Avec MARVEL Cosmic Invasion, Tribute Games et Dotemu proposent un beat’em up 2D qui assume pleinement son héritage arcade. Le jeu réunit plusieurs figures majeures de l’univers Marvel dans une aventure nerveuse, colorée et pensée pour l’action immédiate. Disponible sur PS5, Xbox Series, Nintendo Switch et PC, le titre accueille désormais son premier DLC payant, qui ajoute Cyclops et The Thing au roster jouable.
Nous vous proposons de découvrir notre test-live consacré à MARVEL Cosmic Invasion, avec un focus particulier sur ce premier DLC, afin d’observer le gameplay de Cyclops et The Thing, le système de duo, les modes de jeu, les combats et le ressenti général manette en main.
*test-live en mode paysage (pour TV, PC...):
*test-live en mode portrait (pour mobiles...):
Dès l’écran d’accueil, MARVEL Cosmic Invasion affiche son orientation rétro. L’esthétique pixel art, les couleurs marquées, les animations dynamiques et les menus très lisibles rappellent immédiatement les grands beat’em up d’arcade. Le jeu ne cherche pas à réinventer le genre, mais à le moderniser avec une réalisation plus actuelle, une mise en scène plus fluide et une large sélection de héros.
Le contenu de base propose déjà un roster solide avec Spider-Man, Wolverine, She-Hulk, Captain America, Phoenix, Black Panther, Storm, Iron Man, Rocket Raccoon, Beta Ray Bill, Venom, Cosmic Ghost Rider, Nova, Phyla-Vell et Silver Surfer. Le DLC ajoute donc deux profils très différents : Cyclops, plus mobile et orienté distance, et The Thing, plus massif, plus brutal et particulièrement efficace au corps-à-corps.

La grande force du jeu repose sur son système de duo. Avant chaque mission, le joueur choisit deux héros, puis peut passer de l’un à l’autre en pleine action. Cette mécanique, appelée Cosmic Swap, donne de la souplesse aux combats et permet d’adapter sa stratégie selon les situations. Durant notre session, l’association Cyclops et The Thing a montré tout son intérêt : Cyclops permet de gérer les ennemis à distance grâce à ses rayons optiques, tandis que The Thing excelle dans les affrontements rapprochés avec des coups puissants et une vraie sensation d’impact.
Cyclops demande un peu plus de précision. Lorsqu’il est éloigné des ennemis, il utilise ses tirs optiques, ce qui permet de garder une certaine sécurité face aux groupes adverses. À courte distance, il repasse sur des attaques physiques plus classiques. Son gameplay se montre donc plus subtil qu’il n’y paraît, car il faut bien gérer les distances et savoir quand exploiter ses attaques spéciales.
The Thing, de son côté, se distingue immédiatement par sa puissance. Le personnage paraît plus lourd, mais ses attaques font très mal. Il peut rebondir au sol, frapper plusieurs ennemis à la fois et encaisser la pression avec davantage de présence. Durant le live, il s’est imposé comme l’un des personnages les plus plaisants à utiliser, notamment dans les séquences où les ennemis arrivent en nombre.

Le gameplay reste accessible, mais il n’est pas totalement simpliste. Les ennemis attaquent au corps-à-corps, à distance, depuis le ciel ou par vagues latérales. Le jeu utilise régulièrement des marqueurs au sol pour prévenir le joueur d’un danger imminent, ce qui aide à lire l’action malgré la densité de certains passages. Cette lisibilité est importante, car l’écran peut rapidement se remplir d’ennemis, d’effets visuels et de projectiles.
Les niveaux affichent une belle variété. Durant notre session, nous avons traversé plusieurs environnements, avec des décors animés, des tapis roulants, des pièges, des plateformes, des zones en mouvement et même des séquences plus verticales comme un ascenseur ou un train lancé à grande vitesse. Le jeu utilise des codes classiques du beat’em up, mais les habille avec un soin visuel appréciable.

L’un des bons points vient de la richesse de l’animation. Les décors ne sont pas figés : des éléments bougent en arrière-plan, des machines s’activent, des ennemis surgissent de différents endroits et les personnages bénéficient de mouvements bien différenciés. Même si l’ensemble reste volontairement rétro, la mise en scène donne une vraie énergie aux affrontements.
La bande-son accompagne efficacement l’action. Les musiques sont dynamiques, rythmées et renforcent l’esprit arcade du titre. Plusieurs séquences gagnent en intensité grâce à cette ambiance sonore, notamment lors des combats plus chargés ou des affrontements contre des boss. Le doublage anglais, accompagné de sous-titres français, ajoute aussi un peu de personnalité aux échanges narratifs.

Le mode campagne permet de progresser avec une sauvegarde, de découvrir les personnages et de débloquer progressivement du contenu. Le mode arcade, lui, reprend une logique plus classique avec vies limitées et absence de sauvegarde. Il existe également un mode Arche, qui regroupe notamment le labo des héros, la matrice cosmique, les archives et les succès. Cette structure donne une vraie impression de contenu, même si l’ensemble reste avant tout centré sur l’action.
Le laboratoire des héros permet de consulter les personnages, leurs compétences passives, leurs niveaux et leurs palettes de couleurs. Chaque héros peut ainsi être personnalisé visuellement, avec plusieurs variantes de costumes. Ce n’est pas indispensable au gameplay, mais cela renforce le plaisir de débloquer et d’expérimenter.

Le multijoueur constitue aussi un atout important. Le jeu est jouable en local ou en ligne, avec une compatibilité interplateforme activée par défaut. Cette fonctionnalité est particulièrement adaptée au genre, car MARVEL Cosmic Invasion prend naturellement plus d’ampleur lorsqu’il est partagé avec d’autres joueurs.
Un regret ressort toutefois clairement : l’absence d’un vrai système de high score visible en campagne, et même plus globalement dans la manière dont le jeu met en avant la rejouabilité arcade. Pour un beat’em up rétro, un classement ou une logique de score plus marquée aurait renforcé l’envie de refaire les niveaux pour optimiser ses performances. Le compteur de combos est bien présent, mais il ne remplace pas totalement cette dimension arcade traditionnelle.

La difficulté semble bien équilibrée. Le jeu n’est pas trop simple, mais il ne devient pas non plus punitif au point de décourager. Il faut apprendre les patterns, bien utiliser le changement de personnage et comprendre les forces de chaque héros. Plus on avance, plus on sent l’importance de choisir le bon duo selon les situations.
Le DLC Cyclops & The Thing apporte donc une vraie valeur ajoutée. Les deux personnages ne donnent pas l’impression d’être interchangeables : ils possèdent chacun une identité forte, une manière de jouer différente et une vraie complémentarité. Pour les joueurs qui apprécient déjà le jeu de base, ce contenu additionnel enrichit efficacement le roster.

Points forts
- Une direction artistique rétro très réussie,
- Un roster Marvel déjà généreux,
- Cyclops et The Thing apportent deux styles bien distincts,
- Le système Cosmic Swap rend les combats plus tactiques,
- Des animations dynamiques et lisibles,
- Une bande-son efficace,
- Des niveaux variés et bien rythmés,
- Du multijoueur local, en ligne et interplateforme,
- Une bonne accessibilité sans sacrifier totalement la difficulté !
Points faibles
- Pas de vrai système de high score,
- Certains combats de boss sont moins plaisants que les affrontements classiques,
- Il faut un temps d’adaptation pour bien maîtriser chaque héros,
- Le mode campagne aurait gagné à apporter plus de cut-scenes, et plus de niveaux.
Conclusion
Note d’expérience : 15/20
Avec MARVEL Cosmic Invasion, Tribute Games et Dotemu livrent un beat’em up rétro efficace, nerveux et généreux. Le jeu respecte l’esprit des productions arcade tout en ajoutant une mécanique de duo bien pensée, capable d’apporter davantage de stratégie aux affrontements.
Le premier DLC consacré à Cyclops et The Thing fonctionne très bien. Cyclops apporte une approche plus technique basée sur la distance, tandis que The Thing impressionne par sa puissance brute et son efficacité au contact. Les deux personnages enrichissent réellement le gameplay et donnent envie de tester de nouvelles combinaisons.
L’ensemble est plaisant, surtout pour les amateurs de beat’em up, de pixel art et d’univers Marvel.



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