Wargroove

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Vesperia
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Wargroove

Message par Vesperia » 12 août 2019, 07:46

Édité et développé par Chucklefish, Wargroove est né de la nostalgie envers l’époque Game Boy Advance, le studio tirant son inspiration dans des jeux tels qu’Advance Wars et Fire Emblem. Wargroove fait-il honneur à ces grands noms ayant inspiré sa création ? ConsoleFun s’est penché pour vous sur cette perle de tactical-RPG, disponible sur Switch, Xbox One et PC.



 

Avant de rentrer dans le cœur du sujet, il est essentiel d’évoquer la beauté du jeu de Chucklefish. Dès l’écran titre, la direction artistique fait mouche, avec un pixel art soigné et des animations bluffantes de réussite. Le tout nous plonge instantanément dans cet univers chatoyant et médiéval, et l’écriture légère des dialogues, mêlant simplicité, humour et sens du devoir, donne une personnalité toute particulière aux personnages et les rend très vite attachants. Mais au-delà de tout ça, c’est par le soin apporté au gameplay et au contenu proposé que Wargroove émerveille.

 

 

Un gameplay poussé et progressif

 

 

 

Tout au long de la campagne, Wargroove introduit de nouvelles mécaniques de jeu. Les missions deviennent ainsi plus complexes et offrent un challenge de plus en plus corsé, tout en ayant malgré tout une courbe de progression assez souple pour ne pas perdre les nouveaux venus dans ce monde de stratégie en tour par tour.

 

La mécanique principale du jeu vient de ses coups critiques. En effet, chaque type d’unité déclenche des coups critiques d’une manière différente : là où les lanciers font des coups critiques lorsqu’ils sont à côté d’un autre lancier, les spadassins eux feront des coups critiques s’ils sont placés à côté de leur commandant. Bien réfléchir à l’ordre de déplacement de ses unités ainsi qu’à leur lieu de destination est ainsi primordial pour optimiser l’utilisation de ce système de coups critiques, qui s’avère très vite dévastateur.



D’une simple pression de touche, on obtient le résumé technique d’une unité : ses forces, faiblesses, conditions de coup critique, et même un accès au Codex qui détaille le tout.

 

Par ailleurs, les unités s’achètent sur le champ de bataille : on obtient un certain montant d’or en début de tour selon le nombre de villages que l’on a conquis, et cet or sert à acheter les unités dans les bâtiments dédiés, ainsi qu’à soigner les unités si besoin.

 

Chaque commandant possède son « Groove », un mouvement unique à l’effet soit offensif soit défensif. Zone de soin, de défense, ou encore possibilité de faire rejouer les unités adjacentes, il faut là encore composer avec le plus grand soin et utiliser au mieux ces capacités, en gardant à l’esprit que les commandants ennemis ont eux aussi leur propre Groove.

 

Wargroove ne récompense d’ailleurs pas le jeu défensif, et tend même à être plutôt punitif : s’il est possible d’avancer doucement dans les missions en prenant soin de beaucoup miser sur des formations défensives, cela mène globalement à des situations où l’on se retrouve subjugué par le nombre d’unités adverses, ou donne de mauvais rangs lors de la complétion des missions. En effet, afin d’obtenir le rang S sur une mission, la seule chose prise en compte est le nombre de tours pour compléter l’objectif.



Le Groove d’Emeric est un cristal instaurant une zone où la défense des alliés est plus élevée, mais le cristal perd des points de vie tour après tour.

 

Le jeu récompense ainsi une approche plus osée, avec une prise de risque pour atteindre son objectif au plus vite en sacrifiant souvent des unités pour mieux avancer. La mort des commandants est synonyme de game over, mais perdre d’autres unités au combat n’a aucune incidence si ce n’est le temps et l’argent requis pour les remplacer.

 

On notera toutefois une différence entre les versions du jeu au niveau de la RNG : sur certaines plateformes, une attaque d’une unité infligera un pourcentage fixe de dégâts, tandis que sur une autre plateforme le pourcentage de dégâts indiqué sera une fourchette, pouvant mener à des situations où l’ennemi survit là où il serait forcément mort sur une autre plateforme. Autre point noir, l’impossibilité de voir l’ensemble de la zone de risque, là où les unités adverses peuvent attaquer : il faudra passer manuellement sur chaque unité adverse pour voir sa zone d’attaque, et agir en conséquence.

 

Enfin, le jeu prend aussi en compte les conditions météorologiques, ainsi que les différences de terrain (montagne, forêt, plaine…) qui offrent par exemple des bonus ou malus de défense. Si le tout peut se montrer relativement complexe, Wargroove dispose toutefois d’options de difficulté personnalisable pour quiconque voudrait profiter de la campagne sans forcément rencontrer trop de difficulté. La difficulté par défaut est d’ailleurs « Difficile », l’expérience de jeu ayant été pensée tel quelle, et la réduire n’aura pour seule incidence que de perdre la possibilité d’obtenir un rang S, et réduire le maximum d’étoiles pouvant être obtenues. Il est possible d’obtenir trois étoiles par mission, mais si la difficulté est personnalisée avec des paramètres plus simples que ceux prévus pour la difficulté « Normale », on ne peut alors gagner qu’une ou deux étoiles au maximum.



Dégâts reçus, revenus, groove… la difficulté peut être paramétrée à souhait, pour une expérience de jeu qui ira à tout le monde.

 

 

Du contenu à foison

 

 

 

Après vous avoir occupé pendant une vingtaine d’heures, le mode Campagne vous aura peut-être livré tous ses secrets, malgré la rejouabilité qu’il propose afin d’obtenir tous les rangs S. Wargroove a prévu le coup : en progressant dans la campagne, vous débloquerez des missions dans deux autres modes de jeux. Le mode Arcade vous propose ainsi des mini-campagnes où vous jouez le même commandant pendant une série de cinq missions successives, tandis que le mode Problèmes vous met au défi sur des maps devant être complétées en un seul tour. Ces puzzles sont intéressants pour mieux comprendre et mettre en pratique les mécaniques de jeu.

 

Et lorsque vous en aurez terminé avec le contenu proposé par le jeu… Vous pourrez alors créer votre propre contenu, et le publier en ligne! Wargroove embarque effectivement un éditeur de niveau, l’outil étant le même que celui utilisé par l’équipe de développement, permettant de faire ses niveaux, ses campagnes et ses cutscenes. L’éditeur de campagne permet notamment de créer différentes branches, comme dans la campagne du jeu, et même des conditions d’activation pour des missions secrètes.



L’outil de création est simple à prendre en main, et très complet.

 

La communauté du jeu s’est d’ailleurs déjà illustrée en recréant les campagnes de jeux Advance Wars, et grâce au système de notation il est très simple de trouver des campagnes de haute volée parmi l’ensemble du contenu mis en ligne par les autres joueurs. Au-delà de ça, chaque contenu en ligne est associé à un code, rendant très pratique le partage de contenu en-dehors du jeu.

 

Enfin, Wargroove propose un mode en ligne de deux à quatre joueurs, avec de multiples cartes et des matchs rapides comme des matchs privés. Les options sont là encore totalement personnalisables, et il est important de signaler que les parties peuvent être jouées en différé.

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