Nous avons analysé en profondeur City Hunter sur Nintendo Switch lors d’un test-live disponible sur la chaîne ConsoleFun. Nous invitons nos lecteurs à visionner cette émission pour observer directement le gameplay, le rythme des missions et les choix d’adaptation réalisés pour cette version moderne.
Avec City Hunter, adapté à l’origine sur PC Engine en 1990, Red Art Games propose aujourd’hui une version modernisée sur Nintendo Switch. Cette édition célèbre les 40 ans de la licence et marque le retour officiel de Ryo Saeba, connu en France sous le nom de Nicky Larson, sur consoles actuelles.
Il s’agit d’un portage fidèle de la version PC Engine, enrichi de plusieurs améliorations dites “quality of life”, tout en conservant la structure et la philosophie du jeu d’origine.

Le titre reste un jeu d’action en 2D à l’ancienne. Le joueur incarne Ryo Saeba, “nettoyeur” opérant à Shinjuku, accompagné de Kaori (Laura en version française). Les missions consistent à progresser dans des environnements fermés, composés de nombreuses portes à explorer, avec des ennemis positionnés dans des salles successives.
La structure est très marquée années 90 : exploration de bâtiments, affrontements répétitifs, progression par écrans fixes et boss en fin de niveau. Quelques missions composent l’aventure principale, ce qui laisse entrevoir une durée de vie d’environ 5 à 6 heures pour une première partie en mode standard.

Cette version Switch intègre plusieurs ajouts notables :
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Mode original fidèle à la version 1990
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Mode amélioré corrigeant bugs et latence
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Mode difficile (Hard Mode) modifiant placement des objets, dégâts, comportement des ennemis et hitbox
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Nouvelle séquence de gameplay ajoutée
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Fonction rewind (retour en arrière)
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Sauvegarde rapide (save state)
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Filtre CRT
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Choix du ratio d’affichage (4/3, 16/9)
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Galerie d’illustrations
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Lecteur musical avec 15 pistes
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Intégration de trophées et succès
Le jeu est entièrement localisé en français, avec la possibilité de choisir entre l’appellation “City Hunter” ou “Nicky Larson”. Les textes japonais d’origine sont également inclus.
Sur le plan audio, la bande-son conserve les thèmes emblématiques, et vous permettra d'entendre dans son leteur audio le fameux “Get Wild”.

Ryo dispose de plusieurs armes : Magnum de base, pistolet laser et bazooka notamment. Les ennemis utilisent armes à feu, grenades ou attaques au corps-à-corps. Les boss imposent des séquences plus exigeantes.
Le bazooka, bien que puissant, génère un recul important qui limite son efficacité en combat standard. L’approche reste très arcade, avec une difficulté qui peut être relevée via le mode Hard.
Visuellement, le jeu reste conforme à son origine PC Engine. Les sprites et environnements conservent leur esthétique 16 bits. Aucun remaster graphique majeur n’a été appliqué. Le rendu est propre et stable sur Switch, sans ralentissements notables observés durant notre session.
L’intérêt principal de cette version repose davantage sur ses ajouts fonctionnels et sa localisation que sur une refonte visuelle.
A noter également qu'une édition physique “XYZ” existe avec steelbook, OST et stand acrylique, visant clairement les collectionneurs.

Points forts
- Fidélité à la version PC Engine,
- Version entièrement localisée en français,
- Modes amélioré et difficile bien intégrés,
- Fonctions rewind et sauvegarde rapide,
- Galerie et lecteur musical,
- Stabilité technique.
Points faibles
- Durée de vie courte,
- Structure répétitive,
- Peu de renouvellement d’ennemis,
- Absence de remappage des touches,
- Aspect graphique strictement rétro,
- Ca manque de variété dans les niveaux (gameplay, graphique...)
Conclusion
Cette version Switch de City Hunter s’adresse avant tout aux amateurs de rétro-gaming et aux fans de la licence. Le portage est soigné dans ses ajouts fonctionnels et dans sa localisation française, mais la structure d’origine, très répétitive et courte, limite l’impact sur le long terme.
Il s’agit d’un témoignage patrimonial d’un titre de 1990, enrichi d’options modernes, plus que d’une relecture contemporaine de la licence.



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