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Final Fantasy VII Remake : L'échec d'une réussite ?

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Attention : Cet article n'est pas un test mais l’expression d'un sentiment et n'engage que son auteur. De plus, pour étayer son propos, celui-ci va devoir spoiler certains points de scénario du jeu donc si vous ne l'avez pas encore fait, n'hésitez pas à reprendre votre lecture une fois le jeu terminé.

 

 

Vous est-il déjà arrivé de vous dire que vous aviez raté quelque chose par rapport aux autres ? De sortir d'une salle de cinéma après avoir regardé un film que tout le monde considère comme une totale réussite et que vous considérez comme sympathique mais sans plus ? Ou avoir terminé un jeu vidéo que tout le monde considère comme un chef d’œuvre et de n'y voir qu'un très bon jeu bourré de défauts ? Moi ça m'arrive souvent, mais jamais je ne me suis senti aussi en dissonance qu'avec Final Fantasy VII Remake !

 

Avant toute chose, évacuons immédiatement les lieux communs. Oui, Final Fantasy VII, l’original, est un grand jeu vidéo. Un jeu légendaire, certainement un chef d’œuvre pour Hironobu Sakaguchi et un jeu qui aura tellement marqué ceux qui s'y sont intéressés, qu'il a fait date dans l'Histoire du jeu vidéo. Pour autant, ne nous voilons pas la face, des défauts, il en a quelques petits également. A commencer par une 3D qui a quand même bien vieillie. Alors oui, pour l'époque c'était un tour de force, même si certains jeux sortis la même année ou un an après ont largement des modèles 3D plus détaillés. Mais le pire défaut, et là je mets au défis quiconque de me dire le contraire, c'est la traduction complètement aux fraises du jeu. Et là, c'est quand même pas un simple détail quand il faut absolument une soluce pour parvenir à recruter certains personnages ou pour comprendre certains éléments de l'histoire. Mais ce ne sont guère que de petites broutilles face à l'ampleur de son scénario aux multiples sens de lecture toujours plus d'actualité 23 ans plus tard, son gameplay riche, sa durée de vie sans précédent jusqu'alors sur PlayStation, ses personnages tellement cultes que même ceux qui n'ont jamais touché aux jeu les connaissent ou encore sa musique si mémorable, qu'encore une fois, même en n'ayant jamais fait le jeu, on reconnaît leur origine sans hésitation.

 

Il est donc normal que FF VII soit élevé au rang de jeu culte et qu'une certaine forme de vénération se développe chez certains fans au point qu'il en devient souvent difficile d'en dire du négatif sans se voir retourner des arguments d'autorité et de qualité comme « De toute façon si tu aimes pas le jeu, c'est parce que tu aimes pas la saga » ou le comble « tu ne peux pas être fan de la saga SI tu n'aimes pas le VII ». Ce qui est, avouons-le, d'une stupidité sans fondement car trouver des défauts aux jeux qu'on aime n'est en rien un problème mais bien une preuve que celui-ci parvient à transcender ces défauts pour proposer une expérience réussie.

 

Un Remake plus qu'attendu par les fans.

 

Ainsi, avec cette forme de culte autour de FF VII, beaucoup ont commencé à réclamer plus autour de cet univers auprès de Square Enix. C'est alors que pour les 10 ans du jeu, arrive la Compilation of Final Fantasy VII. Un ensemble d’œuvres (3 jeux vidéo, 1 film d'animation, 1 épisode d'animation classique) qui ont pour ambition d'étendre l'univers du chef d’œuvre de 1997. Et je dois dire que, si je n'ai rien sur le principe d'univers étendu, la Compilation of Final Fantasy VII a eu comme défaut de naître sans superviseur commun, ce qui a induit quelques soucis de cohérences entre les différentes œuvres. Enfin, principalement entre deux en particulier, on va y revenir. On trouve donc dans cette compilation le film Advent Children qui, s'il est un peu trop centré sur Cloud au détriment de l'esprit d'équipe qui anime normalement les FF, poursuit plutôt intelligemment l'histoire du jeu. On poursuit encore l'histoire avec Dirge of Cerberus, le TPS centré sur Vincent Valentine, au gameplay limité mais qui développe plutôt bien les zones d'ombres liées à ce personnage. Et puis arrivent les ajouts au passé et là, c'est la fête aux incohérences. Aussi bien entre les éléments de la compilation qu'avec, et c'est un comble, le jeu d'origine. Si on ne parlera pas du jeu Smartphone Before Crisis, celui-ci n'ayant jamais traversé l'Océan, on arrive à Last Order et à Crisis Core.

 

Si Last Order n'a rien de honteux tant au niveau de l'animation que dans son scénario, il reste malgré tout incohérente par rapport à comment nous est montré la fuite de Zack et Cloud du laboratoire de Hojo dans Crisis Core. Voilà qu'arrive l’œuvre majeure de la Compilation, le jeu de celui dont on va reparler au long de cet article : Crisis Core de Tetsuya Nomura. Je vais l'avouer, je n'ai pas eu de PSP à titre personnel, j'ai donc découvert le jeu récemment et je dois dire qu'avec les éloges que Crisis Core attire quand on le mentionne quelque part, la douche fut bien froide. Non pas que le jeu soit mauvais, bien au contraire. Graphiquement il prouve que la PSP en a sous le capot. Et son gameplay est plutôt bien gérer, à l'exception de cette horreur de roulette de casino pour les coups spéciaux, les invocations et, le pire du pire, la prise de niveau. Non, là où le bas blesse c'est sur sa cohérence avec Final Fantasy VII. Ce qui, au départ m'a fait sourire en mode « ah, pas cohérent mais bon, ça va c'est un détail » s'est vite transformé en « non mais il se fout de moi là ? Il a joué au jeu de base avant au moins ? ». Vous voulez quelques exemples ? C'est normal. Alors ça a commencé avec la présence d'Avalanche. Comme je l'ai dit, c'est un détail mais quand dans FF VII Barret nous raconte son passé et pourquoi il a fondé Avalanche, c'est un peu dommage de nous retconer (anglicisme qui consiste à faire de la rétro-continuité en modifiant une histoire déjà écrite afin d'intégrer de nouveaux éléments a posteriori) ça en mode « non mais en fait il a juste repris le nom ». Voilà, c'est dommage mais pas méchant. Mais alors là où j'ai fulminé c'est quand on arrive à Nibelheim et que Sephiroth annonce tout souriant à Zack que sa mère c'est JENOVA alors que c'est justement l'élément déclencheur de sa fureur qui le poussera à détruire le village au point d'obliger Cloud à le tuer pour s'en être pris à Tifa, déclenchant ainsi la suite d’événements qui aboutiront à la mort de Zack. Mais n'oublions pas la présence d'Angeal et de Genesis, deux One-Winded Angel, dont un peut être cloné à volonté, alors que Sephiroth devrait être l'unique cobaye de Hojo a avoir survécu à une greffe de cellule de JENOVA, trouvant ainsi justification avec un « ils ne sont pas réussis, c'est pour ça qu'ils meurent ». Bah oui, mais du coup, pourquoi Hojo ne parvient plus à en créer ? S'il a réussi deux fois en plus de le faire avec son propre fils, il n'y a aucune raison qu'il ne puisse pas le refaire.

 

Timecode 32' pour la plus grosse trahison de Crisis Core à mes yeux !

 

Bref, le jeu de Nomura, s'il a d'indéniables qualités, possède un nombre d'incohérence avec le jeu d'origine qui me pose personnellement problème (on en parle de Youffie qui parcours le monde à la recherche de matérias à l'âge de 10 ans ? Car pour rappel, elle à tout juste 16 ans dans FF VII qui se déroule 5 ans au moins après Crisis Core). Alors quand Square Enix, après plusieurs jeux mal réceptionné par les fans, annonce le Remake complet de son chef d’œuvre ultime, si la plupart des fans sautaient de joie, moi je me demandais si FF XVI était dans les projets ou non. Parce que oui, si FF VII est un excellent jeu, il n'est clairement pas mon FF favori et donc pour moi, plutôt que de faire un remake complet ; ce qui comme l'avais avoué Square quelques années plus tôt alors que les fans les harcelaient pour en faire un : « Faire un remake complet de FF VII serait bien trop coûteux en homme et en argent, car il ne s'agît pas de reprendre le travail de base mais bien de refaire le jeu en partant de rien » ; méritait-il peut-être simplement une traduction refaite afin de permettre d'enfin profiter, en VF, de ce monument sans avoir à suivre une soluce pour s'en sortir.

 

Un jeu légitimement culte mais à la traduction approximative.

 

Mais apparemment, les idées de Square Enix sur le coût d'un tel Remake ont dû changer puisque celui-ci est maintenant sorti et que, ne nous le cachons pas, il se vend très bien (après tout c'est marqué FF VII et pour certain c'est le gage de la plus pure réussite sans même chercher plus loin). Et rapidement les notes de la presse spécialisée et de certains influenceurs sont tombées : du 10/10 en veux-tu en voilà, du chef d’œuvre en pagaille voire même du « meilleur remake de tous les temps ». Avec de tels compliments, même moi qui était sceptique et qui hésitait à le prendre, je me suis laissé tenter. J'ai donc installé le jeu et le destin m'a même fourni tout le temps nécessaire pour m'y pencher puisque la pandémie nous a obligé à rester à la maison pendant 2 mois. Et pourtant, malgré tout ça, j'ai fini le jeu pratiquement un mois après le déconfinement et encore, il a fallu que je me force pour le finir tellement Final Fantasy VII Remake m'a déçu.

 

C'est alors que je me suis posé cette question : est-ce que j'ai raté quelque chose ? Aurais-je été négativement influencé par toutes ces critiques positives ? Un genre de mode « je me force à ne pas aimer parce que tout le monde aime » ? J'ai donc fais quelques recherches sur internet. Et je n'ai pas eu à chercher longtemps. Je ne suis pas le seul dans ce cas. Ouf. Mais alors, qu'est-ce qui ne va pas dans Final Fantasy Remake ? Et pourquoi ça ne passe pas auprès de certains joueurs ?

 

Mon premier contact avec FF VII Remake s'est fait au travers de la démo proposé sur le PSN quelques semaines avant la sortie du jeu. Je dois bien avouer qu'elle m'a plutôt bien hypé malgré, encore une fois, la présence de rétro-continuité un peu forcée concernant Avalanche. Mais allez, Crisis Core avait déjà introduit cet élément, donc ce n'est pas grave. L'expérience me semblait encourageante, donc avec les critique plus que positives, je commençais à me dire que ça allait être un plaisir de me replonger dans Midgar. Pourtant, on avait, et on a encore d'ailleurs, tout un tas de questions sans réponses concernant le jeu. En effet, ce Remake épisode 1 ne serait composé que de la partie Midgar du début du jeu, soit à l'origine pas plus de 4 ou 5 heures de jeu. Ouch. Mais Nomura nous rassure. Le jeu aura la durée de vie d'un FF normal. Ah. Il va donc falloir étirer sur la longueur mais il nous promet aussi la possibilité de visiter Midgar comme jamais avec même des quartiers inédits. OK, soit, et puis une durée de vie de 150h ne veut rien dire si le jeu est dilué au possible et même 20h de jeu denses sont parfois bien plus préférable. Mais quid de la suite ? Et oui, le jeu nous propose déjà de monter au niveau 50 avec des armes surpuissantes (on y reviendra) alors ensuite, on va repartir de 0 ? Ou on conserve notre progression ? Mais si on la conserve, à quoi bon ? On sera bien trop puissant, on va rouler sur le reste. Aucune réponse. Tant pis, on verra le moment venu. Pour le moment profitons du jeu tel qu'il nous est offert par un Nomura trop heureux de revenir sur du FF après avoir été privé de son Versus XIII et plus de 10 ans après son Crisis Core.

 

Le jeu est clairement réussi mais bien trop inégal sur de trop nombreux points centraux.

 

Et le moins que l'on puisse dire c'est que les promesses de Nomura nous semblent bien lointaines une fois le jeu terminé. Le jeu possède-t-il une durée de vie digne des FF classiques ? Et bien non. En réalité, finir le jeu une première fois vous demandera entre 30 et 40 heures. Alors oui, effectivement, c'est une excellente durée de vie. Mais un FF classique, même le XV, possède une durée de vie de base d'une cinquantaine d'heures, et on ajoute tout le endgame qui peut doubler voire plus cette durée de vie. Ici, pour espérer avoisiner cette longévité, il faudra recommencer le jeu en New Game +. Un new Game + par ailleurs obligatoire afin d'atteindre les paliers maximum puisque le jeu, qui se targuait de nous offrir la possibilité d'explorer Midgar à loisir, n'est au final qu'une succession de couloirs, comme tous les Final Fantasy, qui ne s'ouvrent qu'après un certain cap passé dans le scénario. Mais si les couloirs ne sont pas dérangeant en soit, la promesse de visiter de nouveaux quartiers est elle aussi bien loin vu qu'on visite en tout et pour tout le Taudis du Secteur 7, celui du Secteur 5, le cimetière des trains, les égouts et Wall Market plus quelques environnements à la surface de Midgar, soit exactement les mêmes environnements que le jeu original à l'exception d'un ou deux inédits et de la mission avec Jessie, Biggs et Wedge, mais on y reviendra plus tard. Encore une fois, si ces promesses étaient alléchantes, leur non respect ne conditionne en rien de la qualité du jeu, bien que leur non-respect puisse participer au sentiment de trahison qu'on a pu ressentir alors qu'on nous faisait de belles promesses.

 

Mais s'il n'y avait que ça, autant dire qu'il n'y aurait pas besoin d'un article de cette taille pour en parler. Car FF VII Remake échoue dans pratiquement tous ce qu'il entreprend. Alors attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. On va plutôt dire que Final Fantasy VII Remake est un jeu « Oui, mais... ». Vous ne voyez pas où je veux en dire ? Regardons les graphismes par exemple. L'un des points fort du jeu. Il faut l'avouer, il est magnifique ce Remake. Il flatte allègrement la rétine. Oui, mais ça c'est en surface, car si on creuse un peu, on se rend vite compte qu'il souffre également de gros soucis technique avec des textures qui mettent du temps à charger, et ça c'est quand il y a des textures ! Quelle ne fut pas ma surprise la première fois qu'un jeu tournant sur PS4 se retrouve avec des portes modélisées sous PlayStation 2 voire PlayStation 1 ! Et ce n'est pas un cas isolé. Très régulièrement, et ce même sur les PNJ autres que les plus importants, il n'y aura pas ou peu de textures. C'est moche et franchement pas normal en 2020. Alors quand, en prime, on nous offre parfois à contempler des arrières plans qui ne sont rien d'autres que de vieux JPEG coller en fond, ça fait pas très sérieux, là ou même un FF XV avec tous ses problèmes proposait des graphismes, certes moins fins que ce Remake, mais au moins cohérents et réguliers du début à la fin.

 

Un jeu PS4 de 2020 qui affiche ça sans honte ?

 

Pareil pour les musiques. Ah les musiques. Elles ne peuvent pas être ratées ces musiques, surtout que le grand Uematsu est revenu pour en composer lui-même et superviser les réorchestrations. Alors oui, les réorchestrations des musiques sont magnifiques. Retrouver tous ces titres avec de vrais instruments fait plaisirs aux esgourdes. Mais vous avez écouté les nouvelles musiques ? C'est...mauvais, n'y allons pas par quatre chemins. Le contraste entre les anciennes et les nouvelles est flagrantes et on en vient a se demander pourquoi on a pas juste gardé les réorchestrations. L'exemple le plus frappant est sans nul doute le thème du One-Winded Angel tellement méconnaissable qu'il m'a fallu du temps pour comprendre que c'était bien cette musique légendaire qu'on avait charcuté sauvagement. Faisons une expérience très simple, repensez au jeu et citez-moi UNE seule musique originale, donc on exclu de facto les réorchestrations, qui vous reste en tête. Moi personnellement, j'en ai aucune qui me vient en tête. Enfin si, mais pas pour les bonnes raisons !

 

Les musiques originales sont difficilement trouvable sur YouTube mais les 2 premières minutes de la vidéos sont dédiées à la musique inédite de Wall Market

 

Vous voyez le principe ? Et c'est comme ça à chaque fois. Et là pour le coup, à n'en pas douter, ça commence à peser lourd dans la balance de l'appréciation. Mais, hélas, ce n'est pas fini. Car le jeu souffre également de gros soucis d’équilibrage, aussi bien au niveau des combats que du rythme, du moins sa gestion du rythme. Pour les combats, il était évident qu'on allait abandonner le tour par tour. Nomura l'avait dit et Square l'a confirmé, les FF en tour par tour sur des épisodes majeurs c'est terminé. On se retrouve ainsi avec un système de combat particulièrement riche et abouti. Mélangeant avec un subtil dosage ce que le XV avait ébauché mais également un système d'esquive hérité de Crisis Core, une jauge de choc venue tout droit de FF XIII, des technique à apprendre grâce aux armes comme dans FF IX, le tout saupoudré avec les matérias du VII original et d'un spherier/crystarium comme en proposait le X ou le XIII, sans oublier la jauge ATB pour les actions complexes comme la magie, les coups spéciaux, les Limite Break ou les invocations. Bref, un système de combat quasi parfait et qui, à n'en pas douté, sera plus ou moins définitif pour les futurs épisodes de cette saga.

 

Pourtant, tout n'est pas rose une fois dans le feu de l'action. Si les commandes répondent parfaitement bien et que le challenge est bien présent, on se retrouve souvent frustré à cause de la jauge ATB qui grimpe au ralentit à partir du moment où vous ne frappez pas. Or, dans certaines situations, on va se retrouver bloquer car pour pouvoir survivre on aura besoin de notre ATB mais celle-ci montera trop lentement, vous forçant à fuir loin de votre ennemi en croisant les doigts qu'il ne vous tue pas avant de pouvoir lancer votre action. Et ce sans compter sur les animations des personnages qui sont d'une lenteur effrayante quand il s'agît de lancer un sort ou d'utiliser un objet, mais ça aussi on en reparlera. Quoi qu'il en soit, ces petits désagréments pas très méchants s'ajoutent à un équilibrage de la difficulté hasardeuse. En effet, il arrive très très régulièrement que nos personnages soient débordés par quelques ennemis lambda tandis qu'il rouleront sans trop de difficulté sur un boss pourtant bien plus puissant. Et cet équilibrage hasardeux est particulièrement visible quand vos personnages niveau 35 tapent à peine à 60-100 de dégâts face à des ennemis qui possède plusieurs centaines de milliers de points de vie et tapent entre 1500 et 2000 de dégâts sur vos personnage n'en possédant guère plus du double. Alors oui, les combats gagnent en stratégie et tactique, foncer dans le tas comme un Kratos face à Zeus ne servira à rien, mais c'est quand même bien ridicule d'avoir si mal équilibré les stats de personnages face aux monstres tout ça pour gagner un peu de durée de vie.

 

Un système de combat quasi parfait ! Ne changez rien si ce n'est l'équillibrage !

 

Car oui, on y revient sur la durée de vie. Le jeu entier est tourné vers une perte de temps régulière afin de parvenir tant bien que mal à la longévité déjà évoquée plus haut. Et ça en devient ridicule tellement c'est flagrant. On l'a déjà mentionné mais les animations des personnages sont lentes, très lentes, trop lentes. Vous voulez vous soigner en dehors d'un combat ? Bon courage, il vous faudra bien 2 bonnes minutes pour que les trois protagonistes retrouvent leur vie complète. Car pour ce faire, pas de menu accessible depuis le menu du jeu. S'il y a bien un inventaire, il est inutilisable en l'état. Pour ce faire, il suffit de lancer un sort ou un objet via l'écran du jeu en lui-même. Donc déclenchement d'un petit bullet time puis d'une petite animation. Et on recommence jusqu'à avoir terminé. Vous courrez tranquillement dans un taudis ? Et bien sans raison Cloud va se mettre à trottiner voire même à marcher, comme ça, à la cool avant de repartir au pas de course. On ne sait pas pourquoi, il n'y a rien à voir de spécifique, juste il faut ralentir car sinon ça va trop vite au goût des développeurs. S’asseoir sur un banc, franchir un passage étroit, monter une échelle, entrer ou sortir d'une discussion, tout sera calculé pour perdre de précieuses secondes sur le déroulé de votre aventure. Alors oui, pris individuellement ces ralentissements ne sont pas bien méchants mais mis bout à bout ce sont des minutes voire certainement une bonne heure qui sont gagnés par le jeu. Et croyez-moi, ça devient vite exaspérant.

 

Mais on l'a dit, la gestion du rythme est également hasardeuse dans Final Fantasy VII Remake. Par exemple, Nomura a décidé d'intégrer des quêtes annexes dans le jeu. Brillante idée, surtout que ça colle avec l'esprit mercenaire de Cloud en ce début d'aventure. Mais c'est quand même dommage d'en faire des quêtes ultra répétitives, sans âmes, voire carrément d'en faire le cliché du sauvetage des petits chats trop mignons. La palme revenant à la quête nous demandant de changer la musique d'un juke-box pour faire danser des PNJ lambda. Mais c'est surtout l'enchaînement entre quête principale et quêtes annexes qui n'est pas très original. En gros, on arrive dans un quartier, on en fait le tour avec la quête principale puis on offre un peu de liberté pour faire les quelques quêtes annexes avant de reprendre la principale et on recommence plus tard le même schéma dans un nouveau quartier.

 

Les quêtes annexes sont bienvenues mais tellement mal utilisées et scénarisées.

 

Mais le rythme au sein même de la quête principale est lui aussi plus ou moins bien géré. L'exemple le plus flagrant étant le chapitre suivant la destruction du pilier du Secteur 7. Après un tel acte de destruction, nos personnages sont horrifiés, déboussolés, brisés pour certains. Nomura décide alors d'ajouter un chapitre au lieu d'enchaîner directement avec la libération d'Aerith. Et quelle bonne idée ! Cloud, Barret et Tifa partent donc en direction du Secteur 7 détruit. Le taudis est ravagé autour de nous. Il n'y a plus âme qui vive. Les rares survivants tentent de fuir vers les secteurs limitrophes. On arrive devant le 7ème Ciel détruit, Tifa est anéantie puis on part à la recherche de Wedge. Est-il vivant ? On arrive devant le personnage inanimé. On commence à croiser les doigts et là... Tremblement de terre, chute dans le vide et on enchaîne avec une séquence couloir nulle avec un Barret qui va devoir se la jouer mini-shooter mais comme il est pas maniable, on peine à viser les caisses sur les murs qui de toute façon ne sont guère généreuses en objets, avant de rejoindre Tifa pour un combat de boss bien long et lourd au design pas très inspiré. Et là on se dit pourquoi ? Pourquoi avoir coupé en deux cette séquence ? Pourquoi ne pas avoir laissé une séquence purement émotion dans laquelle nos personnages, comme le joueurs, sont en proie au doute, et s'intéresse plus aux conséquences de ce qu'il vient de se passer ? Non, apparemment on est dans un action-RPG ce qui revient à mettre de l'action partout au détriment du reste. Et c'est bien dommage, car si Final Fantasy VII avait marqué les joueurs à son époque, c'était aussi pour ces moments de contemplation et de pause dans le récit permettant aux joueurs de s'impliquer émotionnellement face à ce qui arrive.

 

Dans une interview récente, Tetsuya Nomura disait ne pas comprendre pourquoi les joueurs de son Remake appréciaient moins le Sephiroth de cette version que celui de l'original. Et pourtant la réponse est assez évidente. Encore une fois, Nomura n'a pas su intégrer la notion de soin apporter à l'ambiance ou à l'aura. En effet, ce qui a fait de Sephiroth cet ennemi aussi charismatique c'est tout le travail d'aura que Sakaguchi avait travaillé autour. Souvenez-vous, en lisant le livret du jeu original, vous aviez la présence de Sephiroth dans la liste des personnages, pourtant il n'est pas jouable en dehors d'une unique séquence de combat. De plus, sa description est évasive et ne possède guère d'informations concrètes. Une fois dans le jeu, le personnage est rempli de mystère. La simple évocation de son nom provoque la peur et la crainte chez nos héros, même Cloud pourtant Soldat d'élite. Et quand on le voit, c'est furtivement dans le bureau du Président Shinra ou lors de la célèbre cinématique où il est entouré de flammes, le regard noir de détermination avant de s'enfoncer dans le brasier. Bref, Sephiroth est classe et mystérieux.

 

Dans le Remake, il vient dire coucou à Cloud toutes les 30 minutes et Nomura s'amuse à le mettre dans des situation ridicules comme sa première apparition où il tombe à terre en se faisant dessus de peur, avant de nous éventer le twist du jeu « bah en fait c'est pas lui, c'est un incarné ». Alors forcément, quand tu fait de ton ennemi badass un mec qu'on croise à tous les coins de rue, qui a peur dès qu'il voit Cloud et qu'on nous dit en permanence qu'il n'est pas là, ben ça réduit considérablement l'aura de méchant du personnage. Il n'est plus classe et mystérieux, il est ridicule et pas dangereux, combien même il est le boss de fin du Remake.

 

Un méchant badass et culte sacrifié sur l'autel du fan-service.

 

Et cette gestion bizarre de l'ambiance est présente en permanence. Parfois l'ambiance est parfaitement gérée, comme lors des attentats terroristes d'Avalanche où l'on ressent toute l'horreur de ce qui vient de se passer, surtout depuis nos propres drames terroristes des dernières années. Mais parfois, on à l'impression qu'il a oublié son contexte. Je veux dire, OK les habitants des taudis vont pas passer leur journée à pleurer. Mais peut-être au moins évoquer leur pauvreté, la difficulté de leur vie voire exprimer leur rejet de la Shinra qui les oblige à vivre comme ça. Mais non, les gens sont tout heureux de manger des tourtes au chocobo (véridique) et sont clairement satisfait du traitement que leur réserve la Shinra. Vivre dans les poubelles du plateau supérieur avec comme seule lumière les projecteur artificiels du plateau ne semble pas si mal finalement.

 

Le pire du pire étant certainement le quartier de Wall Market. On passe l'intégralité du jeu à nous dire que c'est une zone de non-droit où se mêle anarchie, jeu d'argent, mafia et prostitution, au point que la Shinra n'y vient jamais et qu'elle l'a entouré d'un mur histoire que le quartier foute la paix aux autres. Mais quand on arrive, on a plus l'impression d'entrer à Las Vegas avec sa musique jazzy (immonde au passage) et son bien vivre général que dans un quartier mal famé. On remplace les clubs échangistes avec des cabarets légèrement coquins et les maisons closes par des salons de massage des mains. En découle une scène très malaisante avec Cloud qui se fait masser les mains face à une Aerith horrifiée de voir ce Soldat ainsi violenté et avec une masseuse qui à un orgasme tellement c'est bon de masser des mains. N'importe quoi ! Au final, on se ballade dans le quartier et on pourrait croire que l'on va croiser des PNJ se faisant agresser, ou ayant perdu tout leur argent, bref un peu d'ambiance pour nous indiquer que, oui, on est dans un quartier mal famé. Mais non, tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil. Même les sbires de Don Cornéo ne sont pas si méchants au final. En ressort que seul le fameux Don Cornéo instille un peu de mal-être avec ses rafles de jeunes filles qu'il abuse sexuellement avant de les donner en pâture à son monstre des égouts. Mais également de par son langage corporel et le doublage du personnage. Pour le reste, Wall Market est aussi tranquille que n'importe quel autre quartier de Midgard.

 

Le ridicule ne tue pas, heureusement !

 

Vous trouvez que ça fait beaucoup de soucis ? Hélas, il en reste encore un peu. Car comme l'avait annoncé Square Enix, et comme c'était totalement prévisible, Final Fantasy VII Remake décide de ne pas être un copier/coller du jeu original mais de s'en démarquer par certains aspects scénaristiques. En résulte d'excellente idées mais toujours contre-balancées par une application maladroite voire irrespectueuse. Le premier ajout est une chapitre entier dédié au trio Biggs, Wedge et Jessie. Une excellente idée qui permet d'en découvrir plus sur ces personnages rapidement disparus dans le jeu d'origine. Le chapitre dédié, bien que presque entièrement centré autour de l'histoire de Jessie, nous permet d’être plus en empathie avec eux durant l'aventure et ainsi quand leur funeste destin s'abat, on est aussi bouleversé que nos héros de perdre leur compagnons d'armes. Nomura décide également d'ajouter quelques personnages de son cru afin d'étoffer l'univers. Malheureusement, ceux-ci sont complètement loupés et frisent parfois le ridicule, comme le Soldat de rang 3 lors de la mission avec Jessie, voire carrément l’insupportable comme Johnny, PNJ récurrent de l'aventure et dont on a vite envie de tuer à coup d'épée tellement il nous prend la tête.

 

Le pire PNJ jamais imaginé !

 

Le summum étant atteint par les fameuses « serpillières du destin », des créatures en long manteau noir (oui il aime bien les long manteau noir Nomura) qui sont les garants du bon déroulement du Temps, sous entendu les fans qui veulent à tout prix que tout se déroule comme dans leurs souvenirs et qui font face à nos héros, les développeurs, qui veulent s'affranchir de ce destin. En résulte pour les joueurs, un questionnement sur les motivations de ces êtres qui tantôt vont protéger le court du Temps en influençant l'histoire et tantôt aider nos héros à modifier des événements. Bref, un truc ni fait ni à faire. Surtout pour le résultat que ça annonce : Zack vivant et Aerith qui va très certainement survivre, supprimant ainsi toute la tragédie de la vie de Cloud et de ses amis. En effet, si Zack est vivant, Cloud n'a pas pu s'approprier ses souvenirs et sa personnalité rendant de fait toute son évolution au fil du jeu caduc. Idem pour Aerith qui, si elle survit, devient tout à fait capable de stopper Sephiroth grâce à la matéria blanche, supprimant donc pratiquement les deux tiers du jeu, ce qui, soit dit en passant, est peut-être le but histoire d'éviter de faire dix jeu à 70 euros pour couvrir l'intégralité de l'aventure d'origine. Mais pour le moment, ça reste du spéculatif personnel.

 

La survie de Zack confirmée par les développeurs, allez encore un peu et Aerith vivra. Pour le fan-service !

 

Enfin, n'oublions pas l'aspect purement mercantile d'un tel projet. En effet, c'est tout de même sacrément opportun que le projet soit lancé alors même que le XVème opus canonique se fait détruire par les fans qui accusent même Square de ne plus savoir faire de Final Fantasy ! C'est donc une façon de rassurer les fans en les caressant dans le sens du poil, histoire de leur dire « voyez, on sait faire du FF ! Tenez prenez un peu de FF VII histoire de vous calmer ». Car oui, on l'a vu, du côté des fans, la simple présence de ce numéro devant un Final Fantasy suffit à faire dire que le jeu est dores et déjà une réussite, sans même prendre du recul. Pourtant, on l'a déjà mentionné, on ne sait pas combien d'épisode comportera ce Remake. A l'heure actuelle, Nomura s'est déjà remis au travail pour l'épisode 2 et aucune communication sur ce que cet épisode couvrira de l'opus original n'a été effectuée par l'éditeur ou les développeurs. De mon côté, j'ai beaucoup de mal à attendre un projet qui va s'étirer sur on ne sait pas combien d'épisodes, à cheval sur 2 générations (eh oui, il y a de grandes chances que FF VII Remake épisode 2 arrive sur PS5) voire même 3 car je ne pense pas non plus que Square Enix ait définitivement mit de côté l'opus XVI surtout avec la nouvelle génération qui s'amorce. Alors à 70 euros l'épisode, comprenez qu'on peut être dubitatif sur les motivations réelles derrière le retour du VII. Un excellent moyen pour renflouer les caisses pour Square.

 

Voilà, nous avons passé en revu pratiquement tout ce qui ne va pas à mes yeux dans Final Fantasy VII Remake. J'ai dis pratiquement car j'aurais pu parler du fan service comme la présence de Cait Sith à Midgar, illogique d'un point de vu continuité hormis pour le clin d’œil envers son créateur, Reeves. Reeves qui est d'ailleurs mieux présenté que dans l'original, preuve que tout n'est pas à jeter dans ce jeu. Mais le plus gros a été dit. Alors maintenant, reste à se demander pourquoi tout ça ne passe pas auprès de nombreux joueurs ? J'avoue que je me suis posé la question plusieurs fois avant que la réponse me frappe par pur hasard : Final Fantasy VII Remake n'est pas le remake de Final Fantasy VII mais la suite de Crisis Core !

 

Mettre en avant Reeves ou le Maire de Midgar, excellente idée ! Faire apparaitre Cait Sith, non !

 

Alors j'en vois déjà venir dans les commentaires : « bah évidemment que c'est la suite de Crisis Core, vu que Crisis Core est le préquel du jeu d'origine et que c'est un remake ». Eh oui, selon cette logique, vous avez parfaitement raison. Durant mes recherches, j'ai souvent vu les joueurs dire que ce n'était pas Final Fantasy VII Remake mais « Final Fantasy VII Reboot ». Et je ne suis absolument pas d'accord avec cette idée. Pour moi, le reboot n'a pas lieu avec ce remake mais bel et bien avec Crisis Core. Souvenez-vous des incohérences avec le jeu d'origine. Ici elles sont totalement intégrées, pas de rétro-continuité mais simplement une évolution logique de ce qui a été dit dans Crisis Core. Pour moi, il y a 13 ans, Nomura a opéré un Reboot discret du jeu qu'il va maintenant achever grâce aux différents épisodes de son Remake, retirant au passage Advent Children (qu'il a co-réalisé) et Dirge of Cerberus de l'équation, eux étant liés directement au jeu original. Car si on regarde bien, Crisis Core nous offre à peu près la même vision de Midgard et de la Shinra que FF VII Remake. Nomura nous livre ainsi sa propre vision de ce que doit être Final Fantasy VII. Il balaye d'un revers de mains tous les éléments un peu durs du jeu d'origine comme la lutte des classes (les riches au soleil, les pauvres dans les taudis sans lumière), les morts tragiques que doivent surmonter les gens (Cloud qui doit apprendre à faire le deuil de Zack) et même le sacrifice pour une cause que l'on estime juste et noble (Aeirth dans l'hypothèse qu'elle survive par la suite, mais Biggs et Wedge par exemple vu que le premier survit on ne sait comment à la chute du pilier tandis que le second fini par se faire assassiner par les « serpillières du Destin » sans qu'on sache trop pourquoi au final).

 

Suis-je en train de dire que Tetsuya Nomura n'a pas compris les thématiques du jeu de Sakaguchi ? Non. Bien sûr que non. Il a simplement décidé de ne pas les traiter ou tout simplement de les réduire dans leur impact. Dans le jeu original, Avalanche détruit pour de vrai le réacteur numéro 1. Ils sont pleinement responsable. On incarne donc des terroristes qui sont conscient de ce qu'ils font mais l'acceptent car leur cause est plus noble que tous leurs états d'âmes. Dans le Remake, la bombe d'Avalanche n'est qu'un pétard mouillé que la Shinra va de voir seconder pour détruire son propre réacteur. Nos héros ne sont donc plus des terroristes qui luttent contre l'oppression et la destruction du monde mais croient l'être et ne sont au final que des manifestant un peu virulents que la Shinra pousse à la confrontation car cela fait parti de leur plan d'avenir pour la ville et le monde.

 

L'ambiance qui suit les différents attentats est juste parfaite mais jamais pleinement exploitée dans le jeu.

 

Cloud n'est plus un être à la psyché brisée qui va devoir apprendre à se reconstruire en acceptant ses faiblesses mais un usurpateur qui va devoir faire face à la réalité quand il ne sera plus au niveau et que Zack refera son apparition. Et c'est bien là la vraie trahison de Nomura. Pas les promesses non tenues, pas la mauvaise gestion du rythme ou de la courbe de difficulté. Non. La vraie trahison est de ne pas avoir assumé qu'il s'appropriait un jeu culte pour en livrer sa vision. Car si ça n'a rien de honteux dans les faits, il faut que ce soit avoué aux joueurs qui auraient donc pu appréhender le jeu différemment. Alors qu'on attendait un Final Fantasy VII nouvelle génération, on se retrouve avec un New Final Fantasy VII avec un peu de fan service par-ci par-là histoire de calmer les ardeurs.

 

Est-ce que ça en fait un mauvais jeu pour autant ? Bien sûr que non. Final Fantasy VII Remake reste un très bon jeu malgré ses défauts. Seulement ce n'est pas le jeu qu'on nous a promis et qu'on nous a vendu pendant tout son développement et sa promotion. Les libertés prises ne sont dérangeantes que si on sait que c'est une nouvelle interprétation du jeu. Et on ne le sait qu'une fois y avoir joué, donc une fois que le mal est fait. Alors que l'honnêteté aurait permis aux fans de prendre du plaisir à voir ce nouveau FF VII et l'aurait même comparé avec bienveillance avec l'original. Maintenant, le jeu mérite-t-il tous ses louanges sans nuances ? Tous ces 10/10 ou ces sobriquets de chef d’œuvre ? Je ne pense pas, non. Même au regard de ce qu'est réellement Final Fantasy VII Remake, les défauts du jeu ne peuvent être ignorés ou minorés à l'inverse de l'original. Et pour s'en convaincre, il suffit de se poser cette simple question : dans 20 ans, parlerons-nous encore de Final Fantasy VII ou de son Remake ?

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  • Titiboy
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Blogueur : Maktorius