Six ans après Captain Tsubasa: Rise of New Champions, Bandai Namco remet le ballon au centre du terrain avec CAPTAIN TSUBASA 2: WORLD FIGHTERS. Disponible sur Nintendo Switch, PS5, Xbox Series X|S et PC, cette suite assume pleinement son identité : ici, le football réaliste laisse sa place aux tacles démesurés, aux dribbles spectaculaires et aux frappes capables de transformer un simple tir au but en véritable séquence d’anime.
Pour ConsoleFun, Titiboy a testé la version Nintendo Switch en compagnie de Clemboy et Valentboy. Entre entraînement, matchs en ligne et découverte du mode Histoire, cette longue session nous a permis d’observer la richesse du contenu et surtout le fonctionnement très particulier de ce football façon Captain Tsubasa.
Nous vous invitons à découvrir le replay de notre test-live.
*Test-live en mode paysage (pour PC & TV):
*Test-live en mode portrait (pour mobiles...):
Il ne faut surtout pas aborder CAPTAIN TSUBASA 2: WORLD FIGHTERS comme un concurrent direct des simulations traditionnelles.
Les passes, les tirs, les dribbles et les tacles sont évidemment présents, mais l’ensemble repose davantage sur l’action et sur la capacité du joueur à créer les conditions nécessaires pour déclencher des techniques particulièrement puissantes.
Les premières minutes demandent donc une petite période d’apprentissage. Le tir nécessite par exemple de maintenir sa commande afin de remplir une jauge, tandis que les dribbles réussis peuvent alimenter une série de chains, proche dans son principe d’un système de combos.
Plus le joueur réussit à éliminer ses adversaires, plus il peut préparer une offensive dangereuse.
Cette mécanique donne immédiatement aux rencontres une identité différente. On n’attend pas simplement une ouverture tactique : on cherche également à accumuler suffisamment de puissance pour déclencher l’action spectaculaire capable de faire basculer le match.
Le fonctionnement des gardiens participe fortement à cette originalité. Ils disposent d’une jauge de résistance que les frappes adverses viennent progressivement entamer. Un tir arrêté n’est donc pas nécessairement inutile : il peut affaiblir le gardien et faciliter les tentatives suivantes. Ce système pousse à attaquer régulièrement et évite que chaque frappe repoussée ne donne le sentiment d’avoir été totalement vaine.
Les super tirs et certaines techniques viennent encore accentuer cette opposition entre attaquant et gardien. Les animations changent selon les personnages et peuvent donner lieu à des arrêts particulièrement spectaculaires.
Cette mécanique correspond parfaitement à l’esprit du manga, où les gardiens sont régulièrement soumis à des frappes dépassant largement les standards du football traditionnel.
Manette en main, les rencontres peuvent devenir particulièrement nerveuses.
Les joueurs s’enchaînent, les tacles sont nombreux et les adversaires expérimentés ne laissent pratiquement aucun espace libre. Notre découverte du mode en ligne a rapidement montré l’écart qui peut exister entre un débutant et une personne maîtrisant déjà les mécaniques.
Le rythme est très élevé et l’observation devient essentielle. Il faut surveiller le porteur du ballon, anticiper les tentatives de tacle, choisir correctement le moment du dribble et savoir quand déclencher sa frappe. Cette dimension rend le jeu assez différent des productions footballistiques habituelles.
Lors de notre test live, plusieurs viewers ont d’ailleurs résumé assez justement la formule comme un mélange entre jeu de football et jeu de combat. Ce caractère spectaculaire constitue selon nous l’une des grandes forces de WORLD FIGHTERS.
La réalisation cherche constamment à reproduire l’esthétique de l’œuvre. Les personnages possèdent des proportions et des visages immédiatement reconnaissables. Le rendu privilégie volontairement les effets d’ombre et les aplats plutôt qu’un réalisme poussé sur les textures de peau. Le résultat fonctionne particulièrement bien.
Les techniques spéciales donnent lieu à des animations très appuyées, avec poussière projetée depuis la pelouse, effets visuels autour du ballon et représentations symboliques accompagnant certaines frappes.
Le public est également animé dans les tribunes, tandis que les séquences narratives bénéficient de changements de plans et d’une mise en scène proche de l’anime. Sur Nintendo Switch, le résultat nous a paru globalement propre et suffisamment fluide pendant les matchs.
Techniquement, la mouture Nintendo Switch s’en sort correctement. Pendant les rencontres du mode Histoire, nous n’avons pas constaté de problème majeur de fluidité. Les personnages restent lisibles, les animations spéciales fonctionnent correctement et le stade conserve suffisamment de vie autour du terrain.
Certains détails trahissent évidemment les capacités de la machine et l’introduction d’un match en ligne nous a notamment semblé beaucoup moins fluide. Le jeu affiche heureusement la qualité de connexion avant d’accepter une rencontre. Nous recommandons donc de prêter attention à cet indicateur afin d’éviter une partie dégradée.
Pour le reste, la version Nintendo Switch nous semble techniquement tout à fait acceptable.
Quelques secondes seulement ont suffi pour trouver des adversaires, mais nos premières rencontres ont été particulièrement difficiles.
Les joueurs présents connaissaient déjà les techniques permettant d’enchaîner les dribbles, d’exploiter les super tirs et de défendre efficacement. Une défaite 4-0 nous a notamment rappelé qu’il vaut mieux maîtriser les fondamentaux avant de se lancer sérieusement dans les affrontements en ligne. Le jeu propose également des matchs classés, des rencontres normales et des salles privées.
Les joueurs préférant progresser tranquillement disposent heureusement d’un mode Histoire. Baptisé Nouvelles Étoiles, il repose sur l’arc du Mondial Junior et permet de créer son propre personnage avant de rejoindre l’aventure de Tsubasa et de ses coéquipiers.
L’éditeur offre de nombreuses possibilités de personnalisation : corps, visage, coiffure, couleur des cheveux, yeux, sourcils, nez, lunettes, crampons, voix ou encore célébrations. Le joueur personnalisé peut ensuite progresser et développer des relations avec les personnages de l’œuvre.
Le mode est organisé autour de différents types d’épisodes. Les épisodes principaux font avancer l’intrigue, tandis que des scénarios annexes permettent d’observer certains événements parallèles.
Les histoires d’amitié approfondissent les relations entre les personnages et permettent notamment d’obtenir de nouvelles techniques.
Le jeu accorde donc une place importante à la narration. Ceux qui souhaitent uniquement jouer au football pourront se tourner vers les autres modes, mais les amateurs du manga devraient apprécier cette volonté de prolonger l’univers.
Le contenu constitue un autre argument important.
CAPTAIN TSUBASA 2: WORLD FIGHTERS propose officiellement plus de 110 personnages jouables et 22 équipes nationales. Le Brésil, l’Argentine, les Pays-Bas ou encore le Mexique font partie des sélections représentées. Des clubs, équipes lycéennes et Real Japan complètent également le casting. Les personnages disposent de statistiques différentes et ne sont pas tous spécialisés dans les mêmes domaines.
Certains excellent dans les tirs, d’autres dans les dribbles ou les tacles, tandis que les gardiens disposent naturellement de caractéristiques particulières. Cette variété permet de composer différentes formations et de chercher une équipe correspondant davantage à son style de jeu. Les formations peuvent elles aussi être modifiées avant les rencontres.
Terminer les rencontres permet d’obtenir de l’expérience, des récompenses et des points de jeu. Ces derniers peuvent être dépensés dans une boutique permettant notamment de récupérer de nouvelles coiffures, des musiques ou différents ballons.
La personnalisation ne concerne donc pas uniquement le joueur créé dans le mode Histoire.
Une rubrique Collection permet également de revoir des cinématiques, consulter les personnages et écouter les nombreuses musiques débloquées au fil de la progression.
Le compositeur Tadayoshi Makino fait d’ailleurs son retour pour cette suite avec plus de 80 nouveaux morceaux spécifiquement composés pour le jeu. Nous regrettons seulement que la boutique ne soit pas davantage mise en avant dans les menus.

L’omniprésence des super techniques est l’une des forces du titre, mais pourrait également devenir l’une de ses faiblesses sur la durée. Les animations sont réussies et correspondent parfaitement à l’univers de Captain Tsubasa.
Un joueur passant énormément de temps sur le titre finira cependant probablement par revoir régulièrement les mêmes séquences. La quantité importante de personnages et de techniques limite heureusement ce risque, tout comme les différentes célébrations et éléments de personnalisation.
Il faudra néanmoins accepter que cette dimension cinématique fasse partie intégrante du rythme des matchs.
Points forts
- Un gameplay de football réellement original,
- Des matchs particulièrement dynamiques,
- Des super techniques spectaculaires,
- Une très bonne retranscription de l’univers Captain Tsubasa,
- Plus de 110 personnages jouables et 22 équipes nationales,
- Un mode Histoire riche en narration,
- Un personnage entièrement personnalisable,
- Des histoires d’amitié permettant d’obtenir de nouvelles techniques,
- Une progression avec expérience et récompenses,
- Un système de gardien intéressant,
- Des parties en ligne et classées,
- Un mode versus local à deux joueurs,
- Une bande-son particulièrement fournie !
Points faibles
- Une expérience en ligne dépendante de la qualité de connexion des serveurs / hôtes,
- Des ralentissements possibles avec un adversaire mal connecté,
- Une boutique interne insuffisamment mise en avant,
- Les nombreuses animations spéciales pourront devenir répétitives à la longue,
- Une prise en main qui demande un véritable apprentissage avant d’affronter sérieusement les joueurs en ligne.
Conclusion
Note d'expérience: 17/20 pour Clemboy (enfant qui aime les jeux de football) & 14/20 pour Titiboy (adulte et ex-fan de Olive et Tom).
CAPTAIN TSUBASA 2: WORLD FIGHTERS réussit surtout parce qu’il ne cherche jamais à devenir une simulation de football traditionnelle.
Le titre préfère assumer complètement l’ADN de son manga avec des tacles impressionnants, des dribbles exagérés, des gardiens capables d’encaisser plusieurs frappes et des super tirs transformant régulièrement les matchs en véritables scènes d’anime. Cette orientation donne énormément de personnalité à l’expérience.
La version Nintendo Switch nous a globalement convaincus sur le plan technique. Les matchs restent fluides et les personnages sont correctement modélisés. Le principal problème observé venait davantage de la qualité d’une connexion en ligne que de la console elle-même.
Il subsiste quelques réserves, notamment sur le risque de répétition des animations, mais elles ne viennent pas remettre en cause l'appréciation générale de Clemboy et Valentboy (comme vous pourrez le constater dans le test live)..
Une suite dynamique qui restitue les excès et le plaisir immédiat de l’univers Captain Tsubasa.










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