisation bancale.</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Car dans Lakeburg Legacies, la boucle de gameplay est assez simple, et laisse trop peu de place à l’aléatoire. Quand un villageois meurt, on se dépêche de remarier son ancien partenaire de vie, en refaisant le sempiternel jeu relationnel de la voyante. Or, il arrive fréquemment qu’une poignée de villageois meurent peu de temps les uns après les autres, ce qui est autant de mariages à organiser à chaque fois ! On attribue ensuite les nouveaux-venus dans les bâtiments de travail, si tant est qu’il en reste à remplir. Les enfants sont aussi étrangement gérés : dès leurs dix-huit ans atteints, on doit leur construire une maison manuellement, sinon ils se retrouvent à la rue.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694177432Date.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Une fois les prétendants choisis, on doit se rappeler de leurs centres d’intérêts et adapter notre discours…</em></p>

<p> </p>

<p>Sur des parties demandant de gérer un village 30, 75 ou 100 ans, l’ensemble devient vite fastidieux, tant la répétitivité se fait sentir. D’autant que le rythme peut vite devenir éreintant si l’on souhaite progresser : ces parties sont tout autant de runs où notre seul objectif est de tenir pendant le nombre d’années défini, et générer un maximum de prestige. Ce prestige est, en fin de run, convertit en une ressource permettant de débloquer des artworks dans la galerie du jeu…et c’est tout. D’autant que le maximum déblocable de cette ressource finale est plafonné à chaque run, en fonction de trois paliers de prestige, rendant le surplus de prestige… inutile.</p>

<p> </p>

<p>Là où Lakeburg Legacies a du mal à fonctionner sur la durée, c’est sur des possibilités dites de « quality of life », qui rendrait l’expérience de jeu plus fluide. Rendre la construction de maison automatique dès qu’on a suffisamment de bois par exemple, et y attribuer automatiquement un des sans-abri du village, permettrait de soulager un peu le joueur. De la même façon, après une quinzaine de réussite sur le mini-jeu de romance, il aurait été de bon ton de pouvoir, en l’échange de ressources amoureuses par exemple, pouvoir s’en exempter.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694177457Prestige.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le prestige gagné se convertit en monnaie spéciale en fin de run, définissant comme seul objectif la complétion de la galerie.</em></p>

<p> </p>

<p>Par ailleurs, les différentes mécaniques peuvent vite être sources de questionnement une fois qu’on y réfléchit : il n’y a par exemple aucun équilibrage sur le système de romance, qui prioriserait par exemple les sujets importants chez les personnages. En l’état, aimer ou détester les bonbons est aussi important qu’être en accord ou pas sur les exécutions publiques. Il est impossible d’avoir plus de cinq travailleurs pour un même bâtiment, et ces bâtiments étant unique, on produit peu de pierre alors que c’est une des ressources les plus utiles tout au long du jeu.</p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Quand la complexité tue l’identité</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Le piège dans lequel Lakeburg Legacies a eu le malheur de tomber est celui de la complexité, lorgnant le perfectionnisme mais résultant en quelque chose de peu lisible, et surtout de peu utile en termes de game-design. Concrètement, le jeu croule sous de nombreux menus, attribuant différents traits de personnalité aux habitants, certains évoluant en fonction de leurs rencontres avec les autres villageois, et parfois au cours d’évènements aléatoires –bien trop rares.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694177485Batiment.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Chaque bâtiment peut être amélioré, et on y place des travailleurs plus ou moins doués, pouvant mentorer des enfants.</em></p>

<p> </p>

<p>Ainsi, si le jeu lorgnait du côté de la gestion au niveau micro, c’est-à-dire en se focalisant sur les villageois et la vie du village, le résultat en est tout autre. On se retrouve à ne prêter attention qu’à l’aspect macro de la gestion, les villageois ne devenant qu’un amas de différentes statistiques, qu’il faut perpétuellement s’empresser de remplacer, optimiser, sans jamais voir le village en être particulièrement affecté, et sans avoir le plaisir de voir l’évolution de ces habitants, comme attendu.</p>

<p> </p>

<p>Hormis en mettant pause continuellement, on ne voit pas lorsqu’un couple commence à battre de l’aile, ou lorsqu’un autre décide d’avoir un enfant et nécessiterait une chambre en plus dans leur maison. On peut provoquer des rencontres entre des habitants spécifiques, mais cette option est tellement cachée qu’on ne la remarquera pas de suite, et la ressource d’amour nécessaire à la manipulation des relations coûte vite bien trop cher pour être investie là-dedans.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694177510Menus.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
On peut trouver toutes sortes d’informations sur les personnages, mais elles s’avèrent peu utiles…</em></p>

<p> </p>

<p>Cet ensemble de faux-pas et de contradictions rend Lakeburg Legacies trop éloigné de sa promesse de jeu détente, où l’on prend soin de ses personnages en les voyant évoluer. Passé le plaisir de la découverte et après les six à huit heures que nécessitent une run réussie, et avec un peu de recul, il est difficile de revenir sur le jeu dans le seul objectif de compléter la galerie d’artworks. Les succès du jeu sont intéressants à réaliser, mais se relancer dans la construction dirigiste d’un village où tout va trop vite s’avère peu engageant.</p>

<p> </p>

<p>Restera alors les souvenirs de cette magnifique direction artistique, où bande-son et style graphique vont de pair pour créer cet univers d’apparence doux et serein. La palette de couleurs froides et chatoyantes est idéale. Les quelques musiques parviennent à ne jamais lasser, et Alexandre Bobe signe ici une très belle OST chez G4F Records.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694177532Event.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les évènements aléatoires se font trop rares, et leur impact est malheureusement négligable.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (12 / 20) : Avec trop de complexitÃ© et de menus trop fournis, Lakeburg Legacies manque le coche et passe Ã  cÃ´tÃ© de lâexpÃ©rience micro quâil semblait suggÃ©rer. De plus, de nombreuses options de qualitÃ© de vie semblent possibles, le jeu Ã©tant, en lâÃ©tat, plutÃ´t fastidieux sur le long terme.</p><p>Graphisme (18 / 20) : Visuellement, Lakeburg Legacies est dÃ©licieux. Sa palette de couleurs douces et chatoyantes sont un rÃ©gal pour les rÃ©tines.</p><p>Bande son (14 / 20) : La bande son signÃ©e Alexandre Bobe est trÃ¨s belle, et mÃªme si elle comporte peu de pistes, celles-ci parviennent Ã  ne jamais lasser.</p><p>Durée de vie (13 / 20) : Il vous faudra compter environ six heures pour une premiÃ¨re partie rÃ©ussie. Malheureusement, cette durÃ©e de run est Ã  double tranchant : soit vous ne vous sentirez pas affectÃ© par les problÃ¨mes de rythme du jeu et y reviendrez alors sans problÃ¨me, soit la rÃ©pÃ©titivitÃ© du soft bloquera en vous lâenvie de repartir de zÃ©ro dans cette aventure de gestion. </p><p>Scénario (4 / 20) : Pas vraiment de scÃ©nario ici, mais on peut reprocher aux diffÃ©rents Ã©vÃ¨nements narratifs de nâoccuper quâune place infime et nÃ©gligeable de lâexpÃ©rience de jeu. De mÃªme, le sens donnÃ© aux Ã©lÃ©ments de background dans le systÃ¨me de romance est par exemple assez questionnable. </p><p>Conclusion (11 / 20) : A premiÃ¨re vue dÃ©licieux, par ses visuels enchanteurs et sa bande son de qualitÃ©, Lakeburg Legacies se rÃ©vÃ¨le au final Ãªtre une simulation de gestion de village tendant vers le macro, lorgnant sans rÃ©ussite vers le micro avec ses villageois semblables Ã  des amas de menus et de statistiques ayant au final peu dâimportance. Amenant Ã  un rythme effrÃ©nÃ© et fastidieux, ce ne sont malheureusement pas les objectifs du jeu qui suffiront Ã  vouloir prolonger longuement lâexpÃ©rience. Câest dommage, et Ã§a nous brise le cÅur, mais selon nous, Lakeburg Legacies a du mal Ã  satisfaire et retenir le joueur sur la longueur. </p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Ghost Trick : Détective fantôme</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3351/test-multi-ghost-trick-detective-fantome</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3351/test-multi-ghost-trick-detective-fantome</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.94919400+1694177124.jpg</image><pubDate>Fri, 08 Sep 2023 14:45:24 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.94919400+1694177124.jpg"><p><em>Initialement sorti le 14 janvier 2011 sur Nintendo DS, puis sur iOS le 27 janvier 2012, <strong><span style="color:#0000CD">Ghost Trick</span></strong> est un titre qui a su marquer une petite communauté de joueurs, tout en restant cantonné aux petits écrans. Le jeu de <strong>Capcom</strong>, réalisé par le créateur de la série des Ace Attorney, <strong><span style="color:#800080">Shu Takumi</span></strong>, avait à peine dépassé les 80 000 ventes sur Nintendo DS, cette dernière étant alors en fin de vie, alors que la Nintendo 3DS arrivait un gros mois plus tard. Annoncé le 8 février 2023 lors d’un Nintendo Direct, <strong><span style="color:#0000CD">Ghost Trick : Détective fantôme</span></strong> est le remaster qui ouvre la voie à un nouveau public, pour une sortie <strong><span style="color:#008080">le 30 juin 2023</span></strong> sur Nintendo Switch, Xbox One, Series X|S, PS4, PS5 et PC. S’agit-il là d’une résurrection pour la licence, ou son fantôme va-t-il retourner errer dans le grand cimetière des jeux oubliés ?</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694176846Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Mourir, c’est partir un peu</strong></span></p>

<p> </p>

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<p>Ghost Trick nous met dans la peau de Sissel, un personnage… venant de mourir. Dans la peau ? Pas réellement, puisque nous contrôlons son âme, pouvant se déplacer d’objets en objets dans les décors que l’on parcoure en quête de réponses : comment sommes-nous mort, et pourquoi ?</p>

<p> </p>

<p>Abordé très vite par une lampe de bureau animée évoquant l’icône du studio Pixar, on découvre alors nos pouvoirs de fantôme : posséder des objets et les faire se mouvoir légèrement, changer de lieux via les lignes téléphoniques, et surtout remonter dans le temps au contact d’une âme, jusqu’à 4min avant le décès d’une personne. Dans notre parcours, on alterne entre le monde réel et le monde fantôme, cherchant à influer sur des situations où la montre joue contre nous.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694176897Fantome.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le mode Fantôme nous permet de passer d’objets en objets afin de les faire se mouvoir légèrement.</em></p>

<p> </p>

<p>Ces possibilités donnent lieu à une aventure particulière, puisque l’on mène notre enquête à l’envers, malgré la nuit qui progresse. Et la dernière subtilité n’est pas des moindres, puisqu’à l’aube, la mort de Sissel est définitive, le faisant disparaître pour de bon.</p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Une trame scénaristique parfaitement maîtrisée</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Cette quête de réponse s’étend sur un peu moins d’une vingtaine de chapitres, nous faisant découvrir toute une galerie de personnages, de décors, et nous faisant surtout rebondir de mystères en mystères. L’intrigue est ici parfaitement maîtrisée par son créateur, qui ne laisse en zones grises que d’infimes détails : toute question aura sa réponse, pour une affaire qui remue une dizaine d’années d’évènements. Le sentiment de satisfaction une fois Ghost Trick terminé est particulièrement marquant, tant les réponses apportées et les personnages découverts vous imprègnent.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694176921Missile.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Missile est le Loulou de Poméranie le plus mignon et le plus déterminé de l’histoire du jeu vidéo.</em></p>

<p> </p>

<p>Cet excellent world-building s’instaure au fil de chapitres d’une trentaine de minutes chacun, avec de nombreux dialogues. Le rythme de Ghost Trick est plutôt lent, mais satisfaisant : on alterne entre phases de dialogues et phases de manœuvres, parmi lesquelles on trouve des checkpoint pour les chapitres à contraintes de temps ou lorsqu’il est possible de se bloquer en manipulant les mauvais objets.</p>

<p> </p>

<p>Ce découpage hérité de la DS se montre assez convenable sur les consoles actuelles, et le gameplay n’est que légèrement modifié, adaptant l’utilisation du stylet pour les tracés de déplacement initialement au joystick actuel. Bonne nouvelle, le tactile de la Switch reste utilisable ! Les possibilités de chaque objet sont affichées directement, et l’aspect <em>trial and error</em> de certains chapitres n’est jamais spécialement difficile ou injuste : même sur les chapitres les plus retors, on parvient à avancer assez rapidement.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694176942lynne.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Lynne, jeune détective, vous aidera beaucoup dans votre aventure… si vous la sauvez entre temps.</em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un remaster sublimant la direction artistique originale</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Donnant vie à l’excellent scénario du jeu, la direction artistique de Ghost Trick est tout simplement époustouflante. Le lissage HD en 1080p/60fps du titre rend honneur au chara-design soigné et aux animations excentriques des différents personnages, donnant encore plus à voir leur personnalité que dans la mouture originale. On reprochera toutefois au titre l’aspect 4:3 avec des bandes sur les côtés, n’étirant le tout en 16:9 que lors des remontées dans le temps.</p>

<p> </p>

<p>La bande-son, initialement excellente avec ses thèmes aussi punchy que mystérieux, bénéficie aussi de nouvelles musiques et de réorchestrations par Masakazu Sugimori (le compositeur d’origine),  et il est possible de passer de la nouvelle OST à l’originale à tout moment, cette action étant immédiate, sans avoir à relancer la musique du début. Un menu Musique est d’ailleurs disponible via le menu principal, où il est possible d’écouter n’importe quelle piste du jeu.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694176970Banque%20musicale.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le remaster apporte une banque musicale, avec les thèmes originaux, les nouveaux, et les réorchestrations.</em></p>

<p> </p>

<p>Ce remaster apporte par ailleurs de nouveaux challenges, qui consiste en des puzzles plus ou moins faciles à réaliser. On trouve aussi une galerie d’art, qui se complète en réalisant les différents succès/trophées du jeu. Rien de bien extraordinaire, mais de quoi prolonger l’expérience avant de quitter le jeu en douceur une fois l’histoire terminée.</p>

<p> </p>

<p>Enfin, les textes ont été agrandis, ce qui peut paraître étrange au début, mais pas dérangeant. Néanmoins, il s’agit de la même traduction française que sur la mouture DS, avec ce que cela comporte de fautes d’orthographes ! Elles ne sont pas très nombreuses, mais il est dommage qu’il n’y ait eu aucune relecture pour l’occasion.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1694176994Journal.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Un journal permet de reprendre connaissance de tout ce que vous avez découvert si besoin.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : Cette nouvelle mouture de Ghost Trick ne rÃ©invente pas le gameplay, mais rend la formule plus agrÃ©able que jamais, avec quelques ajouts honorant la direction artistique, et des dÃ©fis supplÃ©mentaires pour prolonger quelque peu lâexpÃ©rience.</p><p>Graphisme (17 / 20) : Le soin apportÃ© au chara-design, et encore plus aux animations des personnages, permet de mettre en scÃ¨ne lâexcentricitÃ© de ces protagonistes et leur personnalitÃ© dÃ©bordante. Ghost Trick a une rÃ©elle identitÃ© dans sa patte graphique, que ce remaster renforce dâautant plus.</p><p>Bande son (17 / 20) : Avec de nouvelles musiques, des thÃ¨mes originaux rÃ©orchestrÃ©s pour lâoccasion, et la possibilitÃ© de passer de lâOST originale Ã  la nouvelle en quelques secondes, le travail de Masakazu Sugimori rend lâenquÃªte de Ghost Trick encore plus prenante et captivante.</p><p>Durée de vie (15 / 20) : Il faut compter un peu plus dâune dizaine dâheures pour terminer Ghost Trick, en y ajoutant les quelques succÃ¨s/trophÃ©es pour ceux que Ã§a intÃ©resse. Une enquÃªte dÃ©coupÃ©e en chapitres dâune trentaine de minutes, un format satisfaisant pour dÃ©couper ses sessions de jeu autour du rythme un peu lent du jeu. </p><p>Scénario (18 / 20) : Avec une intrigue maÃ®trisÃ©e de bout en bout, on ne peut que saluer la qualitÃ© dâÃ©criture de Ghost Trick. La fin du jeu procure un sentiment de satisfaction trÃ¨s profond, et surtout, un sentiment de satiÃ©tÃ© : toutes les rÃ©ponses souhaitÃ©es sont donnÃ©es, et les crÃ©dits de fin sont lâoccasion de souffler aprÃ¨s la fin dâune enquÃªte pas comme les autres. </p><p>Conclusion (17 / 20) : Ghost Trick : DÃ©tective fantÃ´me est le portage dont tous les fans de Ghost Trick rÃªvaient, aussi nombreux Ã©taient-ils. Cette mouture honore et sublime tout ce que lâoriginal avait Ã  proposer, avec notamment tout un travail sur la direction artistique qui rend lâexpÃ©rience bien plus agrÃ©able quâen 2011. LâenquÃªte Ã  lâenvers proposÃ©e par Ghost Trick fait dÃ©couvrir des personnages aussi excentriques quâattachants, et procure un sentiment de satisfaction et de satiÃ©tÃ© rarement Ã©galÃ© une fois les crÃ©dits tombÃ©s. Si vous nâavez jamais touchÃ© Ã  Ghost Trick auparavant, alors nâhÃ©sitez plus : ce remaster est fait pour vous, surtout si vous apprÃ©ciez des titres comme les Ace Attorney, du mÃªme rÃ©alisateur !</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Sifu</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3350/test-multi-sifu</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3350/test-multi-sifu</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.83075900+1693311535.jpg</image><pubDate>Tue, 29 Aug 2023 14:18:55 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.83075900+1693311535.jpg"><p><em>Sorti le 8 février 2022 sur PS4, PS5 et PC, <span style="color:#0000CD"><strong>Sifu </strong></span>a continué son petit bonhomme de chemin : passant par la Switch le 8 novembre, c’est ensuite sur Xbox One et Series X|S que le titre a débarqué, <strong><span style="color:#008080">le 28 mars dernier</span></strong>. L’occasion pour notre rédaction de revenir sur ce titre ayant dépassé le million de ventes depuis un an déjà ! Une véritable réussite du studio français <strong>Sloclap</strong>, après leur premier titre Absolver qui avait eu du mal à convaincre. Alors, Sifu, c’est vraiment si fou ?</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1693311135Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Vengeance et maîtrise des arts martiaux</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Le terme « sifu » signifie « maître », et c’est justement autour de la mort de votre mentor que le scénario s’articule. Après un tutoriel bluffant de mise en scène dans sa présentation des personnages, on se lance dans une vendetta en cinq actes, avec une marge de progression claire dès le départ : perfectionner ses attaques et parades, et profiter de l’environnement et des objets à disposition pour tenir tête aux nombreux ennemis sur votre chemin.</p>

<p> </p>

<p>Par son scénario et sa mise en scène très cinématographique, Sifu rappelle les grands films d’arts martiaux saupoudrés d’une sauce Kill Bill, et se montre aussi simple qu’efficace. Surtout qu’ici, la prise de risque est toujours de mise : vous pouvez à votre guise esquiver ou parer une attaque, et le titre embarque évidemment une mécanique de parade parfaite, lorsque vous parez au dernier moment. Ces parades parfaites viennent grignoter une barre de concentration nommée « jauge de structure » chez les ennemis les plus robustes, jusqu’à la remplir et ainsi les abasourdir, vous donnant l’opportunité d’occasionner de lourds dommages, voire de les exécuter d’un seul dernier coup, ce qui est très gratifiant.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1693311181achever.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Une fois affaiblis et abasourdis, les ennemis peuvent être achevés en un seul coup.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Mais miser sur des esquives ou parades classiques constitue aussi une prise de risque en soit : les ennemis sont de plus en plus coriaces, et les timings de leurs attaques sont précis. Esquivez trop tôt, et vous serez cueilli à la fin de votre mouvement ; esquivez trop tard, et vous vous en mordrez les doigts. La parade n’échappe pas à cette logique, puisque votre personnage a lui aussi une jauge de structure, qui vous rend vulnérable une fois remplie : impossible donc de parer indéfiniment les coups, il faut réussir à se créer de l’espace et à imposer votre propre rythme dans les combats afin d’avoir une chance de survivre.</p>

<p> </p>

<p>Apportant un peu de souplesse dans tout ça, de nombreux objets utilisables jonchent les niveaux, qu’il s’agisse clairement d’armes comme des battes de baseball et des planches de bois, ou des outils utilisables ponctuellement dans le combat comme des bouteilles à lancer/briser sur vos adversaire. Cet équilibre entre le danger permanent et les multiples possibilités qui s’offrent à vous servent ainsi un excellent système de combat, qui peut paraître punitif au premier abord, mais ô combien juste et gratifiant une fois son approche préférée trouvée. Et ne comptez pas sur l’intelligence artificielle pour vous faire des cadeaux, hormis en mode facile : ici, les adversaires ne se contentent pas de vous attaquer un par un, ils se coordonnent pour vous enchaîner si vous n’esquivez pas, et n’hésiteront pas à vous attaquer simultanément si vous comptez trop sur la parade ! Le défi est constant, et le joueur ne se sent jamais pris pour un idiot : ni par les adversaires, ni par les développeurs derrière leur comportement.</p>

<p> </p>

<p>En ce qui concerne les combats de boss, ils sont particulièrement réussis. Intenses, ils se déroulent en plusieurs phases, et mettent à l’épreuve vos réflexes et votre apprentissage, en vous poussant à utiliser votre arsenal de mouvements afin de vous en sortir. Les antagonistes sont charismatiques et impressionnants, au point où l’apprentissage de leurs patterns se fait dans la crainte de se faire enchaîner et voir nos vies restantes défiler bien trop vite.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1693311322boss.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
La jauge de structure des boss est conséquente, car une fois brisée, vous pouvez les achever.</em></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un rogue-lite bien équilibré</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Si la maîtrise de vos coups est votre principal atout pour réussir, nul doute que vous ne réussirez pas à finir Sifu dès votre première tentative ! Lorsque vous mourrez dans Sifu, un talisman magique vous redonne vie, et ce jusqu’à cinq fois. Mais cela a un prix : à chaque mort, vous revenez plus âgé, ce qui se traduit à chaque fois par des coups plus aiguisés, mais une barre de vie réduite. Les niveaux sont par ailleurs segmentés par de petits autels où vous pouvez échanger des points de score contre des bonus (vie, structure, durabilité d’arme), ou des compétences.</p>

<p> </p>

<p>Et c’est avec ces compétences que Sifu aborde son aspect rogue-lite : l’apprentissage d’une compétence est temporaire, et si vous venez à mourir cinq fois, vous les perdrez dans votre prochaine run et devrez recommencer du début. Cela dit, chaque apprentissage d’une compétence est comptée, et lorsque vous apprenez une compétence pour la cinquième fois, vous l’obtenez définitivement ! Une approche RPG dans la façon de progresser, qui pousse à maîtriser les niveaux pour récolter de meilleurs scores, tout en récompensant ces scores par de nouvelles possibilités de gameplay.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1693311356Competences.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les compétences coûtent de l’expérience, mais une fois apprises cinq fois, elles seront maîtrisées définitivement.</em></p>

<p> </p>

<p>De plus, lorsque vous finissez un niveau, votre âge de complétion est enregistré, et vous commencez le niveau suivant à cet âge-là. Ainsi, si vous vous améliorez dans un niveau et finissez à un âge plus bas que précédemment, vous pourrez enchaîner avec le niveau suivant en commençant à cet âge réduit. A noter que le jeu propose de personnaliser de nombreuses options pour moduler la difficulté de jeu, ne laissant ainsi personne sur le banc de touche.</p>

<p> </p>

<p>Enfin, les niveaux sont interconnectés par des collectables qui, une fois ramassés, complètent le tableau des enquêtes : toutes les informations récoltées sur les cinq boss du jeu sont regroupées ici, constituant un scénario bien ficelé et apportant de nouvelles façons de rejouer les niveaux. Une carte d’accès trouvée dans le dernier niveau pourra ainsi ouvrir une voie nouvelle dans le premier niveau : on évite ainsi de nombreux combats, mais cela implique donc d’avoir moins de points à échanger contre des bonus aux autels.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1693311386Tableau.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les niveaux sont parsemés de collectables qui donnent parfois accès à des raccourcis dans d’autres niveaux.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Jeu, ressenti cinéma ? En tout cas, défouloir !</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Inscrit dans la mythologie chinoise, l’univers de Sifu est aussi sérieux que surnaturel, une ambiance particulière qui se retrouve aussi dans la trentaine de musiques rythmant notre aventure. Les sonorités apportent à nos oreilles l’étrange que l’on découvre petit à petit, tout en faisant ressentir le danger ambiant, ce qui saura surprendre les joueurs et leurs attentes.</p>

<p> </p>

<p>Visuellement, Sifu est très appréciable. La direction artistique aux allures de peinture est léchée et les différents niveaux proposent différents environnements qui marquent chacun par leur identité propre, reflétant le boss qui nous attend à leur fin. Une fois le système de combat pris en main, on se retrouve à vivre un de ces films d’arts martiaux qu’on adore, tant ils sont cathartiques. Ici, ce plaisir se transpose au sentiment de flow s’installant petit à petit alors qu’on danse avec les ennemis, enchaînant parades, esquives et contre-attaques dans une série d’animations soignées traduisant la violence des coups, mais aussi le calme nécessaire à la gestion des nombreux adversaires. Seul le placement de la caméra vient parfois compliquer la lisibilité de l’action.</p>

<p> </p>

<p>Manette en mains, cette danse devient un simili-film d’action d’une dizaine d’heures, rallongées d’une dizaine d’heures encore avec le DLC Arènes. Celui-ci apporte une cinquantaine de challenges en arènes avec tantôt des restrictions de combat, tantôt des conditions de victoire spécifiques, ce qui ravira ceux qui veulent prolonger le bal.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1693311434Arenes.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le DLC Arènes met en scène plusieurs challenges avec différents objectifs et contraintes.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (17 / 20) : Avec sa formule exigeante mais Ã©quilibrÃ©e, Sifu propose une expÃ©rience qui se veut de plus en plus grisante au fur et Ã  mesure que lâon en maÃ®trise les subtilitÃ©s.</p><p>Graphisme (17 / 20) : La direction artistiques aux allures de peinture est trÃ¨s apprÃ©ciable, malgrÃ© une camÃ©ra qui ne se place pas toujours de faÃ§on Ã  faciliter la lisibilitÃ© de lâaction.</p><p>Bande son (15 / 20) : La trentaine de musiques de la bande son accompagnent trÃ¨s bien notre hÃ©ros et sa quÃªte de vengeance, aussi surprenante puisse-t-elle Ãªtre.</p><p>Durée de vie (14 / 20) : Il faudra compter une dizaine dâheures de jeu pour terminer lâhistoire de Sifu, en fonction de votre habiletÃ© Ã  la manette et de la difficultÃ© choisie. Le DLC ArÃ¨nes permet de doubler cette durÃ©e de vie, avec de nombreux challenges dont la difficultÃ© est, pour le coup, imposÃ©e.</p><p>Scénario (15 / 20) : Si le scÃ©nario de Sifu est plutÃ´t classique, il nâen cache pas moins quelques secrets que vous dÃ©couvrirez au fil de votre vengeance. Le tableau des enquÃªtes, rÃ©sumant et liant les Ã©lÃ©ments entre lieux, personnages, et vous-mÃªme, est une bonne idÃ©e de par lâimpact de sa complÃ©tion sur les chemins dÃ©blocables dans les niveaux. </p><p>Conclusion (17 / 20) : Avec sa proposition intelligemment Ã©quilibrÃ©e entre beatâthemâall et rogue-lite, Sifu nous plonge dans une histoire de vendetta telle quâon les apprÃ©cie dÃ©jÃ  au cinÃ©ma. La mise en scÃ¨ne et les animations renforcent cette plongÃ©e cinÃ©matographique, de mÃªme que le soin apportÃ© aux antagonistes et Ã  leur background. Le risque est au cÅur du gameplay, et se montre toujours Ã  double tranchant, poussant Ã  se dÃ©passer de niveau en niveau. Avec le DLC ArÃ¨nes doublant la durÃ©e de vie du titre, Sifu met Ã  disposition nombre de challenges qui raviront les joueurs en voulant plus encore une fois lâhistoire terminÃ©e. Le studio Sloclap signe ici un must-play du genre beatâemâall, que nous ne pouvons que vous recommander !</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Final Fantasy XVI</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3349/test-PS5-final-fantasy-xvi</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3349/test-PS5-final-fantasy-xvi</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/PS5/0.69827400+1689088931.jpg</image><pubDate>Tue, 11 Jul 2023 14:09:39 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/PS5/0.69827400+1689088931.jpg"><p style="text-align:justify"><em>Proposé aux joueurs depuis le <span style="color:#808080"><strong>22 juin 2023</strong></span>, <span style="color:#0000CD"><strong>Final Fantasy XVI</strong></span> est le petit dernier de la licence phare de <strong>Square Enix</strong>. Sorti exclusivement sur la dernière génération de console de chez Sony, il nous met dans la peau du jeune Prince de Rosalia <strong><span style="color:#4B0082">Clive Rosfield</span></strong>, qui est également le frère et Gardien de <span style="color:#4B0082"><strong>Joshua</strong></span>, Émissaire de Phénix, l’une des divinités du monde de <span style="color:#0000CD">Final Fantasy </span>que l’on qualifie de Primordiaux. En tant qu’Émissaire, Joshua possède les pouvoirs de son Primordial, il en est en quelque sorte sa réincarnation.</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"><img alt="Clive et Joshua" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1689077144preview-final-fantasy-xvi-couverture.jpg" style="width:100%" /></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Dans le monde de <em>Valisthéa</em>, toutes les nations (dont <em>Rosalia</em>) ont été bâties à proximité des <em>Cristaux-Mères</em>, cristaux géants dont le noyau permet aux humains proches d’utiliser la magie, mais qui sont alimentés par l’éther, l’énergie vitale qui permet à notre monde de prospérer et de grandir. Ces cristaux absorbant toute l'énergie nécessaire au monde pour vivre, le <em>Fléau Noir</em>, mal qui ronge toute vie, s'étend de plus en plus. Mais l’élément qui déclenche tous les évènements qui suivent se situe ailleurs…</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<h3 style="text-align:justify"><span style="color:#B22222"><strong><span style="font-size:18px">Avant de commencer...</span></strong></span></h3>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">Avant de nous lancer dans le test de <span style="color:#0000CD"><strong>Final Fantasy XVI</strong></span>, il est important de préciser que la rédaction de <span style="color:#B22222"><strong>ConsoleFun.fr</strong></span> a fait le choix de terminer le scénario avant d’émettre son opinion sur le titre, afin d’avoir toutes les cartes en mains pour retranscrire au mieux l’œuvre dans son ensemble et ne pas se focaliser uniquement sur les quelques premières heures du scénario. C’est donc après une cinquantaine d’heures de jeu que nous vous proposons ce test, après avoir terminé la totalité de la trame principale et des activités annexes.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<h3 style="text-align:justify"><strong><span style="font-size:18px">Un scénario riche et complexe... au rythme très irrégulier</span></strong></h3>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">Pour commencer, il est important de noter que <span style="color:#0000CD"><strong>Final Fantasy XVI</strong></span> prend le temps d'installer l'énorme lore qui entoure les évènements décrits, et que cela renforce énormément le sentiment d'immersion procuré au joueur. Mais tout cela est assez complèxe, et il faut un certain temps pour comprendre toutes les subtilités des légendes et traditions de Valisthéa concernant les <em>Primordiaux</em>, <em>Émissaires </em>et autres <em>Cristaux-Mères</em>.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="ValisthÃ©a Map" longdesc="L'histoire conduira Clive dans une multitude d'endroits Ã  travers ValisthÃ©a." src="https://www.consolefun.fr/upload/images/168908165301.jpg" style="text-align:start; width:100%" /><em>L'histoire conduira Clive dans une multitude d'endroits à travers Valisthéa.</em></p>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">Afin de pouvoir expliquer tout cela, et de narrer les évènements qui se déroulent de manière compréhensive, le jeu est contraint de nous imposer un nombre énorme de cinématiques, ce qui casse réellement le rythme de la narration. En effet, on peut parfois rester inactif pendant vingt minutes, sans que l'histoire n'avance de manière réellement significative, ce qui peut devenir frustrant à la longue.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<h3><span style="font-size:18px"><strong>Clive Rosfield : Un personnage profond et torturé</strong></span></h3>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">Le personnage de <span style="color:#4B0082"><strong>Clive </strong></span>gagne en personnalité et en profondeur à mesure que le scénario avance, passant d’un jeune adolescent doué pour le combat mais rejeté par sa mère car il n’est pas un <em>Émissaire</em>, à un véritable leader dans sa quête pour la liberté. Les drames auxquels il sera confronté tout au long de l’histoire le font énormément évoluer pour finalement le rendre hyper charismatique. On voit vraiment que le personnage apprend et change pour pouvoir faire face aux situations qu'il doit affronter. L’aspect psychologique du personnage est particulièrement réussi même si certaines décisions difficiles sont finalement prises trop vite pour que l'on puisse réellement ressentir de l'empathie envers le protagoniste.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Clive" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1689082144FINAL%20FANTASY%20XVI_20230707100448.jpg" style="width:100%" /><em>Clive perd peu à peu son innocence et devient plus sombre, sans pour autant perdre de vue son combat.</em></p>

<h5 style="text-align:center"> </h5>

<p> </p>

<h3 style="text-align:justify"><span style="font-size:18px"><strong>Des quêtes secondaires totalement dépourvues d'intérêt...</strong></span></h3>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">Ne vous attendrez pas à une révolution en ce qui concerne les quêtes annexes. Allez parler à un tel, allez chercher des composants pour un autre, protégez la personne qui se fait attaquer : voilà qui résume l'intégralité des quêtes secondaires du titre ! Pour un jeu de cette envergure, et connaissant les attentes des joueurs, c'est un peu limite... On notera tout de même la présence du tableau des contrats d'élite qui demande d'aller tuer des cibles exceptionnelles cachées sur la carte, qui met un peu de piment et permet surtout d'obtenir des composants rares nécessaires à la création d'équipements exceptionnels. De plus, toutes les quêtes et contrats d'élite permettent d'obtenir des points de réputation, dont les palliers débloquent un certain nombre de récompenses plus ou moins intéressantes. </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="FF2+" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1689082838homme-de-fer-ff16-contrat.jpg" style="width:100%" />Les contrats d'élite requièrent de chasser une cible puissante, qui pourra débloquer des composants uniques nécessaires à la fabrication de puissants équipements.</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<h3 style="text-align:justify"><span style="font-size:18px"><strong>Une direction artistique soignée mais cloisonnée...</strong></span></h3>

<p> </p>

<p>Comme d'habitude avec Final Fantasy, la direction artistique est particulièrement réussie. En effet, le design des personnages est agréable, avec une mention spéciale au boss final dont le style est fou. De plus, la bande originale est sublime et renforce la qualité de la narration, et apporte un rythme que le scénario à lui seul a du mal à tenir. Ajoutez à cela de magnifiques paysages, un bestiaire plutôt étoffé et des effets visuels éblouissants et vous obtiendrez un jeu plutôt réussi artistiquement, un aspect sublimé dans les combats de <em>Primordiaux </em>qui sont vraiment spectaculaires ! On peut également noter la présence trop importante des effets de flou cinétique, option désormais modifable depuis la mise à jour 1.03 du <span style="color:#A9A9A9"><strong>6 juillet 2023</strong></span>.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="FF16" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1689083192FINAL%20FANTASY%20XVI_20230624135728.jpg" style="width:100%" />Final Fantasy XVI offre des décors travaillés et aux ambiances très variées.</em></p>

<h5 style="text-align:center"> </h5>

<p style="text-align:justify">Si l'ensemble des éléments mentionnés ici est particulièrement réussi, il subsiste un bémol : le jeu est un véritable couloir et ne laisse que très (trop?) peu de place à l'exploration. En effet, il nous est arrivé à maintes reprises de toucher des murs invisibles en voulant explorer une zone, dont l'apparence n'est pourtant pas différente de ce que l'on visite habituellement. Bien qu'on sache à quoi s'attendre avec la licence, le fait de visiter des zones très étendues laisse penser que le joueur pourrait explorer à sa guise : il n'en est rien.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<h3 style="text-align:justify"><span style="font-size:18px"><strong>Un Action-RPG plus orienté Action que RPG...</strong></span></h3>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">Comme pour les quelques opus précédents, <strong>Square Enix</strong> maintient l'abandon du système de combat au tour par tour au profit d'un gameplay plus nerveux et dynamique : c'est d'autant plus vrai sur <span style="color:#0000CD"><strong>Final Fantasy XVI</strong></span> que l'équipe est allée chercher Ryota Suzuki, <em>game designer</em> de la licence <span style="color:#000080">Devil May Cry</span>, et cela se ressent ! C'est nerveux, bourrin parfois quand <span style="color:#4B0082"><strong>Clive </strong></span>entre en phase de rage, et ça contraste vraiment avec ce qu'on a déjà pu voir. Moins technique que ses précédesseurs, <span style="color:#0000CD"><strong>Final Fantasy XVI</strong></span> propose des phases de combat n'exploitant pas les faiblesses élémentaires des adversaires. Pire encore, si vous choisissez d'équiper certaines pièces que vous possédez dès le début du jeu, <span style="color:#4B0082"><strong>Clive</strong></span> esquive automatiquement les attaques, et fait des combos en spammant la touche Carré... Les autres équipements n'ont malheureusement pas une grande incidence sur la puissance de votre personnage, rendant l'aspect RPG plutôt annecdotique au final. Oubliez d'ailleurs la barre de magie, rendant ainsi l'utilisation des techniques illimitée pourvu que le temps de recharge soit écoulé.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Combat FF" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1689085550morbol.jpg" style="width:100%" /><em>Six techniques d'attaque + Enrage + Esquive + Potions : les combats de FFXVI se résument ainsi.</em></p>

<h5 style="text-align:center"> </h5>

<p style="text-align:justify">Par ailleurs, l'arbre de compétences qui est proposé ici permet de débloquer les techniques des différents <em>Primordiaux </em>dont <span style="color:#4B0082"><strong>Clive</strong></span> acquiert les pouvoirs au fil de son périple, en les achetant avec les points obtenus en récompenses de quêtes et de combats. Cependant, vous n'avez la possibilité d'utiliser le pouvoir que de trois <em>Primordiaux </em>maximum, pour un total de six techniques, ce qui rend le reste de l'arbre inutile si vous ne changez pas régulièrement.</p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : Le gameplay se prend facilement en mains et ne nÃ©cessite aucun talent particulier pour progresser dans l'histoire. Cependant, l'aspect stratÃ©gique des combats aurait pu Ãªtre approfondi en exploitant les faiblesses Ã©lÃ©mentaires ou en ajoutant des parties plus sensibles que d'autres sur les ennemis. </p><p>Graphisme (16 / 20) : Des design Ã©poustouflants, des paysages variÃ©s et colorÃ©s et des effets visuels particuliÃ¨rement rÃ©ussis, les graphismes de ce titre n'ont rien Ã  envier aux autres jeux actuels.</p><p>Bande son (19 / 20) : Gros point fort de la direction artistique de Final Fantasy XVI, la bande originale est vraiment magnifique ! Elle renforce la gravitÃ© du scÃ©nario quand il le faut, et ajoute du rythme quand cela est nÃ©cessaire.</p><p>Durée de vie (17 / 20) : Entre le scÃ©nario, les quÃªtes annexes, le tableau de chasse et les Ã©preuves liÃ©es Ã  chacun des Primordiaux, il faut compter une cinquantaine d'heures de jeu. On pourra cependant regretter que les cinÃ©matiques soient parfois trop longues et trop nombreuses, laissant au joueur un sentiment de passivitÃ© et cassant le rythme de l'histoire.</p><p>Scénario (15 / 20) : Le scÃ©nario s'installe dans un lore complexe et complet, et on suit Clive dans son Ã©volution constante Ã  travers les Ã©preuves auxquelles il est confrontÃ© ! De plus, bien que l'on ait du mal Ã  comprendre les motivations du principal antagoniste, les choses se dÃ©voilent lentement, pour ce qui est finalement un scÃ©nario trÃ¨s manichÃ©en.</p><p>Conclusion (14 / 20) : Soyons clairs, Final Fantasy XVI est un formidable jeu d'action ! Les combats sont bien brutaux et spectaculaires, le scÃ©nario est bien travaillÃ©, certains personnages sont hyper charismatiques... Cependant, nous attendions plus de ce Final Fantasy XVI qui nous Ã©tait promis comme celui qui devait marquer sa gÃ©nÃ©ration. Ce ne sera hÃ©las pas le cas, le scÃ©nario ne parvenant pas Ã  nous prÃ©senter des Ã©vÃ¨nements marquants autant le joueur que ce qu'on a pu voir auparavant. Cependant, le jeu constitue une trÃ¨s belle porte d'entrÃ©e pour les non-initiÃ©s de la licence Final Fantasy, et saura donner envie aux nÃ©ophytes de dÃ©couvrir les autres opus.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Terra Nil</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3347/test-multi-terra-nil</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3347/test-multi-terra-nil</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.45859200+1681959348.jpg</image><pubDate>Thu, 20 Apr 2023 04:51:54 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.45859200+1681959348.jpg"><p><em>Sorti <span style="color:#008080"><strong>le 28 mars 2023</strong></span> sur PC et mobile (via Netflix), <span style="color:#0000CD"><strong>Terra Nil</strong></span> est un jeu de stratégie environnementale, où l’on doit créer un écosystème harmonieux. Le titre est développé par le studio sud-africain <strong>Free Lives</strong>, connu pour des titres tels que <span style="color:#0000CD">Broforce</span>, <span style="color:#0000CD">Genital Jousting</span> ou <span style="color:#0000CD">Anger Foot</span> : autant dire que leur dernier titre s’éloigne grandement de leurs productions précédentes, ce qui n’a pas manqué d’attirer notre œil critique ! En ces temps où l’écologie s’inscrit comme un enjeu majeur de notre avenir, Terra Nil parvient-il à mêler sensibilisation et aspect ludique ?</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1681958828Header.png" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Mieux qu’un city builder, un world builder</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Terra Nil nous entraîne sur une planète dévastée, sans vie, où tout est à faire. Mais si les mécaniques sont empruntées aux jeux que l’on appelle des <em>city builders</em>, ici il n’est pas question d’insérer l’homme et faire prospérer son peuple, voire le faire s’enrichir ! Terra Nil axe son gameplay autour de la restauration de la nature, et de la nature uniquement. La planète à revitaliser est divisée en quatre zones, où l’action s’organise en trois parties majeures : végétaliser, diversifier, et léguer !</p>

<p> </p>

<p>Afin de végétaliser la planète, on commence par créer une source d’énergie, dont dépendront nos pompes à eau, irrigateurs et épurateurs. Une fois la base de l’écosystème constituée, on passe à la diversification : il s’agit de spécialiser certaines zones de notre carte pour créer par exemples des zones humides ou des forêts denses. C’est aussi à cette étape que l’on va commencer à moduler la température et l’humidité du climat, afin de remplir des objectifs secondaires qui se traduisent par différentes formes de vie repeuplant la zone.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1681958866Debut.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Végétaliser est la première étape d’une revitalisation globale.</em></p>

<p> </p>

<p>Enfin vient la conclusion : léguer ce que l’on a reconstruit à ceux qui y vivront. En effet, c’est ici que l’on réintroduit différentes espèces animales sur la carte, si leurs critères d’habitat sont remplis. Et quant au fait de « léguer » la carte, il s’agit très concrètement de recycler chacune des constructions que vous avez déployé et utilisé afin de revitaliser la carte ! Car si le jeu met à votre disposition tous les outils technologiques nécessaires pour mener à bien une telle renaissance de l’écosystème local, l’humain n’est présent dans le jeu que par ces outils, et incarné par votre curseur de souris : en nettoyant la carte de toutes vos constructions et avec des animaux réintroduits, c’est en quelque sorte une passation de responsabilité qui s’illustre sous vos dernières actions. <strong>Terra Nil met ainsi symboliquement en scène un message particulièrement fort : l’action désintéressée et l’effacement de l’humain au profit de la nature.</strong></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un puzzle-game avant tout</strong></span></p>

<p> </p>

<p>A l’instar de ses objectifs de jeu qui vont à contre-courant du city builder, Terra Nil ne propose pas un contenu faramineux qui vous occupera des dizaines d’heures. Il y a quatre zones à découvrir, avec quatre niveaux supplémentaires dans ces mêmes zones une fois le jeu terminé, et quelques objectifs optionnels sur chaque carte. De quoi occuper environ cinq heures pour les niveaux de base, avec quelques heures en plus pour tout faire à 100%, objectifs climatiques et réintroductions animales inclus.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1681958910Biomes.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les différentes zones apportent de nouveaux biomes à découvrir, renforçant l’aspect puzzle.</em></p>

<p> </p>

<p>Néanmoins, ce n’est pas tant par son contenu que le jeu propose de la rejouabilité, mais plutôt par ses options de difficultés ! Afin de placer des constructions, il faut en effet payer un coût de ressources, que l’on obtient en revitalisant petit à petit la carte. Ainsi, les constructions ne sont pas infinies, et il faut alors optimiser leur placement pour avancer sereinement dans sa mission de réhabilitation de la map, d’autant que certaines structures nécessitent des ressources parfois limitées pour être construites.</p>

<p> </p>

<p>Un éolienne devra par exemple être placé sur un rocher, et ne pourra alimenter que six constructions proches de lui : une fois ce seuil atteint, vous risquez d’être amené à devoir recycler certaines de vos structures, quitte à perdre en efficacité dans la suite de vos actions. Et plus vous augmentez la difficulté, plus cet aspect puzzle-game peut se montrer punitif ! Il peut alors arriver de devoir recommencer un niveau pour être en mesure de le terminer, ce qui fait partie du processus d’apprentissage du jeu.</p>

<p> </p>

<p>Cela dit, sachez que la difficulté est entièrement personnalisable : ressources de départ, pourcentage du coût des structures en ressources, possibilité de recycler quand vous êtes à court de ressources… Libre à vous de revitaliser la planète comme bon vous semble, même si la difficulté grandissante et le niveau « normal » du jeu illustre l’enjeu des ressources limitées sur une planète, renforçant la teneur de son message écologique. Enfin, chaque niveau est généré procéduralement, et un système de seed est à disposition des joueurs s’ils veulent refaire le même niveau ou faire le même que d’autres personnes.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1681958942Options.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les options de difficulté sont entièrement personnalisables.</em></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Reprendre vie en même temps que le monde</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Avec un game-design presque méditatif, Terra Nil est un jeu qui récompense et qui fait du bien : chaque action menée dispose d’un retour visuel et auditif plaisant, qu’il s’agisse de charmantes animations où la vie réapparaît sous nos yeux ébahis, ou des petits bruits de nature qui viennent ré-enchanter ce qui était un No Man’s Land. Le curseur de la souris agit d’ailleurs comme un microphone, et l’on entend plus spécifiquement les bruits de ce sur quoi on passe la souris.</p>

<p> </p>

<p>Le rythme du jeu est d’ailleurs plutôt lent, les constructions se débloquant progressivement, toujours accompagnées de bulles explicatives aussi bien textuelles qu’illustrées en vidéo. Une fois une carte terminée, le jeu nous propose de revenir à la sélection de zone, ou de choisir de « contempler » notre œuvre aussi longtemps qu’on le souhaite. Cette dernière option propose alors un enchaînement de travelling sur différents endroits de notre carte, laissant apercevoir les animaux réintroduits, ainsi que la beauté de la flore environnante. Agissant comme une récompense et un moment de repos entre les cartes, cette option est aussi anecdotique qu’appréciable, car elle cristallise l’idéologie du studio dans ce jeu, où créer un écosystème harmonieux nous apporte du bien-être.</p>

<p> </p>

<p>Une idéologie portée au-delà même du jeu, puisqu’une partie de chaque vente de Terra Nil servira de don au profit de l’association Endangered Wildlife Trust, dédiée au sauvetage d’espèces animales en danger et à la préservation de leurs habitats naturels, en Afrique du Sud et dans 20 autres pays.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1681958974Guide.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Un manuel ingame vous apporte toutes les informations nécessaires au déroulement de votre mission.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (17 / 20) : Terra Nil reprend les mÃ©caniques du city builder classique, mais en en inversant les codes. On dÃ©couvre alors les effets de chaque structure, et mÃªme si lâapprentissage peut passer par lâÃ©chec, lâexpÃ©rience de jeu est suffisamment personnalisable pour Ãªtre apprÃ©ciable par tout un chacun. On notera le soin particulier apportÃ© aux explications disponibles Ã  tout moment.</p><p>Graphisme (18 / 20) : Les animations faisant reprendre vie aux niveaux de Terra Nil sont une satisfaction de chaque instant.</p><p>Bande son (14 / 20) : PlutÃ´t discrÃ¨te, la bande sonore vient surtout agrÃ©menter vos actions de maniÃ¨re sympathique.</p><p>Durée de vie (14 / 20) : Il faut compter entre quatre et six heures pour restaurer la planÃ¨te, et quelques heures de plus pour les niveaux supplÃ©mentaires. Le systÃ¨me de seed et les options de difficultÃ© peuvent servir Ã  prolonger lâexpÃ©rience pour les plus charmÃ©s par le jeu.</p><p>Scénario (14 / 20) : Plus quâun scÃ©nario, câest un concept symbolique et dâactualitÃ© que propose Terra Nil. Impossible de rester de marbre face Ã  la portÃ©e de son concept.</p><p>Conclusion (17 / 20) : Reprenant les mÃ©caniques du city builder tout en en inversant les codes, Terra Nil est artistiquement sublime, et propose une expÃ©rience de jeu Ã  la difficultÃ© croissante, mais mallÃ©able aux envies des joueurs. CrÃ©er un Ã©cosystÃ¨me harmonieux est vecteur de bien-Ãªtre : avec son concept symbolique fort et dâactualitÃ©, Terra Nil est aussi satisfaisant et relaxant que potentiellement sujet Ã  une grande introspection personnelle.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Tchia</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3346/test-multi-tchia</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3346/test-multi-tchia</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.40178000+1679956109.jpg</image><pubDate>Tue, 28 Mar 2023 00:28:29 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.40178000+1679956109.jpg"><p style="text-align:justify"><em>Sorti le <span style="color:#008080"><strong>21 mars 2023</strong></span> sur Playstation 4, Playstation 5 et PC, <span style="color:#000080"><strong>Tchia</strong></span> est un jeu d'aventure en monde ouvert développé par le studio <strong>Awaceb </strong>et édité par <strong>Smilegate</strong>. Bonne nouvelle pour les joueurs de chez Sony, le titre est offert dès sa sortie aux abonnés Playstation Plus Extra et Premium. Inspiré par les magnifiques panoramas de la Nouvelle-Calédonie, le jeu suit les aventures d'une jeune fille nommée <span style="color:#000080"><strong>Tchia</strong></span>, qui devra découvrir les pouvoirs qu'elle possède afin de libérer l'île de l'opression d'un horrible démon. D’après les deux développeurs calédoniens qui composent le studio <strong>Awaceb</strong>, <span style="color:#000080"><strong>Tchia</strong></span> se veut être une véritable déclaration d’amour à leur archipel natal, et cela se ressent.</em></p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Tchia" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1679953317Tchia-1.jpg" style="width:100%" title="Tchia est inspirÃ© de la Nouvelle-CalÃ©donie dont sont originaires les dÃ©veloppeurs du jeu." /><em>Tchia est inspiré de la Nouvelle-Calédonie dont sont originaires les développeurs du jeu.</em></p>

<h4 style="text-align:center"> </h4>

<h2 style="text-align:justify">La part belle à l’exploration</h2>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">Le gameplay de <span style="color:#000080"><strong>Tchia </strong></span>est centré autour de la liberté d'exploration, permettant aux joueurs de parcourir l’archipel, de découvrir des endroits cachés et de résoudre des énigmes pour avancer dans l'histoire. Le joueur dispose d’une boussole pour se repérer sur la carte, mais la position précise de notre personnage n’est pas indiquée ! Ainsi, vous avez la possibilité de poser un repère à l’endroit de votre choix, et vous verrez sur votre boussole dans quelle direction vous devez vous orienter pour rejoindre ce point. Pas d’indicateur de distance, pas de direction autre que celle de la boussole, le joueur n’est que très peu assisté dans sa prospection, ce qui renforce l'immersion du joueur dans son exploration mais peu parfois être frustrant.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="La boussole, en bas Ã  droite, sera trÃ¨s prÃ©cieuse dans votre exploration." src="https://www.consolefun.fr/upload/images/16799536131679341434_Comment-augmenter-le-compteur-dame-a-Tchia.jpg" style="width:100%" /><em>La boussole, en bas à droite, sera très précieuse dans votre exploration.</em></p>

<h4 style="text-align:center"> </h4>

<h2 style="text-align:justify">Un scénario un peu léger</h2>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">Dans le merveilleux monde de <span style="color:#000080"><strong>Tchia</strong></span>, il n'y a pas que de belles choses. En effet, le jeu commence alors que vous êtes avec votre père, quand un hélicoptère débarque pour capturer ce dernier. On découvre alors l'existence du principal antagoniste de l'histoire : Meavora, un démon ancien qui a pris le contrôle des lieux en quête de pouvoir. Ce dernier est connu pour puiser son énergie dans les enfants qu'il dévore, et pour garder en captivité les prisonniers qu'il fait au fil du temps. Tout le reste est une succession d'évènements qui nous conduira à réunir les offrandes nécessaires à une audience avec Meavora, puis à saboter les bâtiments qui alimentent son temple en énergie pour enfin affronter ce dernier et libérer notre peuple. Finalement, le principal antagoniste est assez fade et n'inspire que peu d'inquiétude aux joueurs, surtout que le scénario sera terminé en une huitaine d'heures environ sans présenter de réelle difficulté.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align: center;"><img alt="Meavora, le principal antagoniste de l'histoire, oblige ses sujets Ã  l'idolÃ¢trer." src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1679987851tchia-meavora-statue.jpg" style="width:100%" /><em>Meavora, le principal antagoniste de l'histoire, oblige ses sujets à l'idolâtrer.</em></p>

<p> </p>

<h2 style="text-align:justify">Une grande variété d’activités</h2>

<p> </p>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">Le jeu est conçu pour être accessible à tous les joueurs, avec une présentation visuelle colorée et des mécanismes de jeu simples à comprendre. Vous disposez d'une jauge de force, qui s'épuise au fur et à mesure que vous réalisez certaines actions (escalader, planer, etc...) et qu'il vous faudra laisser recharger afin de pouvoir à nouveau accomplir lesdites actions. De plus, le monde ouvert de <span style="color:#000080"><strong>Tchia </strong></span>offre une grande variété d'activités et d'expériences, allant de la chasse aux trésors à la fabrication de totems sculptés nécessaires à l’ouverture de portes spéciales, en passant par la collecte d'objets divers permettant d'acheter des éléments de customisation pour votre personnage et votre bâteau. C'est d'ailleurs le principal intérêt de ces collectables, en dehors de ceux qui augmentent vos barres de force et d'énergie.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">La petite Tchia possède également des capacités spéciales qui lui permettent de prendre possession de différents animaux et objets de l'environnement pour les utiliser à ses fins, que cela soit pour faire exploser un mur ou pour se faufiler dans un petit trou, voire même pour nettoyer un camp ennemi. En effet, le jeu ne possède pas de technique de combat, et le joueur devra prendre le contrôle de son environnement pour venir à bout des ennemis qui tenteront de lui barrer la route. On pourra d’ailleurs noter que le jeu porte ainsi bien son nom, <span style="color:#000080"><strong>Tchia </strong></span>signifiant « <em>pousser, grandir, évoluer</em> » en Dréhu, la langue calédonienne qui est régulièrement utilisée dans le doublage des dialogues en plus du français, en fonction du personnage à qui l'on s'adresse.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Votre bateau sera un alliÃ© prÃ©cieux pour complÃ©ter la multitude d'activitÃ©s que propose le titre." src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1679954108856453-state-of-play-tchia-s-offre-une-bande-annonce-et-une-date-de-sortie.jpg" style="width:100%" /><em>Votre bateau sera un allié précieux pour compléter la multitude d'activités que propose le titre.</em></p>

<h4 style="text-align:center"> </h4>

<h2 style="text-align:justify">Une direction artistique envoutante</h2>

<p> </p>

<p> </p>

<p style="text-align:justify"><span style="color:#000080"><strong>Tchia </strong></span>est un jeu familial qui convient à tous types de joueurs, qu’ils soient assidus ou occasionnels. Avec sa bande son typiquement traditionnelle et des paysages hauts en couleurs, le tout au service d'une atmoshère magique et enivrante, <span style="color:#000080">Tchia </span>constitue une véritable parenthèse enchantée dans le paysage vidéoludique. Pour illustrer notre propos, on pourra par exemple relever les phases de gameplay de type jeu de rythme lors desquelles <span style="color:#000080"><strong>Tchia </strong></span>joue des morceaux traditionnels au ukulélé, pour des moments suspendus dans le temps. Le joueur aura par ailleurs la possibilité de jouer librement de son instrument en se rendant dans l'un des nombreux feux de camp environnants.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Les phases de jeu de rythme sont vraiment amusantes." src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1679954670Tchia-09_02_2023-11_03_11.png" style="width:100%" /><em>Les phases de jeu de rythme sont vraiment amusantes.</em></p>

<h4 style="text-align:center"> </h4>

<p style="text-align:justify">On pourra cependant déceler un petit bémol : les décors sont parfois vides, notamment dans certaines parties de l’océan dans lesquelles on peine à trouver ne serait-ce qu'un poisson. Le design des personnages est lui un peu particulier et assez superficiel, mais c’est un parti pris qui ne nous a pas posé de souci. Il en est d'ailleurs de même pour le doublage des personnages : il y a peu de dialogues, et les personnages sont finalement peu animés, c'est un peu "cheap" pour un jeu si récent, mais pas plus dérangeant que cela.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Les paysages, bien que magnifiques, sont parfois un peu vides." src="https://www.consolefun.fr/upload/images/167995395575da746b1dbe7a1b5a5b405bffb21d57a60e2297.jpg" style="width:100%" /><em>Les paysages, bien que magnifiques, sont parfois un peu vides.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (16 / 20) : Avec un gameplay trÃ¨s intuitif et facile Ã  prendre en mains, Tchia ne se montre ni exigeant, ni punitif. Les diffÃ©rentes mÃ©caniques de jeu font l'objet d'un apprentissage linÃ©aire qui permet au titre d'Ãªtre Ã  la portÃ©e de tous.</p><p>Graphisme (14 / 20) : Les environnements sont colorÃ©s et envoÃ»tants, les paysages nous font voyager, c'est tout simplement magnifique ! Dommage que cela soit un peu vide par endroits. De plus, le design des personnages est un peu enfantin, et il s'agit lÃ  d'un choix artistique qui ne plaira pas Ã  tout le monde. Cela nous a un peu fait penser aux Mii que l'on a pu crÃ©er sur la Wii.</p><p>Bande son (18 / 20) : C'est bien simple, il suffit de fermer les yeux pour se croire en Nouvelle-CalÃ©donie ! La bande son est particuliÃ¨rement travaillÃ©e et composÃ©e de morceaux traditionnels, permettant ainsi plusieurs moments d'Ã©vasion totale pour le joueur. Une vraie rÃ©ussite !</p><p>Durée de vie (13 / 20) : Le jeu dispose d'une multitude d'activitÃ©s annexes qui permettent d'augmenter considÃ©rablement sa durÃ©e de vie, qui est initialement un peu courte si on ne se concentre que sur le scÃ©nario. En effet, il faudra compter une petite vingtaine d'heures pour terminer la totalitÃ© des activitÃ©s que propose le titre, contre un peu plus d'un tiers de ce temps pour le scÃ©nario uniquement.</p><p>Scénario (13 / 20) : Le fond du scÃ©nario n'est pas particuliÃ¨rement travaillÃ© : nous incarnons la gentille qui doit vaincre le mÃ©chant pour libÃ©rer ses proches. Cependant, le contexte dans lequel prend place cette histoire est tellement bien intÃ©grÃ©, Ã  base de lÃ©gendes anciennes et de crÃ©atures mythiques, que l'on oublie trÃ¨s vite la simplicitÃ© de l'histoire pour profiter de l'expÃ©rience qui nous est proposÃ©e.</p><p>Conclusion (15 / 20) : Soyons clairs, Tchia ne rÃ©invente pas le genre mais utilise des mÃ©canismes bien huilÃ©s, transposÃ©s dans un cadre magnifique que constitue la Nouvelle-CalÃ©donie grÃ¢ce Ã  diffÃ©rents Ã©lÃ©ments du folklore local, notamment la musique. Tchia, c'est finalement un pÃ©riple dÃ©paysant qui saura donner envie aux joueurs de dÃ©couvrir la culture de ce bel archipel !</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] The Wreck</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3345/test-multi-the-wreck</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3345/test-multi-the-wreck</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.50231000+1679410942.png</image><pubDate>Tue, 21 Mar 2023 16:00:06 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.50231000+1679410942.png"><p><em>Nouveau titre édité et développé par <strong>The Pixel Hunt</strong>, <span style="color:#0000CD"><strong>The Wreck</strong></span> est sorti <strong><span style="color:#008080">le 14 mars 2023</span></strong> sur PC, Nintendo Switch, Playstation 4 & 5, ainsi que sur Xbox Series X|S et Xbox One. Bien que le studio ne nous soit pas étranger, son titre récompensé <a href="https://consolefun.fr/testsjeux/detail/3291/test-switch-enterre-moi-mon-amour"><span style="color:#000080">Enterre-moi mon amour</span> ayant été testé dans nos colonnes</a>, ses productions constituent tout de même de singulières expériences dans le paysage vidéoludique, développant de profonds personnages dont l’histoire marquera les joueurs plongeant dans leur quotidien. <span style="color:#0000CD"><strong>The Wreck</strong></span> ne fait pas exception, et nous avons eu l’occasion de le tester pour vous, alors en route !</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1679410578The%20Wreck.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Une expérience narrative profonde et détonante de justesse</strong></span></p>

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<p> </p>

<p>The Wreck est un visual novel en 3D, où l’on suit l’histoire de Junon. Le jeu se lance sur ce qui s’apparente à l’interface Mac OS d’un ordinateur, et alors que l’on ouvre une application de traitement de texte nommée ScreenPlayer, un début de rédaction de script prend doucement vie à l’écran et nous plonge dans la direction artistique chatoyante du jeu.</p>

<p> </p>

<p>Une mise en abîme pour cette introduction, puisque Junon est une ancienne scénariste gérant désormais les affaires de sa mère Mari. Celle-ci est une artiste célèbre et accomplie, et l’histoire commence lorsque Junon se retrouve à l’hôpital : sa mère y est placée en soins intensifs suite à une rupture d’anévrisme, et il nous est demandé de choisir si les médecins doivent tenter de la sauver, l’opération ayant un risque important d’impacter Marie pour le restant de ses jours.</p>

<p> </p>

<p>The Wreck pose ainsi le ton de son récit, et il faut souligner le fait qu’avant même cette introduction, un texte sur fond noir nous prévient des thématiques dures que le jeu aborde : sororité, filiation, deuil et résilience sont au rendez-vous. Et si ces sujets sont rarement abordés dans le média vidéoludique, il est touchant de voir à quel point The Wreck parvient à le faire avec justesse !</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1679410630ScreenPlayer.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Mettre en pause le jeu nous remet dans l’interface minimaliste de son menu, nous laissant y laissant voir le script du jeu.</em></p>

<p> </p>

<p>Les personnages de The Wreck sont en effet particulièrement bien écrits, si bien que l’on s’identifie forcément plus ou moins à chacun des personnages, que ce soit par rapport à une situation globale, ou par le biais de petites phrases bien distinctes lors des dialogues ou réflexions qui défilent sous nos yeux. Il est même surprenant comme ce que nous écrivions pour parler du caractère intime et personnel d’Enterre-moi, mon amour peut s’appliquer à The Wreck :</p>

<p>« <em>Là où dans beaucoup de jeux vidéo il est question de sauver le monde, ou de vivre des destinées exceptionnelles, le jeu prend le contrepied de ce ressort narratif. En effet, le titre nous plonge dans une situation bien loin des récits épiques et fictionnels classiques, qui n’en est pas moins exceptionnelle pour autant, à la différence près qu’elle constitue une réalité dure</em> »</p>

<p> </p>

<p>Une approche du studio qui permet à The Wreck de délivrer là encore une expérience particulièrement parlante : s’il ne fera pas forcément l’unanimité auprès de l’ensemble des joueurs, The Wreck n’en propose pas moins des thématiques humaines quasi universelles, traitées par des personnages en lesquels tout le monde pourra se retrouver, ce qui ne manquera pas de faire monter les larmes aux yeux en de multiples occasions.</p>

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<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un gameplay minimaliste laissant place à la profondeur du propos</strong></span></p>

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<p>En termes de gameplay, The Wreck se veut minimaliste : il s’agit de déplacer un curseur dans une scène à la recherche de mots cliquables pour faire avancer la narration, que ce soit en suivant une des réflexions de Junon, ou en sélectionnant un choix de dialogue dans une conversation. La boucle de gameplay est d’ailleurs très vite identifiable : on suit une discussion qui tourne mal, Junon s’en extirpe maladroitement et part en voiture, puis on assiste à une scène d’accident avant de plonger dans un flashback, et d’enfin revenir à la discussion qui a mal tourné avec une possibilité de dialogue cette fois plus réfléchie, qui fait avancer l’histoire.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1679410672Choix.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Certains choix rouges dans les pensées de Junon permettent de découvrir quelques détails sur elle.</em></p>

<p> </p>

<p>Loin d’être anecdotique, la scène de l’accident constitue le cœur narratif de The Wreck, puisque c’est en parcourant les souvenirs de Junon que le personnage va faire une réelle introspection, nourrissant sa réflexion et sa capacité même à effectuer le choix demandé en début de jeu. On en apprend alors plus sur sa relation aux autres personnages, qu’il s’agisse de sa sœur, sa mère, et d’autres que nous vous laissons le plaisir de découvrir.</p>

<p> </p>

<p>Mieux vaut être averti, cette boucle de gameplay n’apportera jamais de nouveauté au fil de l’histoire, et il est même surprenant de parcourir plusieurs fois certaines séquences mémorielles. Pourtant, c’est en plongeant et replongeant dans le passé de Junon que tout prend sens : le titre se concentre sur son récit, et notamment sur sa mise en scène. La bande-son vient soutenir les moments forts du récit, et sans trop en dire, renforce même le cœur du jeu au fil des itérations de l’accident en en constituant un intelligent élément de réalisation. Le doublage peut paraître détonnant, étant dans un anglais assuré par des doubleurs français avec un fort accent, mais cela ne se remarque plus vraiment passé le début du jeu, si ce n’est dans quelques insistances sur certains mots, prêtant à faire sourire.</p>

<p> </p>

<p>Bien que ne bénéficiant quasiment pas d’animations, fait un peu perturbant au début notamment au niveau de l’absence d’animation labiale alors que le jeu est entièrement doublé, les souvenirs que l’on parcourt sont présentés à la manière d’une cassette vidéo qui défile, où l’on avance et recule avec les gâchettes à la recherche des fameux mots cliquables -au stick ou au tactile pour les plateformes compatibles. Ces séquences sont du plus bel effet, car la caméra voltige autour de divers éléments du décor, dans des scènes où Junon retrouve ses vieux démons et les affronte, comprenant peu à peu qui elle est au fur et à mesure qu’elle traite et accepte ses émotions.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1679410708Motcle.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
C’est en découvrant des mots-clés dans les scènes que l’on fait progresser le récit.</em></p>

<p> </p>

<p>Véritable incarnation de The Wreck, soit « l’épave » en français, Junon est un personnage à part dans le récit, bénéficiant d’une rare intelligence émotionnelle. The Wreck est ainsi à l’opposé de la tendance des <em>cozy games</em>, où l’on cherche à s’évader dans des mondes simples où vaquer à des activités proches du réel mais sans en avoir la pression ou les écrasantes responsabilités. Avec son personnage principal, The Wreck nous plonge au contraire dans une situation difficile, potentiellement plus dure encore que ce que certains joueurs auront pu expérimenter jusqu’alors dans leur vie réelle. Mais par ses moments d’authenticité, et grâce à son écriture si juste, The Wreck constitue une expérience cathartique comme on en voit peu. Nul doute que ses cinq heures de jeu laisseront au moins une petite trace en vous, avec le potentiel d’être bouleversé si vos expériences de vie sont particulièrement similaires à ce que propose le titre.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1679410745Accident.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
L’accident est le cœur du récit, et un passage obligatoire pour démêler le passé de Junon afin de comprendre son présent.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : The Wreck est trÃ¨s simple Ã  prendre en mains, et fait lâeffort de proposer des contrÃ´les tactiles sur les plateformes compatibles, ainsi que la possibilitÃ© fort apprÃ©ciable de personnaliser la vitesse du curseur Ã  dÃ©placer âce qui est vite indispensable sur consoles old-gen. La taille des sous-titres est aussi personnalisable.</p><p>Graphisme (16 / 20) : La direction artistique est charmante, avec des couleurs chatoyantes et des plans de camÃ©ras particuliÃ¨rement bien choisis. On ne regrettera que le peu dâanimations, qui auraient pu dynamiser le tout. </p><p>Bande son (12 / 20) : Si le thÃ¨me principal du jeu est particuliÃ¨rement catchy, il ne retentit quâÃ  quelques occasions, laissant la place au doublage des personnages et donnant vie au rÃ©cit.</p><p>Durée de vie (8 / 20) : Il faut compter entre quatre et cinq heures pour terminer The Wreck, qui ne propose pas dâÃ©lÃ©ment justifiant de la rejouabilitÃ© âil nâest pas nÃ©cessaire de tout recommencer pour assister aux diffÃ©rentes fins.</p><p>Scénario (16 / 20) : ProfondÃ©ment touchant, The Wreck brille par sa qualitÃ© dâÃ©criture et sa galerie de personnages parmi lesquels on trouvera forcÃ©ment de quoi sâidentifier Ã  eux. Une expÃ©rience difficile, mais terriblement cathartique.</p><p>Conclusion (14 / 20) : The Wreck dispose de quoi parler Ã  tout joueur, mais tous les joueurs ne seront pas tentÃ©s par la proposition de The Wreck. Le titre sâinscrit en effet dans un paysage vidÃ©oludique oÃ¹ ses thÃ©matiques difficiles sont peu abordÃ©es, et beaucoup nâauront pas la curiositÃ© ou lâenvie de sây frotter, prÃ©fÃ©rant des titres plus ludiques. The Wreck reste toutefois une excellente proposition de The Pixel Hunt, brillant par sa qualitÃ© dâÃ©criture, et constituant de fait une expÃ©rience narrative aussi difficile que cathartique.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Go! Go! PogoGirl</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3344/test-multi-pogogirl</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3344/test-multi-pogogirl</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.88609000+1677082715.jpg</image><pubDate>Wed, 22 Feb 2023 17:18:35 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.88609000+1677082715.jpg"><p><em>Les jeux publiés par <strong>Ratalaika Games S.L.</strong> sont réputés pour être plutôt bons mais très courts, et <span style="color:#0000FF"><strong>Go! Go! PogoGirl</strong></span> ne déroge manifestement pas à la règle. Avec son allure rétro et son gameplay a priori simpliste, le nouvel hommage vidéoludique d'<span style="color:#4B0082"><strong>Ando</strong></span>, le seul développeur d'<strong>Ohsat Games</strong>, ne semble avoir comme seul véritable atout que le moyen de déplacement de son personnage principal : un bâton sauteur. Certes originale, cette caractéristique est-elle au moins suffisante pour que <span style="color:#0000FF"><strong>Go! Go! PogoGirl</strong></span> se démarque de la concurrence ?</em></p>

<p> </p>

<p><img alt="" src="/upload/images/1677081511BoingTitle.jpg" style="width:100%" /></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus vite !</strong></span></p>

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<p> </p>

<p>Quelqu'un a dérobé le bâton sauteur préféré de PogoGirl à des fins ludiques ! La quête de la fillette et du joueur qui l'incarne est donc des plus simples : retrouver le voleur en parcourant une mince panoplie de niveaux. Pour voir la conclusion de ce scénario prétexte, Il faut parcourir vingt tableaux, soit cinq chapitre par acte, chacun d'entre eux correspondant à une saison (printemps, été, automne, hiver). Cinq niveaux bonus appelés MASTER sont également de la partie.</p>

<p> </p>

<p>Il ne faut cependant pas s'attendre à un bouleversement visuel entre chaque acte : du début à la fin de Go! Go! PogoGirl, on voit les mêmes montagnes en arrière-plan, les mêmes ennemis rebondir sur des plateformes subtilement changées pour correspondre à la saison dans laquelle PogoGirl sautille à tout-va. Néanmoins, le jeu est loin d'être laid : le pixel art est réussi, tandis que les menaces et les obstacles sont manifestes.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1677089507BoingForMoney.jpg" style="width:100%" /><em>100 gemmes vertes et 3 joyaux rouges sont disséminés dans chaque niveau du jeu. Les vertes indiquent correctement les voies à suivre et les chemins bonus à prendre, à l'exception des routes dérobées dans les textures, à peine visibles à l'écran, qui dissimulent généralement une pierre rouge.</em></p>

<p> </p>

<p>Puisque PogoGirl bondit sans cesse (elle ne peut pas descendre de son amusant moyen de locomotion), il faut impérativement comprendre et dompter l'inertie du personnage. Chaque saut doit être correctement calculé, ce qui, heureusement, se fait naturellement au bout de quelques minutes de jeu. Bien sûr, il est possible de faire des bonds plus impressionnants en écrasant le ressort de son bâton (pour ça, il suffit d'appuyer longuement sur la touche du bas) ou en accélérant la vitesse de sa chute avec la commande prévue à cet effet après avoir atteint la hauteur maximale de son saut.</p>

<p> </p>

<p>Ainsi, Go! Go! PogoGirl altère légèrement et à sa façon la mécanique universelle du saut dans les jeux de plateformes, en demandant au joueur un certain sens du rythme. Et même si celui-ci n'a pas besoin d'être parfait pour que l'on puisse traverser sans grande difficulté les 25 niveaux du jeu, réussir à apprivoiser ses sauts est tout simplement jouissif et saisissant, en plus de nous dévoiler spontanément la subtilité d'un level design à première vue simple et éprouvé, mais en réalité soigné et efficace.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1677089861BOINGBOINGBOINGBOING.jpg" style="width:100%" /><em>Vous pouvez recommencer à loisir un niveau afin de le compléter à 100% . Pour ça, il faut trouver l'intégralité des gemmes vertes qui y sont éparpillées, dénicher les trois rubis cachés et ne pas mourir une seule fois (la mort étant un simple retour au dernier checkpoint, une punition légère et peu agaçante). Au tableau des résultats et dans le menu de sélection des niveaux, une médaille d'or s'affiche au-dessus des défis achevés, ce qui permet au joueur de se concentrer sur ce qu'il lui reste à accomplir.</em></p>

<p> </p>

<p>Le minuteur optionnel au coin supérieur de l'écran renforce l'idée que les tableaux du jeu ont été conçus pour être terminés rapidement, ce qui peut instinctivement donner envie au joueur de faire du speedrun ; d'autant plus que les erreurs qu'il commet ne sont jamais dues à des aberrations de game design ou à des pics de difficulté (même s'il existe un bug rare mais gênant qui coince PogoGirl dans un certain type de plateforme mouvante après un saut trop court).</p>

<p> </p>

<p>Toutefois, même si le jeu est amusant à faire et à refaire malgré sa courte durée de vie (une heure suffit pour finir l'aventure, même s'il faut plutôt compter trois à quatre si l'on s'investit dans la collecte de pierres précieuses), il n'y a pas suffisamment de contenu intéressant pour donner envie au joueur de parcourir des dizaines de fois encore les décors joliment colorés de Go! Go! PogoGirl. Mais c'est justement parce que le jeu d'Ando est court et fun qu'il ne lasse pas.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1677091229BoingAgainstaBoss.jpg" style="width:100%" /><em>Après les niveaux remplis d'ennemis aussi variés que les décors du jeu viennent les combats de boss. Malgré la simplicité de leurs attaques, il vaut mieux faire attention, surtout que le moindre coup est mortel pour notre frêle PogoGirl — à moins que celle-ci ait récupéré un bouclier énergétique sur le chemin, lui octroyant alors une chance supplémentaire de survivre face aux mignons mais furieux adversaires qui l'attendent.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (15 / 20) : Le game design de Go! Go! PogoGirl est simpliste, mais la gestion des sauts apporte un plus non nÃ©gligeable au jeu : c'est amusant, plus exigeant qu'on ne pourrait le croire au premier abord, facile Ã  prendre en mains et gratifiant ! Le sentiment de dÃ©jÃ -vu laisse sa place Ã  un Ã©quilibrage parfait grÃ¢ce Ã  un level design soignÃ© et Ã  des mÃ©caniques de jeu modestes mais efficaces.
<br>Il y a Ã©galement des options de jeu cachÃ©es (il faut entrer des codes secrets, Ã  l'ancienne) qui n'apportent concrÃ¨tement rien si ce n'est un peu plus de fun.</p><p>Graphisme (13 / 20) : Un hommage vibrant et mignon aux jeux des annÃ©es 90. Go! Go! PogoGirl ne brille pas particuliÃ¨rement par la complexitÃ© de son pixel art ou la variÃ©tÃ© de ses dÃ©cors, mais ses visuels sont charmants et l'action lisible.
<br>On notera la prÃ©sence d'un mode d'affichage CRT assez peu convaincant.</p><p>Bande son (12 / 20) : Le sound design est comme tout le reste : simple mais efficace ; tous les bruits indiquent correctement ce qu'il se passe Ã  l'Ã©cran sans jamais crÃ©er un capharnaÃ¼m de sonoritÃ©s chiptune. Les musiques sont bonnes, mais loin d'Ãªtre mÃ©morables.</p><p>Durée de vie (10 / 20) : Une heure suffit Ã  terminer tous les niveaux et Ã  chasser les 13 trophÃ©es du jeu. Sans guide sur les genoux, deux heures de jeu supplÃ©mentaires peuvent Ãªtre nÃ©cessaires afin de trouver tous les collectables. Go! Go! PogoGirl ne propose rien d'intÃ©ressant pour donner envie de se replonger sans attendre dans son monde divertissant et colorÃ©, mais son gameplay est suffisamment accrocheur pour que l'on puisse revenir sur le jeu de temps Ã  autre.</p><p>Scénario (10 / 20) : Il est impossible de noter correctement le scÃ©nario de Go! Go! PogoGirl puisqu'il n'est qu'un prÃ©texte Ã  l'action du jeu. Toutefois, on peut dire avec certitude que les enjeux sont 100% comprÃ©hensibles, ce qui est assurÃ©ment le plus important.</p><p>Conclusion (14 / 20) : Sans Ãªtre une rÃ©volution, Go! Go! PogoGirl est un bon jeu de plateformes qui n'a comme seule complexitÃ© que la gestion des sauts de son hÃ©roÃ¯ne, dont la maÃ®trise apporte joie et satisfaction. Voici un jeu dont on taira souvent les louanges, mais sur lequel on retournera avec plaisir.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Wanted : Dead</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3343/test-multi-wanted-dead</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3343/test-multi-wanted-dead</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.71004600+1676398170.jpg</image><pubDate>Mon, 13 Feb 2023 23:38:35 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.71004600+1676398170.jpg"><p><em>Depuis des années maintenant, nous imaginons facilement les tourtereaux qui se tournent autour, une boîte de chocolats à la main, prêts à partager leurs sentiments les plus purs avec l'élu de leur cœur le jour de la Saint-Valentin. Mais qui pensait voir débarquer <span style="color:#0000FF"><strong>Wanted : Dead</strong></span> dans les rayons, un jeu d'action décalé et violent, durant la fête des amoureux ? Peu de gens, très certainement. Mais <span style="color:#800080"><strong>Tomonobu Itagaki</strong></span>, créateur de la série <span style="color:#000080">Dead or Alive</span> et des deux premiers épisodes 3D de la franchise <span style="color:#000080">Ninja Gaiden</span>, a décidé à sa façon d'exposer au monde entier son amour pour le jeu vidéo, et plus précisément celui d'une ère de plus en plus lointaine : celle de la sixième génération de consoles (PlayStation 2, Xbox, GameCube, Dreamcast) qu'il n'est pas le seul à regretter. Ainsi, en développant <strong><span style="color:#0000FF">Wanted : Dead</span></strong> avec l'aide des membres de son studio <strong>Soleil</strong> et le soutien de <strong>110 Industries</strong>, <span style="color:#800080"><strong>Itagaki</strong></span> écrit une lettre d'amour à une époque où de nombreux concepts jaillissaient de sa tête — des idées qui ne verront jamais le jour comme </em>Dead or Alive : Code Chronos<em> et </em>Project Progressive<em>. Toutefois, même si les attentions sont bonnes et sincères, </em>quid<em> de la nostalgie qui a servie de moteur à la réalisation de ce jeu se voulant rétro ? A-t-elle été bonne conseillère ou ne nous apporte-t-elle qu'une désastreuse œuvre d'auteur sans entrain ni saveur ?</em></p>

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<p><em><img alt="" src="/upload/images/1676387905Wanted Dead.jpg" style="width:100%" /></em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Une entrée en la matière fracassante !</strong></span></p>

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<p>Vouée à moisir en prison pour le restant de ses jours, Hannah Stone est invitée à rejoindre les rangs de la police hongkongaise dans le cadre d'une miraculeuse mais étrange procédure de réhabilitation. Après une ellipse temporelle, on comprend que la nouvelle inspectrice est à la tête d'un commando spécialement composé d'ex-détenus destiné à résoudre des affaires dangereuses : l'équipe Zombie. Les alliés d'Hannah sont présentés simplement et leur caractère correctement patent grâce à une mise en scène sobre et à un rythme narratif calme, mais la lenteur appréciable de la réalisation n'empêche pas Wanted : Dead de plonger hâtivement le joueur dans sa première mission tout de suite après cette bonne introduction.</p>

<p> </p>

<p>Ainsi, on découvre rapidement les bases et les mécaniques de jeu, sommaires mais exigeantes, en affrontant des adversaires armés jusqu'aux dents. Dès le départ, un dilemme s'impose : se battre à distance en épuisant les munitions limités de son fusil d'assaut et de son arme secondaire, ou dégainer son katana pour déstabiliser plus facilement ses opposants, quitte à essuyer quelques tirs ennemis dans sa course. Une paire de coups suffisant à faire tomber l'agent Stone, il faut jongler en permanence entre prudence et témérité, par exemple en se mettant à l'abri derrière des obstacles, puis en se précipitant sur les ennemis dont l'intelligence artificielle déplorable (programmée pour tirer à vue) réagit brutalement pour nous éloigner d'eux ou nous mettre dans leur ligne de mire. Néanmoins, il est tout à fait possible de contrer leurs méchantes fourberies en utilisant le pistolet tactique : le joueur n'a pas à presser la gâchette de visée, seulement à enfoncer le bouton dédié à l'arme et à orienter le stick analogique gauche dans la direction de sa cible pour lui tirer dessus.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1676387955Doc.jpg" style="width:100%" /><br />
<em>Utiliser un injecteur de soin pour se revigorer active une animation où Hannah est vulnérable durant quelques précieuses secondes, ce qui peut lui être fatal. Si elle n'a pas eu le temps de se soigner et tombe au combat, elle peut compter sur Doc pour la remettre sur pieds. Cependant, elle ne peut être relevée qu'une seule et unique fois entre chaque checkpoint.</em></p>

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<p>Occasionnant peu de dégâts, cette attaque est réactive et permet d'immobiliser plus ou moins longtemps son adversaire selon le moment où l'on appuie sur la détente. Si le joueur tire alors qu'il est censé recevoir un coup imblocable (indiqué par un indice sonore et un flash orange), l'ennemi a plus de chance d'être étourdi, une opportunité à saisir immédiatement afin de l'achever avec un <em>finisher move</em> joliment chorégraphié et jouissif qui, en prime, régénère une partie de la santé d'Hannah.</p>

<p> </p>

<p>Il est également bon de noter la présence d'une jauge d'adrénaline qui, une fois remplie, permet de tirer une rafale de balles avec son pistolet sur un ou plusieurs assaillants pour les mettre en état de choc. On peut alors les achever un à un dans un ballet sanglant spectaculaire et gratifiant car, en effet, les affrontements sont intenses au point que le temps semble parfois se dilater : c'est long et difficile, mais parvenir à éliminer un opposant est toujours une grande victoire. Les ennemis sont extrêmement robustes en plus d'être puissants et agressifs, brisant la garde du joueur en une seule frappe. C'est pourquoi il est important de comprendre le b.a.-ba de la défense : parer au moment de l'impact et riposter en un éclair une fois l'assaut terminé est le meilleur moyen de l'emporter. Que ce soit avec la garde ou avec le pistolet, la défense est toujours une question de rythme — c'est une signature d'Itagaki en quelque sorte.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1676388176ArbredeTalents.jpg" style="width:100%" /><br />
<em>Chaque </em>kill<em> rapporte des points d'expériences pouvant être dépensés dans un arbre de talents. Les nouvelles capacités acquises sont généralement très utiles en plus de ne jamais altérer l'exigence du titre.</em></p>

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<p>On peut toutefois reprocher la très pauvre variété des enchaînements katana-pistolet, même une fois l'arbre de compétences complété à 100% ce qui, par ailleurs, peut être fait avant le dernier chapitre du jeu, nous laissant donc avec des points d'expériences totalement obsolètes. Autre point noir au tableau : il est impossible de changer de caméra d'épaule en visant avec le fusil de Stone ou une arme secondaire (récupérée sur le sol), ce qui empêche le joueur de viser correctement lorsqu'il se trouve derrière un obstacle. Enfin, la boucle de gameplay est comprise dès le premier niveau ; les quatre suivants ne proposent pas de réelles surprises et on se cantonne toujours à avancer et à détruire des cibles qui se ressemblent toutes.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1676388213PersonnalisationArme.jpg" style="width:100%" /><br />
<em>À chaque checkpoint, on débloque de nouveaux accessoires pour personnaliser son fusil d'assaut et son pistolet. Bien que les changements soient assez subtils, modifier les caractéristiques de ses armes à feu (portée, recul, dégâts, etc.) est parfois nécessaire pour faciliter son avancée.</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Une routine vide de sens</strong></span></p>

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<p>Entre chaque mission, l'équipe Zombie rentre au commissariat, et si les cinématiques laissent présager que l'on va vivre le quotidien de ses membres, il n'en est malheureusement rien. Le joueur peut visiter le bâtiment pour ramasser des rapports expliquant brièvement le lore du jeu (et rapportant quelques points d'expérience), ou bien pour parler à des policiers et à des civils qui n'ont visiblement rien d'intéressant à dire, ou encore lancer des mini-jeux que l'on débloque au fur et à mesure de notre progression.</p>

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<p>À l'instar des autres activités présentes dans le commissariat, jouer aux mini-jeux n'a pas grand intérêt, excepté pour faire des scores et battre des records personnels (à part la machine attrape-jouet qui récompense le joueur avec des figurines virtuelles inutiles et des vinyles que l'on ne peut écouter que dans le menu). En plus de ça, la majorité d'entre eux sont mal introduits à cause d'un agencement maladroit des cinématiques : la plupart d'entre elles arrivent sans transition, ni contexte.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1676388280Commissariat.jpg" style="width:100%" /><em>Sur les consoles modernes, Wanted : Dead tourne correctement, mais sur Xbox One et PlayStation 4, c'est une toute autre affaire : le jeu ralentit sévèrement et les sons (dialogues, musiques et bruitages) buguent de concert, principalement lors des cinématiques en temps réel et lors des phases au commissariat, rendant celles-ci encore plus ennuyantes</em><em>...</em></p>

<p> </p>

<p>Obligatoires de surcroit, les phases au quartier général n'apportent pas plus de cohérence à l'univers du jeu ou à la routine des protagonistes. L'idée est sympathique mais mal exécutée, en plus de nuire au rythme de l'histoire qui, déjà, a tendance à s'essoufler en empruntant des facilités scénaristiques et en servant au joueur toujours plus de cinématiques déconnectées les unes des autres. Ça ne signifie pas pour autant que le scénario de Wanted : Dead est fondamentalement mauvais, car au-delà de sa simplicité et de sa présentation médiocre, il y a des personnages humains (quoique clichés), tantôt aimables, tantôt détestables, ainsi que des thématiques fortes et propres à Tomonobu Itagaki (notamment sur la famille et l'héritage) qui sont tristement éclipsées par le rythme bâtard de la narration.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1676388370Finisher.jpg" style="width:100%" /><em>Giclées de sang qui éclaboussent les personnages, démembrements... Les affrontements sont particulièrement violents !</em></p>

<p> </p>

<p>Et bien que l'on puisse dire que l'histoire d'un beat them up comme celui-ci passe au dernier plan, le fait que les passages au commissariat (techniquement plus scénarisés que les phases d'action) soient obligatoires nous laissent penser que la narration décousue contribue à l'expérience de Wanted : Dead. De plus, le potentiel scénaristique semble totalement inexploité tant la communication commerciale mettait en avant des éléments qui sont finalement vite expédiés (comme le personnage de Cinnamon qui a le droit à son propre clip vidéo sur YouTube mais pas dans le jeu). Bien sûr, la rédaction de ConsoleFun évoque la communication commerciale du jeu pour une bonne raison : la nature même de Wanted : Dead — celle d'une lettre d'amour à la sixième génération de consoles — n'est jamais mentionnée dans le jeu, ce qui peut être déroutant pour un joueur ne s'étant pas préalablement renseigné sur le titre de 110 Industries et de Soleil.</p>

<p> </p>

<p>En effet, pour ce joueur innocent, se promener dans des espaces vides et couverts de textures parfois ternes et grossières, remarquer des personnages clonés et mal animés, et voir des artéfacts de compression durant les cinématiques en pré-calculé n'est pas nécessairement un hommage à la Xbox ou à la PlayStation 2. Cependant, un connaisseur comprendra directement que presque chaque petit défaut à l'image est en réalité volontaire. Un choix artistique aussi déroutant que fascinant, presque insensé... Mais qui sommes-nous pour juger l'amour ?</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1676388319Vivienne.jpg" style="width:100%" /><br />
<em>Les cinq épisodes de </em>Vivienne's Late Night Show<em>, une parodie d'émission de cuisine présentée par Vivienne, un personnage du jeu interprété par Stefanie Joosten, peuvent être déverrouillés sous certaines conditions. C'est amusant, mais une fois encore, l'intégralité de cette série est disponible sur internet depuis plusieurs semaines...</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : Wanted : Dead propose un gameplay jouissif et gratifiant malgrÃ© sa simplicitÃ© apparente et l'exigence de ses combats. Les trois niveaux de difficultÃ© (<b>le mode facile n'Ã©tant d'ailleurs pas au rendez-vous !</b>) offrent chacun des subtilitÃ©s de jeu supplÃ©mentaires (disparition de la rÃ©gÃ©nÃ©ration, drop d'armes moins frÃ©quents, etc.) sans tomber dans la facilitÃ© d'augmenter ou de baisser dÃ©raisonnablement le nombre de points de vie des adversaires. On notera Ã©galement quelques imprÃ©cisions lors des batailles et des ralentissements un peu perturbants (peu importe la plateforme).
<br>En-dehors des affrontements, les passages au commissariat sont lents et relativement inutiles. Les mini-jeux sont assez inÃ©gaux en terme d'amusement (mention spÃ©ciale au shooter Space Runaway, un faux jeu d'arcade dÃ©sÃ©quilibrÃ©).
<br>MalgrÃ© tout, le cÅur du jeu â le combat â est intact.</p><p>Graphisme (13 / 20) : Le jeu est loin d'Ãªtre moche, mais Ã©galement loin d'Ãªtre bien optimisÃ©, notamment sur Xbox One et PlayStation 4. La direction artistique est particuliÃ¨re mais rÃ©ussie. Il en va de mÃªme pour le parti pris "rÃ©tro" qui donne Ã  Wanted : Dead un aspect de jeu de la sixiÃ¨me gÃ©nÃ©ration de consoles dans un emballage plutÃ´t joli, mais le contraste entre neuf et ancien est parfois si fort qu'il est difficile d'y faire abstraction, surtout si le joueur ne sait pas que Wanted : Dead est avant tout un hommage.</p><p>Bande son (12 / 20) : Bien que les musiques (et surtout les chansons) soient de bonnes factures, elles semblent parfois en total dÃ©calage avec les niveaux, principalement dans le commissariat. La prestation des acteurs est tout aussi bonne, en plus de sonner parfois comme dans des jeux plus anciens sans jamais vraiment dÃ©ranger les tympans. Toutefois, les personnages ont tendance Ã  rÃ©pÃ©ter les mÃªmes lignes de dialogues <i>ad vitam aeternam</i> (ennemis inclus) et les versions <i>old gen</i> du jeu sont frappÃ©es par des discordances souvent brutales.</p><p>Durée de vie (12 / 20) : En s'investissant dans la collecte d'objets, une premiÃ¨re partie dure environ 14 heures (en comptant les <i>game over</i>). Sinon, 7 Ã  10 heures de jeu sont suffisantes pour terminer Wanted : Dead. La difficultÃ© du titre et le manque de contenu exclusif au jeu (il y a actuellement plus de contenu sur le net) ne donnent pas spÃ©cialement envie de lancer un <i>New Game +</i>, mÃªme s'il n'est pas dÃ©sagrÃ©able de parcourir de nouveau les niveaux.</p><p>Scénario (8 / 20) : Le scÃ©nario de Wanted : Dead avait tout pour plaire, mais en l'Ã©tat, l'agencement des cinÃ©matiques (qui fait penser au storyboard limitÃ© d'un vieux jeu de combat) et l'absence de transition fluide entre certaines scÃ¨nes gÃ©nÃ©ralement vite expÃ©diÃ©es impactent nÃ©gativement l'implication du joueur dans les enjeux scÃ©naristiques. Cependant, les fans de Tomonobu Itagaki ou de sÃ©ries B trouveront trÃ¨s certainement leur compte.
<br>On soulignera aussi des traductions un peu bancales et des fautes de syntaxe.</p><p>Conclusion (12 / 20) : Grisant mais imparfait, beau et moche, bourrin mais subtil, Wanted : Dead est un OVNI vidÃ©oludique, une contradiction dans le paysage pop culturel moderne. Le jeu est amusant, quelquefois frustrant (Ã  cause de sa difficultÃ© pourtant domptable), mais Ã©tant donnÃ© sa direction artistique singuliÃ¨re, il est surtout un sujet d'Ã©tude intÃ©ressant pour quiconque aime le jeu vidÃ©o. Ã l'heure oÃ¹ les graphismes dits rÃ©tros se limitent au pixel art et Ã  une 3D similaire Ã  celle de la premiÃ¨re PlayStation,  Wanted : Dead choisit de reproduire une toute autre esthÃ©tique dÃ©concertante qui fait soulever beaucoup de questions. Wanted : Dead est une lettre d'amour sincÃ¨re et un hommage convaincant Ã  la sixiÃ¨me gÃ©nÃ©ration de consoles.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Crisis Core : Final Fantasy VII Reunion</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3342/test-multi-test-crisis-core-final-fantasy-vii-reunion</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3342/test-multi-test-crisis-core-final-fantasy-vii-reunion</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.12976000+1671033917.jpg</image><pubDate>Tue, 13 Dec 2022 16:07:47 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.12976000+1671033917.jpg"><p style="text-align:justify">Proposé aux joueurs le <strong><span style="color:#008080">13 décembre 2022</span></strong> sur Playstation, Xbox, Nintendo Switch et PC, <span style="color:#000080"><strong>Crisis Core : Final Fantasy VII Reunion</strong></span> est un Action-RPG développé et édité par <strong>Square Enix</strong>. Constituant un remaster du <span style="color:#000080">Crisis Core</span> sorti sur PSP en <span style="color:#008080">2007</span>, le titre propose plusieurs améliorations notables par rapport à la version originale, avec notamment la prise en charge de la 4K et du 60 FPS sur les consoles de dernière génération. Le jeu nous promet également des graphismes complètement retravaillés, une bande originale totalement remasterisée ainsi qu’une réinvention de l’interface et une amélioration du système de combat. Cette nouvelle mouture tient-elle ses engagements ? C’est ce que nous allons voir !</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Crisis Core - FF VII Reunion" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/16709424892x1_NSwitch_CrisisCoreFinalFantasy7Reunion_image1600w.jpg" style="width:100%" title="Cette nouvelle mouture de Crisis Core nous promet des belles amÃ©liorations." /><em>Cette nouvelle mouture de Crisis Core nous promet des belles améliorations.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<h2 style="text-align:justify"><strong>Un scénario plutôt bien ficelé</strong></h2>

<p> </p>

<p style="text-align:justify">Le titre prend place sept ans avant les évènements de <span style="color:#000080">Final Fantasy VII</span> et nous met dans la peau de Zack Fair, un jeune SOLDAT qui aspire à faire une grande carrière au sein de la Shinra. Un jour, il se voit confier la mission de retrouver la trace d’un SOLDAT d’élite appelé Génésis Rhapsodos. Mais au cours de son aventure, Zack va découvrir les expériences peu éthiques de son employeur et les monstres qui en découlent.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Zack et Aerith" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1670942826Crisis-Core-Final-Fantasy-VII-Reunion_2022_09-13-22_011.jpg" style="width:100%" title="On retrouve des personnages iconiques tels qu'Aerith ou Sephiroth." /><br />
<em>On retrouve des personnages iconiques de Final Fantasy VII tels qu'Aerith ou Sephiroth.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p style="text-align:justify"><span style="color:#000080"><strong>Crisis Core</strong></span> saura ravir les fans de <span style="color:#000080">Final Fantasy VII</span> car il met en scène tout un tas de personnages emblématiques tels que Sephiroth ou encore Aerith, en plus d’ajouter des personnages jusqu’ici inconnus. Nous allons donc vivre ici tout un tas de péripéties qui permettent de comprendre un peu mieux la relation qu’entretiennent certains personnages de <span style="color:#000080">FFVII</span>, mais aussi la façon dont certains évènements ont provoqué la situation qui prend place dans l'épisode numéroté.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Faisons d'ailleurs un petit aparté sur la guerre du Wutaï, qui prend place en début de partie et qui constitue un évènement majeur dans le lore de <span style="color:#000080">Final Fantasy VII</span>. Ce conflit a opposé la Shinra, qui voulait étendre son emprise sur le monde afin d'exploiter les réserves d'énergie Mako, au Wutaï qui ne faisait que protéger son pays contre l'envahisseur. Malheureusement, on ne ressent pas la gravité de l'évènement et quelqu'un qui ne connaît pas l'univers de <span style="color:#000080">Final Fantasy VII</span> ne réalisera pas forcément ce qui est en train de se produire sous ses yeux. En fait, on affronte une quinzaine de groupes d'ennemis, un miniboss, et c'est tout. L'évènement est trop survolé, les dialogues sont assez concis et ne s'attardent pas sur les détails de ce tragique épisode historique.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Cela dit, même si <span style="color:#000080"><strong>Crisis Core</strong></span> est un spin-off de <span style="color:#000080">Final Fantasy VII</span> et n’est pas indispensable à la bonne compréhension de ce dernier, il permet de faire la lumière sur plusieurs zones d’ombre et d’étendre encore le lore de la saga <span style="color:#000080"><strong>Final Fantasy VII</strong></span>, ce qui saura satisfaire ses aficionados. </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<h2 style="text-align:justify"><strong>Un gameplay simple et efficace</strong></h2>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Le gameplay de <span style="color:#000080"><strong>Crisis Core</strong></span> se résume finalement à peu de choses : aller voir un personnage qui va nous donner un objectif à remplir, aller affronter les ennemis ciblés ou récupérer un objet, retourner voir le personnage. En fait, le jeu est plutôt simple dans sa conception, si ce n’est la façon dont les combats sont pensés et sur lesquels nous allons revenir. Cela rend donc le jeu assez répétitif, avec une structure un peu datée qui montre bien qu’il s’agit d’un jeu datant d’une quinzaine d’années. </p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Par ailleurs, le jeu possède une durée de vie convenable, avec une quinzaine d'heures nécessaires pour terminer les dix chapitres du scénario principal sans avoir le sentiment de tourner en rond. Les missions annexes, très nombreuses et généralement courtes, pourront encore ajouter du grain à moudre aux joueurs les plus jusqu'au-boutistes, mais là encore, on fait finalement toujours la même chose au sein de la petite dizaine de maps proposée. On sent d'ailleurs ce format de missions courtes hérité de la version originale et portative, du titre ; ce qui nous fait nous poser la question de savoir si le jeu n'est pas finalement plus adapté à une console hybride comme la Nintendo Switch plutôt qu'aux monstres de performances que nous pouvons posséder dans nos salons.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Comme dans  <span style="color:#000080">Final Fantasy VII</span>, vous disposerez de <em>matérias </em>que vous pourrez équiper à votre guise afin d’obtenir de nouvelles attaques physiques ou magiques. Ainsi, vous devrez optimiser votre équipement et vos <em>matérias </em>afin d’élaborer une stratégie pour affronter vos ennemis, certains d’entre eux étant par exemple sensibles au feu ou à la foudre. Pour les plus motivés, le mode New Game + vous permettra d'ailleurs de rejouer l'ensemble du scénario tout en gardant le précieux matériel que vous aurez glané après votre première run. N'escomptez cependant pas rejouer un épisode spécifique car le titre n'offre pas de sélection de chapitre.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Crisis Core" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1670943157thumbnail_IMG_6451.jpg" style="width:100%" title="La routine de ce Crisis Core : Aller voir un PNJ, aller tuer la cible, retourner voir le PNJ..." /><em>La routine de ce Crisis Core : Aller voir un PNJ, aller tuer la cible, retourner voir le PNJ...</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<h2 style="text-align:justify"><strong>Un système de combat assez particulier</strong></h2>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Comme nous vous l’évoquions, le système de combat de <span style="color:#000080"><strong>Crisis Core</strong></span> est très particulier et se démarque totalement de ce qui a pu se faire ailleurs. En effet, outre les attaques physiques avec votre épée et magiques par le biais de vos différentes <em>matérias</em>, vous disposez d’une sorte de roulette sur la partie gauche de votre écran, qui peut afficher différents chiffres. Si vous obtenez plusieurs fois le même chiffre simultanément au sein de ce système appelé « <em>roulette OCN</em> », vous débloquez alors des bonus temporaires qui varient en fonction du chiffre en question.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">Par exemple, un triple 7 vous fera monter de niveau tandis qu’obtenir un 7 en deuxième position permettra à vos sorts de ne pas consommer de point de magie (PM) pendant un certain laps de temps. En plus de ces chiffres, des personnages apparaitront également de manière aléatoire sur cette roulette. Là encore, obtenir trois fois le même personnage vous débloquera des techniques surpuissantes appelées <em>transcendances</em>, qui changeront évidemment selon le personnage affiché.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Crisis Core combat" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/167094331520220823_battle_07-1-09fjwfyox-1600x900.jpeg" style="width:100%" title="Le systÃ¨me de combat, avec la roulette OCN Ã  gauche, permet une Ã©volution de son gameplay en fonction des bonus qui tombent." /><em>Le système de combat, avec la roulette OCN à gauche, permet une évolution de son gameplay en fonction des bonus qui tombent.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p style="text-align:justify">Si cela peut paraître un peu complexe de prime abord, il n’y a en fait pas trop à s’en soucier et il faut simplement varier son gameplay en fonction des avantages qui nous sont octroyés. On pourra cependant regretter l’aspect aléatoire de ce système, faisant passer certaines confrontations de très complexes à très simples selon les atouts qui voudront bien tomber.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<h2 style="text-align:justify"><strong>Une nette amélioration technique</strong></h2>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">On nous avait promis plusieurs changements, et ils sont bien présents mais nous laissent un goût un peu amer… Bien que développé sous Unreal Engine 4, <span style="color:#000080"><strong>Crisis Core FF7 Reunion</strong></span> propose des graphismes qui ont effectivement été refondus, mais qui restent tout de même en-dessous de ce que peut proposer <span style="color:#000080">FFVII Remake</span>, notamment au niveau des textures. Les traits de certains visages paraissent légers et avec peu de relief tandis que les vêtements sont peu animés lors des mouvements de notre personnage, nous rappelant bien ici que nous avons affaire à un bon remaster et pas à un remake complet.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:justify">En revanche, la bande son a totalement été réarrangée pour la sortie de cette nouvelle mouture, et cela apporte une réelle plus-value pour entraîner le joueur dans l’action qui se déroule sous ses yeux ! Pour terminer, on pourra noter que l’interface à totalement été revue pour coller à ce que les joueurs de <span style="color:#000080">FFVII Remake</span> connaissent, ce qui rend les menus beaucoup plus conformes aux standards actuels.</p>

<p style="text-align:justify"> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="Crisis Core interface" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1670943450thumbnail_IMG_6450.jpg" style="width:100%" title="L'interface a totalement Ã©tÃ© refondue et rappellera des souvenirs aux joueurs de FFVII Remake." /><em>L'interface a totalement été refondue et rappellera des souvenirs aux joueurs de FFVII Remake.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : Avec des phases de combat plutÃ´t nerveuses et dynamiques, cette nouvelle mouture de Crisis Core â Final Fantasy VII se prend en main de maniÃ¨re trÃ¨s aisÃ©e. LâaccessibilitÃ© des pouvoirs associÃ©s aux matÃ©rias ainsi que la maniabilitÃ© de la camÃ©ra, que lâon peut dÃ©placer par le biais du stick droit, permet au joueur de ne pas avoir la sensation que le jeu est trop compliquÃ© pour lui. Cependant, la structure du jeu fait un peu vieillotte, alternant continuellement entre phases de combats et phases de Â« promenade Â». Fort heureusement, on peut Ã©galement retrouver par endroit des mini-jeux qui sont en gÃ©nÃ©ral trÃ¨s rÃ©ussis.</p><p>Graphisme (13 / 20) : On qualifie ce nouveau Crisis Core â Final Fantasy VII Reunion de remake, mais il sâagirait plutÃ´t dâune remasterisation du titre original. En effet, si les cinÃ©matiques sont visuellement trÃ¨s jolies, les phases de jeu sont nettement moins travaillÃ©es au niveau graphique. Les expressions des visages, le mouvement des vÃªtements, la pauvretÃ© des dÃ©cors nous fait constater lÃ  encore quâil sâagit dâun jeu un peu datÃ©, surtout quand on voit le contraste avec la cinÃ©matique dâintroduction de Final Fantasy VII Remake qui figure Ã  la fin de ce titre, permettant ainsi de relier les deux opus.</p><p>Bande son (15 / 20) : Contrairement aux graphismes qui peuvent nous laisser lÃ©gÃ¨rement sur notre faim, la bande son a particuliÃ¨rement Ã©tÃ© travaillÃ©e afin dâoffrir une totale remasterisation au joueur. On retrouve mÃªme dans cet opus certaines pistes empruntÃ©e Ã  son grand frÃ¨re, pour le plus grand bonheur des fans. De plus, les dialogues sont maintenant doublÃ©s, mais uniquement en anglais et en japonais !</p><p>Durée de vie (14 / 20) : Le jeu offre une durÃ©e de vie plus que correcte en ce qui concerne son histoire principale. En effet, câest une bonne quinzaine dâheures que vous devrez consacrer Ã  la finalisation du scÃ©nario. En plus de cela, vous aurez tout un tas dâactivitÃ©s annexes Ã  accomplir, avec notamment un total de 300 missions secondaires qui ne sont pas toujours dignes dâintÃ©rÃªt. Ces derniÃ¨res vous permettront cependant dâobtenir Ã©quipements et matÃ©rias qui pourront vous Ãªtre trÃ¨s utiles. Enfin, le titre offre une belle rejouabilitÃ© grÃ¢ce Ã  son mode Nouvelle Partie + mais on aurait aimÃ© avoir la possibilitÃ© de rejouter un chapitre spÃ©cifique.</p><p>Scénario (16 / 20) : Sans vous dÃ©voiler le contenu de lâaventure que va vivre Zack Fair, on peut dire que le scÃ©nario de Crisis Core est encore une fois bien ficelÃ©. Il met en avant certaines pratiques de la Shinra dont on a pu entendre parler dans Final Fantasy VII et explique les causes de certains Ã©vÃ¨nements qui sây passent. Clairement, le scÃ©nario est le point fort du jeu, et chaque chapitre terminÃ© donne envie de dÃ©couvrir la suite. Comme dâhabitude, la narration est trÃ¨s rÃ©ussie.</p><p>Conclusion (15 / 20) : Si Crisis Core ne sort pas particuliÃ¨rement de lâordinaire par rapport Ã  ce quâon a pu voir ailleurs, il tire malgrÃ© tout son Ã©pingle du jeu avec un systÃ¨me de combat trÃ¨s atypique et qui impose de varier son gameplay pour optimiser ses performances. En ce qui concerne son scÃ©nario, bien quâil soit trÃ¨s bien construit et nous tienne en haleine, on peut se demander si le joueur saura comprendre toutes les allusions et les clins dâÅil qui font rÃ©fÃ©rence Ã  Final Fantasy VII. En effet, si Crisis Core pourra Ãªtre apprÃ©ciÃ© comme un jeu Ã  part entiÃ¨re, il sâadresse encore plus aux fans de FFVII qui sauront dÃ©celer toutes les subtilitÃ©s que prÃ©sente le titre.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Pentiment</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3341/test-multi-pentiment</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3341/test-multi-pentiment</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.19071800+1670948039.jpg</image><pubDate>Tue, 13 Dec 2022 00:24:30 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.19071800+1670948039.jpg"><p><em>Les jeux narratifs entretiennent un beau rôle depuis plusieurs années, les développeurs s'acharnant à nous offrir un spectacle intéressant pouvant être aussi bien vu que joué, un équilibre difficile à obtenir avec le monde du streaming qui s'est implanté dans nos foyers. Pour s'assurer un succès commercial et critique, on reprend les codes classiques et actuels (comme ceux des séries par exemple), mais combien de studios tentent alors une approche différente ? Avec son esthétique singulière et son scénario mature se déroulant au milieu de la Renaissance, <span style="color:#0000FF"><strong>Pentiment</strong></span> est clairement de ces productions-là. Parue le <span style="color:rgb(0, 128, 0)"><strong>15 novembre dernier</strong></span> sur Xbox One, Xbox Series et PC, l'histoire interactive d'<strong>Obsidian Entertainment</strong> et <strong>Xbox Game Studios </strong>se brûle-t-elle les ailes en essayant d'être originale, parée à l'oubli, ou au contraire, parvient-elle à marquer les esprits avec son récit et ses mécaniques de jeu simplistes ?</em></p>

<p> </p>

<p><img alt="" src="/upload/images/1670886857Pentiment.jpg" style="width:100%" /></p>

<table border="1" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width:100%">
	<tbody>
		<tr>
			<td style="text-align:center"><em><strong>Soyez rassurés, amis lecteurs, aucun spoil n'est dans ce test (si on ne compte pas l'élément déclencheur de l'histoire) ! Vous pouvez donc lire cet article et profiter pleinement du jeu ensuite.</strong></em></td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

<p> </p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>L'habit ne fait pas le moine</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Vous êtes en 1518 et vous incarnez Andreas Maler, un artiste de Nuremberg qui s'exile volontairement en Bavière afin d'achever son apprentissage et accomplir son chef d'œuvre. Pour cela, il se rend quotidiennement au scriptorium de l'abbaye bénédictine de Kiersau afin de peaufiner son art auprès des moines, tandis que le reste du temps, il se ressource à Tassing, le village voisin qui croule progressivement sous les taxes et les catastrophes naturelles.</p>

<p> </p>

<p>Aux commandes de maître Maler, le joueur parcourt les décors finement travaillés de la campagne bavaroise et profite de visuels inspirés par les enluminures médiévales et les gravures sur bois. Presque aucune musique ne vient accompagner ses pas légers, sinon les bruits des cochons, du vent, des coups de marteau sur le fer chaud, de l'eau ruisselante ou des activités lointaines, tandis que les nombreux personnages de Pentiment n'offrent comme voix que les grattements d'une plume et des sons d'impression.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1670941472Thematiques1.jpg" style="width:100%" /><em>Assister les moines scribes dans l'enjolivement des ouvrages n'interdit pas de faire connaissance et de discuter de sujets importants avec eux, comme ici, l'arrivée de l'imprimerie et la disparition future des manuscrits.</em></p>

<p> </p>

<p>Chaque interlocuteur a le droit à une police d'écriture différente dont le style témoigne de sa position sociale et de sa façon de parler. Parfois, des fautes d'orthographe s'incrustent dans les textes, mais celles-ci sont immédiatement effacées et corrigées. Bien qu'amusantes dans un premier temps, ces rectifications très récurrentes n'apportent rien au jeu, sinon un peu plus d'immersion.</p>

<p> </p>

<p>En effet, le joueur est plongé dans un cadre bien particulier : il est le lecteur d'une histoire illustrée à laquelle il participe également en effectuant des choix narratifs. Et s'ils ne semblent n'avoir aucune espèce d'importance dans la longue introduction du jeu, dès lors que l'une des personnalités importantes de Kiersau est retrouvée morte assassinée au milieu de l'abbaye, chaque choix effectué prend sens.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1670859951ExLibris.jpg" style="width:100%" /><em>Les premiers choix du joueurs concernent le parcours de vie d'Andreas (c'est-à-dire les domaines dans lesquels il a étudiés, les destinations de ses précédents voyages, etc.), ce qui implique logiquement des choix de dialogues à découvrir.</em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><em><span style="font-size:18px"><strong>Multi sunt vocati, pauci vero electi</strong></span></em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Après la découverte du cadavre, de fausses accusations résonnent entre les murs du monastère, ce qui mène Andreas à investiguer sur l'assassinat. Si les récits contant des affaires de meurtre en pleine campagne ont toujours été fascinants, c'est en partie grâce à leur nombre réduit de suspects dans un environnement facilitant cette impression de "tout le monde se connait", et Pentiment ne fait pas exception à la règle : en quête d'indices ou de témoignages dans un temps limité, on se promène dans les jolis tableaux en 2D de Tassing et de Kiersau en cherchant des individus avec qui converser.</p>

<p> </p>

<p>Parler à un personnage clé fait avancer l'horloge, et certains d'entre eux ne sont guère disposés à discuter à des moments particuliers de la journée. De même, arrivé à midi ou aux heures du souper, Andreas doit trouver une table à laquelle manger, et selon ses bienveillants hôtes, il peut en apprendre davantage sur la vie des paysans ou progresser dans son enquête.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1670882651Repas.jpg" style="width:100%" /><em>Le contenu des assiettes en dit long sur les familles qui convivent le maître artiste.</em></p>

<p> </p>

<p>Dès lors, on comprend immédiatement qu'il est impossible d'interagir avec tous les personnages et d'obtenir absolument tous les indices nécessaires à la résolution de cette enquête chronométrée. Les choix ne se limitent donc pas uniquement à ceux proposés lors des longues phases de dialogues, puisque le joueur en fait également lorsqu'il avance dans la journée en préférant sacrifier un rendez-vous plutôt qu'un autre pour récolter de nouvelles informations prometteuses.</p>

<p> </p>

<p>Ces décisions implicites engagent le joueur dans des situations tantôt amusantes et attachantes, tantôt sombres et cruelles, le confrontant à une réalité terre à terre et à des dilemmes moraux. À l'aide de quelques effets de mise en scène originaux, Pentiment aborde des thématiques sérieuses et matures autour de l'art et de sa distribution, de la représentation du clergé, de l'acceptation de soi et des autres...</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1670886378Persuasion.jpg" style="width:100%" /><em>Les décisions d'Andreas ont un réel impact sur les personnages et la confiance qu'ils éprouvent à son égard.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Pénitence</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Bien que Pentiment soit ralenti par la volonté des développeurs à exposer le quotidien des paysans et des membres de l'Église du XVIème siècle, ainsi que par des animations de textes assez longues (notamment à cause des corrections orthographiques), la diversité des évènements empêche l'ennui de s'installer et donne envie au joueur de poursuivre sa route. Mais cette dernière peut être jonchée d'errances si tant est qu'il ait envie de chercher un maximum d'interactions à travers les cadres ruraux de Bavière, ce qui étire péniblement la durée de vie déjà conséquente de Pentiment (il faut approximativement entre 15 et 20 heures pour achever une première fois le jeu).</p>

<p> </p>

<p>On pourrait absoudre cette lenteur si seulement celle-ci permettait au scénario de s'étoffer d'embranchements scénaristiques, mais pas du tout. Peu importe les choix importants qu'a effectués le joueur lors de la trame principale, l'affaire criminelle se résoudra d'une manière similaire à chaque partie. Seuls des détails relationnels et les parcours empruntés changeront selon les caractéristiques d'Andreas et les réponses qu'il aura donné à la communauté de Tassing et aux moines de l'abbaye, ce qui, naturellement, crée une attache importante aux personnages.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1670886732CarteAbbaye.jpg" style="width:100%" /><em>Même si le jeu est en 2D, plusieurs directions sont offertes lors de l'exploration des différents tableaux, rendant la carte très difficile à comprendre au départ. On notera également quelques imprécisions lorsque l'on essaie de changer de zone — il n'est pas rare de cliquer par inadvertance sur un PNJ se trouvant à proximité du chemin que l'on désire emprunter...</em></p>

<p> </p>

<p>Cependant, on ne peut nier la qualité d'écriture du scénario de Pentiment, ni même le travail de recherche effectué sur les mœurs et coutumes de l'époque, ou encore sur des éléments plus obscurs comme l'ésotérisme et l'alchimie qui permettent à cette enquête à échelle humaine de côtoyer le fantastique. Les amateurs d'art et d'histoire peuvent se régaler de Pentiment tant l'ensemble artistique est cohérent et soigné, mais les néophytes ne sont pas délaissés pour autant puisque un glossaire est disponible en quasi permanence, permettant de se resituer historiquement, de connaître quelques personnalités connues de la Renaissance et bien avant, ainsi que de comprendre des termes pouvant paraître barbares.</p>

<p> </p>

<p>De même, le jeu est abordable pour le plus grand nombre puisque beaucoup d'options d'accessibilité sont disponibles dans les menus (synthèse vocale, mode pour les daltoniens, police d'écriture non stylisée...) — une habitude très appréciable chez les exclusivités Microsoft ! Toutefois, Pentiment étant à la portée de tous, les énigmes qu'il propose sont très faciles, se résolvant parfois sans l'aide du joueur : nous sommes dans une histoire interactive, et les moments de réflexion, bien trop rares, ne semblent pas y avoir leur place.</p>

<p> </p>

<p>Enfin, pour ne rien arranger à la lenteur du jeu, des ralentissements sévères et des freezes surviennent parfois entre deux écrans de chargement joliment enluminés. Rien de grave pour le genre, mais il est tout de même bon de le souligner.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1670947682Thematiques3.jpg" style="width:100%" /><em>Peu de mouvements vivifient les personnages, pas même des mouvements de bouche lorsqu'ils parlent, rendant certains passages très statiques. Cependant, leurs expressions faciales et les quelques animations dont ils disposent suffisent à accompagner leur personnalité très bien écrite.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (12 / 20) : On se dÃ©place sur des chemins sans toujours savoir quelle direction pointer avec le joystick, la faute Ã  quelques imprÃ©cisions rarement rageantes. Les Ã©nigmes ne sont pas trÃ¨s stimulantes, l'exploration peut parfois Ãªtre longue et peu gratifiante, et le reste du jeu n'est que lente lecture.</p><p>Graphisme (15 / 20) : La 2D est impeccable et la direction artistique est trÃ¨s inspirÃ©e et rafraÃ®chissante ! Dommage que quelques freezes viennent perturber l'expÃ©rience visuelle et que les personnages manquent de quelques animations pour rendre ces jolis tableaux plus vivants.</p><p>Bande son (10 / 20) : Les musiques sont bonnes, tout comme les sons d'ambiance. Cependant, elles n'accompagnent que trÃ¨s rarement les Ã©vÃ¨nements se dÃ©roulant Ã  l'Ã©cran (bien qu'elles arrivent gÃ©nÃ©ralement Ã  point). Les bruits de fond et les grattements de plume peuvent vite Ãªtre assommants.</p><p>Durée de vie (14 / 20) : Il faut entre 15 et 20 heures pour finir Pentiment une premiÃ¨re fois, mais le jeu ne proposant pas de nombreuses voies scÃ©naristiques ni plusieurs fins, il est difficile de vouloir retourner en BaviÃ¨re pour y vivre une nouvelle aventure. Les allers-retours peuvent Ãªtre lassants, d'autant plus que le manque de musique peut vite se faire ressentir et ennuyer au bout d'un moment et ce, malgrÃ© l'histoire captivante. De mÃªme, la lenteur et le nombre des textes Ã  lire peuvent rebuter.</p><p>Scénario (15 / 20) : Pentiment propose une belle palette d'Ã©vÃ¨nements et d'embranchements scÃ©naristiques pour une histoire passionnante et immersive en trois actes. Tous les personnages sont bien Ã©crits, les moments de vie et les instants tragiques se mÃ©langent Ã  merveille, et la narration, bien que lente, est plutÃ´t bien rythmÃ©e. On souhaite s'investir et participer Ã  l'enquÃªte, ainsi qu'au quotidien des paysans.</p><p>Conclusion (14 / 20) : MalgrÃ© ses quelques dÃ©fauts, Pentiment s'en sort avec les honneurs grÃ¢ce Ã  son originalitÃ© artistique, que ce soit du cÃ´tÃ© des graphismes comme celui du scÃ©nario. Les choix du joueur n'impactent peut-Ãªtre pas la trame principale, mais elle influence la vie d'Andreas et de ses amis bavarois, et les longs moments oÃ¹ l'on ne fait qu'observer le quotidien de ces bonnes gens renforcent la duretÃ© des dilemmes moraux que l'on rencontre tout au long de cette longue aventure humaine.
<br>Pentiment est assurÃ©ment une expÃ©rience plaisante Ã  faire et Ã  regarder.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] SIGNALIS</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3340/test-multi-signalis</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3340/test-multi-signalis</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.26765400+1666819261.jpg</image><pubDate>Sun, 23 Oct 2022 17:02:07 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.26765400+1666819261.jpg"><p><em>Annoncé il y a quatre ans de cela et finalement sorti en ce 27 octobre 2022, <span style="color:rgb(0, 0, 255)"><strong>SIGNALIS</strong></span>, le projet du studio indépendant <strong>rose-engine</strong>, avait intrigué les joueurs par son atmosphère sombre et son esthétique singulière s'inspirant des jeux de l'ère PlayStation. Depuis lors, <strong>Humble Games</strong> s'est occupé de publier le survival horror sur PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch et PC, <strong>Microsoft</strong> l'a mis en avant avec son programme Xbox Game Pass, et les deux principaux membres du studio, <span style="color:#4B0082"><strong>Yuri Stern</strong></span> et <span style="color:#4B0082"><strong>Barbara Wittmann</strong></span>, ont peaufiné leur bébé afin de le rendre plus beau et plus fidèle à ses inspirations visuelles et ludiques. Plutôt flagrantes pour les connaisseurs du genre, ces mêmes inspirations peuvent interroger : malgré l'esthétique rétro soignée de <span style="color:#0000FF"><strong>SIGNALIS</strong></span>, nous retrouvons-nous avec un jeu parasité par des caractéristiques de Resident Evil et de Silent Hill, ou le titre allemand arrive-t-il suffisamment à se démarquer pour nous proposer une expérience vidéoludique unique ? Après seulement quelques minutes passées à parcourir les froids couloirs d'un vaisseau spatial échoué, la réponse à cette question est venue spontanément... et elle est dans notre test !</em></p>

<p> </p>

<p><img alt="" src="/upload/images/1666529524SIGNALIS.jpg" style="width:100%" /></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>« Réveille-toi. »</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>L'unité Replika LSTR, aka Elster, se réveille à l'intérieur du véhicule de reconnaissance abandonné Penrose–512 qui a fait naufrage sur les terres enneigées d'une planète au climat austère. Tout de suite, le joueur est confronté à la froideur du vaisseau éteint : ses couloirs métalliques, ses écrans n'indiquant que des messages d'erreur et le silence d'un équipage disparu que la Replika tentera de retrouver en quittant le pont du vaisseau, puis en s'aventurant dans une des nombreuses cavités anthropiques de l'astre qui n'auraient jamais dues être creusées... Le complexe souterrain dans lequel tombe le joueur est peu éclairé et abrite des unités humanoïdes défectueuses et hostiles — des silhouettes sombres dont la menace semble être renforcée par l'esthétique rétro du jeu (définition d'écran réduite, scintillements, modèles polygonaux, etc.).</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1666795369cutsceneElsterRed.jpg" style="width:100%" /><em>Du menu principal aux cinématiques, le regard déterminé d'Elster est généralement mis sous les projecteurs.</em></p>

<p> </p>

<p>Pouvant être avivés par des grains de pellicules subtils et une résolution CRT optionnels, l'atmosphère de SIGNALIS est assurément prenante : les tableaux parcourus sont exiguës et claustrophobiques, les ennemis sont inquiétants par leur démarche et leur fâcheuse tendance à se relever alors qu'on les pensait définitivement terrassés, les musiques sont pour la plupart discrètes mais imposent une ambiance oppressante sans difficulté, et la direction artistique sans faille économise les effets gores pour une virée dans un enfer cosmique de plus en plus viscéral.</p>

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<p>L'histoire du jeu, au fond simple mais animée par des rebondissements scénaristiques efficaces, gagne en profondeur par le biais de documents à ramasser et à lire. Ceux-ci permettent de mieux comprendre ce que sont les unités Replika et Gestalt, comment celles-ci vivaient dans les profondeurs, quelles horreurs s'y sont déroulées, etc.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1666794094lettre.jpg" style="width:100%" /><em>La plupart des textes dépeignent le système totalitaire dans lequel étaient quotidiennement baignées les Replikas. Notons également que le jeu est intégralement traduit en français !</em></p>

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<p>Malgré la grande aide qu'apportent les manuscrits dans la compréhension de l'histoire, le scénario de SIGNALIS n'est toutefois pas mis en retrait et est loin d'être inintéressant, notamment grâce à une mise en scène aussi élégante que percutante qui alterne entre des animations 3D en temps réel et des dessins superbement réalisés, entrecoupés d'images et de textes quasi subliminaux.</p>

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<p>La mise en scène n'est pas seulement d'ordre visuel, elle opère également des changements de gameplay. En effet, il n'est pas rare de passer de la traditionnelle caméra top-down à une vue à la première personne lors de phases oniriques joliment orchestrées. On passe ainsi d'une vision où il est possible de comprendre entièrement un endroit, à une autre bien plus restreinte et stressante malgré l'absence totale de danger.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1666795716Train.jpg" style="width:100%" /><em>Bien que lentes et dirigistes, les phases à la première personne surprennent avec plaisir le joueur, alors trop habitué à dégainer et à résoudre des énigmes.</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Retour aux sources</strong></span></p>

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<p>Si l'on excepte leur atmosphère angoissante, les décors serrés et détaillés du complexe souterrain sont surprenamment agréables à visiter, l'avantage à un level-design intelligent. Les salles importantes sont généralement placées de manière pratique afin d'éviter d'épuisants allers-retours, et si la disposition de certains niveaux est incommode, le gain de nouveaux modules permet généralement d'éviter les trajets fatiguants ou périlleux. Les fusées thermites, par exemple, servent à brûler les corps ennemis, les empêchant ainsi de revenir à la vie, rappelant une mécanique de jeu similaire de Resident Evil, le remake du premier épisode paru sur GameCube en 2002.</p>

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<p>Pour aider le joueur dans son exploration, la carte des lieux se remplit au fur et à mesure que le joueur progresse dans les environnements fermés du complexe. À l'instar d'une carte de Silent Hill, elle marque automatiquement les objets importants avec lesquels il est possible d'interagir (ils sont affichés en rouge lorsqu'ils peuvent encore être utilisés, puis grisés lorsqu'ils deviennent inutiles), mais aussi les portes définitivement scellées, celles à déverrouiller et les autres qui le sont déjà. La carte est lisible, en plus d'être très pratique lorsque l'on inspecte plusieurs étages.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1666812927saveroom1.jpg" style="width:100%" /><em>L'absence de sauvegarde automatique et la gestion d'un inventaire personnel limité forcent le joueur à explorer consciencieusement chaque environnement du jeu afin de trouver des écrans rouges permettant d'enregistrer sa partie (une référence directe à Silent Hill) et d'utiliser les coffres de stockage dans lesquels il est possible</em><em> d'entreposer n'importe quel objet que l'on possède (munitions, armes, clés, etc.).</em></p>

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<p>L'utilisation des modules n'est jamais encouragée par des tutoriels : elle est implicite, stimulant le joueur à expérimenter sur le terrain. Il en va de même pour les énigmes qui, à cause d'un manque d'indices explicites, peuvent rapidement devenir retorses, les seules indications pour comprendre ces mystères se trouvant dans des documents ou des manuels d'utilisation que l'on peut heureusement relire à loisir dans la section "memory" du menu -qui est d'ailleurs rapidement désordonnée une fois plusieurs documents collectés. Le joueur est donc encore une fois appelé à expérimenter et à manipuler tout ce qu'il connait déjà, et puisqu'il n'est jamais secondé pour résoudre ces casse-têtes, les réussir est naturellement gratifiant.</p>

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<p>Avec le level design particulièrement soigné de son titre, rose-engine a jugé bon de prioriser les puzzles en dépit des combats de boss qui se comptent sur les doigts de la main. Si cela peut paraître dommage d'un certain point de vue, il n'en est rien : chaque séquence de jeu est subtilement aménagée et rythmée, en plus de préserver l'aspect psychologique des personnages par le biais d'un game design ingénieux.</p>

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<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="/upload/images/1666888129RadioMemoireDiagnostique.jpg" style="width:100%" />Par ailleurs, beaucoup d'énigmes requièrent l'usage de la radio, le premier module que l'on débloque servant à capter des signaux qui, presque toujours, révèlent des indices cruciaux. Quelques fréquences particulières peuvent également venir à bout de certains ennemis — une mécanique de jeu aussi intéressante que stressante qui sied parfaitement au genre du survival horror !</em></p>

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<p>Néanmoins, le jeu n'est pas avare en présences hostiles, certaines unités ennemies déambulant nerveusement dans les passages obligatoires. Il n'est pas toujours aisé de les éviter soigneusement ou de rester discret dans un coin plongé dans l'obscurité, mais engager un combat, même s'il est nécessaire, peut être préoccupant à cause du nombre restreint de munitions que l'on peut transporter. Si quelques balles suffisent pour abattre un adversaire, il est préférable d'attendre qu'il s'écroule au sol pour l'achever d'un coup de pied bien placé afin d'économiser ses chargeurs, d'autant plus que la visée assistée (recommandée mais désactivable) est quelquefois imprécise, la faute à un réticule qui ne s'affiche parfois pas autour de la cible, l'empêchant donc d'être verrouillée.</p>

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<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="/upload/images/1666888312combat.jpg" style="width:100%" />Restez discret : le bruit et la lumière attirent l'attention des ennemis.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (17 / 20) : Les contrÃ´les sont rÃ©actifs, la lourdeur du personnage ne se ressent jamais, les menus sont plutÃ´t ergonomiques (Ã  l'exception de la section "memory" qui manque de clartÃ©), les niveaux sont bien construits et les Ã©nigmes Ã  rÃ©soudre, certes assez retorses, sont gratifiantes Ã  rÃ©soudre. Seul vÃ©ritable point noir : quelques imprÃ©cisions dans les combats Ã  cause d'un systÃ¨me de visÃ©e automatique un poil capricieux (qui peut Ãªtre dÃ©sactivÃ©e en un clic).</p><p>Graphisme (18 / 20) : Ã premiÃ¨re vue, les graphismes de SIGNALIS peuvent sembler primaires, mais ils  sont en rÃ©alitÃ© sublimÃ©s par des lumiÃ¨res saisissantes qui apportent dÃ©tails et cohÃ©rence. Ils servent Ã©galement une direction artistique inattaquable.
<br>L'aspect rÃ©tro de SIGNALIS est une subtilitÃ© qui permet Ã  l'horreur de prendre une forme moins stable, et donc plus effrayante.</p><p>Bande son (16 / 20) : Les musiques sont gÃ©nÃ©ralement discrÃ¨tes, mais leur apparition toujours pertinente. Elles cÃ¨dent d'ailleurs souvent leur place Ã  des sons environnants ou Ã  des bruits blancs, mais comblent trÃ¨s bien le manque de doublage que l'on ne peut dÃ©plorer.</p><p>Durée de vie (16 / 20) : Une partie de SIGNALIS peut se finir en moins de quinze heures, mais il en faut bien plus pour assister Ã  toutes les fins du jeu. Le titre de rose-engine Ã©tant loin d'Ãªtre lassant, le joueur est facilement encouragÃ© Ã  parcourir et Ã  reparcourir les dÃ©dales souterrains.</p><p>Scénario (14 / 20) : L'histoire de SIGNALIS gagne en profondeur via les documents Ã  ramasser et une mise en scÃ¨ne travaillÃ©e et cryptique. Les mÃ©saventures d'Elster sont plaisantes Ã  suivre et Ã  revivre grÃ¢ce aux multiples fins scÃ©naristiques Ã  dÃ©bloquer et Ã  un rythme narratif soignÃ©.</p><p>Conclusion (18 / 20) : Si certains Ã©lÃ©ments de SIGNALIS font penser aux illustres licences Resident Evil et Silent Hill, Yuri Stern et Barbara Wittmann ont brillamment adaptÃ© leurs inspirations Ã©videntes Ã  leur vision du survival horror et du jeu vidÃ©o en gÃ©nÃ©ral. Pour ainsi dire, rose-engine nous propose un savant mÃ©lange de nostalgie et d'idÃ©es neuves, une virÃ©e aussi familiÃ¨re que dÃ©paysante, mais une expÃ©rience unique et surprenante Ã  ne pas en douter.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Voice of Cards : The Beasts of Burden</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3339/test-multi-voice-cards-the-beasts-burden</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3339/test-multi-voice-cards-the-beasts-burden</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.35095700+1665149989.jpg</image><pubDate>Fri, 07 Oct 2022 15:39:49 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.35095700+1665149989.jpg"><p><em>Sorti dans la discrétion la plus totale <strong><span style="color:#008080">le 13 septembre</span></strong> dernier sur PS4, Nintendo Switch et PC via Steam, <span style="color:#000080"><strong>Voice of Cards : The Beasts of Burden</strong></span> constitue pourtant une petite surprise dans l’industrie du jeu vidéo. Il s’agit en effet du troisième titre sorti en moins d’un an, la saga s’étant présentée au public le 28 octobre 2021 avec <span style="color:#000080">The Isle Dragon Roars</span>, suivi de <span style="color:#000080">The Forsaken Maiden</span> quatre mois plus tard, tous deux testés dans nos colonnes (<a href="https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3326/test-multi-voice-cards-the-isle-dragon-roars">ici </a>et <a href="https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3330/test-multi-voice-cards-the-forsaken-maiden">ici</a>). Ce troisième opus sorti à une vitesse éclair parvient-il à tenir la cadence, ou marque-t-il l’essoufflement d’une série pourtant si récente ? Réponse en test !</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1665149754Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Une histoire tragique mais somme toute assez classique</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Si Voice of Cards est une licence qui brille notamment par sa qualité d’écriture, ce Beasts of Burden ne déroge pas à la règle, bien qu’il arbore une approche assez classique du RPG : très vite, l’héroïne se retrouve contrainte de quitter son village natal, et part à l’aventure. C’est une quête de vengeance qui se propose alors à nous, puisque des monstres ont réduit à néant le village souterrain où vous viviez, malgré les nombreux pièges le protégeant. Après avoir tout perdu, un mystérieux garçon vous sauve in extremis des griffes d’un monstre, et vous mène alors à la surface. Découvrant pour la première fois la lumière du jour, vous partez ainsi à la poursuite de votre rêve : admirer les étoiles, dans un monde où le soleil ne se couche pourtant jamais.</p>

<p> </p>

<p>Malheureusement, cet opus est selon nous le moins attrayant au regard de l’univers et de l’histoire proposés : là où les deux premiers nous servaient un objectif scénaristique initial clair et alléchant (on pense par exemple à la chasse au dragon du premier titre, simple mais terriblement efficace), ici on passe au contraire de longues heures sans but concret. Et alors que la conclusion scénaristique est finalement attendue tant les indices pointent en sa direction, on ne peut s’empêcher de penser que The Beasts of Burden illustre parfaitement l’idée que « le plus important, ce n’est pas la destination, mais le voyage ».</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1665149796Aucun%20but.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
L’histoire de Voice of Cards propose des enjeux moins concrets que les précédents titres.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>De nouvelles idées sous-exploitées</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>En termes de gameplay, ce Beasts of Burden reprend la même formule que les précédents Voice of Cards, à une exception près : au lieu d’avoir des sorts fixes pour chaque personnage, vous pouvez désormais en attribuer parmi un ensemble de compétences à votre disposition. En effet, vous incarnez une tellurienne et êtes donc capable de capturer des monstres vaincus, une fois le début du jeu passé et un certain équipement obtenu.</p>

<p> </p>

<p>Ces cartes ont un nombre d’étoiles plus ou moins haut, influant sur l’efficacité ou la difficulté d’une technique : une carte d’un même monstre mais avec plus d’étoiles permettra ainsi d’infliger plus de dégâts, ou d’infliger un changement de statut avec un lancer de dé moins difficile. Ce changement dans la formule permet de réellement personnaliser son arsenal, et adopter un style de jeu à son image. Le reste est semblable à ce que les précédents titres proposaient : on retrouve les éléments classiques de RPG avec des équipements (arme, armure, accessoire) et du gain de niveau en accumulant de l’expérience au fil des combats.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1665149829Skills.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les monstres capturés deviennent des compétences à équiper à n’importe quel personnage.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Il est toutefois dommage de voir que l’idée de capture de monstre n’ait pas été plus développée, puisque l’on obtient des monstres en ouvrant un coffre parmi plusieurs à la fin d’un combat. On trouve toujours une carte de monstre parmi les deux ou trois cartes proposées, et la rareté est aléatoire : si on obtient une carte plus rare que celle que l’on possède déjà, celle-ci est automatiquement remplacée, sinon il ne se passe rien. </p>

<p> </p>

<p>On soulignera ainsi le manque de créativité dont témoigne cette mécanique : telle quelle, la capture reste éloignée de la fameuse franchise Pokémon, mais il aurait été par exemple de bon goût de proposer un système à base de lancer de dés, avec des conditions différentes de capture pour chaque monstre. Qu’il s’agisse de combinaisons paires ou impaires, de lancer inférieur ou supérieur à un nombre… L’aspect aléatoire aurait été le même, mais aurait au moins eu le mérite d’être plus créatif et ludique.</p>

<p> </p>

<p>Par ailleurs, on trouve aussi de nouvelles mécaniques dans les donjons, notamment autour de petits puzzles à résoudre. Il faudra ainsi déplacer une statue jusqu’à son piédestal, ou orienter des wagons dans des tunnels. Rien de bien compliqué, et là encore on ne peut que regretter le manque de développement de ces idées qui, si elles font effectivement varier un peu la progression, laissent néanmoins plus une impression d’artifice bâclé qu’autre chose.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1665149856Statue.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les nouvelles mécaniques sont assez sommaires…</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Une ambiance au beau fixe</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Véritable point fort de la licence, l’ambiance de ce Voice of Cards ne déroge pas à la règle, et ce troisième opus reste dans la lignée du petit RPG à rythme lent, qui se laisse parcourir en quelques jours. Il vous faudra compter entre douze et quinze heures pour parcourir l’intégralité du titre, un peu plus si vous cherchez à obtenir les meilleurs monstres et vous frotter au New Game +.</p>

<p>Le tragique est toujours aussi bien composé, avec des découvertes qui n’en finissent plus de laisser place à la tristesse et au désespoir : quelque chose de classique dans l’écriture de Yoko Taro, mais qui a gagné plus de place au fil des Voice of Cards. On notera néanmoins que ce troisième opus est légèrement moins touchant que le précédent, notamment à cause des enjeux scénaristiques moins concrets, et de son message final plus évident. Une écriture légèrement moins inspirée donc, mais qui ravira tout de même ceux qui aiment ressentir les qualités et les travers de chaque personnage.</p>

<p> </p>

<p>On parle bien ici de tragique plutôt que de tristesse : les destins que l’on croise semblent souvent condamnés trop vite pour réellement nous toucher, et l’humour se fait bien plus rare que dans les précédents titres. La narration est cette fois portée par le choix rafraîchissant de la doubleuse Carin Gilfry, qui, si elle n’égale pas la voix suave de Todd Haberkorn dans The Island Dragon Roars, parvient toutefois à donner brillamment vie au récit.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1665149892Humour.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
L’humour se fait plus rare dans ce troisième Voice of Cards, laissant plutôt sa place au désespoir.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>La direction artistique est toujours aussi charmante, avec un monde de cartes que l’on se plaît à découvrir, mais il est presque dommage de passer tant de temps dans des biomes désertiques ou des grottes et ruines : on parcourt certes des environnements plus cloisonnés, mais surtout moins variés. Et le bestiaire comme les PNJs ne viennent pas spécialement apporter de la variété : de nombreux éléments sont tout simplement repris des précédents volets. Les personnages principaux bénéficient quant à eux d’un chara-design aussi soigné que d’habitude, et la bande son du jeu accompagne parfaitement votre aventure et ses péripéties.</p>

<p> </p>

<p>Le manque de variété dans les environnements renforce par la même occasion le sentiment de répétitivité que l’on peut ressentir sur ce troisième titre : à la manière des deux premiers, les combats aléatoires sont nombreux et leur fréquence est parfois à la limite du supportable. Le saut de case est alors salvateur, permettant aux joueurs les plus impatients d’optimiser les déplacements de manière à découvrir le plus de terrain possible à chaque mouvement. Ce qui est d’autant plus notable quand on s’aperçoit qu’il y a un petit temps de latence entre le moment où on retourne sur la carte du monde après un combat, et le moment où l’on reprend le contrôle de notre pion.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1665149916Combat.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les combats ne sont pas différents de ce que l’on trouvait déjà dans les deux premiers Voice of Cards.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (13 / 20) : The Beasts of Burden ne rÃ©volutionne pas la saga, on y trouve au contraire de nouvelles mÃ©caniques de jeu qui sont les bienvenues. Il est nÃ©anmoins dommage quâelles ne soient pas plus dÃ©veloppÃ©es : en lâÃ©tat, elles relÃ¨vent plus de lâartifice quâautre chose. </p><p>Graphisme (17 / 20) : La direction artistique reste la mÃªme et est donc tout Ã  fait charmante. NÃ©anmoins, on regrettera la rÃ©utilisation de titre en titre de beaucoup de PNJs et dâennemis, alors mÃªme quâils sont peu nombreux : Ã  trop se resservir des mÃªmes Ã©lÃ©ments, on finit par avoir lâimpression de jouer au mÃªme jeu.</p><p>Bande son (16 / 20) : LÃ  encore, lâOST marque une continuitÃ© dans la beautÃ© des compositions de Keiichi Okabe. La narration de Carin Gilfry est dâexcellente facture et donne brillamment vie au rÃ©cit.</p><p>Durée de vie (12 / 20) : Il vous faudra compter entre douze et quinze heures pour parcourir lâintÃ©gralitÃ© du titre, un peu plus si vous cherchez Ã  obtenir les meilleurs monstres et vous frotter au New Game +. Mais le peu de diversitÃ© dans les environnements et les combats peut donner un sentiment de lassitude entre les moments de progression scÃ©naristique.</p><p>Scénario (11 / 20) : Sombre et tragique, lâhistoire de ce Voice of Cards est moins allÃ©chante que celles des prÃ©cÃ©dents titres. La faute Ã  des objectifs initiaux trop vagues, parvenant difficilement Ã  impliquer le joueur sur le long terme.</p><p>Conclusion (12 / 20) : Si Voice of Cards : The Beasts of Burden ne constitue pas fondamentalement lâÃ©pisode de trop de la licence, on ne peut que regretter le manque de dÃ©veloppement des nouvelles idÃ©es quâil propose, et on peut se demander si la licence va Ã©voluer ou si elle continuera Ã  proposer lâÃ©ternelle mÃªme formule, avec ses qualitÃ©s comme avec ses dÃ©fauts. Cet opus reste un agrÃ©able RPG de petite durÃ©e, qui ravira ceux ayant adorÃ© les prÃ©cÃ©dents tout comme les nouveaux-venus dans la licence. NÃ©anmoins, les joueurs ayant dÃ©jÃ  Ã©prouvÃ© un sentiment de lassitude au cours des deux premiers jeux risquent bien de passer leur tour sur cet Ã©pisode. Moins allÃ©chant bien que proposant une Ã©criture toujours qualitative, lâaventure de The Beasts of Burden ne propose pas une destination, mais bien un voyage : avec ses moments marquants, mais malheureusement aussi ses moments de creux. </p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Splatoon 3</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3338/test-switch-splatoon</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3338/test-switch-splatoon</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/switch/0.66463700+1664236879.jpg</image><pubDate>Tue, 27 Sep 2022 02:01:19 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/switch/0.66463700+1664236879.jpg"><p><em>Apparue comme par magie en 2015 sur Wii U, la licence Splatoon a depuis continué son petit bout de chemin en réussissant à se démarquer parmi la masse de shooters que nous propose l’industrie vidéoludique. Après un deuxième opus sorti en 2017, c’est désormais au tour de <span style="color:#000080"><strong>Splatoon 3</strong></span> de nous replonger dans cet univers déjanté et plein de couleurs. Le titre est développé et édité par <strong>Nintendo</strong>, et disponible sur Nintendo Switch depuis le <strong><span style="color:#008080">9 septembre 2022</span></strong>. Mais après un Splatoon 2 sorti sur la même console, cette troisième itération vaut-elle le détour ? ConsoleFun s’est penché sur la question !</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1664236418Header.png" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Le meilleur mode Histoire de la licence</strong></span></p>

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<p>Si Splatoon se veut avant tout une expérience multijoueurs, cela n’a jamais empêché la licence de proposer un mode Histoire à chaque sortie, Splatoon 2 s’étant même doté d’une campagne additionnelle via un DLC payant. Splatoon 3 ne déroge ainsi pas à la règle, avec une formule particulièrement intéressante ! Les premières minutes font ainsi office de tutoriel global pour les nouveaux-venus dans l’univers de Splatoon, et l’on découvre bien vite Alterna, une zone divisée en plusieurs îles et faisant office de hub pour enchaîner les niveaux.</p>

<p> </p>

<p>Et c’est là que le mode Histoire marque déjà des points : dans Alterna, on choisit les niveaux que l’on fait, et la manière dont on avance. Seul obstacle, une bouillie hirsute barre quelques routes, nécessitant quelques œufs de poissons pour les faire disparaître grâce à notre camarade de route, le Salmioche. Ce petit être apporte une légère nouveauté au gameplay, puisque vous pouvez lancer le Salmioche sur un ennemi ou un obstacle afin qu’il l’attaque, déployant ainsi des routes pour vous, ou éliminant certaines menaces. On retrouve effectivement les Octariens, éternels ennemis suspectés une fois encore d’avoir volé le Poisson-Globe, source d’énergie nécessaire à la ville de Cité-Clabousse.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1664236559Histoire.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le Salmioche peut gober la bouillie hirsute après avoir mangé quelques œufs de poissons.</em></p>

<p> </p>

<p>Libre alors à vous de choisir votre chemin : faire chaque niveau et éliminer toute la bouillie hirsute, ou foncer pour terminer l’histoire au plus vite et découvrir ce qui se trame à Alterna ? La progression est ainsi plus agréable que jamais, avec des niveaux très courts qui se terminent en trois minutes en moyenne. Ces niveaux sont très funs et variés, et mettent à l’honneur l’arsenal du jeu, avec la possibilité de choisir parmi plusieurs armes et gagner plus ou moins d’œufs de poisson en fonction de l’arme choisie, ce qui module généralement la difficulté. Certains niveaux nécessitent un prix d’entrée, et ont même parfois des contraintes : il vous faudra alors n’utiliser que l’arme secondaire, éviter tout contact avec l’encre ennemi, ou terminer le niveau en un certain temps…</p>

<p> </p>

<p>Le mode Histoire de Splatoon 3 est alors le parfait endroit pour apprendre à maîtriser les différentes armes primaires et secondaires, ainsi que les capacités spéciales. De plus, Alterna regorgent de collectables, mais qui sont cachés dans le hub plutôt que dans les niveaux : un équilibrage efficace qui permet de ne pas s’attarder plus que de raison dans les niveaux, tout en motivant à nettoyer et explorer le hub afin de découvrir des secrets sur l’histoire ainsi que des ressources permettant d’améliorer l’équipement. Mais que vous décidiez d’explorer Alterna ou pas, une chose est sûre : le Hall multijoueur n’attend que vous !</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1664236603Equipement.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Opter pour un équipement plus difficile à maîtriser sur un niveau garantit de meilleures récompenses.</em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un multi plus quali malgré peu d’inédit</strong></span></p>

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<p> </p>

<p>Qu’on soit bien clair, Splatoon 3 ne révolutionne pas la licence, et n’apporte que peu d’éléments inédits. Les matchs de 3 minutes s’enchaînent bien et constituent le cœur de l’expérience. Splatoon a cette particularité d’être un jeu à objectif où l’on doit recouvrir d’encre une map : les joueurs moins bons techniquement ne sont ainsi pas moins utiles à l’équipe, tandis que les meilleurs viseurs pourront s’occuper plus facilement des ennemis pour stopper ou ralentir leur avancée.</p>

<p> </p>

<p>On trouve huit maps inédites parmi les douze que propose le jeu de base, et l’arsenal est bien enrichi de quelques nouveautés telles que l’Éclatana, mais globalement le titre reprend les éléments qui ont forgé Splatoon au fil des sept dernières années. Cependant, Splatoon 3 n’est pas avare en matière de petits ajustements qualitatifs, rendant l’expérience plus agréable. A commencer par son lobby multijoueur, qui permet de s’entraîner en attendant une partie, l’occasion de ne pas arriver totalement perdu dans une partie où vous comptiez expérimenter une nouvelle arme par exemple.</p>

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<p>Le début des parties propose maintenant de positionner un curseur afin de choisir où apparaître, dans une certaine limite évidemment. Ce détail peut sembler anodin, mais permet d’établir un accord tacite sur les trajectoires de chacun, et se répartir les endroits à peinturlurer. De plus, en cas d’invasion ennemie, vous pourrez ainsi éviter de vous faire éliminer dès la réapparition, voire même profiter de cet ajustement pour tenter une percée et attirer l’attention de vos adversaires, laissant le champ libre à vos alliés.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1664236645Lobby.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le lobby multijoueur est désormais un lieu d’entraînement, et plus un simple écran d’attente.</em></p>

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<p>Les déplacements gagnent par ailleurs en possibilité avec l’ajout de la vrille et de la déferlante Calamar : la première sert à dévier des tirs ennemis lorsque vous changez de direction avant un saut sous forme de calamar, tandis que la déferlante sert à charger un saut lorsque vous êtes accroché à un mur, ce qui permet de prendre de la hauteur et surgir au-dessus de vos adversaire avec un avantage considérable.</p>

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<p>Comme sur les précédents titres, Splatoon 3 exploite ses maps en les mettant en rotation, ce qui permet de s’approprier les cartes tout en n’ayant pas le temps de s’en lasser. Il est d’ailleurs possible de mettre en miniature le topo de mise à jour des stages, ce qui est plus que profitable ! Le mode Anarchie, qui vous fera monter en classement au fil de vos matchs, n’est disponible qu’au niveau 10, le réservant aux joueurs ayant fait leurs armes et voulant évoluer dans des joutes plus intenses.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1664236671Spawn.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
En début de partie ou lorsque l’on réapparaît, on peut choisir où exactement.</em></p>

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<p>À l’instar de Splatoon 2, plusieurs modes de jeu y sont disponibles : la Défense de Zone où il faut encrer 90% d’une zone pour en prendre le contrôle et tenir un certain temps, mais aussi le Bazookarpe où l’on prendre le contrôle d’une arme géante et l’amener chez les ennemis, l’Expédition Risquée où l’on doit contrôler une plateforme mobile jusqu’à l’amener chez les adversaires, et la Pluie de Palourdes où l’on récupère des palourdes à jeter dans le panier ennemi.</p>

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<p>Ces modes ont subi quelques ajustements : il faut par exemple 8 palourdes au lieu de 10 dans la Pluie de Palourdes pour former une palourde géante ouvrant l’accès au panier adverse, et en mode Bazookarpe il faut désormais passer deux checkpoints au lieu d’un seul. Ce mode est le seul à nous avoir paru tout de même peu équilibré, tant les parties peuvent être rapidement pliées.</p>

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<p>Pour souffler entre deux batailles acharnées, Splatoon 3 propose aussi le Salmon Rush en accès permanent, un mode coopératif où quatre personnes vont devoir coopérer pour venir à bout de vagues d’ennemis tout en récoltant orbes et œufs de poissons. Chaque vague impose une arme aléatoire, et déploie des miniboss sur lesquels récupérer des orbes à mettre dans un panier commun à l’équipe. Certaines missions parmi les plus difficiles vous feront même affronter des boss particulièrement robustes, rendant l’affrontement tout à fait grisant. Ce mode est idéal pour avoir une approche différente du travail en équipe, et il n’est pas punitif : il suffit d’encrer un allié tombé au combat pour le relever, une mission se terminant par un échec seulement si tout le monde tombe K.O. Il est d’ailleurs possible de s’y adonner en multijoueur local, avec plusieurs Switch et plusieurs copies du jeu.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1664236698Salmon%20Rush.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le mode Salmon Rush vous mettra en coopération contre les Salmonoïdes !</em></p>

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<p>Par ailleurs, Splatoon 3 propose un tout nouveau mode de jeu, intitulé Cartes et Territoires, prenant la forme d’un jeu de cartes stratégiques où votre but restera d’encrer plus de territoire que votre adversaire. En un contre un face à des PNJs, vous placez tour après tour une carte sur le terrain, avec pour obligation d’encrer une case adjacente au territoire déjà contrôlé. Chaque carte a une valeur, et si vous et votre adversaire visez un même terrain, la carte avec la valeur la plus faible s’applique. Seules certaines cases spéciales permettront, une fois entourée de votre encre, de déployer une capacité spéciale permettant d’encrer des cases déjà possédées par votre adversaire. Ce mode est donc particulièrement stratégique, bien que très éloigné des joutes multijoueur que nous connaissons.</p>

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<p>Enfin, la grosse nouveauté de Splatoon 3 vient des guerres de territoires tricolores, disponibles lors des Splatfest. Ces festivals où l’on choisit une équipe sont de retour avec désormais des choix à trois réponses : « Qu’emporteriez-vous sur une île déserte ? » propose ainsi de rejoindre l’équipe Nourriture, l’équipe Outils ou la team Jeux. Le festival se déroule ensuite normalement, les équipes s’affrontant en duel. Puis, le deuxième jour du festival, un point est fait sur les tendances du concours : on voit quelle est l’équipe qui domine la compétition, et celle-ci est alors mise en difficulté lors de matchs tricolores !</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1664236727Tricolore.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les matchs tricolores lors des festivals sont encore plus grisants !</em></p>

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<p>Ces matchs tricolores font participer les trois équipes, avec l’équipe en tête embarquant quatre joueurs au milieu de la map, encerclée par les deux autres équipes aux extrémités de la map, ces deux équipes ne comptant par contre que deux joueurs ! Vous l’aurez compris, cette configuration permet de mettre en difficulté l’équipe gagnante, et potentiellement rebattre les cartes pour les équipes en position de challengers ! La pression y est intense, notamment lorsque des multiplicateurs sont en jeu : être dans une équipe de deux joueurs est particulièrement stressant car il faut être aussi efficace que possible, tandis qu’être dans l’équipe au centre de la map nécessite une rigueur d’équipe à toute épreuve !</p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Plus personnalisable et abouti que jamais</strong></span></p>

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<p>Techniquement et visuellement, Splatoon 3 est impeccable. La direction artistique est plus aboutie et plaisante que jamais, que ce soit à travers les niveaux du mode Histoire ou dans le multijoueur. La bande-son est encore une fois incroyable, avec ces sonorités originales qui donnent à l’OST une véritable identité propre à la licence. Les animations sont belles et fluides, et on trouve de nombreuses interactions amusantes dans la ville de Cité-Clabousse, témoignant d’un certain souci du détail.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1664236770Casier.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les casiers sont personnalisables, et la statue moai est très prisée des joueurs…</em></p>

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<p>Et plus que jamais, Splatoon 3 propose de personnaliser votre expérience de jeu selon votre style de jeu, et selon vos goûts. La première chose à faire une fois le jeu lancé est d’ailleurs de personnaliser son personnage, ainsi que son Salmioche. Une fois en jeu, monter de niveau fait ainsi progresser dans un catalogue semblable à un pass saisonnier, débloquant des objets à acheter et des pièces d’équipements. Chaque objet possédé peut servir de décoration à votre casier, nouveauté de cet opus accessible à partir du niveau 4 dans le lobby multijoueur.</p>

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<p>De plus, la plaque de joueur est personnalisable, et surtout, l’équipement embarque toujours divers passifs bien utiles au combat. Cette fois, le personnage de Tipik pourra réinitialiser pour vous les passifs d’un équipement, voire carrément les changer pour un autre plus à votre goût ! L’opération coûte bien sûr une somme colossale, mais répond à une demande de longue date des joueurs, où les plus férus du jeu pourront enfin mêler style et compétences de manière optimale selon leurs envies et leur façon de jouer !</p>
<p></p><p>Jouabilité (18 / 20) : Avec ses quelques ajouts et ses nombreuses petites corrections, Splatoon 3 est la meilleure itÃ©ration de la licence, et propose de nombreuses options pour sâamuser instantanÃ©ment.</p><p>Graphisme (19 / 20) : Plus beau et fluide que jamais, Splatoon 3 dispose dâun univers aussi dÃ©jantÃ© que colorÃ©, avec un soin du dÃ©tail dans les effets et les animations.</p><p>Bande son (17 / 20) : La bande sonore de Splatoon 3 ne dÃ©roge pas Ã  la rÃ¨gle de la licence : les sonoritÃ©s sont punchy, souvent Ã©tranges, et bien que formant un ensemble trÃ¨s rÃ©ussi, certaines pistes pourront vous paraÃ®tre trop dissonantes pour vous plaire. NÃ©anmoins, cet univers sonore donne une vÃ©ritable identitÃ© propre Ã  la licence.</p><p>Durée de vie (18 / 20) : Si le mode solo vous prendre une dizaine dâheures, vous pouvez prÃ©voir de trÃ¨s nombreuses heures de jeu sur le multi, que ce soit en compÃ©titif ou en coopÃ©ration ! Splatoon 3 regorge de modes de jeu et de contenu Ã  dÃ©couvrir, avec de nombreuses mises Ã  jour et festivals Ã  venir : de quoi prolonger le plaisir de jeu pendant longtemps !</p><p>Scénario (17 / 20) : Sans rÃ©vÃ©ler le scÃ©nario du jeu, lâambiance post-apocalyptique et les documents dÃ©couverts en parcourant les zones nous dÃ©voilent une intrigue intÃ©ressante et bien funeste pour lâhumanitÃ©, dans la lignÃ©e des prÃ©cÃ©dents titres.</p><p>Conclusion (18 / 20) : Sans rÃ©volutionner la formule, Splatoon 3 est lâaboutissement des sept ans dâÃ©volution de la licence, proposant de nombreuses faÃ§ons de sâamuser dans cet univers aussi dÃ©jantÃ© que colorÃ©. Impeccable visuellement et techniquement, il peaufine des mÃ©caniques dÃ©jÃ  Ã©prouvÃ©es afin de les rendre plus complÃ¨tes que jamais, et saura satisfaire nouveaux-venus comme joueurs aguerris. Si lâon peut lui reprocher de trop peu nombreuses nouveautÃ©s, les futures mises Ã  jour ne manqueront pas de rendre plus riche encore lâexpÃ©rience de jeu. Par son atmosphÃ¨re unique dans un genre trop peu revisitÃ©, Splatoon 3 est le shooter que tout le monde mÃ©rite : fun, joyeux, et accessible.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] BROKEN MIND</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3337/test-multi-broken-mind</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3337/test-multi-broken-mind</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.02475000+1656868038.jpg</image><pubDate>Mon, 27 Jun 2022 23:11:10 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.02475000+1656868038.jpg"><p>Si  <strong>2BAD GAMES</strong> est un studio indépendant français aux productions discrètes, son dernier titre, <span style="color:#0000FF"><strong>BROKEN MIND</strong></span>, a su attirer l'attention de <a href="https://www.consolefun.fr/"><span style="color:#FF0000"><strong>ConsoleFun.FR</strong></span></a> grâce à son atmosphère et à ses visuels plutôt hors-normes, fruit du labeur de <span style="color:#800080"><strong>Tony de Lucia</strong></span>, unique développeur et scénariste du jeu. Intriguée par le jeu de l'homme aux multiples casquettes, la rédaction s'est employée à rendre hommage à son travail passionné.</p>

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<p><img alt="" src="/upload/images/1656507301Titre01.jpg" style="width:100%" /></p>

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<p><strong><span style="font-size:18px">Une piste insolite</span></strong></p>

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<p>Torturé par la disparition de sa fille, Frank Morgan se perd régulièrement dans des souvenirs pervertis par un sentiment d'impuissance constant, le confrontant alors à ses démons et à de tristes vérités qui le hantent depuis ce jour malheureux. Mais même en parvenant à sortir de ses songes, la sombre réalité le rattrape toujours... Agent de police depuis des années, il est aujourd'hui assigné à une nouvelle affaire : retrouver Laura Campbell, une adolescente qui a été kidnappée chez elle lors d'une diffusion en direct sur internet.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1656856545Cutscene.jpg" style="width:100%" /><em>Tous les dialogues du jeu sont intégralement doublés en anglais et sous-titrés en français !</em></p>

<p> </p>

<p>Tout naturellement, le jeu alterne entre les phases d'enquête et les scènes de rêve éveillé où Frank retourne virtuellement dans son ancienne maison. Ces dernières arrivent parfois sans prévenir et enjolivent l'aspect dramatique de la situation morale que traverse le policier en quête de justice. Si la narration semble classique, force est de constater qu'elle est parfaitement maîtrisée grâce à un sens du rythme impeccable qui relie adroitement chaque évènement scénaristique entre eux, ainsi qu'à l'aide de la prise de vue à la première personne qui appelle à plus d'implication émotionnelle de la part du joueur. Cette subtilité ludo-narrative connue et reconnue fonctionne ici en dépit des graphismes sommaires : les décors en 3D sont effectivement assez peu texturés, et les objets et les personnages en 2D peuvent dérouter par leur simplicité et leurs imperfections.</p>

<p> </p>

<p>Pourtant, l'ensemble est homogène et cohérent, ce qui permet au joueur de se plonger dans l'enquête sans aucun problème ! On regrettera seulement des environnements extérieurs qui ont tendance à tous se ressembler, ainsi que quelques intérieurs de maisons très vides, bien que l'absence de détails arrive à amplifier l'atmosphère légèrement horrifique de BROKEN MIND, elle-même assistée par des compositions musicales efficaces.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1656522988RefletLauraCampbell.jpg" style="width:100%" /><em>Le jeu a la très bonne idée de nous faire vivre la scène pré-kidnapping à travers la caméra du téléphone portable de Laura !</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Combattre le crime</strong></span></p>

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<p>Puisque BROKEN MIND se concentre principalement sur son histoire, il est logique de parcourir des niveaux assez courts, aussi bien par leur taille que par leurs objectifs souvent faciles à réaliser. En effet, les énigmes à résoudre sont généralement plutôt dirigistes, quoique bien pensées, et les ennemis rencontrés ne présentent pas de caractéristiques variées, aussi bien visuellement qu'en terme de gameplay. De ce fait fait, ils ne peuvent attaquer que d'une seule façon et parer les coups du héros — des <em>patterns</em> simples et répétitifs qui permettent de comprendre instantanément la dynamique des combats au corps à corps : on esquive les attaques de son opposant avant de le frapper au visage ou sous la ceinture selon sa posture défensive jusqu'à ce qu'il soit terrassé.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1656520050Inventory.jpg" style="width:100%" /><em>Ouvrir le menu de l'inventaire ne met pas le jeu en pause, rendant certaines situations déjà critiques bien plus tendues et stressantes, comme lorsque l'on souhaite rapidement utiliser une trousse de soin juste en face d'un ennemi !</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Chaque action consommant l'endurance de Frank (représentée en haut à gauche de l'écran par une jauge en forme de poumons), il est impératif d'agir précautionneusement afin d'éviter l'épuisement, un état caractérisé par l'impossibilité de réagir et de contre-attaquer à mains nues. Cette vulnérabilité pouvant être mortelle, il devient généralement nécessaire de dégainer son arme à feu et de tirer — ses munitions sont limitées mais peuvent prévenir du game over.</p>

<p> </p>

<p>On notera également que la caméra se verrouille automatiquement sur l'ennemi lorsqu'un combat débute. Si ce <em>lock</em> peut être dérangeant dans un premier temps, on saisit rapidement son utilité manette en mains : les environnements étant en 3D et les personnages en 2D, il serait parfois difficile de s'orienter correctement et d'évaluer les distances durant une rixe. Si celles-ci sont toujours faussées à cause des membres dessinés de Frank, les mêlées ne sont que très rarement brouillonnes.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1656858277Ammo.jpg" style="width:100%" /><em>Des consommables et des objets importants jonchent les différents niveaux du jeu, mais il est parfois pénible de les récupérer, la faute en est à une limite du mouvement vertical de la caméra — impossible de regarder au-dessus de sa tête ou à ses pieds !</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : Une interface efficace et effacÃ©e, des Ã©nigmes dirigistes mais intelligentes, un level design simple mais plutÃ´t soignÃ©, et des mÃ©caniques de jeu limpides qui, grÃ¢ce Ã  la faible durÃ©e de vie du jeu, n'ont pas le temps de souffrir de leur rÃ©pÃ©titivitÃ©. On pointera principalement du doigt la difficultÃ© Ã  ramasser quelques items Ã  cause de certains mouvements limitÃ©s de la camÃ©ra, ainsi que le problÃ¨me Ã  jauger les distances lors des combats.</p><p>Graphisme (15 / 20) : FrÃªle d'un point de vue technique, le jeu se distingue par sa direction artistique unique et toujours cohÃ©rente qui donne un vÃ©ritable cachet Ã  l'ensemble. On se surprend mÃªme parfois Ã  Ãªtre saisi par ses graphismes !</p><p>Bande son (13 / 20) : Loin d'Ãªtre mÃ©morables, les musiques du jeu plongent toutefois le joueur dans l'ambiance sinistre de BROKEN MIND avec aisance. Le casting anglophone est bon, mÃªme si les acteurs ne semblent pas toujours trÃ¨s impliquÃ©s.</p><p>Durée de vie (10 / 20) : BROKEN MIND peut Ãªtre terminÃ© en 2h30 dÃ¨s la premiÃ¨re partie. MÃªme avec les boÃ®tes Ã  musique Ã  retrouver dans les niveaux, la durÃ©e de vie du jeu reste trÃ¨s courte et la rejouabilitÃ© limitÃ©e. Cependant, le titre de 2BAD GAMES se focalisant bien plus sur son scÃ©nario agrÃ©ablement rythmÃ© que sur son gameplay, il est certain qu'une seule heure de jeu supplÃ©mentaire aurait Ã©tÃ© de trop.</p><p>Scénario (15 / 20) : Une histoire qui reprend des codes vus et revus mais qui les agence Ã  sa maniÃ¨re pour un rÃ©sultat non pas surprenant mais indÃ©niablement agrÃ©able et plaisant. Le jeu utilise ses mÃ©caniques et sa vue Ã  la premiÃ¨re personne pour rendre le monde trÃ¨s peu animÃ© de BROKEN MIND un peu plus vivant et prenant.</p><p>Conclusion (15 / 20) : MÃªme si BROKEN MIND a Ã©tÃ© dÃ©veloppÃ© par une seule personne, il rÃ©ussit lÃ  oÃ¹ d'autres Ã©chouent en proposant une expÃ©rience courte mais satisfaisante. GrÃ¢ce Ã  son histoire bien ficelÃ©e, Ã  ses messages sincÃ¨res et Ã  ses graphismes originaux, on oublie facilement ses quelques dÃ©fauts en se laissant transporter le temps qu'il faut pour ne pas se lasser de cet univers fait avec amour.
<br>Un jeu humble et bon.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Astral Ascent</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3336/test-pc-astral-ascent</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3336/test-pc-astral-ascent</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/pc/0.57027700+1652328541.jpg</image><pubDate>Thu, 12 May 2022 06:09:01 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/pc/0.57027700+1652328541.jpg"><p><em>Jeu français développé par le studio <strong>Hibernian Workshop</strong>, et en co-édition avec <strong>Maple Whispering Limited</strong>, <strong><span style="color:#000080">Astral Ascent</span></strong> a fait ses débuts en accès anticipé <span style="color:#008080"><strong>le 12 avril 2022</strong></span> sur PC. Résultant d’une campagne Kickstarter largement réussi, le titre se démarque de <span style="color:#000080">Dark Devotion</span>, le précédent jeu du studio, par sa direction artistique colorée qui a su se démarquer lors de ses différentes présentations. Alors manette en main, que valent les débuts de ce nouveau roguelite ?</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652328374Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Un premier contact séduisant</strong></span></p>

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<p>Après avoir renseigné son signe astrologique, action qui influe sur les relations entre le joueur et les PNJs, Astral Ascent nous plonge dans un entraînement aux mains d’Ayla, l’une des deux personnages jouables de cet accès anticipé. Ce tutoriel nous apprend que l’on est prisonnier du Jardin, et que pour espérer en sortir il faudra vaincre les zodiaques, soit douze boss, dont cinq sont présents dans le jeu actuellement.</p>

<p> </p>

<p>Le jeu nous lance ensuite dans notre première tentative d’évasion, et comme nous le mentionnons déjà plus haut, il nous charme instantanément par sa direction artistique colorée tout en pixel-art. Les plaines fragmentées, première zone du jeu, sont tout simplement de sublimes assemblages de paysages, avec une génération procédurale qui fait mouche et se montre très prometteuse pour le résultat final.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652328404Beau.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Pourquoi quitter les plaines fragmentées alors qu’elles sont un régal pour les yeux ?</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Mais plus encore, c’est la qualité des animations qui frappent, avec un niveau de détails et de précision qui a de quoi laisser pantois. Le chara-design est très plaisant, et la mise en scène des zodiaques est pleine de style, avec des entrées en cinématiques particulièrement travaillées. Difficile de ne pas être admiratif devant un rendu aussi propre en début d’accès anticipé !</p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Un gameplay nerveux et précis qui s’inspire des meilleurs</strong></span></p>

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<p>Nouveau-venu dans le registre très tendance du roguelite, Astral Ascent s’inspire des meilleurs et propose donc une avancée qui ne dépaysera pas les adeptes du genre. On enchaîne les salles jusqu’à arriver au boss, qui, une fois battu, nous fait passer au biome suivant. Pour ce faire, on dispose d’options assez classiques telles qu’une attaque, un saut, un dash… La particularité d’Astral Ascent vient de sa nervosité : le jeu est particulièrement réactif, et enchaîner les actions procure très vite une sensation grisante de contrôle et de puissance.</p>

<p> </p>

<p>En plus de ces contrôles de base, Astral Ascent reprend certaines mécaniques bien connues. Par exemple, une fois une salle terminée, le jeu nous laisse choisir entre plusieurs options pour la salle suivante, avec des salles d’ « exploration » qui sont assez grandes, des salles plus petites de « combat », mais aussi plusieurs types de salles spéciales telles que celle du marchand, la salle de repos, etc.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652328441Choix.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Une fois une salle terminée, vous choisissez la suivante à visiter.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Ces salles ont chacune un niveau de difficulté indiqué, qui peut influer sur le choix du joueur, avec bien sûr des récompenses plus importantes dans les salles plus difficiles. Car en effet, Astral Ascent permet à chaque personnage jouable d’utiliser quatre compétences, dans un ordre défini.  Pour les utiliser, il faut avoir suffisamment de mana à disposition, celui-ci se rechargeant en donnant des coups classiques.</p>

<p> </p>

<p>Ainsi, en progressant dans les salles, on pourra échanger nos capacités, les améliorer, voire en démanteler pour obtenir de l’argent. Il s’agit dès lors de bien choisir ses sorts et leurs améliorations, en fonction de leur utilité et de leur ordre d’utilisation.</p>

<p> </p>

<p>Une fois la tentative d’évasion terminée, le hub du Jardin permet d’améliorer ses protagonistes et de débloquer de nouveaux sorts, car si le jeu n’est pas spécialement difficile, il ne fait pas non plus dans la dentelle et pourra exiger plusieurs runs avant de maîtriser les combats de boss notamment. Astral Ascent part donc sur une structure simple mais profonde, et qui se montre déjà redoutablement efficace manette en mains.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652328464Hub.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le hub permet entre d’autres d’améliorer ses personnages avant de repartir à la mêlée.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Les seuls bémols que l’on pourrait lui trouver relèvent du même point essentiel : l’interface de jeu. En effet, avec son gameplay nerveux et ses actions qui s’enchaînent, Astral Ascent nous fait parfois baigner dans un déluge d’attaques et de sorts qui défilent, et pour lesquels il faut parfois avoir un œil partout pour jauger leur coût de mana, ce qui vient après.. Par ailleurs, la gestion des compétences est elle aussi perfectible.</p>

<p> </p>

<p>Le sentiment de progression est bien présent, et il est aussi très agréable de découvrir certaines interactions, après avoir battu un boss par exemple. En l’état, l’early access ne devrait pas vous demander plus de cinq à dix heures pour venir à bout des deux biomes présents, mais sachez que le jeu est jouable en coopération en ligne ou via le Remote Play de Steam pour partager le plaisir ou rendre les tentatives plus faciles.</p>

<p> </p>

<p>Enfin, on ne manquera pas de souligner la beauté de l’OST. Signée Dale North, artiste ayant travaillé par le passé sur des jeux tels que Wizard of Legend et Dreamscaper, on y trouve de doux morceaux, ainsi que des envolées dynamiques qui rendent les gros combats encore plus épiques.</p>
<p></p><p>Jouabilité (15 / 20) : ParticuliÃ¨rement nerveux et rÃ©actif, Astral Ascent se prend rapidement en mains et ne dÃ©paysera pas les connaisseurs du genre. On relÃ¨vera tout de mÃªme une lisibilitÃ© de lâaction qui est encore perfectible, de mÃªme que pour lâinterface de choix des sorts. La prÃ©cision du gameplay fait vite ressentir une sensation grisante de contrÃ´le et de puissance.</p><p>Graphisme (17 / 20) : Astral Ascent est Ã©tourdissant de beautÃ©. Seule son interface est Ã  amÃ©liorer, afin de rendre lâaction plus lisible. Au-delÃ  de Ã§a, les dÃ©cors comme les animations sont sublimes, et le level-design procÃ©dural a un excellent rendu. </p><p>Bande son (16 / 20) : La bande sonore accompagne avec lÃ©gÃ¨retÃ© les phases dâexploration, tandis que les combats gagnent en nervositÃ© grÃ¢ce Ã  de belles envolÃ©es musicales. Dale North signe encore une fois une trÃ¨s belle OST.</p><p>Durée de vie (14 / 20) : Actuellement en accÃ¨s anticipÃ©, nous ne saurions dire combien de temps il faudra pour complÃ©ter le jeu final. Cependant, cette premiÃ¨re approche est prometteuse, et nul doute quâil y aura matiÃ¨re Ã  passer de nombreuses heures avant de rÃ©ussir Ã  sâÃ©chapper du Jardin.</p><p>Scénario (13 / 20) : Sans en dÃ©voiler beaucoup Ã  lâheure actuelle, cet accÃ¨s anticipÃ© donne envie dâen dÃ©couvrir plus, et de percer Ã  jour les secrets du Jardin et de ses gardiens.</p><p>Conclusion (15 / 20) : Relativement classique dans sa formule, mais particuliÃ¨rement soignÃ© tant en termes de mÃ©caniques de gameplay quâen termes de direction artistique, Astral Ascent a tout pour sÃ©duire. Assourdissant de beautÃ©, et instantanÃ©ment plaisant manette en mains, il sâinscrit comme un titre Ã  surveiller de prÃ¨s tout au long de son accÃ¨s anticipÃ©, en espÃ©rant notamment voir son interface amÃ©liorÃ©e pour rendre le tout plus lisible.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Phantom Breaker : Omnia</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3335/test-multi-phantom-breaker-omnia</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3335/test-multi-phantom-breaker-omnia</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.71484800+1652194163.jpg</image><pubDate>Tue, 10 May 2022 16:49:23 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.71484800+1652194163.jpg"><p><em>Paru <span style="color:#008080"><strong>le 15 mars 2022</strong></span> sur PC, PS4, Xbox One et Switch, <strong><span style="color:#000080">Phantom Breaker : Omnia</span></strong> marque la reprise de la série sous l’étendard de <strong>Rocket Panda Games</strong> en tant qu’éditeur, avec <strong>Mages</strong> au développement. Série ayant commencé en juin 2011 avec <span style="color:#000080">Phantom Breaker</span>, le titre a eu une première mise à jour avec <span style="color:#000080">Phantom Breaker : Extra</span>, et l’épisode Omnia est lui-même une mise à jour de la version Extra, neuf ans plus tard. Cette remise au goût du jour est-elle suffisante pour redonner de l’élan à la série ? Réponse, de suite !</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652193916Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>La promesse d’un bon mode Histoire...</strong></span></p>

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<p>Phantom Breaker : Omnia a axé sa communication autour de deux promesses principales : celle d’un mode Histoire d’envergure, et celle d’un jeu de combat accessible. Nous allons commencer par nous intéresser à la première, qui malheureusement ne nous semble pas totalement remplie…</p>

<p> </p>

<p>En effet, Omnia présente un mode Histoire à première vue assez complet. Il commence avec un prologue rappelant le contexte de base du jeu : à Tokyo, un homme mystérieux répondant au nom de Phantom fait s’affronter des duellistes en leur faisant lorgner la possibilité d’accomplir leurs vœux… Un setting qui a déjà de quoi laisser sceptique.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652193984Prologue.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le prologue a de quoi laisser sceptique…</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Vous sélectionnez ensuite le personnage de votre choix, et devrez enchaîner les combats jusqu’à la fin de l’histoire du personnage. Petite particularité, les combats suivants ne se débloquent que si vous avez accompli certains objectifs au cours des premiers combats. Il faut donc accomplir certaines mouvements, attaques, ou réussir à terminer le combat d’une façon spécifique pour valider les objectifs secondaires afin d’accéder à la suite. Ces conditions d’avancement peuvent aussi déterminer le type de fin que vous aurez, bonne ou mauvaise.</p>

<p> </p>

<p>Si le système est prometteur sur la forme, on ne peut que déplorer le fond : la qualité d’écriture est assez pauvre, l’avancée des personnages est convenue en plus d’avoir beaucoup de protagonistes stéréotypés, et les différentes morales, bien qu’intéressantes, tombent souvent comme un cheveu dans la soupe.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652194007Histoire.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le mode Histoire est intéressant dans sa forme, mais moins sur le fond.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Il est désolant de voir nombre de personnages se plier aux exigences de Phantom sans spécialement questionner ses motivations ni ses moyens de réaliser leurs vœux, et même chez les personnages qui se montrent plus impliqués, les discussions manquent de crédibilité. En résulte un mode Histoire assez peu intéressant, où l’envie de réussir tous les objectifs secondaires prime sur l’envie de découvrir l’histoire de chaque personnage, un comble ! Heureusement, le système de combat est, lui, bien accessible comme promis…</p>

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<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>La promesse d’un système de combat accessible…</strong></span></p>

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<p> </p>

<p>A première vue, Phantom Breaker : Omnia fait dans le classique : quatre boutons avec coups légers, coups moyens, coups puissants et coups spéciaux, ainsi que des coups spéciaux associés aux directions et des attaques spéciales réparties sur les gâchettes. Là où le titre se démarque, c’est en proposant trois styles de combat : Rapide, Massif et Omnia. Si le premier permet des combos plus simples et rapides, le deuxième opte pour l’inverse avec en contrepartie une meilleure résistance et des coups plus puissants, là où le style Omnia est équilibré et se différencie sur l’utilisation des attaques spéciales.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652194037Styles.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Phantom Breaker : Omnia met en avant trois styles de jeu : Rapide, Massif et Omnia.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Et en effet, force est de constater que les combos sortent facilement, que le jeu se prend en main rapidement, et que le plaisir de jeu est quasi instantané. Le titre met d’ailleurs le timing au premier plan avec un système de clash, résultant d’un moment où vous et votre adversaire dashez l’un vers l’autre : à vous alors de choisir si vous souhaitez parer ou tenter une attaque, sachant que l’attaque qui passera dépendra des personnages et de l’attaque choisie.</p>

<p> </p>

<p>Or, si le jeu semble simple au premier abord, il cache en réalité de nombreuses mécaniques complexes donnant de la profondeur au gameplay ! Ainsi, la garde dissimule une jauge cachée où elle s’effrite en encaissant des coups, jusqu’à exploser et laisser votre personnage sans défense. Air recovery et guard cancel sont de la partie, réduction de guard stun, et c’est sans compter les éléments liés à la barre de burst et à la barre de tension !</p>

<p> </p>

<p>En effet, chaque personnage dispose d’un counter burst utilisant la moitié de votre jauge de tension, et vous immunisant contre certaines attaques en plus de vous permettre un contre instantané. Une jauge de tension chargée augmente par ailleurs vos dégâts infligés. La barre de burst, quant à elle, permet de réaliser des attaques spéciales telles que les Phantom Break, capacité ultime de votre personnage. Une fois la barre de jauge de burst utilisée, vous ne pouvez plus en obtenir pendant un petit délai, ce qui vient pimenter la suite du combat.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652194060Combat.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les animations en combat ne sont pas folles, mais le jeu dispose d’une gros potentiel stratégique malgré sa prise en main rapide.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Sans entrer plus encore dans les détails techniques, car beaucoup de mécaniques pourraient nous faire évoquer des pourcentages de dégâts, de jauge ou encore des nombres de frames d’invibilité qui changent aussi en fonction du style de combat choisi, vous comprendrez que Phantom Breaker : Omnia possède un réel potentiel stratégique, avec des mécaniques de jeu profondes et exigeantes.</p>

<p> </p>

<p>Là où le jeu loupe le coche, c’est dans son casting : il y a certes quelques différences d’un personnage à l’autre, mais le système global reste le même, et vous n’aurez donc pas à vous questionner quant au choix d’un personnage, il est ici plus facile de passer de l’un à l’autre. Autre point noir, si vous souhaitez plonger dans la profondeur du système de combat, le mode Entraînement n’a pas de tutoriel inclus pour les différentes mécaniques : il faut quitter le mode Entraînement, consulter l’aide, et retourner s’entraîner à la mécanique de jeu que l’on souhaite maîtriser, ce qui est un peu fastidieux.</p>

<p> </p>

<p>A côté de ça, le titre propose de nombreux modes de jeux : Survie, Arcade, Time Attack, Highscore, Versus, Online avec matchs classiques et classés… Le mode en ligne ne souffre d’ailleurs d’aucun problème, avec des matchs stables utilisant un netcode rollback. Pour le prix proposé (39,99€), la proposition est honnête et même plutôt complète.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652194091Modes.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Il y a de nombreux modes de jeu à disposition.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Une technique en demi-teinte</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Esthétiquement, Phantom Breaker : Omnia n’est pas particulièrement brillant. Si le chara-design sera laissé aux goûts de chacun, les animations sont par contre objectivement à la traîne, un problème que l’on apercevait déjà dans les trailers du jeu, et qui n’a pas été amélioré. Les stages de combat sont variés, mais pas non plus saisissants, bien que l’on puisse relever l’appréciable disponibilité de variations pour chacun d’eux.</p>

<p> </p>

<p>La bande sonore parvient à rattraper un peu le coup, avec des thèmes qui tabassent pendant vos règlements de comptes. Le doublage du jeu manque d’implication pour vraiment remuer le joueur, tandis que les bruitages spéciaux sont relativement classiques.</p>
<p></p><p>Jouabilité (15 / 20) : Les combos sortent facilement, le jeu se prend en main rapidement, et le plaisir de jeu est quasi instantanÃ©. De plus, il y a de nombreux modes de jeux, et au-delÃ  de son accessibilitÃ©, Phantom Breaker : Omnia dispose dâune vraie profondeur dans ses mÃ©caniques de gameplay, ajoutant un aspect stratÃ©gique trÃ¨s apprÃ©ciable pour les joueurs plus impliquÃ©s ou habituÃ©s du genre.</p><p>Graphisme (12 / 20) : Sans Ãªtre spÃ©cialement moche, lâaspect graphique de Phantom Breaker : Omnia a du mal Ã  correspondre aux standards de son Ã©poque, la faute Ã  des animations trop rigides et peu de dÃ©tails apportÃ©s aux stages. </p><p>Bande son (14 / 20) : Beaucoup de thÃ¨mes punchy viennent agrÃ©ablement accompagner vos rÃ¨glements de compte.</p><p>Durée de vie (14 / 20) : Avec les conditions de complÃ©tion pour le mode Histoire, ainsi que les nombreux autres modes de jeux disponibles, Phantom Breaker : Omnia dispose dâune formule assez complÃ¨te. Câest dâautant plus honorable vu le petit prix auquel il est proposÃ©.</p><p>Scénario (8 / 20) : Bien quâayant un systÃ¨me prometteur sur la forme, le mode Histoire souffre dâune Ã©criture assez faiblarde, et lâavancÃ©e des personnages est souvent convenue et piÃ¨trement mis en scÃ¨ne.</p><p>Conclusion (12 / 20) : InstantanÃ©ment fun et accessible, Phantom Breaker : Omnia nâen demeure pas moins profond dans ses mÃ©caniques de jeu, et dispose de nombreux modes de jeux malgrÃ© son petit prix affichÃ©. Le mode Histoire, qui Ã©tait attendu au tournant et se montre intÃ©ressant dans sa forme, ne parvient malheureusement pas Ã  convaincre Ã  cause dâune Ã©criture scÃ©naristique trop convenue. Enfin, le soft a du mal Ã  se hisser aux standards graphiques actuels du genre. DÃ¨s lors, difficile de rÃ©ussir Ã  vous donner lâenvie de vous investir plus sur Phantom Breaker : Omnia que sur un autre jeu de versus fighting : le titre reste intÃ©ressant, mais sera potentiellement plus apte Ã  des soirÃ©es avec des amis peu adeptes du genre.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] ANNO : Mutationem</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3334/test-multi-anno-mutationem</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3334/test-multi-anno-mutationem</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.54325500+1652192686.jpg</image><pubDate>Tue, 10 May 2022 16:24:46 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.54325500+1652192686.jpg"><p><em>Développé par le studio <strong>Thinking Stars</strong> et édité par <strong>Lightning Games</strong>, <span style="color:#000080"><strong>Anno: Mutationem</strong></span> est sorti <span style="color:#008080"><strong>le 17 mars</strong></span> dernier sur PC, PS4 et PS5. Mis en lumière notamment par un trailer apparu lors du State of Play du 6 août 2020, ce jeu d’action-aventure a brillé par son esthétique cyberpunk tout en pixel-art. Après presque deux ans d'attente, ConsoleFun a enfin pu tester le titre, et vous en parle plus dans cet article !</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652190790Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Un univers authentique, mais une histoire au scénario confus</strong></span></p>

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<p>Anno: Mutationem nous fait incarner Ann Flores, dont l’aventure commence dans la ville de Skopp City. Véritable incarnation de l’imagerie qu’on prête au genre cyberpunk, le début du jeu nous donne à voir différents lieux et personnages desquels ressortent une forte identité. La direction artistique est ainsi le gros point fort du jeu, avec un pixel-art soigné et des environnements très riches en détails. Par ailleurs, le jeu est en 2,5D, avec une exploration qui se fait aussi bien sur un axe vertical qu’horizontal, et cet effet de profondeur donne beaucoup de cohérence aux designs des lieux.</p>

<p> </p>

<p>Hormis Skopp City qui est plutôt illuminée, les lieux jouent d’ailleurs beaucoup avec les codes du cyberpunk, qu’il s’agisse de secteurs délaissés et sombres où seuls quelques sources de lumière viennent nous accompagner, mais aussi d’endroits que l’on visite de nuit et où les néons sont légions.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652190885Skopp%20City.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
La ville de départ, Skopp City, montre déjà l’esthétique pleine de détails et tout en verticalité propre au genre.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Ces espaces regorgent d’interactions à découvrir : dialogues avec les PNJs, objets à ramasser, quêtes secondaires à accomplir… Le monde d’Anno est agréable à parcourir, et on prend plaisir à déambuler longuement avant de revenir sur l’histoire principale. Et si on ne peut que qu’apprécier les efforts réalisés en matière de direction artistique, il est d’autant plus déplorable de constater qu’Anno ne brille pas par la qualité de son écriture scénaristique…</p>

<p> </p>

<p>En effet, l’histoire d’Anno: Mutationem se perd rapidement dans un fil narratif qui n’en finit plus. Alors qu’Ann Flores souffre d’une maladie et va porter une combinaison permettant d’analyser cette maladie pour la soigner, l’héroïne va se retrouver à rechercher son frère disparu, lui-même étant parti pour trouver un remède à la maladie de sa sœur. Rien de bien compliqué jusque-là, mais malheureusement, c’est bien là l’essentiel de ce qui vous fera avancer tout au long de la quinzaine d’heures nécessaire à finir le jeu.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652190913Profondeur.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
L’effet de profondeur rend l’exploration plus cohérente et intéressante.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Plus concrètement, le problème d’écriture réside dans l’ambition scénaristique : alors que le titre veut évoquer de nombreux éléments, tels qu’un ancien conflit, un fléau, et différents efforts de recherche en faveur de l’humanité, tout cela gravite autour de nombreux textes disséminés çà et là dans des documents à lire au fil des décors parcourus. De même, le jeu dispose de tout un casting de personnages qui sont certes charismatiques, mais qui restent pour la grande majorité sous-exploités.</p>

<p> </p>

<p>Hormis Ayane, la meilleure amie d’Ann qui nous suit tout au fil de l’aventure grâce à son hologramme projeté de temps en temps, les protagonistes et antagonistes manquent ainsi de développement, empêchant de créer de l’attachement et donc de l’enjeu. Dès lors, il est par exemple difficile de s’impliquer émotionnellement dans la recherche d’un frère que le jeu a à peine montré, surtout lorsque cette recherche dure quinze heures et que ce frère n’est développé qu’à travers des enregistrements audios…</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652190955Ayane.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Ayane se projette parfois sous forme d’hologramme grâce au drône qui vous suit partout, et se montre de bon conseil tout au long de votre périple.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Sans pour autant être décourageant ou ennuyeux, le scénario nous place alors en position de spectateur entre deux moments d’action, où l’on se laisse guider par les interventions plus ou moins cryptiques de tel ou tel personnage. Qu’on ne s’y trompe pas : un joueur faisant l’effort de lire chaque document disponible aura au final une bonne compréhension de l’univers d’Anno et des enjeux globaux, mais il ne s’y sentira pas forcément très lié malgré le rôle d’Ann Flores. Dernier point, la traduction française est parfois bancale : nous conseillons donc de faire le jeu en anglais.</p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Combats et progression : la balance parfaite</strong></span></p>

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<p>La combinaison qu’Ann porte pour analyser sa maladie lui permet aussi de déployer tous ses talents de mercenaire aguerrie. Ainsi, certaines zones en 2D sont l’occasion de sortir sa lame pour venir à bout de monstres, soldats ou autres petites frappes. Disposant d’une attaque rapide pour enchaîner les coups, d’une attaque lourde pour endommager les boucliers, d’une parade et d’une roulade pour esquiver, Ann se montre assez plaisante à contrôler, d’autant que les animations de combat sont soignées.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652191010Combat.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Certains ennemis ont un bouclier : les attaques lourdes sont là pour ça !</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Les boss et mini-boss sont particulièrement bien mis en scène, et sont d’ailleurs l’occasion d’obtenir une des deux monnaies utiles à la progression. En effet, le jeu propose deux arbres de compétences : l’un utilise une monnaie classique obtenue sur tous les ennemis, et qui élargit l’éventail de coups et leur efficacité, tandis que l’autre monnaie ne s’obtient qu’en avançant dans l’histoire, et permet d’améliorer ses statistiques de base telles que le nombre de points de vie ou la place maximale de l’inventaire, très utile pour avoir de quoi se soigner en combat.</p>

<p> </p>

<p>Cette distinction des arbres de compétences permet d’avoir un équilibre constant au fil du jeu, empêchant de devenir surpuissant en farmant les ennemis classiques. Et si quelques combats de boss peuvent faire monter le cardio lorsque la barre de points de vie tombe de moitié en un coup reçu, le jeu n’est jamais vraiment difficile.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652191035Arbre.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le jeu dispose de deux arbres de compétences, ce qui équilibre la difficulté.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>A côté de ça, plusieurs options viennent agrémenter le système de combat. On peut ainsi crafter des armes avec les matériaux ramassés çà et là, améliorer une arme en lui équipant une ou plusieurs puces… De quoi modeler légèrement ses statistiques, mais rien qui ne soit pas oubliable, le système de combat se suffisant à lui-même.</p>
<p></p><p>Jouabilité (15 / 20) : Avec son systÃ¨me de combat simple mais efficace, Anno: Mutationem rÃ©ussit Ã  tenir en haleine et on prend plaisir Ã  explorer son univers, cherchant Ã  finir chacune des quÃªtes disponibles.</p><p>Graphisme (19 / 20) : Impeccable visuellement, Anno reprend lâesthÃ©tique cyberpunk avec un pixel-art soignÃ© et des dÃ©cors remplis de dÃ©tails. La profondeur apportÃ©e par la 2,5D contribue grandement Ã  la rÃ©ussite du design des lieux. </p><p>Bande son (14 / 20) : La bande son dâAnno: Mutationem accompagne avec brio les diffÃ©rentes sÃ©quences, avec une mention particuliÃ¨re pour Nocturne Maze, lâincroyable thÃ¨me de boÃ®te de nuit.</p><p>Durée de vie (14 / 20) : Il faut compter une quinzaine dâheures pour finir le jeu, en prenant le temps dâexplorer. On aurait toutefois aimÃ© passer plus de temps dans cet univers, avec pourquoi pas quelques cinÃ©matiques supplÃ©mentaires pour donner plus de poids aux diffÃ©rents personnages.</p><p>Scénario (12 / 20) : Relativement complexe, la trame globale risque dâen faire dÃ©crocher plus dâun, notamment Ã  cause de la pauvretÃ© de son Ã©criture en ce qui concerne le dÃ©veloppement des personnages et la mise en scÃ¨ne de la narration. A faire en anglais, la traduction franÃ§aise nâÃ©tant pas terrible.</p><p>Conclusion (14 / 20) : A premiÃ¨re vue, Anno: Mutationem a tout pour plaire. Avec ses graphismes somptueux, sa direction artistique soignÃ©e et intelligente, ainsi que son systÃ¨me de combat plaisant et rÃ©flÃ©chi, le titre est Ã  recommander Ã  tout amateur de cyberpunk. Malheureusement, lâhistoire se veut trop complexe comparÃ© aux moyens accordÃ©s Ã  la mise en scÃ¨ne, et risque ainsi de passer Ã  la trappe pour certains, dâautant que la traduction franÃ§aise est parfois bancale. QuâÃ  cela ne tienne, Anno: Mutationem se montre plaisant manette en main, et passÃ©es la quinzaine dâheures nÃ©cessaire Ã  finir le jeu, vous nâaurez quâune envie : passer plus de temps dans cet univers, qui semble nâavoir montrÃ© quâune si petite partie de son potentiel. </p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Nexomon</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3333/test-multi-nexomon</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3333/test-multi-nexomon</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.04991200+1652192591.jpg</image><pubDate>Tue, 10 May 2022 16:19:01 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.04991200+1652192591.jpg"><p><em>Initialement sorti en 2017 sur mobiles puis porté sur PC en 2020, <strong><span style="color:#000080">Nexomon </span></strong>premier du nom est finalement sorti <span style="color:#008080"><strong>le 17 septembre 2021</strong></span> sur Switch, Xbox One et Series, ainsi que sur PS4 et PS5. Le jeu prend donc place avant <span style="color:#000080">Nexomon : Extinction</span>, deuxième opus sorti plus tôt sur les mêmes supports, et que nous avions eu l’occasion de tester. Développé par <strong>Vewo Interactive Inc</strong> et édité par <strong>PQube</strong>, ce premier Nexomon reprend à sa sauce la formule bien connue de <span style="color:#000080">Pokémon</span>, et marque donc l’adaptation d’un format mobile à un format console. Transformation réussie ou mauvais coup d’essai pour la saga Nexomon ? ConsoleFun vous livre son verdict !</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652192130Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Une histoire familière, mais plus profonde</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Si Nexomon reprend des bases bien connues du genre, son introduction marque déjà une approche différente : ici, moins de fioritures, plus de concret ! En effet, les humains et les Nexomons n’ont pas toujours vécu en harmonie, puisque ces derniers sont les fils d’Omnicron, le roi des Nexomon qui a tout simplement voulu anéantir l’humanité lorsqu’il est arrivé sur Terre.</p>

<p> </p>

<p>L’univers de Nexomon est ainsi marqué par des années de guerre entre humains et Nexomons, avec ce que la victoire des humains implique de légendes et d’héritage. Et si la disparition d’Omnicron a entraîné une ère de paix entre humains et Nexomons, cette cohabitation est vite remise en question au fil des évènements du jeu.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652191422Guerre.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
L’univers de Nexomon est marqué par des évènements graves.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>On navigue donc dans un univers qui, s’il semble raconter une simple histoire d’amitié entre dresseurs et Nexomons, prend bien plus au sérieux son scénario que ce que l’on peut voir dans les titres de références en matière de capture de monstres. Une sensation qui ne fait que se renforcer alors que l’on découvre les différents protagonistes, au fil d’une histoire où ennemis deviennent parfois alliés, et vice-versa en fonction des situations.</p>

<p> </p>

<p>Difficile de ne pas s’attacher à la galerie de personnages, qui met à l’honneur les différents caractères de chacun d’eux. La formule Nexomon ne sort pas de nulle part, et l’écriture du jeu s’en amuse régulièrement, allant jusqu’à briser le quatrième mur de temps à autre. Les protagonistes savent alterner entre moments loufoques et passages au ton plus grave, avec un optimiste toujours présent qui met du baume au cœur.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652192173Humour.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
L’humour était déjà omniprésent dans ce premier Nexomon.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>De plus, Nexomon ne fait pas les choses à moitié : avec plus de 300 créatures à capturer, disséminées dans les nombreuses zones à explorer, il y a de quoi faire ! On sent d’ailleurs que le découpage scénaristique provient d’un format mobile, avec certains arcs narratifs particulièrement visibles en fin de jeu. Point noir dans ce portage, la localisation française : on a ici affaire à une traduction bancale, trop littérale. Même si la majorité reste compréhensible, on ne peut que tiquer devant certains non-sens, et il est ainsi bien plus agréable de parcourir le jeu en anglais pour ceux qui s’en sentent capables.</p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un gameplay sans fioritures pour une meilleure expérience</strong></span></p>

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<p> </p>

<p>Côté gameplay, Nexomon n’apporte rien de révolutionnaire à la formule qu’on connaît déjà. Néanmoins, il faut souligner que ce que le jeu propose est particulièrement efficace. Ainsi, les combats font fi de tout temps perdu : déclencher un combat, lancer une attaque et obtenir expérience et argent se fait en quelques secondes. Un combat où vous tuez en un coup le Nexomon ennemi peut ainsi se plier en cinq secondes, permettant d’enchaîner et se concentrer sur ce qui nous intéresse, que ce soit la capture d’espèces manquantes à votre base de données, le farming pour améliorer votre équipe et gagner de l’argent, ou la poursuite de votre exploration.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652192212Combat.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les combats sont rapides et efficaces.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Là encore, l’héritage de la version mobile octroie quelques cadeaux au fil de l’aventure : pas de micro-transactions ici, les objets qui étaient payants sur mobile sont donc disséminés ça-et-là dans les zones du jeu. Petite particularité supplémentaire, il n’y a pas de limite de niveau ! Un Nexomon peut donc continuellement devenir plus fort, ce qui risque de finir par se voir si vous favorisez votre starter…</p>

<p> </p>

<p>Ce Nexomon est moins peaufiné qu’Extinction : on ne trouve par exemple pas de système de nourriture pour augmenter les chances de capture d’un Nexomon, et on regrettera quelques situations où les altérations d’états sont abusives. Heureusement, Nexomon ne pose pas vraiment de problème côté difficulté, et la progression se fait naturellement pour peu que l’on prête attention aux affinités de type. Le titre est même particulièrement généreux envers les joueurs qui fouillent un tant soit peu, et l’on récolte ainsi presque trop de Nexotrap dorés, ces Nexotrap qui assurent à 100% la capture de n’importe quel Nexomon sauvage !</p>

<p> </p>

<p>Avec tout le contenu qu’il propose, Nexomon se termine en 35h environ, même si l’histoire principale peut se terminer en une quinzaine d’heures si vous ne vous attardez pas sur l’exploration et la capture.</p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un univers coloré et chaleureux</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>La direction artistique de Nexomon est une de ses forces : avec ses personnages chibis et ses décors très colorés, l’univers est chaleureux et agréable à parcourir. La carte du monde nous fait visiter plusieurs biomes, avec toujours des Nexomon spécifiques à découvrir.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1652192245Biome.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le jeu nous fait travers différents biomes tous très réussis: ici, la neige.</em></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<p>Les 300 créatures sont par ailleurs assez bien réalisées, même si certaines ressortent particulièrement du lot. On apprécie la découverte de chaque design, en construisant peu à peu notre équipe de cœur avec les Nexomon qui nous charment le plus.</p>

<p> </p>

<p>Au-delà de ça, la musique n’est pas spécialement marquante. On notera un effet sonore et visuel qui revient à au moins deux reprises dans le jeu, et qui est assez insupportable : un écran clignotant en blanc et un son d’alarme très fort. Cela ne dure pas longtemps, et on peut heureusement passer rapidement à la suite.</p>
<p></p><p>Jouabilité (15 / 20) : Si vous faites partie de ceux que PokÃ©mon Ã©puise par ses nombreuses boÃ®tes de dialogue, vous avez peut-Ãªtre trouvÃ© votre refuge : Nexomon fait fi de toute fioriture, pour laisser place au gameplay simple et efficace.</p><p>Graphisme (14 / 20) : Lâunivers du jeu est colorÃ© et chaleureux, et les designs des Nexomon sont bien rÃ©alisÃ©s. </p><p>Bande son (12 / 20) : La bande sonore nâest pas spÃ©cialement marquante, sans Ãªtre lassante ni envahissante.</p><p>Durée de vie (16 / 20) : Avec le contenu quâil propose, Nexomon se termine Ã  100% en environ 35h de jeu. Une histoire qui aurait pu Ãªtre plus dÃ©veloppÃ©e, mais qui instaure une base solide pour lâavenir de la licence, tel que vous pourrez le dÃ©couvrir dans lâÃ©pisode Extinction.</p><p>Scénario (14 / 20) : Nexomon prend bien plus au sÃ©rieux son scÃ©nario que ce que lâon peut voir dans les titres de rÃ©fÃ©rences en matiÃ¨re de capture de monstres, tout en incluant quelques touches dâhumour Ã  travers ses personnages, et sâen amusant des codes dâune formule bien connue.</p><p>Conclusion (14 / 20) : Avec ce premier opus, Nexomon sâimposait dÃ©jÃ  comme une alternative convaincante aux mastodontes du genre de la capture de monstres. Certes moins peaufinÃ© que sa suite Extinction, Nexomon nâen demeure pas moins un RPG trÃ¨s intÃ©ressant et complet pour son prix, marquant un passage rÃ©ussi du mobile aux consoles.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Revita</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3332/test-multi-revita</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3332/test-multi-revita</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.82800200+1651535580.jpg</image><pubDate>Tue, 03 May 2022 01:53:00 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.82800200+1651535580.jpg"><p><em>Paru le 3 mars 2021 en accès anticipé sur Steam, <strong><span style="color:#000080">Revita </span></strong>est un jeu développé par le studio <strong>BenStar</strong>, et il est édité par <strong>Dear Villagers</strong>, en coédition avec <strong>Doyoyo Games</strong>. Surfant sur la tendance du roguelite, Revita est sorti en version 1.0 <strong><span style="color:#008080">le 21 avril</span></strong> dernier, soit après un peu plus d’un an de peaufinage. ConsoleFun s’est donc penché sur ce titre et ses particularités !</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1651535278Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un scénario minimaliste…</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Dans Revita, on incarne un jeune garçon qui cherche à atteindre le sommet d’une tour. Un ascenseur s’arrête à chaque étage, et le début du jeu sert de tutoriel aux différentes commandes. Amnésique, le héros cherche à obtenir des réponses sur lui-même et son histoire, et se voit renvoyé à la station des réminiscences, qui sert de hub à PNJs qui vous seront utiles avant le début de chaque run.</p>

<p> </p>

<p>Malheureusement, l’histoire de Revita n’est pas transcendante. Délivrée au compte-gouttes au fil des runs, elle est assez classique et même la vraie fin n’a pas réellement de quoi motiver une énorme rejouabilité. On regrette ainsi un manque d’approfondissement des dialogues notamment avec les PNJs, et des boss qui ne parlent tout simplement pas : le voyage de notre héros manque de ce petit quelque chose qui nous attacherait émotionnellement à sa soif de réponse.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1651535306Heros.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Notre héros amnésique fait peine à voir au début du jeu…</em></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>…mais un gameplay addictif où vous jouez votre vie</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Là où Revita se distingue et brille particulièrement parmi les roguelite, c’est qu’il propose un système basé sur la gestion des points de vie et la prise de risque, tout en confrontant le joueur à des salles qui s’enchaînent rapidement et nerveusement.</p>

<p> </p>

<p>En effet, Revita se prend rapidement en main : saut, dash pendant lequel on est invincible mais avec un cooldown, et tir au pistolet dans toutes les directions suffiront à parcourir la tour lors de vos ascensions. Et afin de gagner en puissance, on peut compter sur des reliques pour nous octroyer différents bonus plus ou moins utiles et puissants. Ces reliques s’obtiennent au fil des salles, ou via des coffres, des marchands, ou en faisant une offrande. Un système d’offrande qui porte bien son nom…</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1651535335Coffre.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le contenu de ce coffre vaut-il le coup de sacrifier un demi-HP ? Une seule façon de le savoir…</em></p>

<p> </p>

<p>Ainsi, le prix à payer pour accéder à ces reliques constitue toujours un certain nombre de points de vie ! Partant avec quatre cœurs au début de votre ascension, vous allez donc choisir ou non de payer un demi-point de vie pour ouvrir un coffre, voire faire offrande de un à trois points de vie à une statue pour obtenir une relique aussi puissante que le nombre de points de vie mis en jeu.</p>

<p> </p>

<p>Ajoutez à cela une jauge d’âme qui se remplit au fur et à mesure que vous éliminez des ennemis, et qui vous permet une fois remplie de récupérer des points de vie, et vous comprenez très vite que tout le sel du titre tourne autour de votre prise de risque, de votre faculté à ne pas prendre de dégâts lors des combats, et d’un petit peu de chance !</p>

<p> </p>

<p>Car si le principe est simple, il est rendu particulièrement grisant grâce au rythme effréné de l’enchaînement des salles. Ces salles sont petites, remplies de deux à six monstres, avec parfois quelques pièges pour compliquer la tâche. On passe ainsi rapidement d’un étage à l’autre, jusqu’aux combats de boss où l’étude des patterns et l’esquive deviennent alors primordiales. Les boss sont relativement impressionnants lors de vos premières rencontres, mais deviennent vite faciles à aborder dès que vous les avez cernés.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1651535363Ennemis.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les salles sont petites et s’enchaînent à un rythme effréné.</em></p>

<p>Bien sûr, de nombreux éléments viennent s’ajouter au fil de vos tentatives : vous pourrez obtenir des armes secondaires, des malédictions jouant là encore sur la prise de risque et les récompenses à venir, et vous libérez notamment plusieurs PNJs qui vous demanderont différentes ressources pour améliorer ou débloquer de quoi renouveler vos runs.</p>

<p> </p>

<p>L’économie du jeu est globalement équilibrée, bien que l’on aimerait pouvoir débloquer plus d’éléments plus vite étant donné que le jeu se complète rapidement et que le scénario n’engage pas à énormément de rejouabilité : une fois la vraie fin atteinte, vous aurez sans doute encore beaucoup de choses à tester dans le jeu, mais rien qui ne viendra réellement vous motiver à relancer une run.</p>

<p> </p>

<p>En cela, le titre manque peut-être d’éléments scénaristiques ou de défis plus ou moins scénarisés, même si l’on trouve un défi quotidien et un défi hebdomadaire. Il faudra compter entre dix et quinze heures pour atteindre la vraie fin, selon votre maîtrise et votre chance –certains combos de reliques pouvant se montrer dévastateurs.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1651535390Upgrade.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les PNJs sauvés proposent toutes sortes d’améliorations disponibles à la station des réminiscences.</em></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un potentiel artistique certain, mais trop peu exploité</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Qu’on se le dise, le pixel-art de Revita est plutôt réussi. La palette de couleurs est elle aussi plutôt plaisante, mais malheureusement le level-design manque de créativité pour exprimer le plein potentiel artistique du titre. Les salles de petite taille s’enchaînent et se ressemblent, d’autant que le ton graphique est assez sombre : on aurait apprécié des étages avec une palette de couleurs plus diversifiées et chatoyantes. Les animations sont toutefois impeccables, et l’action est toujours lisible malgré la petite taille des salles.</p>

<p> </p>

<p>La bande sonore est plaisante sans être spécialement marquante, elle se contente d’accompagner agréablement vos tentatives. Tantôt douce, tantôt plus dynamique, elle réussit à ne jamais lasser, et renforce l’atmosphère globale, notamment dans la station des réminiscences. Côté localisation, le jeu est intégralement sous-titré en français, ce qui est appréciable pour une petite production.</p>

<p> </p>

<p>Enfin, il est important de noter le degré de configuration possible pour l’expérience de jeu ! Affichage d’un chrono, des dégâts infligés, possibilité de passer les cinématiques feront plaisir aux speedrunners, tandis que la possibilité de moduler les dégâts reçus, la vitesse de jeu et le degré d’assistance à la visée permettront de rendre le jeu accessible à tous.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1651535420Offrande.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Une offrande qui déterminera la suite de la run, pour le meilleur ou pour le pire…</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (16 / 20) : Axant tout son systÃ¨me sur la gestion de ses points de vie et la prise de risque, Revita fait preuve dâun savant Ã©quilibrage oÃ¹ chaque choix peut sâavÃ©rer dÃ©cisif arrivÃ© Ã  la salle suivante.</p><p>Graphisme (14 / 20) : Si le pixel-art de Revita est soignÃ© et mis en valeur avec des animations impeccables, on reprochera nÃ©anmoins un manque dâinspiration du cÃ´tÃ© du level-design.</p><p>Bande son (12 / 20) : Sans Ãªtre spÃ©cialement marquante, la bande son de Revita accompagne agrÃ©ablement chaque moment de votre pÃ©riple.</p><p>Durée de vie (11 / 20) : MalgrÃ© la prÃ©sence dâun dÃ©fi quotidien et dâun dÃ©fi hebdomadaire, le titre ne brille pas par sa rejouabilitÃ©, et il vous faudra compter entre dix et quinze heures pour en venir Ã  bout, vraie fin incluse.</p><p>Scénario (11 / 20) : Minimaliste, lâhistoire de Revita est dÃ©livrÃ©e au compte-goutte et aurait gagnÃ©e Ã  Ãªtre dÃ©veloppÃ©e, ne serait-ce que par des interactions plus prononcÃ©es avec les PNJs et les boss.</p><p>Conclusion (14 / 20) : Sans rÃ©volutionner le genre, Revita propose toutefois une approche originale au genre du roguelite, en axant tout son systÃ¨me de jeu sur la gestion des points de vie et en mettant la prise de risque au cÅur de son gameplay. Le rythme effrÃ©nÃ© du jeu renforce lâimportance de cette prise de dÃ©cision constante, et lâon se retrouve rapidement Ã  enchaÃ®ner les runs. Malheureusement, lâunivers manque de dÃ©veloppement, et Ã©courtent donc le temps passÃ© en jeu, puisquâil ne faut quâentre dix et quinze heures pour atteindre la vraie fin. Revita sâimpose ainsi comme une approche rafraÃ®chissante Ã  un genre que certains considÃ¨rent comme arrivant Ã  saturation, et le titre constitue une bonne porte dâentrÃ©e pour ceux qui nâauraient pas encore explorÃ© le genre.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Chocobo GP</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3331/test-switch-chocobo</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3331/test-switch-chocobo</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/switch/0.94015200+1647400346.jpg</image><pubDate>Wed, 16 Mar 2022 04:12:26 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/switch/0.94015200+1647400346.jpg"><p><em>Développé par le studio <strong>Arika </strong>et édité par <strong>Square Enix</strong>, <span style="color:#000080"><strong>Chocobo GP</strong></span> est sorti sur Nintendo Switch ce <span style="color:#008080"><strong>10 mars 2022</strong></span>. Venant jouer sur les plates-bandes de Mario Kart, dont le huitième opus s’offre de nouveaux circuits via un DLC quelques jours seulement après la sortie de Chocobo GP, il était essentiel pour ConsoleFun de se pencher sur ce titre. Les fans de karting game doivent-ils se pencher sur Chocobo GP ? La réponse en test, de suite !</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1647399969Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Une entrée en matière peu flexible</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Qu’on se le dise, le premier démarrage de Chocobo GP est particulier. D’entrée de jeu, on nous accueille avec une pop-up nous invitant à craquer pour le pass saisonnier payant, permettant de jouer l’iconique Cloud. Et quand bien même vous voudriez vous lancer de suite sur une partie à plusieurs, attention : ne comptez pas jouer n’importe quel personnage du casting, puisqu’il vous faudra les débloquer avant !</p>

<p> </p>

<p>Le mode Histoire devient donc la case départ quasi-obligatoire pour tout joueur, et sera à double tranchant. D’une part, certains apprécieront sa légèreté, son humour, et ses multiples références, en plus de ne durer que quelques heures. D’autre part, les plus critiques risquent l’exaspération devant un scénario purement humoristique, à savoir l’attroupement de personnages de l’univers Final Fantasy, cherchant à disputer un grand prix dont le vainqueur est censé pouvoir formuler un vœu, qui sera exaucé.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1647400019Humour.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Trop de réf tue la réf, c’est les développeurs qui le disent.</em></p>

<p> </p>

<p>En effet, si le mode Histoire est amusant et permet de découvrir les bases du jeu ainsi que son casting, il ne faut pas en attendre beaucoup plus. Les dialogues ne sont que des scénettes servant d’excuse liant les différents circuits à découvrir, et ce mode de jeu ne vous occupera que quelques heures, même si vous le faites une deuxième fois en mode Extra pour débloquer le dernier personnage. De notre côté, ce mode de jeu nous a plutôt convaincus, notamment grâce à son humour et en particulier grâce à Gilgamesh, parfait ressort comique du jeu.</p>

<p> </p>

<p>Néanmoins, devoir passer par ce mode pour débloquer les personnages et leurs véhicules peut s’avérer frustrant, d’autant plus que certains personnages ou karts ne sont pas vraiment débloqués : on obtient seulement la possibilité de les acheter dans la boutique… Ce qui nous ramène bien vite aux ambitions du titre. Car la boutique est pleine de surprises…</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1647400048En%20boutique.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Débloquer un véhicule sans vraiment le débloquer…</em></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Une boutique de grind et de microtransactions</strong></span></p>

<p> </p>

<p>En effet, la boutique de Chocobo GP est bien fournie, et dispose par ailleurs de trois monnaies d’échanges. On y trouve donc, en premier lieu, le mythril, une monnaie payante, et qu’on ne peut obtenir que par achat. Aucun gain de mythril n’est possible en jouant, si ce n’est les 800 unités offertes aux joueurs de la saison 1, permettant de s’offrir le premier pass saisonnier payant. Comme on le disait plus haut, ce dernier inclut Cloud, mais ne comptez pas le jouer de suite : il faudra d’abord atteindre le niveau 60 de ce pass (sur 200) pour jouer votre personnage préféré !</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1647400083Pass.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le pass saisonnier est peu intéressant, et ne repose que sur Cloud, déblocable au niveau… 60.</em></p>

<p> </p>

<p>Viennent ensuite les tickets, une monnaie que l’on peut obtenir en jouant dans le mode Courses de série, des coupes de quatre circuits jouables seul ou à deux en local. Ces tickets permettent notamment d’acheter les personnages débloqués dans le mode Histoire, ainsi que leurs karts.</p>

<p> </p>

<p>Enfin, les Gils permettront d’acheter différents éléments eux aussi, et l’on pourra en obtenir en jouant en ligne sur le mode Chocobo GP. Il vous faudra, dans ce mode, réussir les défis quotidiens et hebdomadaires pour accumuler des Gils, de quoi grind de nombreuses heures de jeu pour les plus férus de la licence.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1647400125Gils.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Il va falloir grind de nombreuses heures en mode GP Chocobo pour se payer Squall et ses véhicules…</em></p>

<p> </p>

<p>Il est particulièrement déplorable de voir que la boutique est, malgré la quantité d’éléments achetables, assez pauvre en termes de contenu. Cloud est le seul personnage phare à débloquer dans le pass saisonnier, et Squall coûte beaucoup de Gils. Le reste est constitué de différents karts pour les personnages, mais là encore c’est décevant : les différents karts d’un même personnage ne sont que de simples variations, alors même que la boutique propose des couleurs à l’achat. Enfin, les stickers n’ont aucun intérêt tant ils ne se remarquent pas en jeu. De plus, les karts ne sont pas personnalisables en soi.</p>

<p> </p>

<p>A noter tout de même, le jeu est disponible en version payante, mais aussi en version « Lite », qui est, elle, free-to-play. Cette version Lite permet de jouer au prologue du mode Histoire, et en local. Pour ce qui est du multi, un utilisateur de la version Lite peut jouer au mode en ligne Chocobo GP, ainsi qu’aux courses en multi local hébergées par un utilisateur de la version payante. Une version Lite très légère donc, encourageant bien sûr là encore à l’achat. Et tout ça serait plus facile à digérer si le cœur du jeu, son gameplay, était impeccable…</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1647400154Tickets.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
On gagne des tickets en mode Histoire et Courses en série, pour acheter les personnages et leurs véhicules.</em></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Une formule intéressante mais trop brouillon</strong></span></p>

<p> </p>

<p>Chocobo GP reprend les éléments habituels des différents <em>karting games</em> : boost de démarrage et de dérapage, figures aériennes, et gain de vitesse en fonction des cristaux ramassés sur les circuits. Les items sont des magilithes reprenant différents sorts iconiques de l’univers Final Fantasy, tels que Brasier, Glacier, Foudre…</p>

<p> </p>

<p>Point intéressant ici, ces magilithes peuvent être améliorées : ramasser plusieurs magilithes les feront ainsi monter de niveau, jusqu’au niveau trois au maximum, avec un effet plus puissant et correspondant parfois mieux à une situation. Ultima, la magilithe ultime, ne peut être activée qu’une fois par course et il faut continuer à récupérer des magilithes sans les utiliser pour l’obtenir : son effet est dévastateur, puisqu’elle envoie une pluie de flèches sur tous les ennemis.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1647400183Magilithe.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
La magilithe d’eau niveau 1 posera un petit obstacle sur la route pour les adversaires.</em></p>

<p> </p>

<p>Chaque pilote dispose par ailleurs d’une capacité spécifique, à activer une fois sa jauge remplie. Les pilotes et chacun de leurs karts sont associés à des statistiques : vitesse, adhérence, accélération, et dérapage. Qu’on se le dise, les différences ne se ressentent quasiment pas en jeu, hormis pour la statistique de dérapage qui rend effectivement plus maniable les différents pilotes.</p>

<p> </p>

<p>L’aspect stratégique est donc intéressant sur le papier, mais en pratique, l’équilibre est plutôt compliqué à trouver, et ce notamment à un level design peu travaillé. En effet, les circuits sont loin d’être fascinants, d’autant qu’ils ne sont que très peu nombreux : on compte ainsi neuf circuits différents, avec différents variations (court, long, hypervitesse…) pouvant porter ce nombre à 21… C’est peu, trop peu pour un titre du genre, surtout avec des tracés aussi peu efficaces.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1647400211Technique.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Chaque personnage a sa compétence spéciale à lui, activable une fois la jauge chargée.</em></p>

<p> </p>

<p>Par ailleurs, en termes de sensation, le titre se veut particulièrement frustrant, tant les moments de joie sont rapidement balayés par tous les imprévus de la course. Les IAs envoient leurs sorts en privilégiant le ciblage du joueur, et le nombre de sorts différents rend l’action parfois illisible, notamment à cause du système d’alerte en course. On trouve ainsi une alerte lorsqu’on est visé par une magilithe, mais aussi une autre alerte lorsqu’un ennemi vous cible avec une capacité spéciale ou en utilise une près de vous. De quoi noyer le joueur dans la confusion alors qu’il doit gérer tout ce qui se passe dans la course.</p>

<p> </p>

<p>Artistiquement, Chocobo GP se veut mitigé. Avec des designs chibi lorgnant les joueurs les plus jeunes, le titre n’est pas spécialement joli ni moche, même si l’on notera l’action parfois peu lisible. La bande son est par contre un véritable point fort du jeu, et nous rappelle que peu importe le type de jeu que l’on aime concernant Final Fantasy et ses spin-offs, les musiques de l’univers mettent souvent tout le monde d’accord.</p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Enchaîner les GP pour passer une chocobonne journée</strong></span></p>

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<p>Chocobo GP dispose de plusieurs modes de jeu, et si nous avons déjà détaillé le mode Histoire, on trouve aussi un mode  multi local (à deux maximum en écran splitté, jusqu’à huit avec plusieurs consoles), un mode en ligne avec un système de salon, du contre la montre permettant de jouer sur un circuit avec son fantôme ou celui d’un joueur en ligne, ainsi qu’un mode « course personnalisée » où l’on peut régler différents paramètres, tels que l’utilisation ou non des magilithes, le niveau de l’IA, le nombre de courses…</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1647400267GP%20Chocobo.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le mode GP Chocobo fait s’affronter 64 joueurs dans un grand tournoi !</em></p>

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<p>Mais ce qui fait le cœur de ce Chocobo GP, c’est bien sûr le mode GP Chocobo, où le but est de devenir le Grand Champion d’un tournoi ! Avec 64 joueurs au début de chaque tournoi, ils sont constitués de quatre courses où les 4 premiers pilotes des trois premières courses se qualifient pour la suite, les deux premières courses divisant les joueurs en groupes de poule. La dernière course nomme donc son vainqueur grand gagnant du tournoi, et il faut dire que ce mode fonctionne à merveille !</p>

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<p>Les courses s’enchaînent, les conditions d’accès à la finale sont souples puisqu’il suffit d’être parmi les quatre premiers de chaque course, et une fois lancé il est difficile de s’arrêter, tant la victoire est à portée de main. Ce mode est une vraie réussite dans le jeu, pour peu que vous parveniez à vous habituer au gameplay un poil déséquilibré, mais où la chance peut aussi parfois être de votre côté.</p>
<p></p><p>Jouabilité (12 / 20) : Reprenant la plupart des codes du genre, Chocobo GP parvient Ã  proposer sur le papier une formule au potentiel stratÃ©gique intÃ©ressant. Malheureusement, le rÃ©sultat est souvent brouillon. Le mode GP Chocobo, lui, est tout de mÃªme particuliÃ¨rement prenant. </p><p>Graphisme (12 / 20) : Avec des designs chibi lorgnant les joueurs les plus jeunes, le titre nâest pas spÃ©cialement joli ni moche, mÃªme si lâon notera lâaction parfois peu lisible.</p><p>Bande son (17 / 20) : VÃ©ritable point fort du jeu, la bande son nous rappelle que peu importe le type de jeu que lâon aime concernant Final Fantasy et ses spin-offs, les musiques de lâunivers mettent souvent tout le monde dâaccord.</p><p>Durée de vie (11 / 20) : Si le mode Histoire se finit en seulement quelques heures (mÃªme en le faisant deux fois pour tout dÃ©bloquer), le multijoueur et les Ã©lÃ©ments Ã  acheter en boutique promettent des heures de jeu pour ceux qui apprÃ©cient le grind.</p><p>Scénario (14 / 20) : Purement humoristique, lâhistoire de Chocobo GP nâest quâun prÃ©texte destinÃ© Ã  nous faire dÃ©couvrir le jeu. Pour autant, les fans y trouveront moultes rÃ©fÃ©rences, et les nÃ©ophytes sâamuseront des dialogues entre les protagonistes. Mention spÃ©ciale Ã  Gilgamesh, vÃ©ritable ressort comique du titre.</p><p>Conclusion (8 / 20) : Chocobo GP nâa pas la prÃ©tention de rÃ©volutionner le genre, bien au contraire. Si sa formule adaptÃ©e Ã  lâunivers Final Fantasy propose quelques subtilitÃ©s stratÃ©giques bienvenues, leur rÃ©alisation est trop brouillonne pour Ãªtre maÃ®trisÃ©e, et le jeu peut sâen retrouver particuliÃ¨rement frustrant. Ajoutez Ã  cela un maigre contenu, la plupart du temps dissimulÃ© derriÃ¨re des heures de grind ou des microtransactions, et vous conviendrez que Chocobo GP ne marquera pas le genre du karting game. NÃ©anmoins, son mode GP Chocobo saura capter les fÃ©rus de la licence et du multi en ligne, avec une recette particuliÃ¨rement plaisante et addictive.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Voice of Cards: The Forsaken Maiden</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3330/test-multi-voice-cards-the-forsaken-maiden</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3330/test-multi-voice-cards-the-forsaken-maiden</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.14167900+1647018722.jpg</image><pubDate>Fri, 11 Mar 2022 18:12:02 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.14167900+1647018722.jpg"><p><em>Après la parution de <span style="color:#000080">Voice of Cards : The Isle Dragon Roars</span> en fin d’octobre dernier, <strong>Square Enix </strong>et le studio <strong>Alim </strong>ont su créer la surprise en sortant un deuxième titre dans le même univers, seulement quatre mois plus tard. C’est ainsi que <span style="color:#000080"><strong>Voice of Cards: The Forsaken Maiden</strong></span> est arrivé sur PC, Switch et PS4 le 17 février 2022. L’aventure aux prêtresses fait-elle mieux que celle de la chasse au dragon ? ConsoleFun s’est penché sur la question !</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1647018429Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Tout débute sur l’île de la Fin</strong></span></p>

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<p>The Forsaken Maiden conte l’histoire d’un archipel, où chaque île dispose d’une prêtresse destinée à accomplir un rituel permettant de faire prospérer l’île grâce à la protection d’un esprit. Le titre se concentre sur l’île de la Fin, une terre sans prêtresse, et donc condamnée à disparaître tôt ou tard. On y incarne Samjïn, un garçon n’acceptant pas le sort de son île, et souhaitant partir explorer le monde en quête d’une solution.</p>

<p> </p>

<p>Très vite, on fait la rencontre d’Alva, une jeune fille en incapacité de parler, et l’on apprend via une peluche « soi-disant esprit », clin d’œil au soi-disant héros du premier Voice of Cards, qu’elle pourrait devenir une prêtresse si elle empruntait le pouvoir des reliques appartenant aux prêtresses des îles voisines.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1647018475Silla.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Silla, le « soit-disant esprit », a tout de la mascotte habituelle des RPGs.</em></p>

<p> </p>

<p>Si l’on part très vite explorer le monde en bateau, ce deuxième opus n’est pas un open-world pour autant : certains courants peuvent bloquer la progression dans une direction, et l’on visite ainsi les îles dans un ordre précis. Et alors que le titre dévoile en quelques heures de jeu sa structure consistant à aller sur une île, et obtenir la relique de l’une des quatre prêtresses en l’aidant dans une quête plus ou moins personnelle, on notera que Voice of Cards met ici l’accent sur ses personnages, pour le meilleur et pour le pire.</p>

<p> </p>

<p>Commençons par le meilleur : chacune des prêtresses a droit à son arc scénaristique, et c’est avec grand plaisir que l’on découvre leur quotidien, les Gardiens à leurs côtés, mais aussi les travers de leur statut. Yoko Taro oblige, l’écriture est très qualitative, et l’histoire de chaque personnage principal saura jouer avec vos sentiments tant le tout déborde d’humanité, aussi bien dans le bon que dans le mauvais.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1647018503Pretresse%20gardien.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Ophila et Ortëns sont le premier duo de Prêtresse/Gardien que vous rencontrez.</em></p>

<p> </p>

<p>Néanmoins, cette structure apporte son lot de points faibles : tout d’abord, elle est répétitive, d’autant que ce Voice of Cards est presque deux fois plus long que le premier, avec une vingtaine d’heures de jeu ici contre une douzaine pour The Island Dragon Roars. Mais surtout, elle fige le statut des prêtresses en tant que personnages s’ajoutant à l’équipe, et la quittant à un moment.</p>

<p> </p>

<p>Ainsi, il est plus difficile de s’attacher à ces personnages : on les sait voués à ne plus faire partie de l’équipe une fois l’arc terminé, contrairement aux protagonistes que sont Samjïn et Alva, accompagné de Silla le soi-disant esprit. Un comble, quand on constate que le jeu creuse justement la personnalité de ses personnages, avec une expérience plus intime et touchante que dans le premier opus. Une façon pour le jeu de jouer avec son joueur, au gré des évènements narrés par  Mark Atherlay, la nouvelle voix derrière le maître du jeu.</p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Une formule ajustée mais toujours perfectible</strong></span></p>

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<p>Au niveau artistique, The Forsaken Maiden reprend la forme de The Island Dragon Roars : la licence donne la parole aux cartes, et l’on retrouve ainsi ce qui faisait déjà la particularité du premier jeu. Que ce soit la narration, l’exploration du monde ou encore les combats, tout se fait sous forme de cartes, avec des animations qui apportent du dynamisme, et le tout porté par la voix de Mark Atherlay qui déroule le récit et commente parfois vos actions, que ce soit lorsque vous faites un jet de dés en combat, ou lorsque vous naviguez dans les eaux dangereuses de l’archipel.</p>

<p> </p>

<p>Petit bémol ici, puisque la voix de Mark Atherlay est plus douce que celle du maître de jeu précédent, Todd Haberkorn, qui parvenait à donner une ambiance plus grave à l’univers du premier Voice of Cards. Ce second opus aurait gagné à garder le même doubleur, car la voix de Mark Atherlay ne convainc pas totalement en tant que maître du jeu : on l’écoute plutôt comme un narrateur, une nuance faible mais qui enlève légèrement l’agréable sensation d’être dans un jeu de rôle vidéoludique.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1647018595Ville.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
L’univers tout de cartes est toujours aussi enchanteur à découvrir.</em></p>

<p> </p>

<p>Du reste, les illustrations sont toujours magnifiques, avec des cartes particulièrement belles pour les personnages principaux. On regrettera juste la réutilisation de designs pour certains PNJs. La bande son est, quant à elle, très belle, et fonctionne toujours à merveille pour cette ambiance jeu de rôle si propre aux Voice of Cards.</p>

<p> </p>

<p>Par ailleurs, The Forsaken Maiden peaufine quelque peu la formule, avec des ajustements qui sont les bienvenus : un inventaire plus grand, une compétence de plus à équiper pour chaque personnage, et des combats en équipe de quatre au maximum (contre trois pour le premier jeu). Néanmoins, en termes de réelles nouveautés, c’est faible : hormis l’ajout de compétences en binôme,  mettant à l’honneur les duos de prêtresse/gardien et les deux personnages principaux, il n’y a pour ainsi dire rien de nouveau.</p>

<p> </p>

<p>Le premier Voice of Cards nous faisait déjà tiquer lorsque apparaissait une nouvelle mécanique de jeu sur le combat final, faisant nous demander pourquoi cela n’était pas plus exploité dans le jeu, ici cette mécanique n’est même pas réutilisée, et les combats se ressemblent malheureusement tous. De plus, on change régulièrement d’équipiers, et ceux-ci ne disposent pas d’équipements à personnaliser hormis un simple accessoire. Et lorsque l’équipe change, les accessoires sont enlevés, ce qui devient vite handicapant à certains moments clés. On aurait apprécié de pouvoir modifier son équipement et ses techniques lorsque l’équipe change avant un gros combat.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1647018621Attaque%20duo.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les attaques duo coûtent cher en gemmes, mais sont tout autant dévastatrices.</em></p>

<p> </p>

<p>De plus, cet opus ne s’émancipe pas de certains défauts de son prédécesseur, avec notamment la fréquence bien trop élevée des combats aléatoires. Ajoutée à la lenteur des transitions en début ou fin de combat, vous aurez à cœur de choisir entre éliminer tous les groupes d’ennemis croisés, ou fuir les combats qui ne vous rapportent pas assez d’expérience pour que ce soit intéressant.</p>

<p> </p>

<p>Car là encore, Voice of Cards n’est jamais difficile, et seuls quelques combats de boss viendront relever un peu le défi bien que réfléchir un minimum à sa stratégie permettra de toujours s’en sortir correctement. Si cette lenteur globale peut vite s’avérer frustrante, on est tout de même ravi de progresser dans l’histoire, qui constitue l’atout principal de la licence grâce à sa qualité d’écriture. Malgré tout, ceux qui ont lâché The Island Dragon Roars en cours de route à cause de son rythme lent n’ont aucun intérêt à s’aventurer sur The Forsaken Maiden : le rythme y est toujours aussi lent, et ce en dépit de l’option d’accélération du jeu, mais en plus le titre est plus long, ce qui peut rebuter d’autant plus. Et si le premier jeu proposait différentes fins, ici le joueur devra se contenter d’un choix final à l’impact anecdotique, ne changeant qu’une petite ligne de texte, enlevant un peu d’intérêt au New Game + malgré la présence d’un donjon supplémentaire.</p>

<p> </p>

<p>Ceux qui apprécient ce rythme de jeu peuvent par contre foncer sur ce deuxième opus les yeux fermés : ils y retrouveront certes ces défauts qui ne les ont pas dérangés dans le premier jeu, mais surtout les éléments qu’ils ont tant appréciés, que ce soit l’histoire, les personnages, l’ambiance… Voice of Cards : The Forsaken Maiden ne prétend pas à plus que ce que proposait déjà The Island Dragon Roars, et l’on ne peut qu’espérer de plus profondes améliorations sur les points faibles de la licence pour le troisième jeu à venir.</p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : The Forsaken Maiden reprend le systÃ¨me simple et efficace de son prÃ©dÃ©cesseur, en peaufinant quelques dÃ©tails mais avec toujours certaines lourdeurs techniques.</p><p>Graphisme (18 / 20) : Lâunivers de cartes qui se dÃ©voile sous nos yeux est toujours aussi rÃ©ussi, soignÃ©, et enchanteur. Certaines cartes sont rÃ©utilisÃ©es du premier opus, mais rien qui ne vienne contester le soin apportÃ© Ã  cet univers.</p><p>Bande son (16 / 20) : Le talent de Keiichi Okabe nâest plus Ã  prouver, et il signe lÃ  encore une bande son se prÃªtant trÃ¨s bien Ã  lâunivers, mÃªlant mÃ©lancolie et Ã©pique dans une ambiance jeu de rÃ´le immersive. Seul le changement de doubleur pour le maÃ®tre de jeu convainc moins que celui du premier Voice of Cards.</p><p>Durée de vie (13 / 20) : Avec une vingtaine nÃ©cessaire Ã  sa complÃ©tion, ce deuxiÃ¨me Voice of Cards propose presque deux fois plus dâheures de jeu que le premier opus. Malheureusement, pas de fin diffÃ©rente ici, le choix final Ã©tant presque anecdotique, ce qui enlÃ¨ve de lâintÃ©rÃªt au New Game +.</p><p>Scénario (14 / 20) : Plus intime et plus grave dans le ton, ce Voice of Cards met Ã  lâhonneur la qualitÃ© dâÃ©criture des personnages et de leur histoire, pour un rÃ©cit aussi plaisant que bouleversant.</p><p>Conclusion (14 / 20) : Quatre mois aprÃ¨s The Island Dragon Roars, ce Voice of Cards : The Forsaken Maiden ne vient pas rÃ©inventer la formule : il se contente de la peaufiner, et dâoffrir une nouvelle histoire Ã  dÃ©couvrir, plus intime et plus grave encore. Ses avantages comme ses dÃ©fauts permettront aux joueurs du premier Ã©pisode de savoir sâils peuvent se laisser tenter par celui-ci, en prenant en compte une durÃ©e de jeu presque deux fois plus longue. Et si de notre cÃ´tÃ©, lâunivers nous a conquis, on ne peut quâespÃ©rer voir de plus amples amÃ©liorations de quality of life sur le prochain titre de la licence.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Sherlock Holmes : Chapter One</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3329/test--sherlock-holmes-chapter-one</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3329/test--sherlock-holmes-chapter-one</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.18025400+1638481393.jpg</image><pubDate>Sun, 28 Nov 2021 12:44:35 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.18025400+1638481393.jpg"><p><em>Est-il encore nécessaire de présenter Sherlock Holmes ? Créé en 1887 par Sir Arthur Conan Doyle, le détective consultant s'est rapidement imposé comme un personnage important de la culture populaire. Avec un tel succès, de nombreuses adaptations des œuvres du romancier ont vu le jour. Les jeux vidéo ne sont bien entendu pas en reste, le genre du point & click étant particulièrement adapté pour mener des enquêtes. Si depuis l'avènement de la HD, le personnage de Sherlock Holmes s'est fait plus rare, il est de retour grâce aux équipes de <strong>Frogwares</strong> et le jeu <span style="color:#0000CD"><strong>Sherlock Holmes : Chapter One</strong></span>. Des développeurs qui ont à cœur de nous présenter une toute nouvelle vision du personnage.</em></p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1638095599sherlock-holmes-deluxe-chapter-one-1920x1080-c83587171c6f.jpg" style="height:422px; width:750px" /></p>

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<p><strong><span style="font-size:18px">Une histoire déjà vue</span></strong></p>

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<p>Sherlock Holmes, accompagné de son ami Jon, se rend sur l'île de Cordona, dans le bassin méditerranéen. Son objectif est d'aller rendre hommage à sa défunte mère. Hélas, rapidement, les certitudes de Sherlock concernant son passé et la décès de sa mère volent en éclats quand il découvre qu'elle n'est pas morte de maladie comme il le croyait, mais qu'elle pourrait bien avoir été assassinée. Mais tandis qu'il souhaite mener l'enquête afin d'être en paix avec lui-même, une vague de mystères et de meurtres s'empare de l'île. Sherlock Holmes va devoir mettre ses talents en œuvre afin de faire éclater la vérité.</p>

<p> </p>

<p>Le moins que l'on puisse dire, c'est que le postulat de départ de l'histoire du jeu est d'un classique consommé. Le principe du personnage qui revient là où il a vécu durant son enfance et qui va de mystère en mystère jusqu'à découvrir la vérité sur son passé, ce qui va modifier profondément notre héros, a été utilisé de nombreuses fois par le passé. Pour autant, si la destination est plus ou moins connue, le voyage pour y parvenir, est quant à lui plutôt satisfaisant. Les enquêtes que va devoir mener Sherlock sont plutôt maîtrisées et tiennent parfaitement le joueur en haleine.</p>

<p> </p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1638098172Sherlock%20Holmes%20Chapter%20One_20211029091301.jpg" style="height:422px; width:750px" /><br />
<em>Le jeu propose de nombreuses phases de dialogues pour interroger les suspects et les témoins.</em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>D'autant que les conclusions de vos enquêtes ne sont pas évidentes. En effet, il arrivera régulièrement que plusieurs suspects correspondent à vos conclusions et il vous faudra alors faire un choix. Et l'originalité, c'est que ce choix n'apporte pas de victoire ou de défaite. Si vous avez choisi un innocent, le jeu ne vous pénalisera pas pour autant. Le jeu acceptera votre choix et vous devrez continuer avec cet éventuel doute. Et cet aspect est poussé encore plus loin lorsque le choix repose sur la moralité de la décision.</p>

<p> </p>

<p>A cela s'ajoute la volonté des équipes de Frogwares de moderniser la mythologie autour du personnage de Sherlock Holmes, ce genre de tentative étant aussi intéressante que compliquée. En effet, avec un personnage qui a plus de cent trente ans, il devient nécessaire de trouver de nouvelles façons de le représenter et les adaptations récentes ont su prendre avec plus ou moins de réussite ce virage. Concernant Sherlock Holmes : Chapter One, ce n'est pas tant dans la période historique, qui reste fidèle à celle d'origine, que dans la personnalité propre de Sherlock et celles de son entourage qui fait preuve de nouveauté. Ainsi, certains personnages iconiques de l'entourage du détective consultant se voient profondément modifiés et ce de manière plutôt maligne. Au final, Frogwares parvient à trouver l’équilibre entre respect du matériau de base et réadaptation de l'œuvre.</p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Une technique perfectible pour une direction artistique maîtrisée</strong></span></p>

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<p>Graphiquement parlant, le jeu est plutôt joli. Malgré tout, on ressent que le jeu est présent à la fois sur la génération précédente et la génération actuelle de consoles. En effet, bien que proposant des textures plutôt réussies et des effets de lumière parfois saisissant, on remarque facilement que les animations des personnages sont rigides durant les dialogues et surtout, on constate du cliping au loin quand on se déplace dans la ville de Cordona, tout comme on a parfois des baisses de framerate à certains endroits. Si ce n'est guère dérangeant, le jeu n'étant pas particulièrement riche en action, on peut quand même trouver cela dommage sur la nouvelle génération de consoles.</p>

<p> </p>

<p>Mais si techniquement le jeu est perfectible, artistiquement Sherlock Holmes : Chapter One s'en sort bien mieux. Proposant un monde ouvert à l'intérieur de la ville de Cordona, on y retrouve parfaitement l'ambiance d'une ville méditerranéenne de la fin du XIXème siècle. Les différentes cultures se croisent au détour de chaque ruelle et on traverses même différents environnements comme le quartier pauvre de Miner's End, le quartier industriel ou la Vieille Ville. Chaque quartier possède son ambiance propre tout en offrant une cohérence globale grâce aux habitants de la ville qui vaquent à leurs occupations. Bien sûr, les modèles 3D sont peu nombreux pour la foule et on croise de nombreux clones au fil des ruelles, mais le tout est vivant et crédible.</p>

<p> </p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1638097164Sherlock%20Holmes%20Chapter%20One_20211029100437.jpg" style="height:422px; width:750px" /><br />
<em>Certains jeux de lumière sont particulièrement réussis</em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Côté bande son, Sherlock Holmes : Chapter One s'en sort plutôt pas mal. Les musiques du jeu remplissent parfaitement leur office et donnent parfaitement le ton et la couleur des actions que vous réalisez durant vos aventures. Malheureusement, aussi sympathiques soient-elles, elles ne resteront pas en tête une fois le jeu éteint. Quant aux doublages, ici aussi le jeu s'en tire avec les honneurs. Proposant uniquement un doublage en anglais avec sous-titres, pour plus d'immersion, on retrouve bien les divers accents liés aux différentes cultures qui cohabitent à Cordona. Hélas, il arrive parfois que certains PNJ déclament leurs répliques avec moins d'enthousiasme que d'autres et on se retrouve avec des répliques un peu trop surjouées de temps à autre.</p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>La ville de Cordona comme terrain de jeu unique</strong></span></p>

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<p>D'ailleurs, le jeu propose une exploration plutôt ludique. En effet, contrairement aux principaux <em>open world</em> du marché, la carte de Cordona ne regorge pas d'icônes à aller visiter afin de découvrir des quêtes ou des collectibles. Ici, il faudra véritablement flâner dans les rues de la ville afin de découvrir des nouveautés. Les seules icônes de la cartes sont les voyages rapides, les lieux importants comme l'hôtel de police, et les scènes de crimes de l'enquête en cours. Ainsi, lors de vos enquêtes il faudra régulièrement recourir aux archives ou bien lire les preuves afin de trouver l'adresse à laquelle vous rendre pour continuer. Mais encore une fois, la carte n'affichera pas d'icône automatiquement. Il faudra recouper les informations pour placer vous même un marqueur vers le lieu approximatif où vous rendre et ainsi explorer pour découvrir votre destination.</p>

<p> </p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1638107173Sherlock%20Holmes%20Chapter%20One_20211128142704.jpg" style="height:422px; width:750px" /><br />
<em>En plus de n'indiquer que les lieux essentiels, la carte regorge de clins d'oeil aux romans.</em></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Cet aspect exploration est encore magnifié par le fait que la plupart des activités annexes proposées par le jeu se découvrent en flânant dans la ville de Cordona. Il est ainsi possible, au détour d'une ruelle, de tomber sur une affiche, un monument ou une discussion qui déclenchera le début d'une enquête à résoudre. Mais outre ces petites enquêtes de vol ou meurtre, il y a également des chasses aux trésors à mener grâce à des énigmes ou des photographies qui indiquent des lieux à trouver. Enfin, une dernière activité consiste à restaurer le manoir de Sherlock, ce qui permet en prime d'aider le personnage à reconstituer les souvenirs de son enfance. Hélas, au final, à part les quelques activités non liées à des enquêtes, on tourne toujours autour des enquêtes ce qui est évidemment logique mais vite redondant.</p>

<p> </p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:18px"><strong>Un Sherlock Holmes avec super-pouvoirs de détective</strong></span></p>

<p> </p>

<p> </p>

<p>Mais comment se déroule une enquête dans Sherlock Holmes : Chapter One ? Eh bien de manière assez classique finalement. Sherlock arrive sur une scène de crime et va devoir collecter les indices et interroger les suspects. Afin de réunir les preuves, Sherlock Holmes dispose d'un super pouvoir idéal : une super vision. En effet, comme chaque personnage de jeu vidéo depuis l'avènement de la HD, Sherlock dispose d'une vision de détective qui lui permet de mettre en évidence les objets avec lesquels il est possible d’interagir. Ceux-ci se manifestent alors avec un point de couleur jaune, signifiant qu'ils n'ont pas encore été observés. Heureusement, cette vision ne dure que quelques instants et met plusieurs secondes à se recharger afin d'éviter de trop en abuser. En plus de cette super vision, Sherlock possède un mode de concentration qui lui permet d'observer certaines preuves ou individus afin d'en dresser un portrait. En cas de traces de pas ou de sang, il est même possible d'utiliser ce mode concentration afin de les suivre jusqu'à une nouvelle destination.</p>

<p> </p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1638097458Sherlock%20Holmes%20Chapter%20One_20211029091558.jpg" style="height:422px; width:750px" /><br />
<em>La collecte d'indices est une mécanique essentielle du gameplay.</em></p>

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<p> </p>

<p>Mais Sherlock n'a pas qu'un sens de l'observation affûté, il est aussi un homme de science, ce qui lui permet de réaliser des analyses chimiques sur certaines preuves. C'est sans doute le mini-jeu qui vous fera réfléchir au maximum tant sa difficulté peu s'avérer importante. Grossièrement, il suffit de prendre des éléments chimiques, de les associer à des manipulations afin d'obtenir le résultat escompté. Si au départ ces analyses sont plutôt facile, la difficulté augmente rapidement alors qu'arrivent des valeurs négatives. D'autant que les analyses chimiques n'offrent pas de tutoriel pour apprendre la signification des différents symboles. Si une page d'aide existe bien, elle n'offre qu'un survol rapide de ce qui est attendu. D'ailleurs, il est totalement possible de passer automatiquement ces phases d'analyses au cas où celles-ci auraient raison de votre patience.</p>

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<p>Une fois le tour de la scène de crime effectué, Sherlock va pouvoir réaliser une reconstitution mentale. Pour ce faire, il laisse le relais à son ami Jon qui va l'aider à visualiser mentalement la scène en lui proposant différentes possibilités. Il faudra alors reconstituer correctement le déroulé des événements selon les indices que vous avez récolté. Si ces phases sont plutôt ludiques, elles restent en général assez simples d'autant qu'il est littéralement impossible de se tromper, Jon refusant tout simplement de laisser la main à Sherlock tant que le bon déroulé n'a pas été trouvé.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1638097818Sherlock%20Holmes%20Chapter%20One_20211029091431.jpg" style="height:422px; width:750px" /><br />
<em>Le palais mental est le le lieu où il faudra associer différentes idées pour obtenir des théories faisant avancer l'enquête.</em></p>

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<p>Toutes les preuves ainsi recueillies sont notées dans le carnet d'enquête de Sherlock. C'est dans ce carnet qu'il est possible de savoir quoi faire pour la suite grâce aux icônes rouges sur chaque preuve. Une bulle de discussion signifie qu'il faut parler à un témoin ou suspect, trois personnages signifie qu'il faut demander à des passants des informations tandis qu'un œil signifie qu'il faut se concentrer dessus, et une boussole indique un lieu où vous rendre.</p>

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<p>On peut se dire, légitimement, que de telles aides dans la recherche de preuve peuvent grandement simplifier les enquêtes et c'est un fait indéniable auquel les développeurs ont su trouver une parade. En effet, le jeu propose deux modes de difficulté pour les enquêtes. En mode facile, toutes les aides et les notifications de progression de l'enquête sont disponibles. En revanche, pour une expérience plus poussée, il y a le mode difficile qui retire toutes les aides visuelles et notifications de progression, ce qui procure immédiatement la sensation unique d'être dans la peau de Sherlock Holmes.</p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Espionner n'est pas jouer</strong></span></p>

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<p>Il arrivera régulièrement que pour obtenir des informations ou infiltrer certains lieux, Sherlock ait besoin de se déguiser. C'est ainsi qu'il est possible d'aller acheter, ou louer si votre budget est plus serré, des costumes auprès des marchands de la ville. Il faudra alors parfaitement étudier la cible à imiter afin de faire illusion. Pour ce faire, outre les vêtements, il est nécessaire de mettre un chapeau, de modifier sa coupe de cheveux ou encore de mettre une fausse barbe et du maquillage. Pour être sûr d'être parfaitement dans le rôle souhaité, le menu garde-robe offre différentes jauges représentant les différentes possibilités offertes par les déguisements. Plus une jauge est verte et élevée et plus votre personnage fera illusion. Cette mécanique est l'une des plus intéressantes car elle permet de bien mettre l'observation des joueurs à l'épreuve, d'autant que pour obtenir des informations venant des passants dans la rue, il faudra demander au bon PNJ avec le bon costume sous peine de se faire éconduire sans ménagement. A savoir également, certains costumes sont purement cosmétiques et ne servent qu'à mieux habiller Sherlock sans influencer outre mesure le jeu.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1638097941Sherlock%20Holmes%20Chapter%20One_20211031091239.jpg" style="height:422px; width:750px" /><br />
<em>Les déguisements sont une composante à ne pas négliger pour évoluer dans Cordona.</em></p>

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<p>Pour terminer, Sherlock peut également espionner certaines conversations entre deux PNJs. Passant en mode observation, il faut alors choisir les phrases qui correspondent à ce que l'on veut découvrir, le tout en temps limité. Pas toujours très intuitif dans les mots-clés à sélectionner, il faudra souvent s'y reprendre à plusieurs fois pour réussir à obtenir l'information requise. Ces phases peuvent permettre à Sherlock d'obtenir des indices dans une enquêtes en cours ou tout simplement offrir une nouvelle affaire à résoudre. Il ne faut donc pas hésiter à les réaliser lorsqu'elles se présentent.</p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Des combats de cour de récrée</strong></span></p>

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<p>Mais Sherlock Holmes n'est pas qu'un homme cérébral et sait faire preuve d'une certaine violence le moment venu. Le jeu se doit donc de rendre honneur à cet aspect de la personnalité de Sherlock et c'est sans doute le point le plus faible du jeu. En effet, régulièrement dans l'aventure, ou en tant qu'activité annexe, il faudra pénétrer des repaires de criminels qu'il faudra arrêter. Notre personnage n'étant pas assermenté auprès de la justice, il n'a donc pas le permis de tuer. Il faut ainsi venir à bout de vos ennemis en les assommant afin que la police puisse, par la suite, les mettre en prison.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1638107278Sherlock%20Holmes%20Chapter%20One_20211128143013.jpg" style="height:422px; width:750px" /><br />
<em>Les phases d'action manquent clairement de vie et de fun.</em></p>

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<p>Par conséquent, les phases d'action ne sont malheureusement pas très palpitantes. Afin de ne pas blesser vos adversaires, il va falloir les assommer. Pour ce faire, lorsque Sherlock vise avec son arme, il entre en mode concentration avec un court ralentit du temps afin de vous permettre d'observer votre adversaire et votre environnement. Si votre ennemi possède sur lui un objet qui ressort en surbrillance jaune ou qu'il se trouve proche d'un tel objet, alors il vous suffit de tirer dessus afin de le déstabiliser. C'est à cet instant que vous pourrez assommer votre adversaire grâce à un <em>finish move</em> lié à un petit QTE. Si jamais votre ennemi possède sur lui des objets en surbrillance bleue, alors cela veut dire qu'il est protégé par une armure. Afin de pouvoir le déstabiliser, il faut en premier lieu lui retirer en tirant sur chacune des pièces, et en terminant obligatoirement par la protection du visage. C'est seulement à ce moment que vous pourrez tenter de le déstabiliser et l’assommer.</p>

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<p>Afin d'éviter de vous-même vous faire tuer par les criminels, qui eux n'hésitent pas à tirer à balles réelles, il est possible d'effectuer une roulade vous permettant de vous mettre à l'abri. On note également la possibilité de s'accroupir, bien qu'on ne voit pas l'intérêt puisque le jeu ne propose pas d'infiltration et que cela ne fait que nous ralentir dans la mêlée. Enfin, Sherlock peut utiliser de la poudre pour emprunte digitale afin de la souffler sur les criminels. Ceux pris dans le nuage sont immédiatement déstabilisés, sauf s'ils portent encore leur armure. Et ce nuage peut, le cas échéant, vous permettre de vous dissimuler quelques secondes le temps de vous éloigner pour mieux vous concentrer ou simplement de vous permettre de recharger votre pistolet.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1638107360Sherlock%20Holmes%20Chapter%20One_20211128143514.jpg" style="height:422px; width:750px" /><br />
<em>Les repaires de criminels proposent des défis qui peuvent pimenter un peu les affrontements.</em></p>

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<p>Au final, ces phases d'action ne sont pas très compliquées à partir du moment où on à compris comment agir face à chaque criminel, ceux-ci n'étant pas vraiment très variés. Elles en deviennent vite trop faciles et peu ludiques, se résumant en un grand jeu du chat et de la souris entre Sherlock et ses ennemis, ce qui ne pousse pas vraiment à se lancer à l'assaut des repaires optionnels qui se trouvent dans chaque quartier de Cordona. Les repaires de bandits peuvent augmenter un peu la difficulté car les criminels présents sont plus difficiles à toucher que durant l'aventure principale. De plus, il est possible d'y ajouter des modificateurs qui ajoutent une touche de défis comme moins de balles dans le revolver ou l'impossibilité d'utiliser l'environnement. Mais pour les débloquer, il faut impérativement avoir terminé les repaires une première fois et ce n'est pas sûr qu'on ait envie d'y retourner par la suite.</p>
<p></p><p>Jouabilité (16 / 20) : Le gameplay du jeu tourne principalement autour des enquÃªtes et de la rÃ©solution de mystÃ¨res. La recherche d'indice peut Ãªtre facilement simplifiÃ©e avec toutes les aides du jeu. Quant aux phases de combat, elles ne sont pas vraiment palpitantes Ã  jouer mais restent assez peu nombreuses pour ne pas lasser.</p><p>Graphisme (16 / 20) : Le jeu souffre de quelques soucis techniques comme du cliping et des baisses de framerate. On sent que le jeu est principalement conÃ§u pour la prÃ©cÃ©dente gÃ©nÃ©ration de consoles. Heureusement, la ville de Cordona est pleine de vie et artistiquement rÃ©ussie.</p><p>Bande son (15 / 20) : Les musiques sont agrÃ©ables Ã  l'oreille mais restent trop souvent utilisÃ©es comme simple couleur des Ã©vÃ©nements en cours, ce qui empÃªche de vÃ©ritablement les retenir. Les doublages oscillent entre rÃ©ussis et surjeu.</p><p>Durée de vie (17 / 20) : La ville de Cordona est entiÃ¨rement visitable et propose ainsi de nombreuses activitÃ©s annexes ce qui rallonge la durÃ©e de vie sans pour autant valoir un sentiment de lassitude. Il faut ainsi compter une bonne quarantaine d'heures pour en faire le tour.</p><p>Scénario (16 / 20) : Le postulat de dÃ©part est assez simple et a Ã©tÃ© utilisÃ© de nombreuses fois dans d'autres Åuvres, mais la qualitÃ© d'Ã©criture des diffÃ©rentes enquÃªtes, principales ou annexes, compensent largement cet aspect basique.</p><p>Conclusion (16 / 20) : Sherlock Holmes : Chapter One est un jeu d'aventure somme toute rÃ©ussi. S'il possÃ¨de des dÃ©fauts, notamment en ce qui concerne ses graphismes, il offre malgrÃ© tout une aventure riche en enquÃªtes et se permet mÃªme de rÃ©inventer la mythologie de Sherlock Holmes avec une certaine originalitÃ©. Pour peu qu'on passe le jeu en mode difficile, on se retrouve avec une expÃ©rience qui demandera rÃ©flexion et sens de la dÃ©duction.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] AI : The Somnium Files</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3328/test-multi-the-somnium-files</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3328/test-multi-the-somnium-files</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.04256900+1637884461.jpg</image><pubDate>Sat, 20 Nov 2021 17:03:56 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.04256900+1637884461.jpg"><p><em>Paru en 2019 sur PlayStation 4, PC et Nintendo Switch, <span style="color:#0000FF"><strong>AI : The Somnium Files</strong></span> aura finalement attendu l'annonce d'une suite deux ans plus tard pour se montrer sur Xbox One le <span style="color:#008000"><strong>30 septembre dernier</strong></span>. <a href="http://www.consolefun.fr/"><span style="color:#FF0000"><strong>ConsoleFun.FR</strong></span></a> ne s'étant pas penché sur le titre de <strong>Spike Chunsoft </strong>lors de sa sortie initiale, l'apparition de <span style="color:#0000FF"><strong>AI : The Somnium Files</strong></span> sur le Microsoft Store et le service Xbox Game Pass est l'occasion pour la rédaction de s'intéresser de plus près à ce jeu d'enquête particulièrement intrigant.</em></p>

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<p><img alt="" src="/upload/images/1637415423Main.jpg" style="width:100%" /></p>

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<table border="1" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width:100%">
	<tbody>
		<tr>
			<td><u><strong>N.B. :</strong></u> <span style="color:#0000FF"><strong>AI : The Somnium Files</strong></span> ne propose pas de traduction française, d'où la présence de textes uniquement en anglais dans les différentes captures d'écran figurant dans ce test écrit.</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Celui qui scrute l'abysse</strong></span></p>

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<p>Agent spécial du département top-secret ABIS (<em>Advanced Brain Investigation Squad</em>) de la police tokyoïte, Kaname Date est dépêché sur la scène d'un nouveau crime épouvantable : le corps mutilé de Shoko Nadami, une vieille connaissance à lui, a été retrouvé dans un parc d'attractions abandonné. Le globe oculaire gauche de la victime a été retiré <em>ante-mortem</em> et son cadavre ensanglanté a été attaché à l'un des chevaux en bois du manège. Alors que l'intrigue principale et son atmosphère oppressante s'imposent ensemble dès le lancement de la partie, le joueur est tout de suite plongé dans les yeux de Date pour enquêter et relever des indices : en bougeant la tête du personnage avec le joystick droit de la manette et en déplaçant le curseur avec le gauche, on peut cliquer sur les personnages visibles à l'écran pour converser avec eux et sur les éléments du décor pour les observer. Doté d'un œil gauche cybernétique super performant où loge Aiba, l'intelligence artificielle AI-Ball qui l'accompagne et l'assiste en permanence <em>via </em>un nerf artificiel, Date repère rapidement une présence cachée dans la colonne centrale du caroussel grâce à sa vision à rayon X. Forçant l'accès vers l'intérieur de la structure, l'agent trouve une enfant apeurée, un pic à glace recouvert d'hémoglobine dans le creux de ses jeunes mains : Mizuki Okiura, la fille de la victime qu'il héberge maintenant depuis des années...</p>

<p> </p>

<p>Considérée comme témoin clé, Mizuki est emmenée au quartier général d'ABIS pour être interrogée, mais son traumatisme est tel qu'elle est devenue incapable de parler. Alors que cette affaire rappelle à la cheffe du département une série de meurtres opérée il y a six ans de cela, quand Date a perdu son œil gauche et ses souvenirs, le tuteur non-officiel de la préadolescente reçoit l'ordre de "Psyncer" avec elle et de pénétrer son Somnium, ou en d'autres mots, d'entrer dans son subconscient et de manipuler certains éléments de son rêve afin de revivre la scène de la découverte du corps et soigner son aphonie. Ainsi, Date utilise la Psync Machine sur la jeune victime et constate que le monde de ses songes est torturé par des images surréalistes et cauchemardesques...</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1637845451PsynchMachine.jpg" style="width:100%" /><em>L'utilisation de la Psync Machine est récurrente et permet à ABIS de remonter la trace de l'assassin — supposé tueur en série — le plus rapidement possible.</em></p>

<p> </p>

<p>Dans cette seconde séquence de jeu, le joueur est mis aux commandes de l'avatar humanoïde d'Aiba qui dispose de pas moins de six minutes pour déverrouiller les Verrous Mentaux (<em>Mental Lock</em>) du sujet "Psyncé". Pour se faire, Aiba doit se déplacer dans le Somnium et résoudre des énigmes en interagissant avec les éléments oniriques en rapport avec l'enquête et l'état de la psyché du sujet (principalement dans des cas de figure comme celui de Mizuki). Malheureusement pour l'agent spécial et sa partenaire virtuelle, les rêves bafouent très souvent les lois naturelles, impliquant pour eux et pour le joueur d'expérimenter certaines combinaisons entre différents éléments du rêve qui ne concordent pas d'un point de vue rationnel : le manège tourbillonnant à une vitesse effroyable du Somnium de Mizuki peut par exemple être lié à un autre objet tournoyant, comme un parasol se trouvant à proximité.</p>

<p> </p>

<p>Le nombre élevé d'objets et d'interactions chronophages possible laisse penser à raison que six minutes pour aller au bout d'un Somnium est bien trop peu, et c'est pourquoi Pewter, le professeur qui a inventé la Psync Machine et l'AI-Ball, a récemment ajouté deux nouvelles fonctions à Aiba. La première consiste à un ralentissement extrême du temps lorsque Aiba ne bouge pas dans le monde des rêves. Même si la stase semble totale, il est techniquement possible d'accéder à l'écran de Game Over en patientant tranquillement que le minuteur n'affiche plus que des zéros. La seconde est la disposition de TIMIEs, des bonus écourtant une action — qu'elle soit utile à la progression ou non. Ces bonus ne peuvent être obtenus qu'en effectuant des actions qui, très souvent, indiquent quel TIMIE il y a à la clé lors de l'affichage des choix d'actions disponibles. Ne pouvant en transporter que trois au maximum, Aiba est incapable de se débarrasser manuellement de ses TIMIEs ou de les additionner pour une économie temporelle optimale. Pour remplacer l'un d'entre eux, elle est contrainte d'en gagner un nouveau qui prendra systématiquement la place du plus ancien des trois. Malheureusement pour elle, les actes effectuées dans un Somnium imposent parfois cruellement un TIMIE néfaste qui multiplie systématiquement le temps nécessaire à la réalisation de la prochaine action du joueur, en plus de logiquement parasiter une place dans son minuscule inventaire jusqu'à son utilisation. Ce lot de règles très simple à comprendre et à mettre en œuvre presse le joueur à gérer ses précieuses secondes et ses TIMIEs afin d'ouvrir les Verrous Mentaux le plus rapidement possible.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1637759942ActionetTIMIE.jpg" style="width:100%" /><em>Agir dans le Somnium consomme obligatoirement du temps. Heureusement, l'interface permet de comprendre instantanément le temps nécessaire à la réalisation d'une action, les TIMIEs que l'on peut gagner en en achevant une, et l'économie temporelle possible en utilisant un bonus. Par ailleurs, les actions effectuées dans de précédents essais sont enregistrées, permettant ainsi au joueur de visualiser plus rapidement ses erreurs passés et de tester de nouvelles combinaisons (certains TIMIEs étant inconnus jusqu'à l'achèvement de l'action qui y est liée, en obtenir un lors de ses premiers pas dans un Somnium permet de l'identifier et d'afficher sa nature lors de ses prochains essais).</em></p>

<p> </p>

<p>Après cette première rencontre avec le monde des songes, le joueur incarne à nouveau Date et constate sans grand étonnement la boucle ludo-narrative qui s'offre à lui : une phase d'investigation menant à une découverte majeure suivie d'une phase de réflexion dans le Somnium d'un témoin ou d'un principal suspect, puis recommencement. On constate rapidement que la présentation des différentes séquences de jeu évoque les principales mécaniques du point & click : quand Date mène l'enquête, le point de vue passe à la première personne et le curseur devient le seul moyen d'interaction possible avec la scène, et malgré la liberté de mouvements plus conséquente du joueur lorsqu'il est invité à élucider les énigmes absurdes du Somnium, l'avatar d'Aiba s'apparente lui aussi à un curseur qui, en un clic, interagit avec les éléments du décor onirique. À quelques rares exceptions près où Aiba est capable de transporter des objets d'un point A à un point B selon les commandes du joueur, il est impossible d'en ramasser, d'en assimiler ou d'en utiliser à son bon vouloir. AI : The Somnium Files se contente de cette simple mécanique : pointer et cliquer.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="/upload/images/1637759602MizukiSomnium.jpg" style="width:100%" />La progression dans le Somnium est sauvegardée automatiquement à chaque Verrou Mental ouvert. Cependant, le temps nécessaire à la résolution des prochaines énigmes peut s'avérer beaucoup plus élevé qu'escompté, mettant alors le joueur face à une impasse. Heureusement, il peut rembobiner sa progression jusqu'à trois Verrous Mentaux en arrière afin d'aller plus rapidement à l'essentiel. Si ce n'est pas encore suffisant ou s'il épuise ses trois checkpoints, il peut tout simplement recommencer le Somnium depuis le menu et tenter une approche plus efficace.</em></p>

<p> </p>

<p>Avec le nombre ahurissant de textes intégralement doublés, le portrait des interlocuteurs joliment animé en 3D affiché à côté des dialogues, un déroulement scénaristique très dirigiste et des personnages esthétiquement très "manga", le titre de Spike Chunsoft semble plutôt se rapprocher du visual novel. Seules les scènes dans le Somnium écartent légèrement AI : The Somnium Files du genre, mais il est malgré tout important de le catégoriser dans la mesure du possible afin de cerner au mieux l'expérience du jeu et livrer un jugement critique juste. Si AI : The Somnium Files est considéré par ses développeurs et par beaucoup de joueurs comme un jeu d'aventure, son considérable aspect visual novel n'est pas irréfléchi : plus que le gameplay, c'est l'histoire qui est mise en avant.</p>

<p> </p>

<p>Pour divertir le joueur et maintenir son intérêt jusqu'à la fin de l'histoire, AI : The Somnium Files pourrait sommairement continuer d'emprunter une voie scénaristique toute tracée vers des évènements plus macabres encore que son introduction, mais le jeu se voue à une toute autre volonté que celle de nous infliger une série de meurtres à laquelle le joueur ne pourrait qu'être spectateur.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1637835944AibaInBosssRoom.jpg" style="width:100%" /><em>Grâce à la réalité augmentée, Aiba prend parfois l'initiative d'apparaître dans la vision de Date afin de faciliter les échanges d'informations et faire un récapitulatif complet sur la situation de l'enquête.</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Un doigt dans l'œil</strong></span></p>

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<p>Alors qu'il existe une quantité considérable d'actions inutiles et chronophages dans le Somnium qui, pour rappel, n'a de logique que la psyché et la mémoire parfois instables du sujet, la majorité d'entre elles s'avèrent être ridicules et amusantes : entre les disputes puériles entre Aiba et Date qui l'oblige à agir de façon absurde, les évènements qui ne se passent jamais comme prévu et les nombreux jeux de mots spontanés que les deux compagnons sortent à tout bout de champ pour détendre l'atmosphère, il y a de quoi être étonné. Il en va de même lors des phases d'investigation où, en cliquant un peu partout et sur n'importe quoi, le joueur est récompensé non pas par des informations cruciales pour l'avancement de l'enquête mais par un humour décalé et surprenamment bien dosé.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1637836813Evangelion-ref.jpg" style="width:100%" /><em>AI : The Somnium Files établie beaucoup de ses blagues sur des références à d'autres jeux, à la japanimation et à des personnalités réelles. Que vous ayez ou non les références citées par les personnages (la traduction anglaise n'aidant pas à toutes les saisir), l'important décalage qui se crée dans certaines situations prête naturellement à sourire. Ci-dessus, une référence évidente à </em>Neon Genesis Evangelion<em>.</em></p>

<p> </p>

<p>Les <em>running gags</em> sont monnaie courante dans AI : The Somnium Files, ils arrivent même à inciter le joueur à toujours cliquer ici et là afin de débloquer une blague et sa suite. Simple sourire aux lèvres, la récompense du joueur semble modeste, voire aussi ridicule que l'humour qui nous est servi, mais subsiste une certaine admiration lorsque l'on constate que ce dernier fait partie intégrante de la direction artistique et de l'univers du jeu. Ainsi, certaines incohérences inhérentes aux récits illustrés sont ici normalisées — logiques : les personnages ne changent jamais de vêtements parce qu'ils sont trop rationnels pour en choisir de nouveaux, la puissance abusive d'une gamine en colère et les réflexes 3,6 fois plus réactifs de Date lorsqu'un magazine pornographique est en jeu deviennent de véritables atouts lors des opérations recourant à la force brute. Avec autant de bêtises racontées au cours de l'enquête, on ne peut que se demander si elles serviront vraiment à quelque chose plus tard ou non.</p>

<p> </p>

<p>Alors que l'humour aurait pu se contenter d'habiter les dialogues et les descriptions d'objets, il s'invite aussi lors des scènes d'action. En effet, le titre de Spike Chunsoft propose également de l'action entre deux gros rebondissements scénaristiques, histoire de rendre le récit plus palpitant, mais plusieurs problèmes persistent durant ces phases qui arrivent pourtant toujours à point. Tandis que les révélations importantes sont généralement climaciques, les scènes d'action qui les talonnent semblent atténuer la tension narrative avec des solutions musclées et loufoques, mais l'humour censé rendre les agissements de Date aussi imprévisibles que d'ordinaire est gâché par quelques animations recyclées. Ces dernières s'activent lors de certains moments clés (lorsque Aiba anticipe toutes les issues possibles au milieu des situations les plus désespérées ou quand, sans l'assistance du joueur, Date change le type de munitions de son Evolver — son arme à feu fétiche), rappelant au passage les animations répétées à loisir que l'on trouvait dans les anciennes séries télévisées pour vendre des produits dérivés ou économiser du temps de production. Distrayante au départ et cohérente avec la direction artistique du jeu, cette forme de mise en scène rallonge inévitablement les séquences d'action, en plus de leur retirer ce côté spontané et surprenant que l'on retrouve justement dans l'humour des personnages.</p>

<p> </p>

<p>Ne pouvant vraisemblablement pas agir durant ces phases si ce n'est en exécutant des QTE aussi simples qu'inutilement punitives, le joueur est voué à regarder les mouvements rigides et robotiques des personnages, ainsi que les courts mais plutôt pénibles temps de chargement lorsque la caméra alterne entre la vue subjective et celle à la troisième personne pour une mise en scène correcte mais sans éclat, soit le total opposé des phases d'investigation où les gestes très mécaniques des personnages sont éclipsés par leur faciès travaillé et où les changements de perspective sont quasi instantanés. AI : The Somnium Files étant plus proche du visual novel que du point & click, il est normal de constater le manque d'interactivité lors de ces séquences, mais ces dernières auraient pu gagner en intérêt et en intensité si elles nous avaient proposé de nouveaux casse-têtes à résoudre — limités dans le temps ou non — avec l'aide d'Aiba et ses prévisions super précises, impliquant davantage le joueur dans l'action sans avoir à passer par une mécanique de jeu désuète.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1637855530QTE.jpg" style="width:100%" /><em>Même s'il s'agit de QTE </em><em>déguisés, les rares passages demandant de viser suffisamment longtemps un objet afin de lui tirer dessus arrivent à capter un peu plus l'attention du joueur.</em></p>

<p> </p>

<p>En clair, les scènes d'action supposées dynamiser le rythme du jeu finissent ironiquement par le briser. Malgré le désintérêt qu'on peut leur trouver, ces séquences ne sont pas au cœur d'AI : The Somnium Files et ne composent pas son essence première. Bien plus malin qu'il ne veut le faire paraître avec son humour, le jeu sait magistralement maintenir la curiosité du joueur grâce à des embranchements scénaristiques menés avec <em>maestria</em>.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1637876355Files.jpg" style="width:100%" /><em>Depuis le menu, il est possible de consulter le dossier personnel de tous les personnages rencontrés, de retrouver le vocabulaire difficile et les explications pseudoscientifiques dans l'appendice, et d'admirer dans l'album les </em>artworks<em> et les </em>concept arts<em> qui se débloquent progressivement après l'achèvement des différents Somnia et la découverte des mystérieuses AI-Balls dissimulées dans chacun d'entre eux. D'ailleurs, ce menu peut être activé n'importe quand en dehors des cinématiques.</em></p>

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<p><strong><span style="font-size:18px">Gentil n'a qu'un œil</span></strong></p>

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<p>En continuant l'investigation avec Date, le joueur a très souvent le choix des questions à poser aux témoins, aux suspects ou à leurs proches, mais celles-ci n'impactent en rien la trame scénaristique du jeu (<em>a contrario</em>, elles peuvent débloquer des fins bonus qui ne sont rien d'autre que des blagues ou des <em>game over</em>, mais il faut généralement insister pour les obtenir). En effet, tous les dialogues d'une scène peuvent être lus sans que cela ne change l'histoire, seules quelques indices dissimulés et d'énièmes jeux de mots sauront gratifier les joueurs les plus curieux.</p>

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<p>Cependant, lors des phases dans le Somnium, plusieurs solutions à une énigme existent parfois. Selon son accomplissement, un Verrou Mental différent s'ouvre et dévie le joueur vers une autre partie du rêve qui, immanquablement, influence les pensées du sujet Psyncé ainsi que le cours des évènements. Par exemple, lorsque Date et Aiba visitent le Somnium de Mizuki, deux possibilités s'offrent à eux : en agissant d'une certaine manière, la préadolescente est soignée de son traumatisme, mais en manœuvrant différement les éléments de son esprit, elle conserve son aphonie. Deux routes temporelles se déploient alors ; dans chacune de ces voies, les intrigues scénaristiques et les Somnia visités diffèrent, tandis que dans ces derniers, de nouveaux Verrous Mentaux sont exposés, chacun d'entre eux menant vers des branches scénaristiques inédites ayant leur propre arc narratif qui, généralement, se focalise sur l'un des personnages au centre de l'intrigue actuelle. Tous ces arcs se concluent non pas par la résolution de l'enquête mais par un cliffhanger dévoilant un nouvel indice ou rapportant un évènement inattendu qui s'amuse à chambouler toutes les théories jusqu'alors imaginées par les personnages et le joueur.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1637776379FlowChart.jpg" style="width:1541px" /><em>Pour débloquer de nouvelles routes scénaristiques, le joueur est invité à utiliser l'Organigramme (</em>Flow Chart<em>) via le menu afin de revivre n'importe quel épisode du jeu. Ce plan est pratique pour débloquer les Verrous Mentaux manquants et dénicher les quelques collectables cachés dans les différents tableaux du Somnium.</em></p>

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<p>Ces cliffhangers interpellent le joueur et lui demandent avec brio de voir sous un nouvel angle cette affaire criminelle complexe qui semble délicieusement interminable (en cliquant un peu partout, il faut environ une trentaine d'heures de jeu pour finir entièrement la trame principale d'AI : The Somnium Files et une quarantaine pour compléter le jeu à 100%). C'est justement en abusant ainsi du joueur que AI : The Somnium Files dévoile son plein potentiel : en dénichant petit à petit des indices sans que l'on ne s'approche jamais du tueur, en suivant de fausses pistes et en interprétant les pensées des suspects après avoir difficilement exploré leur Somnium, on s'implique dans l'affaire en élaborant naturellement des théories au fil des heures de jeu.</p>

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<p>Étant donné le côté très dirigiste du scénario, l'enquête prendra inéluctablement fin d'elle-même, et le joueur au courant de ce phénomène devrait normalement arrêter d'étudier les indices à la place des personnages, mais il n'y a pourtant rien de plus grisant que de trouver des réponses avant qu'elles ne soient données ou de se perdre dans un lot de nouvelles informations qui forcent à réfléchir encore et encore jusqu'à ce qu'on se dise que, cette fois-ci, c'est la bonne solution. Le jeu a beau tirer l'enquête en longueur, la sensation d'approcher de la vérité est omniprésente, et il ne s'agit pas d'un simple état de fait, c'est le résultat d'une écriture de qualité qui utilise à merveille les contrastes pour humaniser des personnages virtuels et créer des rebondissements scénaristiques surprenants.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1637879892InvestigationReport.jpg" style="width:100%" /><em>Il est possible d'ouvrir le Rapport d'Investigation d'un épisode via l'Organigramme afin de recommencer une séquence bien précise.</em></p>

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<p>Ainsi, si Date ressemble au héros amnésique au grand cœur que l'on connaît dans les JRPGs, il est aussi un pervers qui ne démord jamais de ses convictions lubriques, et si Aiba est franche et capable de hacker calmement presque n'importe quel serveur et appareil électronique pour traquer ou tromper des suspects, elle panique et devient rapidement maladroite lorsqu'elle doit interagir de façon plus directe avec les humains puisqu'elle s'engage à leur mentir — ce qui est loin d'être son fort. Étant tous impliqués d'une manière ou d'une autre dans cette affaire, les autres personnages, qu'ils soient suspects ou témoins, sont eux aussi sujets à ce genre de contraste, et c'est par le biais des arcs narratifs qui leur sont dédiés que le joueur découvre leur véritable nature et leurs secrets. Grâce à ce contraste saisissant entre leur ton habituellement léger et le fardeau qu'ils dissimulent, l'empathie gagne le joueur et l'encourage à poursuivre les autres routes scénaristiques, quitte à devoir recommencer les Somnia auparavant sondés qui, peut-être, auront plus de sens à ses yeux (par ailleurs, pour ne pas assommer le joueur avec des textes qu'il a déjà lus, la gachette droite est consacrée à l'accélération des dialogues et des cinématiques).</p>

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<p>C'est de cette même façon que l'humour et la routine du joueur noircissent les évènements funestes qui l'attendent, avivent ses émotions et l'impliquent davantage dans <strong>son </strong>enquête.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1637880036BonneCompagnie.jpg" style="width:100%" /><em>Pour apprécier au mieux ces moments paisibles passés en bonne compagnie, il existe une option de lecture automatique des dialogues afin de ne rater aucun texte. Si l'erreur venait à se produire, sachez qu'un journal de la conversation permettant de relire et même de réécouter tous les dialogues d'un épisode est présent. Par ailleurs, bien que le casting anglophone soit correct, on préférera les voix japonaises très bien dirigées.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : S'apparentant davantage Ã  un visual novel, AI : The Somnium Files propose malgrÃ© tout une diversitÃ© de mÃ©caniques de jeu fort apprÃ©ciable mais dont la pauvretÃ© ludique se fait vite ressentir. Ainsi, les phases "point & click" ne servent qu'Ã  rÃ©compenser l'Åil du joueur et son humeur via des blagues, les Ã©nigmes du Somnium sont parfois difficiles Ã  rÃ©soudre puisqu'il faut interagir avec beaucoup d'Ã©lÃ©ments souvent inutiles Ã  la progression, et les scÃ¨nes d'action sont peu palpitantes Ã  vivre, notamment Ã  cause de leur mise en scÃ¨ne sans Ã©clat qui brise le rythme de l'histoire et de la prÃ©sence presque maladroite de QTE. On peut Ã©galement regretter une assistance de jeu un peu trop prononcÃ©e et un certain manque de challenge.
<br>MalgrÃ© Ã§a, le tout est consistant et maniable, mÃªme Ã  la manette. Le jeu se contentant principalement de nous raconter une histoire, on peut dire que AI : The Somnium Files ne fait pas trop d'erreurs, surtout que son scÃ©nario habile arrive Ã  impliquer naturellement le joueur dans l'enquÃªte qu'il raconte â une sorte de jeu dans le jeu.</p><p>Graphisme (15 / 20) : La direction artistique est irrÃ©prochable, les personnages et les dÃ©cors sont bien modÃ©lisÃ©s, les faciÃ¨s trÃ¨s convaincants et bien animÃ©s et les Somnia superbement agencÃ©s. Seuls les mouvements robotiques des personnages, la mise en scÃ¨ne des sÃ©quences d'action et quelques ralentissements viennent entacher l'aspect graphique du titre. Cependant, les cadres fixes des phases d'investigation sont travaillÃ©s et trÃ¨s bien choisis. L'aliasing est nullement dÃ©rangeant.</p><p>Bande son (17 / 20) : Collant parfaitement aux ambiances qu'elles dÃ©crivent avec minutie, les compositions musicales sont pour ainsi dire presque parfaites, bien que gÃ©nÃ©ralement trÃ¨s discrÃ¨tes. Elles participent Ã  renforcer cette aura de mystÃ¨re particuliÃ¨re qui plane jusqu'Ã  la fin du jeu, ainsi que certains contrastes mentionnÃ©s dans le test. Le casting japonais offre une excellente prestation et nous immerge sans soucis dans l'enquÃªte, tandis que les voix anglaises sont juste correctes.</p><p>Durée de vie (17 / 20) : Le visual novel est un genre qui peut lasser le plus impatient des joueurs, mais l'aspect enquÃªte menÃ© avec brio de celui-ci implique le joueur dans son histoire pour Ã©viter cet effet. Il faut entre 24 et 30 heures pour terminer le jeu normalement et environ 40 heures pour complÃ©ter le jeu Ã  100%. Une fois AI : The Somnium Files entiÃ¨rement fini, la question de la rejouabilitÃ© se pose cependant.</p><p>Scénario (18 / 20) : Principal atout du jeu, le scÃ©nario d'AI : The Somnium Files est dirigÃ© d'une main de maÃ®tre : les personnages sont tous attachants Ã  leur maniÃ¨re, les arcs narratifs sont bien amenÃ©s et leur cliffhanger sont tous aussi dÃ©routants que saisissants. L'humour est bien dosÃ©, en plus de crÃ©er un contraste captivant avec les scÃ¨nes macabres et de donner de la consistance au Tokyo futuriste qui nous est dÃ©peint. Les nombreux rebondissements scÃ©naristiques sont tous rÃ©ussis et l'enquÃªte qui, faute de l'avouer, prend son temps, est bien ficelÃ©e. Loufoques et quelque part intÃ©ressantes, les scÃ¨nes d'action â que l'on souhaite Ã  chaque fois accueillir Ã  bras ouverts â brisent le rythme de la narration Ã  cause de problÃ¨mes techniques et d'une mise en scÃ¨ne assez chÃ©tive.
<br>L'histoire d'AI : The Somnium Files arrive cependant Ã  impliquer ingÃ©nieusement le joueur dans l'enquÃªte qu'elle raconte et ce, malgrÃ© son cÃ´tÃ© trÃ¨s dirigiste. Il s'agit presque d'un sans-faute !</p><p>Conclusion (17 / 20) : MalgrÃ© quelques lacunes, AI : The Somnium Files absorbe le joueur dans une expÃ©rience singuliÃ¨re, l'emportant dans une enquÃªte Ã  laquelle il ne participe pas Ã  la rÃ©solution mais dont il s'amuse Ã  comprendre les tenants et les aboutissants. La qualitÃ© d'Ã©criture indÃ©niable et la direction artistique irrÃ©prochable de ce jeu narratif en font un excellent titre Ã  poursuivre et Ã  dÃ©guster durant de nombreuses heures.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Eastward</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3327/test-multi-eastward</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3327/test-multi-eastward</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.83052300+1636711560.jpg</image><pubDate>Fri, 12 Nov 2021 11:06:00 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.83052300+1636711560.jpg"><p><em>C’est à l’époque du Steam Greenlight qu’<span style="color:#000080"><strong>Eastward</strong></span> s’était fait remarquer : avec son pixel-art extrêmement soigné, le jeu du studio <strong>Pixpil</strong> était en développement depuis 2015. Ayant depuis rejoint le catalogue de l’éditeur <strong>Chucklefish</strong>, il est finalement sorti <span style="color:#008080"><strong>le 16 septembre 2021</strong></span> sur PC, Nintendo Switch et Mac. Alors qu’est-ce que donne ce titre après tant d’années de développement ? ConsoleFun s’est penché pour vous sur la question !</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1636711248Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Une aventure laborieuse à cause de ressorts scénaristiques trop arrangeants</strong></span></p>

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<p>Eastward nous fait incarner John et Sam, un duo de personnages qui s’est formé au sein de l’Île-Cocotte, une ville sous-terraine qui sert de point de départ. Si l’atmosphère du jeu est saisissante, il ne faut pas longtemps pour que l’on se retrouve piégé dans un avancement particulièrement lent, au fil d’une intrigue qui stagne une grande partie du temps de jeu et ce grâce à des convenances scénaristiques quelque peu irritantes.</p>

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<p>Ainsi, John ne parle pas –sans qu’il ne soit précisé à aucun moment s’il est muet ou pas- et ne communique donc jamais sur les évènements dont il est témoin, même les plus terribles. Quant à Sam, on lui accorde le bénéfice du doute sur son regard d’enfant, puisque même les scènes les plus alarmantes ne semblent pas l’affecter plus que ça. Avec un duo qui se terre donc dans le mutisme le plus total quant à une intrigue mystérieuse, inquiétante, et annonçant tout de même une fin du monde imminente, on ne peut que s’agacer de voir le scénario traîner en longueur, encore et encore.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1636711373Depart.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
La ville de départ est sous terre, et les mineurs y mènent une vie peu plaisante. Le ton est posé.</em></p>

<p> </p>

<p>Les différentes villes parcourues contiennent heureusement leurs lots de personnages intéressants, mais ceux-ci souffrent des interactions avec John et Sam, puisque tout pourrait aller beaucoup plus vite si ces derniers n’étaient pas aussi inertes devant tous les éléments constituant le suspense de l’aventure. En résulte un jeu dans lequel tout semble trop lent, trop long, trop convenu pour que l’on profite de son scénario. Même dans les derniers chapitres, où tout semble s’accélérer, on passe par des scènes fastidieuses tant elles manquent d’intérêt par rapport à ce que l’intrigue nous promet au bout du tunnel. Heureusement, notre duo de protagonistes s’en sort mieux au niveau du gameplay, grâce à leur complémentarité.</p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Des sessions de puzzle intelligentes et bien dosées</strong></span></p>

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<p>En effet, notre duo progresse ensemble dans différents environnements, à travers toutes sortes de puzzles à résoudre afin de pouvoir avancer. John, fin cuisinier, se bat avec sa poelle et peut compter sur un arsenal à base de pistolet et bombes, tandis que Sam possède des aptitudes magiques. On passe du contrôle d’un personnage à l’autre d’une simple pression de touche, et on peut choisir de laisser un personnage à un endroit tandis que l’on va manœuvrer dans le reste de la zone, tout en ne pouvant changer de zone qu’avec les deux personnages réunis.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1636711400Poelle.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
John peut compter sur sa poêle pour affronter n’importe quel ennemi.</em></p>

<p> </p>

<p>Simples mais efficaces, les puzzles ne sont jamais un problème en soi et se montrent plutôt ingénieux, faisant bien ressortir la complémentarité du duo et de leurs compétences. Une complémentarité que l’on retrouve de façon tout aussi efficace dans le combat pur et dur, puisque les zones sont parsemées d’ennemis à pourfendre.</p>

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<p>Là encore, il n’y a pas vraiment de difficulté à progresser, pour peu que l’on s’intéresse à la mécanique de cuisine : chaque point de sauvegarde du jeu s’accompagne d’une petite cuisinière où l’on peut utiliser les ingrédients récoltés au fil de l’aventure pour concocter de délicieux petits plats. Ces derniers ont différents effets, en plus de faire récupérer de précieux points de vie. La barre de vie se vide parfois assez vite, donc la cuisine devient vite indispensable pour avancer sans problème.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1636711423Cuisine.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les plats et autres concoctions seront vos meilleurs alliés.</em></p>

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<p>Par ailleurs, le titre regorge d’éléments à collecter afin d’améliorer votre équipement, que ce soit avec les unités de sel qui font office de monnaie, ou les composants électroniques servant de ressources. Un bon point pour ce jeu qui serait, sans ça, un jeu en ligne droite : le prochain objectif est en permanence affiché sur la carte à votre disposition.</p>

<p> </p>

<p>Dernier point notable, Eastward embarque un RPG entier jouable à partir de bornes d’arcades que l’on retrouve dans chaque ville. Totalement facultatif, le parcourir ajoutera tout de même environ cinq heures de jeu aux vingt heures nécessaires pour terminer Eastward, en ayant un léger intérêt scénaristique bien que tout soit expliqué clairement à ceux qui passeront à côté.</p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Un jeu d’ambiance avant tout</strong></span></p>

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<p>Là où Eastward fait un carton plein, c’est dans son ambiance, que l’on peut décortiquer en plusieurs éléments bien distincts. Tout d’abord, le jeu est graphiquement impeccable, et même impressionnant. Le pixel-art est incroyablement soigné, les animations sont belles et fluides, on a une large palette de couleurs et tout ce qui est filtres et jeux de lumière est géré à la perfection.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1636711453Ville.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Il y a un véritable souci du détail dans les environnements : le pixel-art est époustouflant.</em></p>

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<p>Vient alors la bande son, qui joue elle aussi dans la cour des grands. Certains thèmes sont particulièrement beaux, et viennent parfaitement coller aux différents moments du jeu. Et c’est lorsque tous ces éléments s’assemblent que le monde d’Eastward prend réellement corps. Certains personnages ressortent clairement du lot, tant ils se montrent impliqués dans les évènements touchant leur vie –ce qui contraste avec John et Sam, qui se retrouvent simplement mêlés à tous ces problèmes.</p>

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<p>Les villes regorgent de vie, et leurs habitants permettent d’exprimer à quel point la situation est catastrophique, avec des personnages qui ne réagissent pas tous de la même façon. Certains se livrent quant à leur désespoir, leur peur de la fin, là où d’autres refusent de renoncer, bien déterminés à sauver même ceux qui continuent à vivre sans se soucier de rien.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1636711474MiseEnScene.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Eastward peut compter sur une mise en scène soignée, avec des effets de zoom, des mouvements de caméra… De quoi offrir des plans vertigineux.</em></p>

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<p>C’est le problème même d’Eastward : les choses n’avancent qu’à travers les autres personnages, créant un rythme très lent, et ce malgré une mise en scène là encore très soignée. C’est donc en s’attachant à quelques personnages-clés que l’on trouve la force de continuer à jouer jusqu’au prochain moment d’intérêt. Une ambiance forte qui permet presque d’oublier la résolution du jeu, peu inspirée et largement oubliable.</p>

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<p>L’histoire principale ne parvient tout simplement pas à se montrer aussi pertinente que dans les petits moments laissant briller les personnages secondaires. Le silence de John et le manque de clairvoyance de Sam jouent en la défaveur de l’intrigue, qui tente beaucoup de jouer sur la corde émotionnelle. Et c’est sans évoquer une romance particulièrement forcée, qui ternit encore plus le tableau… Ne reste donc à garder d’Eastward que son ambiance, intrigante et mystérieuse, soulevant plus de questions que de réponses et donnant toute leur importance à ces personnages aussi banals que vous et moi, tentant simplement d’échapper à la fin du monde.</p>
<p></p><p>Jouabilité (14 / 20) : La complÃ©mentaritÃ© des protagonistes dans le gameplay est bien menÃ©e et les puzzles sont intelligents sans Ãªtre spÃ©cialement compliquÃ©s.</p><p>Graphisme (19 / 20) : Impeccable, impressionnant, Eastward joue ici sa carte maÃ®tresse : un pixel-art incroyablement peaufinÃ© et bien mis en scÃ¨ne. Bravo.</p><p>Bande son (16 / 20) : Avec ses nombreux thÃ¨mes liÃ©s aux diffÃ©rentes situations, la bande son du jeu vous deviendra familiÃ¨re tout en restant agrÃ©able.</p><p>Durée de vie (12 / 20) : Câest une vingtaine dâheures que vous prendra lâaventure dâEastward, voire une trentaine si vous vous frottez au RPG dans le jeu. Câest long, mais sans Ãªtre ici un avantage : le rythme gÃ©nÃ©ral est trop lent, la faute au scÃ©narioâ¦</p><p>Scénario (7 / 20) : LÃ  oÃ¹ lâambiance rÃ©ussit Ã  instaurer le grandiose dans le jeu, lâintrigue principale nous fait toujours revenir Ã  des boucles dâennuis et dâexaspÃ©ration devant nos hÃ©ros. On subit leur manque de communication au fil de chapitres toujours trop longs, parfois mÃªme totalement dispensables.</p><p>Conclusion (11 / 20) : RÃ©alisant un carton plein avec son atmosphÃ¨re si dÃ©licatement mystÃ©rieuse, Eastward sâempÃªtre nÃ©anmoins dans une histoire principale bien mal menÃ©e, la faute Ã  des ressorts scÃ©naristiques aussi convenus quâagaÃ§ants. Le gameplay, classique et efficace, ne parvient pas Ã  faire pencher la balance, et il ne reste alors Ã  garder dâEastward que la saveur de ses petits moments, qui font briller les personnages secondaires Ã  travers leur implication, grand point faible du duo de protagonistes. Un rÃ©sultat en demi-teinte, mais qui nous fera garder un Åil sur les prochaines productions du studio Pixpil, assurÃ©ment.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Voice of Cards : The Isle Dragon Roars</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3326/test-multi-voice-cards-the-isle-dragon-roars</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3326/test-multi-voice-cards-the-isle-dragon-roars</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.03851500+1636534587.jpg</image><pubDate>Wed, 10 Nov 2021 09:27:56 +0100</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.03851500+1636534587.jpg"><p><em>Développé par le studio <strong>Alim </strong>et édité par <strong>Square Enix</strong>, <span style="color:#000080"><strong>Voice of Cards : The Isle Dragon Roars</strong></span> est un J-RPG sorti le 28 octobre dernier sur PC, PS4 et Nintendo Switch. Annoncé seulement un mois avant sa sortie avec une démo jouable à disposition, le titre réunit de grands noms du jeu vidéo malgré un projet de petite taille. On y trouve ainsi <span style="color:#800080"><strong>Yoko Taro</strong></span> aux commandes, ainsi que <span style="color:#800080"><strong>Keiichi Okabe</strong></span> à la musique et <span style="color:#800080"><strong>YÅsuke SaitÅ</strong></span> à la production, tous trois connus pour leur travail sur la série Nier, et auxquels vient s’ajouter <span style="color:#800080"><strong>Kimihiko Fujisaka</strong></span> à la conception de personnages, connu pour son travail sur <span style="color:#000080">Drakengard</span>, <span style="color:#000080">The Last Story</span>, <span style="color:#000080">Terra Battle</span> ou encore <span style="color:#000080">Fire Emblem : Awakening</span>. De quoi espérer le meilleur pour Voice of Cards : The Isle Dragon Roars, mais le résultat est-il à la hauteur de nos attentes ?</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1636532468Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Un J-RPG avec une direction artistique qui abat ses cartes</strong></span></p>

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<p>Il est rare de voir un jeu s’engager autant dans un concept comme le fait Voice of Cards : The Isle Dragon Roars. Si le jeu est bien un J-RPG dans son fond, il se présente comme un jeu de cartes dans sa forme, et ce sur tous les aspects : que ce soit dans la narration ou dans l’exploration, le titre joue à fond la carte du jeu de cartes. Pourtant, dans son gameplay, il s’agit concrètement d’un J-RPG assez traditionnel, avec des combats au tour par tour, et des personnages avec chacun leurs compétences, sans deck à fabriquer pour jouer. Si toutefois vous voudriez jouer à un pur jeu de cartes, sachez qu’un des bâtiments, la Salle de Jeu, permet de jouer à un jeu de cartes avec différentes règles, et on ne peut que saluer ce jeu tant il donne envie d’y jouer physiquement avec ses amis.</p>

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<p>Qu’on se le dise, le parti pris esthétique de Voice of Cards est indéniablement séduisant. L’univers est constitué d’un ensemble de cartes sur lesquelles on déplace un pion, et dont les cases adjacentes au pion se retournent pour se dévoiler. On découvre alors les arbres, montagnes, routes et autres éléments formant la carte du monde, mais aussi les personnages et bâtiments principaux formant les villes et villages que l’on visite, avec une musique en fond venant accompagner nos escapades. Keiichi Okabe signe d’ailleurs là encore une bande son particulièrement belle, avec des thèmes doux et parvenant à ne pas lasser le joueur malgré leur fréquence, et quelques envolées saisissantes. La narration est quant à elle assurée par une voix se présentant comme le « maître du jeu », s’occupant par ailleurs de donner vie aux propos des personnages.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1636532599Map.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
La carte de dévoile petit à petit au fil de votre exploration, ainsi que ses trésors cachés.</em></p>

<p> </p>

<p>A l’instar d’un vieux Final Fantasy ou d’une version de Pokémon de première ou deuxième génération, Voice of Cards joue beaucoup sur la notion d’espace représentatif : plutôt que de littéralement nous faire parcourir son univers, le titre joue sur sa direction artistique à base de cartes afin de donner à imaginer l’ensemble de façon plus concrète. Les villes ne sont de ce fait constituées que des bâtiments principaux, et vous êtes libres d’en imaginer l’intérieur, ainsi que les maisons où vivent les différents PNJs, et plus globalement tous les environnements que vous allez parcourir, qu’il s’agisse d’une forêt mystérieuse ou d’une grotte sinistre éclairée à la lumière de votre torche.</p>

<p> </p>

<p>Cette notion d’espace représentatif s’infiltre jusque dans les combats, puisque les différentes cartes se meuvent à travers l’écran afin de donner vie à un coup d’épée, une boule de feu ou un coup critique accordant un coup bonus. De la même façon, les dialogues sont mis en scène grâce à des animations et jeux de superpositions des cartes, ainsi qu’avec un narrateur qui se permettra en plus de commenter vos péripéties. A la manière d’un jeu de rôle, Voice of Cards est avant tout une histoire que l’on vous raconte, qui résonne en vous et qui prend vie à travers votre imagination.</p>

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<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1636532638Attaque.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les animations des cartes apportent du dynamisme aux combats, ainsi qu’aux dialogues.</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Un RPG plus léger que la moyenne</strong></span></p>

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<p>A bien des égards, Voice of Cards est un RPG qui se veut plus minimaliste que la moyenne du genre, en témoignent les dix-douze heures suffisantes pour terminer le jeu. Scénaristiquement, le titre va au plus simple : un dragon sévit dans la région, et la reine lance alors une quête visant à l’occire. Voice of Cards dispose tout de même d’une petite pirouette scénaristique appréciable dès le début de l’histoire : si le jeu propose une démo jouable, il faut savoir que celle-ci fait office de prologue à la trame principale du titre.</p>

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<p>Ainsi, alors que l’on y incarne trois membres de l’Ordre Blanc qui semblent particulièrement puissants et réalisant une quête afin de prouver qu’ils sont dignes de se lancer dans la quête du dragon, le jeu final prend place juste après, alors que leur recrutement est validé par la reine. Or, au lieu d’incarner ce trio prometteur, vous interprétez finalement un mercenaire lui aussi présent à ce recrutement, mais attiré uniquement par l’appât du gain et si faible qu’il devra trouver des volontaires pour rejoindre son équipe et avoir une chance de vaincre le dragon.</p>

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<p>Renommé « Soi-disant héros » par le narrateur, il ne s’agit que du premier élément amusant parmi tant d’autres : on pense bien sûr à nos héros butant devant une porte qui refuse de s’ouvrir d’un côté comme de l’autre, et décident de la défoncer avant de s’apercevoir qu’il s’agissait d’une porte coulissante. Peu après, c’est un vieillard à qui l’on peut demander des informations soit sur la ville, soit sur le dragon, qui nous fera pouffer de rire : répétant « Bienvenue dans la Ville Prochêne » dans le premier cas, ses yeux s’illumineront dans le deuxième cas, et il s’approchera de votre oreille pour vous murmurer : « Bienvenue… dans la Ville Prochêne… ». Bien sûr, inutile de souligner le nom des premières villes.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1636532677Recrutement.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Bien sûr, vous pouvez tenter de recruter la reine pour votre quête, pour le plus grand plaisir du narrateur.</em></p>

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<p>Surprenant au début, et toujours agréable au fil de l’aventure, l’humour émerge souvent de là où s’y attend le moins, notamment lors de moments où l’on doit choisir entre deux façons de résoudre une situation : ces choix n’ont pas d’importance scénaristique, puisqu’ils aboutissent tous au même déroulement global, mais votre choix sera souvent source de confusion et d’amusement.</p>

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<p>Cet humour disséminé çà et là vient apporter un peu de légèreté à l’ambiance plutôt sombre du titre, habituelle chez Yoko Taro. Des évènements tragiques agrémentent la trame principale, et cette dualité d’ambiance est particulièrement bien retranscrite dans les cartes à collectionner : rencontrer un ennemi ou un personnage débloquera ainsi le recto de sa carte, avec un petit texte le présentant. Le verso se débloquera sous certaines conditions, et fait souvent suite au recto, mais expliquant l’aspect tragique de la chose.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1636532704Humour.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Ce genre d’interactions est toujours inattendu, et donc toujours très amusant.</em></p>

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<p>Attention toutefois, on parle ici d’ambiance sombre à la hauteur de l’univers de Voice of Cards, qui est une petite production. Il ne faut donc pas s’attendre à de grandes envolées torturées, poétiques ou philosophiques comme on peut en trouver dans les plus gros jeux de Yoko Taro tels que Drakengard et Nier. Voice of Cards se veut, en quelque sorte, plus doux, et propose en quelques heures un univers plaisant et attachant. Une simplicité qui se retrouve dans son gameplay, puisque le système de combat va, lui aussi, au plus simple.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1636532726Tragique.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les monstres aussi ont leur histoire, parfois tragique.</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Des combats en veux-tu en voilà</strong></span></p>

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<p>La structure narrative de Voice of Cards est on ne peut plus classique : on récolte des informations sur un point d’intérêt à visiter, on y affronte un boss, et on recommence pour avancer dans l’intrigue. Ces différents déplacements sont donc, bien sûr, source d’affrontements contre des ennemis se dressant sur notre chemin, ici sous la forme d’affrontements aléatoires se déclenchant lors de l’arrivée sur une case.</p>

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<p>Chaque personnage dispose de compétences qui leur sont propres, et vous pouvez choisir quatre de ces compétences à équiper pour chaque personnage. Libre alors à vous de privilégier l’attaque, de garder un sort de soin sous le coude, ou encore un sort d’altération de statut. Certaines attaques utilisent des dés, qui détermineront la réussite d’une altération de statut, ou augmenteront vos dégâts. Hormis les attaques de base, chaque compétence a un coût de mana, et l’on obtient une gemme de mana au début de tour de chaque personnage.</p>

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<p>Il faut alors choisir stratégiquement comment utiliser ou économiser son mana, et exploiter les faiblesses de nos adversaires après les avoir découvertes, un ennemi de feu étant par exemple sensible à la glace. Chaque combat remporté fait gagner de l’or et de l’expérience, permettant de faire monter de niveau vos personnages, et ainsi améliorer de manière aléatoire vos statistiques. Les statistiques des personnages dépendent aussi de leur équipement, qu’il est très important d’améliorer : afin d’infliger des dégâts à un ennemi, il faut avoir plus d’attaque qu’il n’a de défense –ce qui est aussi vrai pour les ennemis voulant vous éradiquer.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1636532761Niveau.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Monter de niveau permet d’améliorer ses statistiques et débloquer de nouvelles compétences.</em></p>

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<p>Si le système de combat est en premier lieu assez agréable à découvrir, il faut dire que l’on voit rapidement tout ce qu’il a à proposer. Certains combats sont soumis aux « aléacartes », soit une carte tirée en début de chaque tour et ayant un effet particulier, sans venir bousculer non plus les affrontements. La formule est globalement efficace, mais on ne peut s’empêcher de penser qu’un tout petit peu de profondeur supplémentaire aurait rendu le tout plus intéressant. Un sentiment par ailleurs renforcé vers la fin du jeu, lors d’un combat où des cartes viennent apporter un effet aussi visuel qu’interactif, et l’on se demande alors pourquoi cela n’a pas émergé et été exploité plus tôt dans le jeu.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1636532784Equipement.jpg" style="height:100%; width:100%" /><br />
Il est primordial d’améliorer son équipement pour être à la hauteur des ennemis, de plus en plus forts.</em></p>

<p> </p>

<p>Et alors même que la simplicité du système de combat mène à une certaine routine, la titre souffre de quelques petites lacunes qui, mises bout à bout, viennent très légèrement ternir l’expérience de jeu. Ainsi, il est difficile de ne pas relever la fréquence des combats : comptez un maximum de dix cases sans être attaqué, avec une moyenne plutôt à cinq. L’orientation du pion pour se déplacer sur la carte est quelque peu capricieuse, ce qui se marie mal à la forte fréquence des combats.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1636532803Statut.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les altérations d’état ont un fort potentiel stratégique.</em></p>

<p> </p>

<p>Un objet permet, à termes, d’éviter les combats incessants, mais là encore il est étrange de constater qu’au lieu de nous laisser vagabonder librement, une pop-up apparaît pour indiquer qu’un combat aurait dû avoir lieu, mais que les ennemis ont préféré fuir. Ajoutez à cela une légère latence entre chaque déplacement, ainsi qu’au début de chaque combat, et vous comprendrez facilement que le rythme du jeu s’en voit alourdit, alors même qu’il est initialement plutôt lent. Un problème qui est remonté jusqu’aux oreilles Square Enix, qui a déjà confirmé sur Twitter le développement d’une mise à jour venant améliorer cet aspect.</p>

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<p>Enfin, on ne manquera pas de souligner une rejouabilité mitigée : finir le jeu octroie un New Game + permettant de recommencer avec tout son équipement, son niveau etc, et refaire l’intégralité du jeu sans avoir de combats facultatifs pour débloquer une autre fin, pour un total de quatre. Or, si l’on pouvait espérer un intérêt renouvelé dans ces nouvelles parties, Yoko Taro oblige, le fait est qu’il s’agit là d’une petite production et qu’hormis un boss optionnel, la relecture scénaristique ou le nouveau contenu ne sont pas au rendez-vous.</p>

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<p>Par ailleurs, il est actuellement possible de simplement finir le jeu, recharger votre partie et rebattre le dernier boss pour voir une autre fin, ou même sortir du donjon afin de débloquer le boss optionnel. Ceux qui n’ont pas utilisé la fuite et fait tous les combats sur leur première partie seront au niveau maximum avant la fin du jeu, et trouveront donc là un bon compromis s’ils ne souhaitent pas forcément refaire tout le jeu à l’identique –compromis qui sera peut-être patché un jour.</p>
<p></p><p>Jouabilité (13 / 20) : Avec un systÃ¨me de combat efficace mais somme toute assez simple, et ses lourdeurs techniques, Voice of Cards ne rÃ©invente pas la roue et va Ã  lâessentiel.</p><p>Graphisme (18 / 20) : Avec une direction artistique qui exploite Ã  fond son concept, le titre instaure une ambiance unique digne de grands jeux de rÃ´le, jouant sur la notion dâespace reprÃ©sentatif pour exploiter au mieux notre imagination.</p><p>Bande son (17 / 20) : Keiichi Okabe signe lÃ  encore une bande son particuliÃ¨rement belle, avec des thÃ¨mes doux et parvenant Ã  ne pas lasser le joueur malgrÃ© leur frÃ©quence, en plus de quelques envolÃ©es saisissantes.</p><p>Durée de vie (12 / 20) : Il faut compter une douzaine dâheures pour venir Ã  bout du jeu, en comptant les diffÃ©rents trÃ©sors cachÃ©s Ã  collecter. Un New Game + est au rendez-vous, mais prÃ©sente peu dâintÃ©rÃªt en soi si ce nâest de collecter les diffÃ©rentes fins, pour peu que vous nâayez pas tout simplement rechargÃ© votre sauvegarde aprÃ¨s avoir fini le jeu pour dÃ©couvrir ce quâil vous reste Ã  acquÃ©rir.</p><p>Scénario (15 / 20) : Si la trame scÃ©naristique est trÃ¨s simple, on soulignera tout de mÃªme la qualitÃ© dâÃ©criture et de narration, ainsi que lâhumour dissÃ©minÃ© Ã§Ã  et lÃ , jusque dans les textes descriptifs des cartes Ã  collecter.</p><p>Conclusion (15 / 20) : Quâon se le dise, Voice of Cards est une trÃ¨s bonne petite production, qui ravira les amateurs de RPG en manque de temps pour sâimmerger dans de grands univers. AssociÃ©e Ã  la lÃ©gÃ¨retÃ© du titre et Ã  son ambiance trÃ¨s similaire au jeu de rÃ´le, la qualitÃ© dâÃ©criture et la beautÃ© de la bande son constituent tant dâÃ©lÃ©ments qui fonctionnent et forment une histoire agrÃ©able Ã  suivre. Si quelques lourdeurs techniques viennent ternir trÃ¨s lÃ©gÃ¨rement lâexpÃ©rience de jeu, on ne peut quâespÃ©rer voir Voice of Cards se dÃ©cliner en de multiples histoires.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] The Good Life</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3325/test-multi-the-good-life</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3325/test-multi-the-good-life</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.88036900+1635705385.jpg</image><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 14:46:35 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.88036900+1635705385.jpg"><p><em>Après avoir sorti <span style="color:#000080">The Missing : J.J. Macfield and the Island of Memories</span> en 2018, puis <span style="color:#000080">Deadly Premonition 2 : A Blessing in Disguise</span> l'année dernière, <strong>Whites Owls Inc.</strong>, le studio d'<strong><span style="color:#4B0082">Hidetaka "SWERY" Suehiro</span></strong>,  publie le <span style="color:#008080"><strong>15 octobre 2021</strong></span> sur Xbox One, PlayStation 4, Nintendo Switch et Steam un troisième jeu aux visuels colorés et charmants : <span style="color:#000080"><strong>The Good Life</strong></span>. Lancé en 2018, le projet a été financé par les joueurs via <strong><a href="https://www.kickstarter.com/projects/476090608/the-good-life/description">Kickstarter</a></strong> avec un maigre budget qui a malgré tout dépassé les attentes de son producteur, ce dernier ayant même annoncé fièrement sur les réseaux sociaux que le jeu de ses rêves pouvait enfin être réalisé : un "RPG de Remboursement de Dette" routinier en monde ouvert. Producteur et scénariste reconnu dans le microcosme vidéoludique, <span style="color:#4B0082"><strong>SWERY</strong></span> est aussi et surtout réputé pour ses productions mal optimisées et retardées graphiquement<span style="color:rgb(68, 68, 68); font-family:roboto,helvetica,sans-serif">.</span> <span style="color:#000080"><strong>The Good Life</strong></span> tombe-t-il dans les travers de son créateur ? Demeure-t-il passionnant jusqu'à la fin ou ennuie-t-il le joueur au bout de quelques heures de jeu ? Toutes les réponses sont dans notre test !</em></p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1635599933Titre.jpg" style="width:100%" /></p>

<p style="text-align:center"> </p>

<table border="1" cellpadding="1" cellspacing="1" style="width:100%">
	<tbody>
		<tr>
			<td><u><strong>N.B :</strong></u> Bien que le jeu soit compatible avec la Xbox Series S/X, ce test se base uniquement sur la version Xbox One S de <span style="color:#000080"><strong>The Good Life</strong></span>. Certains problèmes techniques mentionnés ci-dessous peuvent donc différer d'un support à l'autre. Sachez également que le jeu n'est disponible que dans la langue de Shakespeare et en japonais, d'où la présence de textes uniquement en anglais dans les différentes captures d'écran illustrant ce test.</td>
		</tr>
	</tbody>
</table>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Oh only thing I need is money</strong></span></p>

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<p>Après une introduction animée présentant de vieilles légendes britanniques, le joueur se retrouve dans la peau de Naomi Hayward, une jeune journaliste new-yorkaise accablée de dettes et envoyée à Rainy Woods, un village reculé de la campagne anglaise également appelé "le village le plus heureux du monde". C'est d'ailleurs à cause de cette appellation étonnante que l'américaine grincheuse est envoyée sur place pour enquêter sur les secrets de Rainy Woods et écrire un article capable de la sortir de la misère financière dans laquelle elle s'est fourrée. Malgré son désintérêt explicite pour la campagne, Naomi est accueillie à bras ouverts par les habitants de la bourgade qui lui offrent sans attendre une petite maison éloignée des autres demeures. Troublée par cette gentillesse extrême, la journaliste profite de la tranquillité de son nouveau "chez soi" pour s'établir correctement à Rainy Woods et garder contact avec Morning Bell, la corporation qui l'emploie, afin d'informer ses supérieurs de l'avancement de son investigation en leur faisant parvenir des photographies via Flamingo, un réseau de partage d'images connu rémunérant les membres les plus actifs. Malheureusement, l'ordinateur que Naomi utilise est une épave et le débit internet est ridicule... L'ennui dans toute sa splendeur pointe le bout de son nez.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="/upload/images/1635628019NaomiHayward.jpg" style="width:100%" />Avec l'esthétique travaillée et plutôt mignonne des personnages, on oublierait presque le langage incongru de Naomi, rappelant au passage que le jeu ne s'adresse pas particulièrement à un jeune public.</em></p>

<p> </p>

<p>Pour s'occuper, le joueur est invitée à sortir et à explorer les environs, parler aux villageois et recevoir quelques conseils de leur part servant de tutoriels. C'est principalement Elizabeth Dickens, une ravissante femme en fauteuil roulant, qui demande premièrement à la nouvelle arrivante d'utiliser ses compétences de photographe afin de réaliser son rêve : révéler la véritable beauté de Rainy Woods au monde entier. Peu emballée dans un premier temps, Naomi change rapidement d'avis lorsqu'on lui propose une rémunération en échange de ses services.</p>

<p> </p>

<p>On plonge sans attendre dans une première routine intéressante : on se retrouve à photographier la bourgade sous tous ses angles, cherchant tous les éléments encadrés automatiquement par l'appareil photo susceptibles d'intéresser Elizabeth, Morning Bell et les membres de Flamingo grâce aux hashtags les plus populaires affichés sur le site et mémorisés par miss Hayward après les avoir lus une fois. En délivrant les photos à ses clients et en publiant les autres sur internet, le porte-monnaie comme le compte en banque de la new-yorkaise commencent à se remplir. Très rapidement, le joueur comprend que Naomi dispose d'une jauge de faim qui doit être remplie régulièrement afin d'éviter un game over qui, à la manière d'autres jeux en monde ouvert, ne se caractérise pas par un retour au dernier point de sauvegarde mais par un aller-simple chez le vétérinaire de Rainy Woods, le seul médecin de campagne disponible à des kilomètres à la ronde. Bien sûr, les soins octroyés par le docteur ne sont pas gratuits et il se fera un plaisir de fouiller dans les poches de la jeune journaliste inconsciente pour être sûr d'être payé. Pour éviter l'anémie, il suffit évidemment de manger des plats capables de remplir partiellement l'estomac de Naomi en les commandant au restaurant ou au bar du village, ou bien en les cuisinant à la maison en ayant dans son sac à dos les recettes et tous les ingrédients nécessaires à leur préparation qui, au début du jeu, peuvent être difficiles à dénicher. Ainsi, il est dans l'intérêt de l'américaine encore inadaptée à la campagne de faire régulièrement un saut au seul distibuteur de billets de Rainy Woods afin de retirer quelques livres sterling salvatrices, mais aussi pour placer de l'argent sur son compte afin d'éviter que le vétérinaire ne se serve un peu trop dans son porte-monnaie.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1635601142Flamingo2.jpg" style="text-align:center; width:1541px" /><em>L</em><em>es photos envoyées sur Flamingo se téléchargent en temps réel et le nombre d'images pouvant être uploadés sur le site est limité, obligeant ainsi le joueur à faire régulièrement de la place sur le compte de Naomi en supprimant les photographies qui ne génèrent plus de </em>like<em>, et donc plus aucune livre sterling</em><em>.</em></p>

<p> </p>

<p>On comprend rapidement la boucle de gameplay qui, bien évidemment, s'approfondit légèrement au fur et à mesure de la progression du joueur dans le prologue du jeu : après avoir offert plusieurs fois ses services à Rainy Woods, la journaliste devient subitement capable de se transformer à volonté en chat et en chien. L'agilité offerte par sa constitution féline lui permet de sauter sur les murets de pierres, de grimper sur les parois marquées de griffures ou encore de chasser de petits animaux, lui permettant ainsi de remplir faiblement sa jauge de faim. A contrario, sa forme de canidé lui octroie une endurance et une vitesse accrues, un puissant flair, ainsi que des crocs acérés capables de repousser les bêtes plus imposantes comme les blaireaux qui n'hésitent jamais à bondir sur les personnes ou les animaux se trouvant sur leur territoire. Un peu trop rapidement accoutumée à ce pouvoir mystique, Naomi est précipitée en une nuit par un lot d'évènements incroyables : tous les habitants s'avèrent être thérianthropes et se métamorphosent en chat ou en chien lors des nuits de pleine lune ou de lune noire, tandis que dans l'un des bois situé non loin du village se trouve le cadavre ensanglanté d'Elizabeth...</p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>GODDAMN HELLHOLE !</strong></span></p>

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<p>Alors que The Good Life pourrait changer de cap et se focaliser entièrement sur le meurtre d'Elizabeth, quitte à décevoir les fans de simulation de vie loufoque et colorée et, quelque part, les internautes ayant financé le jeu, le titre de White Owls Inc. préfère continuer de proposer ses quêtes routinières, demandant au passage au joueur d'enquêter autour de l'infâme crime en lui luissant le choix parmi trois routes scénaristiques obligatoires pouvant être achevées n'importe quand et dans n'importe quel ordre. Un parti pris osé qui, malheureusement, ne convainc qu'à moitié. Alors que chaque route est scénaristiquement extravagante (comprenez par là qu'elles sont remplies de situations capillotractées et distrayantes), deux d'entre elles proposent peu de diversité ludique, se contentant principalement de balloter Naomi d'un point A à un point B dans un ensemble de mini quêtes ressemblant à n'importe quelle autre mission secondaire, rarement passionnante car toujours basée sur la collecte d'objets spécifiques, la chasse et la prise de photos.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1635601013Fedex1.jpg" style="width:100%" /><em>Une quête fedex parmi tant d'autres...</em></p>

<p> </p>

<p>Bien que peu captivantes à faire, ces routes scénaristiques sont malgré tout utiles à la progression du joueur car elles permettent l'acquisition de nouvelles capacités qui lui facilitent ses longs itinéraires. Citons par exemple la possibilité de capturer, dresser et chevaucher un mouton. Si le concept est amusant, la pratique l'est beaucoup moins : pour capturer un ovin, il suffit de l'approcher dans son pâturage en étant transformé en chien, puis d'aboyer sur la cible qui, inévitablement, s'enfuit à quelques pas de Naomi avant de s'arrêter net et de brouter à nouveau. Il faut alors pourchasser la bête et recommencer la manipulation jusqu'à l'épuisement total de son endurance pour qu'en un clic, le mouton se laisse tout de suite monter. En emmenant la nouvelle monture dans l'enclos dédié de la ferme de Rainy Woods, Naomi en devient la propriétaire légitime et peut l'appeler n'importe où et n'importe quand afin d'accélérer ses trajets à travers la campagne anglaise.</p>

<p> </p>

<p>Vous l'aurez compris, le joueur n'est pas cantonné à parcourir uniquement Rainy Woods et quelques autres spots importants, il dispose d'un large espace rural ouvert à explorer qui n'a pas à rougir face à certains autres mondes ouverts que proposent des jeux contemporains au budget bien plus conséquent. Tantôt vide, tantôt garnie, la région britannique que l'on sillonne propose des décors rustiques cohérents et plutôt agréables à l'œil, et ce malgré des textures souvent pauvres et quelques problèmes de clipping. On arrive presque à respirer un véritable air de campagne et à se sentir réellement petit dans un "<em>maudit coin perdu</em>" de la Grande Bretagne (pour citer Naomi), et c'est bien là l'une des principales réussites artistiques du jeu.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1635602424Shrine.jpg" style="width:100%" /><em>Pour éviter de mourir de faim ou d'être tuée par un blaireau, Naomi peut visiter l'un des nombreux autels dispatchés à travers la région afin de se téléporter à l'un d'entre eux ou se rendre directement chez elle en échange de quelques deniers. Il est également possible d'effectuer un voyage rapide à la maison via la carte de la région, mais l'opération fatigue et affame Naomi en plus de faire s'écouler du temps.</em></p>

<p> </p>

<p>Malheureusement, de l'addition monde ouvert + quêtes fedex résulte toujours l'ennui qui, ici, peut certes être justifié par la direction artistique et l'aspect simulation de vie de The Good Life, mais ces derniers ne blanchissent pas pour autant les défauts de conception et d'équilibrage, ni les bugs absurdes qui se produisent parfois. On peut commencer par la présence de maladies, des malus qui s'imposent à Naomi lorsque le joueur ne prend pas soin d'elle : sortir sous la pluie lui provoque un rhume qui diminue drastiquement la barre d'endurance (impossibilité de courir longtemps), croquer certains aliments peut attaquer les dents de la reporter, ce qui divise par deux sa jauge de faim, augmenter sa fatigue ou sa barre de stress en ne se reposant jamais encourage l'apparition d'une migraine, etc.</p>

<p> </p>

<p>Ces malus sont les bienvenus car il demande l'attention permanente du joueur sur la santé de la jeune américaine qui a très souvent le nez dehors, une simple imprudence de sa part pouvant le pénaliser légèrement. Pour soigner les maux de Naomi, il suffit de se rendre chez le vétérinaire, d'acheter ou de concocter des médicaments. Même si l'apparition des symptômes est brusque et quoiqu'un peu trop aléatoire, le système de maladies est simple et plutôt efficace, mais un malus en particulier devient rapidement insupportable : l'alcoolisme. En ingurgitant une seule boison faiblement alcoolisée, Naomi peut devenir alcoolique. Saoule, sa vision devient trouble et elle ne peut ni courir, ni même accélérer sa marche, et une fois sobre... Rien ne change : un filtre légèrement déformant continue de s'animer sur l'écran, l'anti-héroïne balance toujours ses bras vers le sol en se déplaçant d'une lenteur abominable et, pire que tout, la moindre intéraction (comme ramasser un objet) peut provoquer un softlock ! Même la mort ne peut résoudre ce problème puisque toute animation se fige sans jamais afficher l'écran de game over... Ce problème est d'autant plus dérangeant lorsque l'on constate qu'il n'y a qu'un seul emplacement de sauvegarde manuelle, que les sauvegardes automatiques sont très éparpillées et que le traitement médical pour éliminer ce fléau est le plus cher du jeu (300 £)... Autant dire que dans une pareille situation, il faut du courage si l'argent vient à manquer puisque réaliser une quête dans des conditions aussi peu divertissantes peut activer le soflock.</p>

<p> </p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="/upload/images/1635694904Meta2.jpg" style="width:100%" />En voyageant suffisamment et en dépensant un peu d'argent, on débloque l'accès à des campements où il est possible de se reposer, de sauvegarder, de stocker des objets et de cuisiner... C'est tout comme à la maison !</em></p>

<p> </p>

<p>D'autres idées de prime abord prometteuses et amusantes s'avèrent finalement assez plates et inutiles, comme c'est le cas pour le marquage de territoire. Malgré la maigre insistance des tutoriels sur la disparition des odeurs d'urine se faisant progressivement au bout de plusieurs jours, uriner à certains endroits prédéfinis de la carte en se transformant en chien ne sert pas à éloigner la faune hostile comme on pourrait le croire, mais seulement à débloquer de nouveaux points d'intérêts qui permettent de déterrer des ingrédients plus ou moins rares.</p>

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<p>Le système d'"équipe", team chat ou team chien, est quant à lui subtil, mal expliqué et pas toujours des plus fructueux. Pour faire simple, chaque habitant de Rainy Woods appartient à l'équipe chat ou à l'équipe chien, représentée par un minuscule icône au-dessus de leur tête et, évidemment, par leur transformation animale. En terminant une mission donnée par une personne de l'équipe chien par exemple, la balance relationnelle penche en la faveur de ce même camp. Les individus affiliés à la team chien étant principalement des commerçants, la new-yorkaise a le droit à quelques ristournes dans les boutiques locales. Certaines actions cachées peuvent également augmenter la relation avec une équipe, réduisant forcément celle entretenue avec l'autre, mais cela n'affecte en rien la communication entre Naomi et les habitants de la bourgade — ce n'est qu'une question de bonus. Enfin, pour faire pencher plus rapidement la balance, il suffit de se rendre à un autel et d'y sacrifier un peu d'argent. Intéressant mais rarement utile, ce système d'équipe a le mérite d'être bel et bien présent.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1635703003Flamingo3.jpg" style="width:1541px" /><em>Même si les appareils photo et les lentilles (zoom, vue panoramique, etc.) sont très coûteux et fragiles (il faut payer les réparations dans le pire des cas), la qualité des images capturées avec permet de rameuter plus de monde sur Flamingo. En atteignant un certain chiffre d'abonnés, le site de partage propose une augmentation du nombre de photos téléchargeables en échange de quelques centaines de livres sterling. Vaut-il mieux continuer d'économiser ou est-il préférable de penser à la rentabilité sur le long terme ?</em></p>

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<p>Le flair du chien semble lui aussi mis de côté, mais son utilisation devient implicite au fil des heures de jeu : en reniflant un objet important dans son inventaire, un humain ou un animal, on peut traquer son odeur symbolisée sur le sol par des marques vertes. Lorsque plusieurs parfums se confondent, il suffit de passer à la vue à la première personne et de sentir les différent points verts sur le chemin pour déterminer leur origine et retrouver la piste de notre cible. Intéressante, cette mécanique de jeu est principalement mise en avant dans la seule route scénaristique récréative de milieu de partie puisqu'elle ne sert sinon qu'à retrouver plus rapidement la trace d'une espèce animale dont la présence est indiquée sur la mini-carte. Cela peut s'avérer pratique pour chasser efficacement et récolter plus rapidement les composants et les ingrédients souhaités pour cuisiner des plats, commander des mixtures à la sorcière du village, améliorer sa maison et son jardin ou pour créer des vêtements sur mesure qui peuvent améliorer les caractéristiques de Naomi (augmentation de la jauge d'endurance, attaques plus puissantes, etc.). Cependant, l'acquisition de composants peut s'avérer longue et laborieuse à cause de taux d'obtention aléatoire parfois cruels.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1635685406Thatsmell.jpg" style="width:100%" /><em>Apprentie pisteuse, Naomi ne peut mémoriser que deux odeurs simultanément : celle d'un objet de quête (qui peut parfois s'assimiler à celle d'un individu) et celle d'un être humain ou d'une bête. En sentant une nouvelle fragrance, on oublie automatiquement la précédente.</em></p>

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<p><strong><span style="font-size:18px">C'est la vie !</span></strong></p>

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<p>Le cycle jour-nuit et la météo dynamique sont devenus des éléments indissociables des jeux en monde ouvert modernes, et The Good Life ne fait pas exception à la règle. Facile à observer, le quotidien des habitants de Rainy Woods est simple et tranquille : travail la semaine, repos le week-end pour certains et église pour d'autres. C'est en s'insinuant dans la vie "du village le plus heureux du monde" qu'il est facile pour le joueur de discerner les nouvelles têtes, les problèmes que rencontrent certains personnages et, malheureusement, ceux qu'ont contournés les développeurs.</p>

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<p>En effet, en changeant de quête active dans son journal, la météo et la routine de certains personnages peuvent être altérées. Cependant, leur évolution n'est pas progressive mais instantanée. En passant de l'agréable éclaircie à la pluie torrentielle, la santé de Naomi n'a qu'à bien se tenir... De plus, trouver le personnage clé d'une quête qui n'est pas active peut s'avérer douloureux lorsqu'on lance la mission dont il est l'objectif puisqu'il peut tout bonnement disparaître devant les yeux écarquillés du joueur. Même si les citoyens de la bourgade ont des habitudes de vie, celles-ci ne sont pas fixes, empêchant ainsi le joueur de se familiariser complètement avec leur quotidien et de s'approprier un tant soit peu le jeu et son univers, en opposition absolue à Shenmue, classique parmi les classiques, qui réussit aujourd'hui encore à immerger le joueur dans le quotidien d'un quartier nippon tout en l'obligeant de façon gratifiante à connaître la routine des habitants pour progresser. On peut malgré tout mémoriser l'odeur d'un personnage important avant de sélectionner la quête dont il est acteur afin de retrouver sa trace, mais ce lot de manipulations demeure plutôt insatisfaisant.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1635605911Meta1.jpg" style="text-align:center; width:1541px" /><em>Ce ne sont pas les nombreux textes satiriques brisant parfois le quatrième mur qui sauront rendre les objectifs de quête plus captivants...</em></p>

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<p>Ajoutons à cela des transformations un peu lentes, l'impossibilité de passer de la forme de chat à celle de chien et vice versa (ce qui est peu pratique lorsque l'on doit combiner la capacité des deux animaux), des sauts rigides et imprécis et des attaques qui le sont tout autant (on privilégie plus facilement la capacité de traque du chat qui permet de poursuivre automatiquement sa cible et de la tuer en un seul coup), des personnages et des animaux qui disparaissent subitement, un pauvre assortiment de sons (les voicelines sont extrêment limitées, que ce soit celles des humains ou des bêtes, ce qui a tendance à fatiguer lorsqu'elles s'enchaînent...), un framerate instable avec de sévères ralentissements dans les lieux abondant de gens ou de végétations, et nous obtenons un jeu très peu divertissant malgré de très bonnes idées et des situations scénaristiques aussi farfelues que drôles, autant du côté de la trame principale que des quêtes secondaires.</p>

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<p>Même si The Good Life pourrait clairement tourner sur la génération précédente de consoles (Xbox 360, PlayStation 3...), voire sur PlayStation 2 si l'on retire certains effets visuels et que l'on baisse la résolution d'écran (on peut citer pour preuve le très bon J-RPG Radiata Stories, sorti sur la console de Sony en 2005, qui partage une esthétique assez similaire), le style graphique demeure charmant, le character design adorable et les décors assez saisissants, mais c'est l'absence inexcusable d'optimisation qui pénalise l'expérience de jeu — signature de SWERY ou non.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1635688471Chien.jpg" style="width:100%" /><em>Comme dans la réalité, les photos de chien et de chat gagnent rapidement en popularité. Pourquoi ne pas profiter de la thérianthropie des habitants pour poster quelques photos de leur apparence animale sur Flamingo et se faire un peu d'argent facile ?</em></p>

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<p>La lenteur du gameplay et les personnages vite attachants peuvent néanmoins accrocher le joueur qui cherche à se détendre et à se vider la tête sans trop réfléchir, et malgré un ventre mou au milieu de la trame principale très dirigiste, la dernière partie du scénario, elle, va encore plus loin dans ses délires en proposant son lot de nouvelles situations cocasses assez bien mises en scène. La tournure des évènements surprend jusqu'à la fin et le thème principal de l'histoire se dévoile et, quand bien même il est logique, il peut étonner au vu des précédentes péripéties de la journaliste : le contrôle de l'information via<em> </em>les différents média, les réseaux sociaux, etc. Certaines questions jusqu'alors sans réponse prennent alors sens et les mystères encore non résolus titillent malicieusement le joueur qui, dans son élan, pourrait bien avoir envie de retourner sur le jeu pour entamer et terminer les très nombreuses quêtes secondaires qui, peut-être, lui dévoileront de nouveaux secrets sur le "village le plus heureux du monde", sur les voisins de Naomi et leurs travers humains.</p>

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<p style="text-align:center"><img alt="" src="/upload/images/1635701988Mail.jpg" style="width:100%" /><em>Lire ses mails est important : la plupart assignent de nouvelles missions à miss Hayward, certains sont instructifs et les autres souvent énigmatiques. Il est cependant impossible de répondre aux messages.</em></p>

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<p></p><p>Jouabilité (10 / 20) : Prendre des photos pour se faire de l'argent, puis gÃ©rer son argent pour plus de confort et accÃ©lÃ©rer sa production d'images : voilÃ  une boucle de gameplay assez originale et bien amenÃ©e. Le monde ouvert participe Ã  rendre les excursions plus cohÃ©rentes et les prises de photos plus nombreuses et plus variÃ©es.
<br>On pointera du doigt les transformations un peu lentes Ã  se lancer et l'impossibilitÃ© de passer de la forme de chat Ã  celle de chien (et inversement), obligeant le joueur Ã  redonner son apparence humaine Ã  Naomi en plein milieu d'une Ã©nigme ou d'une action, ce qui rend parfois l'accÃ¨s Ã  certains lieux demandant les capacitÃ©s des deux animaux doublement plus laborieux. En additionnant Ã  Ã§a les malus apparaissant parfois trop rapidement et les ralentissements dans certaines zones, les tÃ¢ches Ã  exÃ©cuter deviennent encore plus pÃ©nibles Ã  rÃ©aliser. Cependant, les diffÃ©rentes capacitÃ©s des formes animales sont pratiques, bien que celles du chat soient peut-Ãªtre moins exploitÃ©es que celles du chien.
<br>Il existe Ã©galement beaucoup de bugs et de problÃ¨mes de conception qui rendent certaines mÃ©caniques de gameplay obsolÃ¨tes (les attaques qui ne servent jamais) ou trop peu captivantes (la capture de mouton). Il est mÃªme possible de se retrouver face Ã  un softlock !</p><p>Graphisme (10 / 20) : ConfrontÃ© au clipping, aux textures parfois grossiÃ¨res et aux ralentissements sÃ©vÃ¨res, l'Åil du joueur se contente d'admirer la direction artistique assez irrÃ©prochable de The Good Life : espace rural cohÃ©rent, bien que parfois un peu trop vide, et character design Ã©purÃ©. On notera Ã©galement la prÃ©sence d'un hud et de menus simples mais efficaces.</p><p>Bande son (15 / 20) : Les compositions musicales de The Good Life sont bonnes et arrivent trÃ¨s souvent Ã  point. Les comÃ©diens de doublage offrent une jolie prestation et de dÃ©licieux accents. Seul point noir Ã  relever : le pauvre nombre de rÃ©pliques doublÃ©es qui peuvent donner la migraine lorsqu'elles s'enchaÃ®nent. </p><p>Durée de vie (14 / 20) : En effectuant plusieurs quÃªtes secondaires et en essayant d'amÃ©liorer son Ã©quipement et sa maison, il faut environ une trentaine d'heures de jeu pour voir la fin de The Good Life. Une durÃ©e de vie qui peut facilement Ãªtre doublÃ©e au vu du nombre ahurissant de quÃªtes secondaires Ã  effectuer. Malheureusement, ces derniÃ¨res sont rarement passionnantes Ã  parcourir Ã  cause d'objectifs basiques au possible. La gestion budgÃ©taires et l'aspect simulation de vie participe Ã©galement Ã  la longÃ©vitÃ© du titre de White Owls Inc.. En bref : The Good Life prend le temps du joueur pour acquis.</p><p>Scénario (15 / 20) : Surprenante, amusante, loufoque et farfelue, l'histoire de The Good Life l'est sans aucun doute. MalgrÃ© un ventre mou en milieu de partie, le scÃ©nario du jeu reste divertissant. Les nombreux mystÃ¨res de Rainy Woods sauront captiver les plus patients des joueurs (en espÃ©rant qu'ils soient prÃªts Ã  accepter des explications capillotractÃ©es).</p><p>Conclusion (12 / 20) : Des idÃ©es, The Good Life en a, mais combien d'entre elles sont correctement exploitÃ©es ? L'optimisation honteuse et le grand nombre d'objectifs de quÃªtes peu attrayants accentuent l'ennui du joueur au fil des heures passÃ©es Ã  prendre des photos et Ã  tenter de dÃ©nicher les bons matÃ©riaux pour amÃ©liorer un minimum son confort de jeu. Tout ce labeur est Ã©puisant, mais le moindre apaisement peut immobiliser Naomi et rendre fou le joueur acharnÃ© (maudit alcoolisme !).
<br>MalgrÃ© ses dÃ©fauts, The Good Life brille particuliÃ¨rement grÃ¢ce Ã  son originalitÃ© charmante, Ã  sa direction artistique travaillÃ©e, Ã  ses situations tantÃ´t dÃ©rangeantes, tantÃ´t comiques et Ã  cet air frais de la campagne que le jeu arrive si subtilement Ã  nous faire ressentir.
<br>Le dernier jeu de SWERY, aussi imparfait soit-il, semble s'adresser Ã  une niche de joueurs prÃªts Ã  se dÃ©tendre sans pour autant s'amuser dans un univers qui le leur demande pourtant.</p>]]> </description></item><item><title>[TEST] Aeon Drive</title><link>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3324/test-multi-aeon-drive</link><guid>https://www.consolefun.fr/testsjeux/detail/3324/test-multi-aeon-drive</guid><image>https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.86846200+1635301374.png</image><pubDate>Wed, 27 Oct 2021 04:18:30 +0200</pubDate><description><![CDATA[<img alt="" src="https://www.consolefun.fr/fiche/multi/0.86846200+1635301374.png"><p><em>Annoncé en février dernier, <span style="color:#000080"><strong>Aeon Drive</strong></span> est sorti sur PC, Playstation 4 et 5, Xbox One et Series X|S, ainsi que sur Nintendo Switch ce <span style="color:#008080"><strong>30 septembre 2021</strong></span>. Développé par <strong>2Awesome Studio</strong> et édité par <strong>Critical Reflex</strong>, Aeon Drive est la suite de <span style="color:#000080">Dimension Drive</span>, mais dans un tout nouveau genre : du shoot’em up de Dimension Drive, on passe ici à jeu de plateformes misant sur la vitesse à tout prix ! Aeon Drive mérite-t-il votre temps ? Réponse en test !</em></p>

<p><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1635300554Header.jpg" style="height:100%; width:100%" /></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Un scénario qui va droit au but</strong></span></p>

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<p>Suite de Dimension Drive, on retrouve donc dans Aeon Drive la ranger de l’espace Jackelyne (abrégée « Jack »), qui se retrouve dans une nouvelle dimension et crash son vaisseau dans la ville de Néo-Barcelone. Un accident qui vous obligera à vous rendre au plus vite aux différents recoins de la ville pour en trouver les noyaux, afin de réparer son vaisseau et accessoirement éviter leur explosion pure et simple.</p>

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<p>Jack dispose ainsi de trente secondes pour sauver Néo-Barcelone, alors même que les systèmes de sécurité de la ville se déclenchent pour arrêter cette intrus qui a provoqué le chaos. Trente secondes seulement ? C’est peu ! Mais pas de panique : vous aurez les ressources nécessaires à prolonger ce délai… pour au moins une dizaine de secondes ! Le scénario progresse par ailleurs via des scènes de dialogues entre deux chapitres.</p>

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<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1635300642Scenario.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le scénario progresse via de petits dialogues, souvent amusants, entre Jack et V.E.R.A.</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Aller vite ou mourir en essayant, puis aller plus vite encore</strong></span></p>

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<p>Vous pourrez compter sur votre amie précieuse V.E.R.A, une IA capable de modifier votre dague afin de la transformer en balise spatio-temporelle, vous permettant de vous téléporter directement dessus ! Un outil bien sûr indispensable à la complétion des 100 niveaux de l’aventure. Ajoutez à cela la dextérité de Jack lui permettant wall jump et glissades, une épée, et vous obtenez de quoi parcourir à toute vitesse les tableaux qui se présentent à vous, tout en prenant le temps (ou non) de pourfendre les différents robots de sécurité disséminés çà et là.</p>

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<p>Quant au court délai de trente secondes imposé sur chaque niveau, Aeon Drive propose un habile système permettant d’adapter la difficulté en temps réel : vous trouverez dans les niveaux des capsules temporelles, et en collecter quatre vous permettra de gagner cinq secondes supplémentaires, à activer si besoin tant que le chrono n’est pas tombé à zéro. Cette mécanique permet non seulement de rendre les niveaux plus accessibles pour tester les différentes routes qui s’offrent à vous, mais elle invite aussi à l’exploration des niveaux déjà parcourus.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1635300682lune.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le jeu dispose de très beaux décors.</em></p>

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<p>En effet, Aeon Drive propose différents éléments à collecter : des hot dogs (la protagoniste en raffole, et on la comprend) et cubes de données cachés dans certains niveaux, ainsi qu’un diamant à récupérer par tableau. Si les hot dogs ne font qu’inciter à explorer, les cubes de données permettent d’en apprendre un peu plus sur le lore du jeu. Aeon Drive est un jeu court : il vous faudra compter entre deux et trois heures pour en venir à bout. Ces collectables sont donc un moyen de prolonger l’expérience de jeu, d’autant que des succès/trophées leurs sont bien sûr liés, un autre encourageant aussi à terminer chaque niveau sans utiliser de capsule temporelle. Mais ce qui fait tout le sel d’Aeon Drive, c’est bien son format !</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1635300708Obstaclecube.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Différents types d’obstacles sont au rendez-vous, ainsi que de nombreux collectables incitant à l’exploration.</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Un gameplay qui se renouvelle et qui mise sur sa rejouabilité</strong></span></p>

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<p>Avec ses niveaux courts et sa courbe d’apprentissage assez souple, Aeon Drive devient de plus en plus grisant à parcourir au fil de l’expérience, et la maîtrise que l’on obtient des différentes mécaniques devient alors un véritable moteur nous poussant à améliorer ses temps sur chaque niveau. De nouveaux éléments sont régulièrement introduits, et de nombreux obstacles se dresseront en travers de votre route : piques, murs de flamme, lasers, interrupteurs à activer pour ouvrir des portes… Le gameplay se renouvelle donc régulièrement, résultant en une rejouabilité d’autant plus satisfaisante. Par ailleurs, le titre peut compter sur des leaderboards pour les meilleurs temps sur chaque niveau, ainsi que la possibilité de jouer en coopération sur l’ensemble des niveaux, et ce jusqu’à quatre joueurs en local.  Enfin, un mode joueur contre joueur vient combler l’expérience pour les plus férus de compétition, en local ou en ligne.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1635300744Leaderboard.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Les leaderboards poussent à s’améliorer et viser les meilleurs temps !</em></p>

<p> </p>

<p>Malheureusement, si le titre peut compter sur une forte rejouabilité pour ceux intéressés par le speedrun, le pvp et/ou les leaderboards, il faut dire qu’Aeon Drive manque de s’intéresser à une expérience plus individuelle. Il aurait été facile d’ajouter des médailles de temps liés à chaque niveau afin de tenter le joueur solo, ainsi que des éléments à débloquer via les collectables, que ce soit des skins pour Jack et son épée, ou autre. Par ailleurs, un éditeur de niveau aurait clairement eu sa place dans le jeu, afin de stimuler la créativité de la communauté et créer plus d’engagement.</p>

<p style="text-align:center"><em><img alt="" src="https://www.consolefun.fr/upload/images/1635300775Multi.png" style="height:100%; width:100%" /><br />
Le jeu est jouable en coopération jusqu’à 4 en local, et en 1 contre 1 en ligne.</em></p>

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<p><span style="font-size:18px"><strong>Quand la musique est bonne –et la DA aussi</strong></span></p>

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<p>Avec ses graphismes en pixel-art et des animations particulièrement soignées, la direction artistique d’Aeon Drive nous transporte dans une Néo-Barcelone très vive, s’accordant parfaitement au gameplay nerveux à souhait. L’ensemble est d’autant plus renforcé par la bande son et ses thèmes punchy, le tout sublimé par une musique de fin tout simplement magnifique lorsque les crédits tombent.</p>

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<p>Les scènes de dialogues qui vont avancer l’histoire sont d’ailleurs intégralement doublées en anglais : une bonne surprise, puisque le doublage est plutôt bon pour une si petite production.</p>

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<p style="text-align:center"><iframe allow="autoplay; clipboard-write; encrypted-media; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="380" src="https://open.spotify.com/embed/album/1pRgxxrNMascuo6xyR4ICu?utm_source=generator" width="75%"></iframe><br />
<em>L'OST est très punchy et honore le gameplay nerveux à souhait.</em></p>
<p></p><p>Jouabilité (18 / 20) : Aeon Drive est simple Ã  prendre en main, et sa formule est terriblement efficace. La difficultÃ© ajustable est parfaite pour sÃ©duire les diffÃ©rents types de joueurs, et le titre rÃ©ussit Ã  donner lâenvie de sâamÃ©liorer et viser les meilleurs temps.</p><p>Graphisme (16 / 20) : Avec du joli pixel-art et des animations soignÃ©es, Aeon Drive dispose dâune direction artistique tout aussi simple quâefficace.</p><p>Bande son (16 / 20) : La bande son particuliÃ¨rement punchy accompagne parfaitement la courte aventure, avec une finition en apothÃ©ose lorsque tombent les crÃ©dits de fin.</p><p>Durée de vie (16 / 20) : Sâil ne faut quâentre deux et trois heures pour venir Ã  bout dâAeon Drive, comptez le double voire le triple si vous souhaitez venir Ã  bout de tous les succÃ¨s/trophÃ©es, que ce soit avec les collectables ou en cherchant Ã  faire chaque niveau sans utiliser de capsule temporelle. Le pvp vient allonger encore cette durÃ©e de vie, et il ne manque quâun Ã©diteur de niveau pour exploiter le plein potentiel du jeu, qui intÃ©ressera de prime abord les speedrunners dans lâÃ¢me.</p><p>Scénario (10 / 20) : Avec son scÃ©nario simple et expÃ©ditif, on peut dire que le ton global est respectÃ© : Aeon Drive ne vous sÃ©duira pas spÃ©cialement par son histoire, mÃªme si les plus fÃ©rus seront ravis de dÃ©couvrir un peu de lore grÃ¢ce aux cubes de donnÃ©es Ã  collecter, ce qui reste tout de mÃªme bien maigre.</p><p>Conclusion (17 / 20) : Avec un gameplay nerveux et intense, Aeon Drive se montre de plus en plus grisant Ã  parcourir au fil de lâaventure. Sa difficultÃ© ajustable grÃ¢ce aux capsules temporelles permet de rendre lâexpÃ©rience apprÃ©ciable pour tout le monde, et nul doute que les diffÃ©rentes approches possibles accrocheront les plus fÃ©rus de challenge et de compÃ©tition. On lui reprochera seulement un manque de contenu solo justement, ainsi que lâabsence dâÃ©diteur de niveau pour exploiter le plein potentiel du jeu et de sa communautÃ©. Aeon Drive plaira avant tout aux speedrunners dans lâÃ¢me, avec de lâaction rapide accompagnÃ©e de musique punchy sur fond de pixel-art vif et colorÃ©. </p>]]> </description></item></channel></rss>