La franchise Terminator a produit une vingtaine de jeux consoles depuis 1991, des run'n'gun 8-bit cultes aux FPS modernes immersifs.
En voici un aperçu ci-dessous :
1991 : The Terminator (NES / Master System / Game Boy)
Sunsoft sur NES et Mindscape sur Master System/Game Boy adaptent fidèlement le premier film de James Cameron. Vous incarnez Kyle Reese, guerrier de la résistance envoyé en 2029 pour détruire les usines Skynet qui produisent les T-800 en série. Après avoir saboté des tanks géants et affronté des Terminators dans des tranchées irradiées, Reese voyage dans le temps jusqu'à Los Angeles 1984 : il doit localiser Sarah Connor au commissariat, la protéger des T-800 assassins et fuir en camion-benne lors d'une poursuite nocturne effrénée. L'histoire respecte le scénario original avec des cinématiques minimalistes mais efficaces.
Le gameplay propose une action-plateforme 8-bit classique où chaque niveau demande des sauts précis sur des plates-formes mouvantes, des tirs au plasma ou aux grenades, et la collecte de power-ups rares. La version NES souffre de collisions imprécises et d'une difficulté punitive, tandis que la Master System offre un scrolling plus fluide et la Game Boy une portabilité monochrome correcte. Nintendo Power (n°24, 1991) attribuait 3.5/5 étoiles pour son ambiance fidèle au film mais regrettait les contrôles rigides ; Sega Power (n°20, 1991) notait 70% la version SMS pour sa réalisation supérieure à la NES.

1991 : T2: The Arcade Game (Arcade → MD / SNES / SMS)
Midway développe l'arcade rail-shooter officiel de Terminator 2, rapidement porté par Probe Software sur Mega Drive, SNES et Master System. L'histoire commence dans le futur post-apocalyptique où la résistance vous confie des missions cruciales : voler des tanks Terminators et détruire des usines HK avant de voyager dans le présent. Là, le T-800 protège John Connor lors d'une fusillade au centre commercial, détruit les laboratoires Cyberdyne, et culmine dans un affrontement épique contre le T-1000 liquide à la fonderie d'acier. Les cinématiques entre niveaux reprennent des extraits du film pour une immersion parfaite.
Ce light-gun shooter excelle en coop 2 joueurs : vous visez et tirez frénétiquement sur des vagues d'ennemis, en ramassant des power-ups comme le minigun ou le fusil à plasma. La Mega Drive brille avec le périphérique Menacer, la SNES offre les graphismes les plus proches de l'arcade, tandis que la SMS reste jouable malgré des sprites simplifiés. Electronic Gaming Monthly (n°41, 1992) donnait 8/10 à la version MD pour son "portage arcade exceptionnel" ; GamePro (n°43, 1992) accordait 4.5/5 à la SNES pour son intensité addictive.

1991 : RoboCop vs. The Terminator (SMS / GB / SNES / MD)
Inspiré des comics Dark Horse, ce crossover délirant de Virgin et Nazca raconte comment RoboCop, agent OCP, est envoyé en 1991 pour stopper Skynet avant le Jugement Dernier. Infecté par un programme malveillant, il fusionne partiellement avec Kyle Reese et voyage à travers le temps : combats dans les rues de Detroit, infiltration d'usines Skynet, raids dans le futur post-apocalyptique contre des T-800 massifs, jusqu'à un boss final opposant RoboCop amélioré à un Terminator ultime. Dix niveaux variés alternent présent et futur avec une narration audacieuse.
Le gameplay run'n'gun propose des doubles sauts, dashs rapides et un arsenal massif (Auto-9, railgun, plasma rifle), avec scrolling horizontal et vertical fluide. Les versions 16-bit SNES et Mega Drive excellent par leurs gros sprites détaillés et leur violence gore assumée, tandis que SMS et Game Boy restent solides malgré des graphismes réduits. Mean Machines Sega (n°1, 1992) attribuait 85% à la MD pour son "gameplay violent et addictif" ; Nintendo Power (n°42, 1992) donnait 3.5/5 à la SNES pour sa rejouabilité.

1992 : The Terminator (MD / SMS / GG / SNES)
Probe Software et Virgin proposent une seconde adaptation du premier film, cette fois en run'n'gun pur et nerveux. Kyle Reese débute en 2029 au sein de la résistance : il détruit des barricades Skynet, affronte des hordes de T-800 dans des tranchées boueuses, puis saute en 1984 pour sauver Sarah Connor lors d'un siège au commissariat de police et une poursuite en camion-benne à travers les rues de L.A. Seulement quatre niveaux, mais extrêmement denses avec des vagues infinies d'ennemis et des boss imposants.
Le gameplay mise sur la vitesse : pick-up d'armes comme le shotgun, plasma rifle ou lance-roquettes, scrolling multidirectionnel et mode coop 2 joueurs. La Mega Drive offre la dynamique la plus explosive, la SNES des couleurs vives, tandis que SMS et Game Gear assurent la portabilité. Sega Pro (n°14, 1992) notait 78% la version MD pour son "rythme effréné malgré sa brièveté" ; SNES Force (n°6, 1992) donnait 75% pour son chaos divertissant.

1993 : Terminator 2: Judgment Day (NES / SMS / GG)
Bits Studios développe pour LJN cette version 8-bit de Terminator 2, strictement fidèle aux scènes du film. Le T-800 arrive nu à Los Angeles, récupère vêtements et armes au skatepark, protège John Connor lors d'une fusillade au centre commercial, traverse les canaux à moto, s'échappe de l'hôpital psychiatrique, infiltre Cyberdyne et affronte le T-1000 dans la fonderie en fusion. Cinq niveaux linéaires demandent de collecter des disques contenant les codes Skynet tout en escortant des PNJ fragiles.
L'action latérale souffre de sprites minuscules, d'ennemis qui spawnent injustement et d'une IA d'escorte catastrophique. La NES est la plus rigide, la SMS et Game Gear gagnent en lisibilité. Computer & Video Games (n°135, 1993) notait 61/100 la NES pour ses "graphismes datés" ; Sega Magazine (n°4, 1993) donnait 65% à la SMS pour sa fluidité relative.

1993 : Terminator 2: Judgment Day (MD / SNES / GB)
Bits Studios signe la version 16-bit ambitieuse du même film, avec six niveaux suivant le scénario à la lettre. Le T-800 gère une jauge d'énergie rechargeable pour combattre à mains nues, tirer au plasma ou soigner/protéger John et Sarah lors de missions d'escorte critiques : maison Connor, centre commercial, canal, hôpital, Cyberdyne et climax fonderie contre T-1000 fluide. Les graphismes alternent sprites détaillés et cinématiques film.
Action-aventure hybride mêlant baston, tir et objectifs variés, avec Mega Drive plus sombre et SNES aux couleurs éclatantes ; Game Boy ultra-simplifiée. GamePro (n°55, 1993) accordait 4/5 à la MD pour sa fidélité cinématographique ; SNES Force (n°17, 1993) notait 82/100 la SNES pour son ambiance réussie malgré les escortes frustrantes.

2002 : The Terminator: Dawn of Fate (PS2 / Xbox)
Paradigm Entertainment crée un préquel original en action à la troisième personne centré sur un jeune Kyle Reese pendant les premières heures de la guerre contre Skynet. Recruté par la résistance, Reese infiltre des avant-postes ennemis, sabote des usines de production T-800 et participe à des embuscades dans des ruines urbaines post-apocalyptiques. Arnold Schwarzenegger prête sa voix au T-800 protagoniste, tandis que des cinématiques sombres renforcent l'atmosphère cyberpunk du futur dévasté.
Le gameplay beat'em up propose des combos corps-à-corps brutaux, tirs au plasma et phases de furtivité, avec un système de couverture rudimentaire. Les versions PS2 et Xbox sont quasi-identiques en termes de rendu. IGN (novembre 2002) attribuait 6.5/10 à la PS2 pour son "gameplay répétitif malgré l'ambiance" ; GameSpot (novembre 2002) notait 6.8/10 pour les doublages réussis mais le level design linéaire.

2003 : Terminator 3: Rise of the Machines (PS2 / Xbox / GBA)
Black Ops Entertainment adapte Terminator 3 en FPS classique : vous incarnez tour à tour le T-850 (Arnie) et le T-X contre Skynet naissante. L'histoire suit le film avec des missions variées : protection de John et Kate Brewster dans une vétérinaire, poursuites en Hummer à travers Crystal Peak, infiltration de Cyber Research Systems et combat final contre le T-X mut shape. Des séquences scriptées reprennent des moments iconiques du film de Jonathan Mostow.
Le gameplay alterne phases à pied (fusil à pompe, plasma rifle) et séquences véhiculaires explosives, mais souffre de bugs et d'IA défaillante. GBA simplifiée en 2D. Game Informer (septembre 2003) donnait 5.75/10 à la PS2 pour ses "bugs frustrants" ; Edge (n°122, 2003) notait 5/10 pour le multijoueur décevant.
2004 : Terminator 3: The Redemption (PS2 / Xbox / GameCube)
Paradigm revient avec le meilleur T3, un hybride action-aventure reprenant l'intégralité du film. Le T-850 traque le T-X à travers Los Angeles : fusillades dans un cimetière de voitures, poursuites en crane à travers la ville, infiltration de Cyber Research Systems, combat en apesanteur dans un hélicoptère et finale cratère. La voix d'Arnold et les musiques du film assurent une fidélité totale, avec des niveaux jouant sur les moments clés.
Gameplay varié : rail-shooter on-rails, beat'em up à pied, phases de conduite arcade et combats de boss spectaculaires. PS2/Xbox identiques, GameCube légèrement optimisée. IGN (octobre 2004) accordait 7.5/10 pour sa "variété salvatrice" ; GameSpot (octobre 2004) notait 7.4/10 pour l'excellence des doublages et séquences cinématiques.

2009 : Terminator Salvation (PS3 / Xbox 360)
GRIN Studios place l'action avant le film Salvation : Marcus Wright, hybride humain-machine, rejoint la résistance en 2018 contre Skynet. Missions linéaires : raids sur des avant-postes Skynet, sauvetage de prisonniers dans des camps HK, infiltration d'usines T-600 et combats contre des Terminators prototypes dans des environnements post-apo ravagés. L'histoire explore les origines de la rébellion avec des cinématiques sombres.
TPS cover-shooter moderne : visée laser précise, arsenal futuriste (fusil à plasma, lance-roquettes), phases de conduite et QTE pour les cinématiques. IGN (mai 2009) donnait 6/10 pour sa "courte durée malgré l'ambiance" ; Edge (n°202, 2009) notait 7/10 pour son gunplay solide.

2009 : Terminator Salvation (Arcade)
Play Mechanix crée un rail-shooter light-gun coop pour arcade, se déroulant pendant Salvation. Deux joueurs (John Connor et Blair Williams) mènent des assauts coordonnés : destruction de convois T-600, raids sur raffineries Skynet, protection de civils évacués et boss fights contre HK massifs. L'écran split permet une vraie coopération tactique.
Gameplay arcade pur : light-gun précis, power-ups débloquant Gatling guns ou missiles, vagues ennemies infinies. Arcade Heroes (2009) saluait sa rejouabilité coopérative en salle.
2019 : Terminator: Resistance (PS4 / Xbox One / Switch)
Teyon développe ce FPS original se déroulant après Terminator 2, vu par Jacob Rivers, recrue de la résistance sous John Connor. Missions branching : espionnage dans les ruines de Los Angeles, sabotage d'usines Infiltrators, traque de T-800 défectueux et alliances risquées avec des survivants. L'univers étendu respecte la timeline Cameron avec des références subtiles au film.
Gameplay old-school FPS : modding armes (plasma rifle custom), furtivité optionnelle, exploration semi-ouverte et fins multiples. IGN (novembre 2019) attribuait 7.5/10 pour sa "surprise atmosphérique" ; GameSpot (novembre 2019) notait 8/10 pour son respect de la licence.

2025 : Terminator 2D: No Fate (PS5 / PS4 / Switch / Xbox Series)
Bitmap Bureau recrée Terminator 2 en pixel art rétro avec styles multiples. Le T-800 suit le film : arrivée nue à L.A., protection de John au skatepark/centre commercial, poursuite moto/canal, hôpital psychiatrique, Cyberdyne et fonderie finale contre T-1000. Multi-endings et niveaux alternatifs enrichissent la fidélité.
Hybride shoot'em up/beat'em up/stealth : power-ups dynamiques, coop locale, boss fluides. Gamekult (2025) saluait l'"hommage maîtrisé mais court" ; Retro Gamer (n°195, 2025) encensait son "pixel art impeccable".
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| Jeu | Presse d'époque (mags clés) | Metacritic |
|---|---|---|
| T2 Arcade (MD) | EGM 8/10, GamePro 4.5/5 | N/A |
| RoboCop vs (MD) | Mean Machines 85% | N/A |
| T2 JD MD | GamePro 4/5 | N/A |
| Dawn of Fate (PS2) | IGN 6.5/10 | 53/100 |
| T3 Redemption (PS2) | IGN 7.5/10 | 66/100 |
| Salvation (PS3) | IGN 6/10 | 58/100 |
| Resistance (PS4) | IGN 7.5/10 | 71/100 |
| 2D No Fate | 72/100 |



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