The Lion's Song

Ecrivez vos remarques et vos tests sur les jeux.
Avatar de l’utilisateur
Vesperia
Maître Ninja
Messages : 1163
Inscription : 19 août 2011, 00:11
Titre : Élu du mana / Modo
Localisation : Tour du Salut

The Lion's Song

Message par Vesperia » 02 août 2018, 22:44

Arrivé sur Steam à partir du 7 juillet 2016, The Lion’s Song est un jeu au format épisodique, qui a vu son quatrième et dernier volet arriver le 13 juillet 2017, soit un peu plus d’un an après son lancement. Point & click édité et développé par Mipumi Games, le titre a depuis continué son petit bonhomme de chemin sur iOS et Android, avant d'arriver sur Switch le 10 juillet 2018. L'occasion pour nous de voir si ce portage a su conserver tout ce qui faisait de The Lion's Song un véritable bijou !



 

Pour ce qui est du portage Switch

 

 

Cette version Switch contient l'ensemble des quatre épisodes de The Lion's Song, tous étant accessibles directement via le menu principal. Le titre tourne très bien sur la dernière console de Nintendo, que ce soit en mode dock ou en mode portable.

 

Malheureusement, rien n'a été adapté au support puisque les interactions se font au stick, là où ce portage aurait pu exploiter le tactile de la console comme c'était naturellement le cas sur les versions mobiles du jeu. Cela ne vient toutefois pas ternir l'expérience de jeu : le rythme étant globalement assez lent, la navigation au stick ne pose jamais problème.

 

 

Des messages forts et une narration parfaitement maîtrisée

 

 

Chaque épisode de The Lion’s Song est centré sur la recherche de son identité et l’acceptation de soi. Nous incarnons tout d’abord une musicienne devant surmonter la peur du succès, puis un peintre cherchant à représenter les différentes facettes de ses modèles, et enfin une mathématicienne devant trouver sa place dans un cadre spatio-temporel particulièrement sexiste. Le dernier épisode nous met dans la peau d’un nouveau personnage, et fait le lien entre les différents protagonistes rencontrés jusqu’ici, avec un propos axé sur la résistance et l’héritage de l’art face à l’horreur de la guerre.



Le jeu est rempli de messages forts et se veut très immersif.

 

Ces quatre épisodes sont liés entre eux, et vous pourrez apercevoir les conséquences de vos choix : ainsi, plusieurs parcours narratifs sont possibles, et le jeu dispose alors d’une rejouabilité misant sur votre curiosité. A la fin de chaque épisode, le jeu récapitule vos choix et vous montre, en pourcentage, combien de joueurs ont obtenu les mêmes conséquences que vous. Libre à vous de réécrire votre histoire pour lui donner le chemin qui vous sied le mieux. Les connexions entre les épisodes sont plutôt intéressantes, et le tout fourmille de détails toujours agréables à remarquer. L’ensemble se veut très travaillé, pour un résultat minutieusement peaufiné.

 

L’écriture des personnages et de leur parcours est elle aussi excellente, avec des protagonistes auxquels on s’attache immédiatement grâce à des émotions très bien retranscrites et un parcours aussi immersif qu’intéressant : on incarne alors pleinement celui ou celle qui évolue sous nos yeux, ressentant chaque petit pas effectué dans ces destins si classiques et pourtant hors du commun.



Vos décisions influeront sur le parcours narratif au fil des épisodes.

 

 

Un gameplay simple poussant à explorer

 

 

The Lion’s Song est un point & click : on y pointe un élément et on clique dessus pour déclencher une interaction avec. Un système relativement simpliste, qui ne présente aucun mal à être pris en main. On progresse ainsi dans le jeu en cliquant sur les divers composants du décor qui s’offrent à nous, avec la possibilité de chercher à trouver l’élément essentiel à l’avancée scénaristique, ou bien le choix de se laisser porter par la curiosité et déclencher les interactions avec chaque parcelle cliquable.

 

Ces interactions se traduisent par des lignes de texte, une pensée ou une phrase décrochée par le personnage principal, par rapport à l’élément pointé. A savoir que le titre dispose généralement de plusieurs réactions pour un même élément.



C’est en cliquant sur un élément que l’on interagit avec celui-ci. Les éléments cliquables sont légendés.

 

A partir du deuxième épisode, un petit ajout au niveau du gameplay apparaît : la possibilité de se déplacer sur la carte de la ville. On navigue alors entre divers points d’intérêt : on accède à certaines zones en s’y déplaçant, tandis que d’autres endroits déclenchent seulement de petits commentaires de notre personnage.

 

Enfin, le troisième épisode apporte, par son scénario, la possibilité de passer d’une tenue d’homme à une tenue de femme, ce qui permet d’offrir deux points de vue aux différents endroits visitables : les lignes de dialogue changent, et il est intéressant de voir comment est traité ce point scénaristique.



La ville de Vienne dispose de plusieurs points d’intérêt à visiter.

 

 

Une direction artistique synonyme de sublime

 

 

Visuellement, The Lion’s Song est tout simplement magnifique. Le jeu est en pixel-art, avec un spectre de couleurs réduit qui apporte un charme spécifique et qui colle bien à l’ambiance du récit et de l’époque. Les animations, telles que la pluie dans le premier épisode, sont soignées, et sont mises en valeur par une merveilleuse bande-son. Qu’il s’agisse des effets sonores ou des musiques accompagnant l’intrigue, nous avons là une véritable perle auditive.

 

La ville de Vienne est quant à elle très élégante, il est appréciable de constater que l’art y est particulièrement représenté, et il est toujours plaisant de faire le tour des différents points d’intérêt même s’il l’on pourrait se diriger directement à l’endroit exigé par le scénario.



The Lion’s Song est visuellement magnifique.

Lire le test en entier...

Répondre

Revenir à « Tests de jeux sur Console Fun »