Anamorphine

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Vesperia
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Anamorphine

Message par Vesperia » 02 octobre 2018, 20:22

Alors que de plus en plus de jeux indépendants traitent des thèmes difficiles tels que la dépression ou le deuil, Anamorphine est parvenu le 31 juillet 2018 sur PC et PS4. Développé et édité par Artifact 5, ce nouveau titre se démarque-t-il des autres expériences narratives de ce genre ?



 

Une histoire de perception…

 

 

Vous incarnez Tyler, un photographe qui emménage avec sa petite-amie Elena, violoncelliste. Peu de choses vous seront dévoilées de manière traditionnelle : seul un appel téléphonique concentrera les quelques lignes de dialogue présentes dans le jeu. Vous découvrirez alors l’histoire des protagonistes en sautant de scène en scène, avec des transitions jouant sur votre perception de l’espace et du temps : que ce soit en passant de l’autre côté d’une photographie, en franchissant une porte qui vous mènera à un nouvel environnement, ou encore avec des déformations soudaines de l’espace autour de vous, Anamorphine mise sur une narration particulière.



Les scènes classiques, dans l’appartement de Tyler et Elena, ont des graphismes minimalistes mais élégants.

 

A l’image du fonctionnement de la mémoire, vous naviguerez dans un fil de souvenirs non-linéaires, même si le jeu garde une progression assez classique malgré tout. L’histoire est axée autour d’Elena, qui, suite à un accident, doit stopper sa carrière professionnelle. C’est de manière très visuelle que le titre fait ressentir les émotions qu’éprouvent Elena : si celle-ci va bien, ses cheveux sont de couleurs chaudes et brillantes, tandis que les couleurs deviennent sombres et froides quand Elena sombre.

 

Le gameplay d’Anamorphine consiste uniquement à marcher d’un point A à un point B : vous êtes spectateur de la chute d’Elena, Tyler faisant ce qu’il peut pour la soutenir alors qu’elle se bat pour retrouver sa vie d’antan. Étant peu à peu exclu, Tyler cherche tout au long du jeu à empêcher Elena de sombrer plus encore. Là encore, c’est dans des scènes métaphoriques et très graphiques –contrairement aux scènes classiques aux graphismes relativement minimalistes - que vous procèderez, en cherchant de massives fleurs et en les aidant à éclore à nouveau. Vous finirez systématiquement par trouver Elena flotter au-dessus d’un gouffre sans fin en forme de spirale, sans jamais pouvoir la rattraper. A l’écran, Artifact 5 donne du sens à cette terrible réalité grâce à ce type de sens : de longs efforts pour un très léger progrès, répétés encore et encore parce que le but en vaut la peine.



Il faudra parfois chercher des fleurs géantes et les aider à éclore à nouveau, dans des environnements plus travaillés graphiquement.

 

… gâchée par de trop lourds problèmes techniques.

 

 

Si tout ce qui relève du son est impeccable, surtout en prenant en compte le fait qu’Anamorphine joue sur les effets audio pour vous guider dans votre progression, le titre n’est malheureusement pas exempt de défauts techniques. Les chapitres du jeu sont liés entre eux par un hub, dont chaque entrée ou sortie est marquée par un long temps de chargement. Les transitions au sein des scènes elles-mêmes subissent des baisses de framerate, qui s’avèrent considérables dans les scènes métaphoriques où l’on voit un peu plus d’effets de lumière.



Le hub permet d’accéder aux différents chapitres du jeu, et donne déjà le ton.

 

Le jeu étant complètement visuel au vu de son gameplay, ces soucis de chargement et de framerate brisent l’immersion, et il faudra souvent faire un effort pour se réinvestir dans la progression. De plus, notre test a souffert de quelques crashs, et de l’impossibilité de refaire les choix pour profiter de la deuxième fin. Si ces problèmes peuvent facilement être oubliés après les deux heures nécessaires pour finir le titre, l’expérience proposée par Anamorphine s’en trouve tout de même gâché : le thème traité par le jeu est tout simplement trop important pour que l’on finisse par devoir résumer Anamorphine à un enchaînement de problèmes techniques.

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estepan
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Re: Anamorphine

Message par estepan » 04 janvier 2019, 23:05

L'anamorphine est un beau récit semblable à un film. Même s’il s’agit d’un jeu, il n’est pas nécessairement divertissant ni amusant, et je ne pense pas que ce soit le cas. Les problèmes de performance du jeu ne peuvent être ignorés.

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