Gears 5

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Greed Lavare
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Gears 5

Message par Greed Lavare » 23 septembre 2019, 17:17

Après un Gears of War 4 partagé et un accès anticipé désastreux avec perte de sauvegarde et OOB involontaires, Gears 5 a de quoi effrayer aux premiers abords, mais The Coalition a réservé quelques surprises pour assurer aux joueurs que la saga n'est pas morte... Verdict ?

 

 

Le jeu démarre directement avec un entraînement, histoire d'apprendre les bases aux nouveaux joueurs et le peu de subtilités inédites aux anciens.

 

 

Tout commence par une claque

 

 

Depuis qu'elle porte à son cou le dernier présent de sa défunte mère, un pendentif arborant le symbole locuste, Kait est frappée par des migraines et des hallucinations. Rien de très amusant pour la jeune recrue de la CGU ni même pour ses alliés, surtout si on prend en compte que des nuées de sangsues sont apparues d'on ne sait où, dévorant tout sur leur passage et parasitant les défbots, les robots en charge de la sécurité des citoyens, en en faisant de nouveaux ennemis. Pour éliminer la vermine une bonne fois pour toute, J.D. Fénix et sa bande décident un peu dans leur coin de remettre en service le rayon de l'aube, une arme surpuissante qui a divisée et décimée bon nombre de peuples à l'époque des guerres pendulaires.

 

Avec un début de partie intrigant et dynamique, on retrouve progressivement le merdier dans lequel les Gears de la première trilogie avaient pour habitude de patauger. En y ajoutant une pincée de drama correctement ajusté, quelques révélations sympathiques (enfin, tout est relatif) et de superbes graphismes, le premier acte de ce Gears 5 promet énormément !

 

Malheureusement, le scénario peine ensuite et les quelques particularités de gameplay n'aident pas à relever la barre.

 



Fun, sanglant et explosif — tout ce qu'on demande à un Gears.

 

 

Gears of Boredom

 

 

En effet, le jeu se met soudainement en mode pause : le joueur ne peut plus courir, ni se mettre à l'abris, ni tirer, et est voué à parcourir calmement une zone plutôt vaste et remplie d'objets à collecter (il y en a 90 à obtenir dans toute la campagne).

 

Certes facultative, la récolte est cependant la seule chose à faire durant ces phases de promenade, alors on ramasse des objets avec des animations mollassonnes afin de compléter sa collection et potentiellement se renseigner sur le lore de l'univers.

 

Arrive ensuite sans prévenir des espaces ouverts, de vastes étendues vides qu'il faudra parcourir en skiff, un appareil à voile glissant sur la neige et le sable rouge. Une idée rappelant l'initiative du dernier God of War qui instaurait également une zone ouverte, mais ici effectuée avec moins de brio puisque ces trop grandes zones servent plus de hub que d'aires de jeu où l'on se limite à aller d'un point A à un point B.

 



Ne vous attendez pas à une embuscade ni même à des affrontements une fois à bord du skiff.

 

On peut parfois approcher de lieux qui activent des quêtes secondaires et abritent des trésors... Comprenez des munitions, des collectibles ou bien des composants pour améliorer Jack, car oui, autre nouveauté : le robot volant qui vous suit habituellement sans rien faire, si ce n'est durant quelques cinématiques, peut maintenant aider le joueur avec des capacités (soin, bouclier, flash aveuglant...), en électrocutant de la vermine et en déverouillant certains accès ! Mieux encore, la campagne de Gears 5 étant jouable jusqu'à trois en coopération (et non plus quatre), un joueur peut incarner Jack ! Mais encore une fois, le même problème persiste : le joueur contrôlant l'allié métallique risque de s'ennuyer sec à cause d'une maniabilité un peu plus lourde et un panel d'actions à débloquer... Jack ne servant sinon qu'à se faufiler dans des conduits et à ouvrir des portes.

 

Alors si près de la moitié du jeu se déroule dans des open spaces sans bestiole à trucider, peut-être le jeu se réveille-t-il dans les couloirs auxquels la série a habitué les fans ? La réponse est : à peine. Il y a en effet des affrontements mais ils sont rares et vite expédiés pour la plupart, les phases couloirisées se résumant souvent à des balades. The Coalition a eu l'idée d'ajouter de l'infiltration (facultative) pour nous montrer une intelligence artificielle dépassée et de nouvelles exécutions au couteau... Et peut-être même pour calmer l'ardeur guerrière qui était pourtant l'une des principales composantes de la série, si ce n'est la principale.

 



Bien que l'on puisse apprécier les somptueux graphismes du titre, les "promenades" sont souvent trop longues.

 

Le jeu réserve quelques surprises sympathiques mais malheureusement beaucoup trop rares elles aussi. Malgré de nouveaux adversaires, des armes inédites, des paysages et des scènes superbes... Il y a trop peu, l'ennui s'installe dès l'acte 2.

 

Pourtant, la dernière partie du jeu est bonne et beaucoup plus intense, mais elle ne peut pas rattraper les phases ouvertes qui, scénaristiquement, prolongent les intrigues pour finalement des révélations convenues.

 

Notons tout de même que les ennemis sont beaucoup plus rapides à abattre que dans Gears of War 4, les personnages de l'épisode précédent sont un peu plus attachants, le feeling des armes est meilleur avec une tronçonneuse qui scinde les adversaires plus vite, des commandes à peine changées mais pas déstabilisantes et Jack peut s'avérer être très utile dans certaines situations délicates car, même ennuyeux et même limite ennuyant, ce Gears 5 ne pardonne pas le joueur à moitié endormi...

 



On peut apprécier l'initiative de The Coalition à nous servir des environnements dépaysants pour les habitués de la série.

 

 

New Hope

 

 

Bien sûr, l'attrait du joueur peut se tourner vers les autres modes de jeu et l'habitué à la série se retrouvera très facilement avec les Batailles Classiques : Match à Mort en Équipes, Roi de la Colline, Dodgeball, Gardien... Des modes bien connus des fans de Gears of War, toujours aussi efficaces mais presque inchangés.

 

Gears 5 dispose désormais d'un mode Bataille Arcade qui reprend les bases du Match à Mort en Équipes, le nombre de points pour gagner la partie étant originalement fixé à 50. Le joueur doit avant tout choisir son personnage – chacun d'entre eux disposant d'équipements et de compétences différentes – avant de se lancer au milieu des tirs et des explosions. En tuant un ennemi, on obtient un point et avec suffisamment de kills, on peut acheter de nouvelles armes afin de décimer plus efficacement l'équipe opposée. Cette mécanique demande au joueur de s'appliquer correctement car en mourant, il conserve ses points mais perd son arme précieusement acquise.

 



Se planquer, attraper son assaillant par le colbac, l'attirer et le planter... Jouissif et gratifiant.

 

Le mode Horde reprend d'ailleurs ce principe : un personnage dispose d'une compétence unique (Kait peut par exemple devenir invisible en remplissant sa jauge en bas de l'écran façon Overwatch) et les ennemis, à l'instar de Gears of War 4, laissent tomber de leurs poches des composants à récolter qui permettent d'améliorer sa vie, sa régénération de santé, sa vitesse de déplacement, les dégâts occasionnés par son fusil à pompe... Mais ces composants peuvent également être transférés manuellement au fabricator afin que l'équipe puisse s'approvisionner en armes et munitions ou créer des barrières et autres tourelles automatiques afin de repousser plus aisément les 50 assauts successifs de la vermine. Il faut alors jongler entre l'amélioration de son personnage et celle de sa "base", offrant une valeur tactique à ce mode qui demande la plus grande des coopérations.

 

Par ailleurs, il existe une autre possibilité pour gagner des composants : après 10 vagues passées, une zone à protéger surgit ; en se rendant dans le cercle suffisamment longtemps, une pompe apparaît. La machine stocke à chaque fin de vague un peu plus de composants qu'il faut extraire en la manipulant pendant une dizaine de secondes. La pompe demande beaucoup d'attention car elle peut être détruite par l'ennemi, ce qui revient à recommencer intégralement l'opération. Plusieurs de ces machines peuvent être simultannément sur le terrain si l'équipe coopère parfaitement.

 



En solo comme en ligne, il est possible d'intéragir avec l'environnement — en brisant la glace sous les pieds de ses adversaires par exemple.

 

 

Fuyez, pauvres fous !

 

 

Enfin, dernière grosse nouveauté : le mode Fuite. Après une courte cinématique plutôt classe, le joueur surgit d'une cosse à l'intérieur d'un complexe envahi par la vermine — une ruche. L'avatar dépose alors une bombe de venin et l'active avant de fuir le nuage toxique, courant en plein territoire ennemi avec des munitions limitées et, potentiellement, des alliés.

 

Une Fuite peut durer relativement longtemps, surtout si un équipier quitte soudainement la partie, ce mode étant particulièrement difficile à faire seul ou à deux, mais le principe reste plutôt prenant.

 



Avec ses petites séquences cinématiques en début et fin de partie, le mode Fuite pourrait devenir plus surprenant encore avec un peu plus de variété de décors et d'interactions (dans de prochains patchs ?).

 

Les survivants doivent passer plusieurs zones et arriver à l'héliport pour une extraction d'urgence ; s'ils meurent avant, ils recommencent tout jusqu'au dernier checkpoint / chapitre. Le mode demande au joueur de reconnaître ses erreurs et d'analyser le positionnement des ennemis, des caches de matériels, etc. puisque rien (ou presque) n'est laissé à l'aléatoire.

 

Avec ça, la possibilité de créer sa propre carte pour le mode et de la partager sur les serveurs rend la Fuite encore plus attractive. Le système de création demande un peu de temps avant d'être correctement manipulé, faute à une interface pas toujours évidente à comprendre bien que celle-ci risque d'être un peu modifiée, l'éditeur de map étant actuellement en bêta.

 



Il faut tester la carte créée avant de pouvoir la publier.

 

 

Vermine !!

 

 

Cependant, rien n'est trop beau avec ce Gears 5. Il est toujours impossible de sélectionner un seul mode de jeu en Bataille, et bien que certains joueurs hébergent des parties en ne proposant qu'un mode, il est rare de pouvoir les rejoindre aujourd'hui encore sans qu'il y ait un message d'erreur. Difficile donc de tout toucher dans de bonnes conditions si ce n'est seul avec des bots.

 

Malgré les magnifiques graphismes et les 60 images par seconde en ligne, la campagne galère parfois à afficher des textures correctes et à ne pas ralentir (particulièrement lors du troisième acte). Cependant, en coop locale, les graphismes ne changent pas d'un iota, seule la résolution est plus faible (bandes noires sur les bords de l'écran).

 

Enfin, malgré certains éléments du scénario qui pourraient indiquer son existence, on peut regretter l'absence d'un mode Bestial, un mode exclusif à Gears of War 3 où l'on incarnait uniquement les locustes.

 



Avec une personnalisation plus approfondie (skin, étendard, marqueur, traces de sang, etc.), des kill cam et le meilleur joueur exposé à la fin de partie, Gears 5 se rapproche des standards et ce n'est pas pour déplaire.

Lire le test en entier...

ardcade
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Re

Message par ardcade » 13 octobre 2019, 06:57

17/20 pour moi

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