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Blue Reflection Quartet sur SWITCH 2, PS5 - TEST LIVE

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Avec BLUE REFLECTION Quartet, Gust et Koei Tecmo réunissent l’ensemble des principales productions de la licence dans une compilation pensée autant pour les fans que pour les nouveaux venus. Disponible sur Nintendo Switch 2, PS5, Nintendo Switch et PC, cette édition rassemble BLUE REFLECTION, une adaptation des 24 épisodes de l’anime BLUE REFLECTION: RAY, BLUE REFLECTION: SUN, jusqu’ici réservé aux mobiles et au PC, ainsi que BLUE REFLECTION: Second Light.
 

Testée sur Nintendo Switch 2, cette compilation permet de parcourir les différentes facettes d’une série marquée par son esthétique japonaise, ses héroïnes, ses récits centrés sur les émotions et une forte présence de la narration. Nous vous proposons de découvrir notre test-live de BLUE REFLECTION Quartet, animé par Titiboy pour ConsoleFun.
 

*Test-live en mode paysage (pour PC & TV):


*Test-live en mode portrait (pour mobiles...):


La première qualité de BLUE REFLECTION Quartet vient naturellement de la richesse de son contenu. La compilation ne propose pas une seule aventure, mais quatre expériences complémentaires qui permettent de mieux comprendre l’évolution de la licence, ses personnages et les liens qui unissent ses différents récits.
 

Le premier BLUE REFLECTION permet de revenir aux origines de la série. Il présente son univers scolaire, ses héroïnes capables de se transformer en Reflectors et cette opposition constante entre une vie quotidienne relativement paisible et des mondes plus mystérieux dans lesquels prennent place les affrontements. Cette version profite notamment d’une vitesse de déplacement augmentée et de la sauvegarde automatique, ce qui rend l’expérience plus confortable qu’à l’époque de sa sortie initiale.
 

BLUE REFLECTION: RAY transpose pour sa part les événements de l’anime dans une expérience en trois dimensions. L’histoire résume les 24 épisodes de la série animée, tout en ajoutant de nouveaux modèles pour les personnages principaux, une courte histoire inédite, ainsi qu’un prologue et un épilogue destinés à mieux relier cette partie au reste de la saga.
 

BLUE REFLECTION: SUN constitue probablement l’argument le plus intéressant de cette compilation pour les joueurs consoles. Jusqu’ici uniquement disponible sur mobiles et PC, cet épisode bénéficie d’un système de combat modernisé, inspiré de celui de Second Light, ainsi que de nouvelles conversations et d’un événement supplémentaire au chapitre 24. Son arrivée permet surtout de découvrir une partie de l’univers qui restait difficilement accessible à une grande partie du public européen.
 

Enfin, BLUE REFLECTION: Second Light revient dans une version enrichie, avec huit nouveaux personnages jouables provenant de RAY et de SUN, une vitesse de déplacement accrue, la sauvegarde automatique et l’intégration de Yuzuki et Lime dans le mode photo.
 

Les quatre productions conservent donc leurs particularités, mais leur regroupement donne désormais une vision beaucoup plus cohérente de l’ensemble. Plutôt que de devoir naviguer entre différents supports et médias, les joueurs peuvent suivre la série depuis un seul menu et profiter d’un ordre recommandé pour mieux appréhender sa chronologie.
 

Dès les premières minutes, BLUE REFLECTION Quartet rappelle à quel point son identité est liée aux productions japonaises. Les lycées, les uniformes, les séquences de transformation, les dialogues introspectifs et les relations entre les étudiantes composent un univers immédiatement reconnaissable.
 

La série présente un ton généralement doux, contemplatif et parfois presque onirique. Même lorsque le monde se trouve menacé, la mise en scène conserve une certaine délicatesse. Les protagonistes prennent le temps de parler, de réfléchir et d’exprimer leurs inquiétudes avant que l’action ne reprenne.


Cette approche ne conviendra pas nécessairement aux joueurs recherchant un RPG qui enchaîne rapidement les affrontements. BLUE REFLECTION Quartet accorde énormément de place aux conversations et aux émotions. Certains passages peuvent ainsi se rapprocher d’un visual novel, avec de longues séquences durant lesquelles le joueur observe les personnages échanger.
 

Ce rythme fait cependant partie de l’identité de la série. Les combats ne représentent qu’une composante de l’expérience. L’essentiel réside souvent dans les relations, la compréhension des personnages et la manière dont leurs souvenirs ou leurs difficultés personnelles influencent le monde qui les entoure.


L’ensemble évoque parfois certaines productions de la série Atelier, notamment dans son approche colorée, son character design et sa manière de mettre en avant des héroïnes attachantes. Le gameplay reste différent, mais les joueurs sensibles à cette forme de JRPG japonais devraient rapidement retrouver des éléments familiers.

Le travail de Mel Kishida apporte une véritable unité aux différents volets. Les personnages possèdent des silhouettes reconnaissables, des tenues travaillées et des visages qui conservent la même inspiration générale malgré les différences d’époque et de technologie entre les jeux.
 

Les illustrations proposées dans la galerie permettent d’ailleurs d’observer plus précisément cette identité graphique. Elles peuvent être agrandies et offrent un véritable complément aux joueurs appréciant le character design de la licence.


La qualité des personnages est particulièrement importante, car une grande partie de l’expérience repose sur leurs échanges. Les modèles bénéficient de mouvements de lèvres, de clignements d’yeux et de quelques changements d’expression. Le doublage japonais permet également de mieux faire ressentir les inquiétudes, la joie ou la tristesse des protagonistes.


Les animations faciales restent toutefois assez simples. Certains personnages conservent un visage sérieux ou figé, alors même que le ton de la conversation pourrait demander davantage de variations. Une plus grande richesse dans les expressions aurait renforcé l’humanité de plusieurs scènes.


Cette limite est particulièrement visible dans BLUE REFLECTION: SUN, dont les origines mobiles se ressentent dans la mise en scène. Les protagonistes apparaissent régulièrement devant des arrière-plans fixes, proches d’illustrations, avec une présentation encore plus proche du visual novel que dans les autres titres.
 

Malgré cela, la cohérence artistique reste l’une des principales réussites de la compilation. Peu importe le volet sélectionné, l’univers demeure identifiable et conserve ce mélange de douceur, de mélancolie et de magie qui caractérise BLUE REFLECTION.

La partie sonore contribue énormément à l’identité de l’ensemble. Les compositions privilégient généralement des mélodies douces, légères et apaisantes. Elles accompagnent les conversations, la vie scolaire et l’exploration sans chercher à prendre constamment le dessus.
 

Certaines séquences donnent presque l’impression d’évoluer dans un rêve. Les notes de piano, les sonorités délicates et les ambiances calmes permettent de profiter du récit sans générer de stress inutile.


Chaque partie apporte néanmoins quelques variations. BLUE REFLECTION: SUN adopte notamment une atmosphère un peu plus inquiétante, avec des musiques plus modernes et une tonalité qui tranche avec les environnements lumineux ou verdoyants aperçus dans les autres épisodes.


Le doublage japonais accompagne l’ensemble des séquences importantes et transmet davantage d’émotion que les seules animations faciales. Les intonations rendent les personnages plus expressifs, même lorsque leurs modèles restent relativement immobiles.
 

Cette dimension sonore renforce le caractère contemplatif de la compilation. BLUE REFLECTION Quartet cherche moins à impressionner par la puissance de ses morceaux qu’à installer une ambiance cohérente et à accompagner les émotions de ses héroïnes.

Le scénario occupe une place centrale dans chacun des contenus proposés.
 

La série aborde régulièrement la mémoire, la perte, l’amitié et la difficulté à affronter certaines émotions. Les personnages doivent apprendre à se comprendre, à faire confiance aux autres et à avancer collectivement.


Cette importance accordée à la narration explique la quantité considérable de dialogues. Les scènes prennent leur temps, les personnages réfléchissent et les situations sont installées progressivement. Le joueur doit accepter ce rythme pour profiter pleinement de l’expérience.


La structure peut parfois sembler lente, notamment pendant les introductions. Il ne faut pas s’attendre à prendre immédiatement le contrôle d’une combattante et à enchaîner les affrontements. Les différents épisodes préfèrent poser leur univers et présenter leurs protagonistes avant de dévoiler progressivement leurs enjeux.


Cette patience permet cependant de mieux s’attacher aux personnages. Le collectif tient une place essentielle et la compilation insiste régulièrement sur l’unité entre les étudiantes, leurs inquiétudes communes et la manière dont elles se soutiennent.


La base de données Reference complète cette approche en regroupant des informations sur l’univers, les relations et les différents événements. Un glossaire se débloque progressivement, ce qui facilite la compréhension d’une série désormais composée de plusieurs jeux et d’une adaptation d’anime.
 

Pour un fan souhaitant approfondir la licence, ces outils constituent un ajout particulièrement intéressant. Pour un nouveau joueur, ils permettent de mieux suivre une chronologie qui pourrait autrement paraître confuse.

Même si la narration reste au premier plan, les combats occupent toujours une place importante.
 

Dans le premier BLUE REFLECTION, le joueur retrouve notamment une ligne temporelle indiquant l’ordre des actions. Les attaques sont sélectionnées dans un menu, puis accompagnées de courtes animations et d’effets magiques.


Ce système reste accessible et relativement lisible. Les personnages disposent de différentes techniques, tandis que les ennemis interviennent selon leur position sur la timeline.


Le rythme diffère légèrement d’un volet à l’autre, mais la compilation permet de mesurer l’évolution du gameplay sans donner l’impression de passer à une série totalement différente. La difficulté peut par ailleurs être ajustée dans les options. Ce réglage est important, car Second Light nous avait semblé relativement peu exigeant lors de son test initial. Pouvoir modifier le niveau permet à chacun de choisir entre une expérience principalement narrative ou des affrontements demandant davantage d’attention.


Les améliorations de confort, comme la vitesse de déplacement accrue et la sauvegarde automatique, limitent également certaines longueurs présentes dans les anciennes versions.

La version Nintendo Switch 2 testée offre une expérience fluide dans l’ensemble. Les déplacements restent stables et nous n’avons pas observé de saccades réellement gênantes pendant les différentes séquences parcourues.
 

Il n’a pas été possible d’affirmer avec certitude que tous les volets fonctionnaient à 60 images par seconde. L’essentiel est cependant ailleurs : le framerate paraît suffisamment régulier pour que les déplacements et les rotations de caméra restent agréables.


Le premier BLUE REFLECTION montre encore quelques effets d’aliasing sur certaines arêtes. Ils restent visibles, mais beaucoup moins gênants que sur certaines productions Nintendo Switch déjà testées. Les autres volets semblent globalement plus lisses et plus propres.


Les effets de lumière fonctionnent correctement. Les personnages s’assombrissent lorsqu’ils passent sous une zone ombragée, tandis que certaines sources lumineuses modifient naturellement le rendu des modèles et des décors.
 

La végétation et plusieurs éléments d’arrière-plan sont également animés. Les herbes bougent, les nuages se déplacent et quelques particules traversent les environnements, évitant ainsi une impression totalement statique.


La compilation reste toutefois loin de représenter une démonstration technologique de la Nintendo Switch 2. Les textures, les décors et la structure générale proviennent de jeux conçus plusieurs années auparavant.


La puissance supplémentaire de la console améliore le confort, mais elle ne transforme pas entièrement les productions d’origine.

Le principal reproche visuel concerne la simplicité de certaines textures.
 

Les rochers, les murs et plusieurs éléments du décor paraissent parfois plats ou peu détaillés. Ils ne correspondent pas toujours aux standards des RPG les plus récents sur consoles actuelles.


La compilation ne cherche pas à reconstruire entièrement ses jeux. Elle améliore leur résolution, leur stabilité et certains aspects de leur présentation, mais conserve une grande partie des modèles et environnements d’origine.


Cette décision permet de préserver leur direction artistique, mais rend également leur âge plus visible.


Quelques cadrages restent par ailleurs maladroits. La caméra peut parfois se placer trop près des personnages ou adopter des angles peu naturels. Lorsque le point de vue traverse un modèle, l’image devient floue afin de masquer l’intérieur du personnage.


Ces problèmes ne rendent jamais l’expérience injouable, mais ils rappellent que la compilation repose avant tout sur des portages améliorés plutôt que sur de véritables remakes.


Les transitions peuvent également utiliser des écrans noirs. Dans certaines séquences, notamment durant des flashbacks, cette présentation paraît un peu facile ou datée.


Malgré cela, plusieurs environnements restent agréables à parcourir. Les couleurs, les pétales de fleurs, les variations de lumière et les palettes plus orangées ou verdoyantes permettent de conserver de beaux lieux.

Sans transformer le test en analyse détaillée de chaque volet, il est difficile de ne pas isoler brièvement BLUE REFLECTION: SUN, car son arrivée sur consoles représente l’une des grandes nouveautés de Quartet.

L’épisode adopte une tonalité plus sombre et présente un monde davantage menacé. Son ambiance musicale se distingue également par des sonorités un peu plus modernes.

La présence de conversations inédites, d’un nouvel événement au chapitre 24 et d’un prologue et d’un épilogue supplémentaires permet d’enrichir le récit.

Sa mise en scène nous a cependant moins convaincus que celle des autres productions. Les arrière-plans fixes et les personnages placés au premier plan rappellent fortement la structure d’un jeu mobile.

Les visages et le character design restent réussis, mais les scènes manquent parfois de dynamisme. Les protagonistes se tiennent devant des décors qui ressemblent davantage à des illustrations qu’à de véritables environnements vivants.

Avec quatre expériences réunies, la durée de vie s’annonce naturellement très importante.
 

Chaque partie propose de nombreuses scènes narratives, des combats, de l’exploration et différents contenus à débloquer. Il faudra plusieurs dizaines d’heures pour parcourir l’ensemble.


La galerie d’illustrations, la base de données, le glossaire et le mode photo complètent cette offre déjà conséquente.


La compilation propose également une histoire courte inédite dans RAY, de nouvelles conversations dans SUN, huit combattantes supplémentaires dans Second Light et plusieurs prologues ou épilogues destinés à relier les différentes productions.


Il ne s’agit donc pas d’un simple regroupement effectué sans réflexion. Gust a cherché à améliorer la cohérence de la saga et à proposer quelques nouveautés aux joueurs qui connaissent déjà une partie des jeux.
 

Toutefois, la principale faiblesse de BLUE REFLECTION Quartet reste l’absence totale de traduction française. Les voix sont disponibles en japonais, mais tous les textes sont uniquement proposés en anglais.
 

Cette décision est particulièrement regrettable pour une série reposant autant sur les dialogues, les émotions et les relations entre ses personnages. Il ne suffit pas de comprendre quelques consignes de gameplay ou les grandes lignes d’un objectif. Une partie importante de l’intérêt se trouve dans les nuances des conversations et dans les réflexions des héroïnes.
 

Les joueurs ne maîtrisant pas suffisamment l’anglais risquent donc de passer à côté d’une part essentielle de l’expérience.

Points forts

  • Quatre expériences réunies sur un même support,
  • BLUE REFLECTION: SUN disponible pour la première fois sur consoles,
  • Une compilation cohérente et particulièrement généreuse,
  • Le character design de Mel Kishida,
  • Des personnages attachants,
  • Une narration centrée sur les émotions et l’amitié,
  • Une bande-son douce et agréable,
  • Plusieurs améliorations de confort,
  • Une version Switch 2 globalement fluide,
  • Une base de données et une galerie complètes,
  • Huit nouveaux personnages jouables dans Second Light !


Points faibles

  • Aucune traduction française
  • Des textures parfois datées
  • Quelques traces d’aliasing, notamment dans le premier épisode
  • Des animations faciales encore limitées,
  • Une mise en scène trop figée dans BLUE REFLECTION: SUN,
  • Certains placements de caméra maladroits,
  • Un rythme très narratif qui ne conviendra pas à tous,
  • Une sortie uniquement numérique en Europe !


Conclusion

BLUE REFLECTION Quartet remplit efficacement son rôle de compilation. Les quatre expériences permettent de parcourir l’ensemble de la licence, tandis que les ajouts narratifs et les outils de référence renforcent la cohérence de son univers.

La version Nintendo Switch 2 offre un confort satisfaisant, avec une bonne fluidité et une présentation globalement propre. Les textures et certaines animations accusent néanmoins leur âge.

La force de l’ensemble réside surtout dans sa direction artistique, sa musique et ses personnages. Les amateurs de JRPG japonais narratifs, d’ambiances contemplatives et de récits centrés sur l’amitié devraient y trouver une expérience particulièrement riche.

L’absence de traduction française constitue malheureusement un frein important, mais les joueurs anglophones et les fans de la série disposent ici de la meilleure occasion de découvrir l’intégralité de l’univers BLUE REFLECTION.

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