La série Yakuza poursuit son arrivée progressive sur les consoles Nintendo avec Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties, une version pensée pour nos belles consoles de salon, et en l'occurence ici pour la Nintendo Switch 2 (version de test) qui remet en avant un épisode important de la chronologie. Ce portage permet de redécouvrir l’aventure de Kazuma Kiryu dans un contexte différent de celui des opus précédents, avec un rythme plus posé et une narration qui prend le temps d’installer ses enjeux. Comme d’habitude, nous vous invitons également à visionner notre test-live pour découvrir le jeu en action et compléter cette analyse.
Très rapidement, le jeu montre qu’il ne se limite pas à une progression linéaire. L’exploration de la ville, les interactions avec les habitants et la variété des activités disponibles participent pleinement à l’expérience, et donnent à l’ensemble un rythme particulier, typique de la licence.
Les affrontements restent un élément central de l’expérience et se montrent particulièrement complets. Les combats reposent sur un système permettant d’enchaîner rapidement les coups et les combos dès que la garde des adversaires cède, ce qui encourage à observer les ouvertures et à varier les attaques plutôt que de frapper sans stratégie.
Le jeu demande également d’improviser et d’adapter ses mouvements pour déstabiliser les ennemis, ce qui donne aux affrontements un côté dynamique et technique. Le timing, la gestion des distances et le choix des enchaînements prennent une place importante, surtout lorsque plusieurs adversaires entrent en jeu.

Dans l’exploration, les rencontres hostiles surviennent naturellement dans les rues, et il est possible d’engager ou d’éviter les combats selon la situation. Les victoires rapportent de l’argent, qui sert ensuite à acheter divers objets ou à se restaurer, ce qui crée une boucle de progression simple mais efficace.
Comme souvent dans la série, le jeu ne se limite pas à ses combats. Une grande partie du plaisir vient des activités annexes et des interactions qui donnent vie à la ville.
On retrouve notamment des mini-jeux et activités variés, dont le karaoké, qui participent à casser le rythme entre deux séquences narratives ou deux affrontements. Ces moments apportent une respiration bienvenue et contribuent à l’identité de la série, qui mélange régulièrement humour, quotidien et situations plus sérieuses.

Le jeu introduit aussi différentes mécaniques sociales et systèmes de progression annexes. Certaines interactions permettent par exemple de développer des relations avec des personnages, avec des jauges spécifiques à remplir pour débloquer des récompenses ou des bonus. Ces systèmes ajoutent une dimension supplémentaire à l’exploration et encouragent à prendre le temps d’observer son environnement plutôt que de se contenter d’aller d’un objectif à l’autre.
L’exploration elle-même est encouragée, avec des objets cachés, des éléments interactifs et des récompenses disséminées dans la ville, ce qui pousse à regarder autour de soi et à fouiller les zones plutôt qu’à suivre uniquement les marqueurs.
Le titre accorde aussi une place importante aux détails et à la personnalisation. Il est par exemple possible de modifier certains éléments du téléphone du personnage, d’ajouter des accessoires ou encore de personnaliser différents aspects visuels. Ces éléments peuvent sembler secondaires, mais ils participent à renforcer l’impression de vivre dans un environnement crédible et cohérent, ce qui reste une des forces historiques de la série.

La mise en scène conserve une approche très narrative, avec des séquences qui rappellent souvent la réalisation d’un film interactif. Les angles de caméra, les animations et le découpage des scènes donnent régulièrement l’impression de suivre une véritable intrigue cinématographique.
L’ensemble alterne moments sérieux et passages plus légers, un contraste qui fait partie de l’identité de la licence et qui contribue à maintenir l’attention sur la durée.
La durée de vie reste conséquente, avec une aventure principale déjà solide et de nombreuses activités annexes qui viennent allonger l’expérience. Certaines histoires secondaires ou contenus additionnels peuvent être plus courts, mais l’ensemble propose suffisamment de matière pour occuper de longues sessions de jeu.

Points forts
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Un système de combat complet, dynamique et technique !
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Une grande variété d’activités et de mini-jeux qui enrichissent le rythme,
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Des villes vivantes qui encouragent l’exploration,
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Des mécaniques annexes et jauge d'amour qui ajoutent de la profondeur au jeu,
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Une mise en scène soignée et fidèle à l’identité de la série,
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Une durée de vie importante,
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Sous-titrés en français !
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Une adaptation sur Nintendo Switch 2 fluide, avec des chargements rapides...
Points faibles
- ... mais 1 petite seconde d'attente suffit parfois à figer le lancement de certaines séquences d'animation.
- Moins de rebondissements majeurs, ambiance moins sombre.
- Visuellement, c'est un moins clinquant que les récents opus de la licence sur consoles concurrentes (notamment les personnages en plan rapproché),
- Une structure qui reste très classique pour les habitués de la série.
Conclusion
Note d'expérience : 15/20
Avec Yakuza Kiwami 3 & Dark Ties, SEGA propose une adaptation solide qui conserve les fondamentaux de la licence tout en bénéficiant des capacités de la Nintendo Switch 2. Le jeu repose sur un équilibre entre narration, exploration et combats, et l’ensemble fonctionne de manière cohérente sur la durée. Cette version permet ainsi de redécouvrir l’épisode dans de bonnes conditions, avec une expérience complète, agrémentée de Dark Ties fidèle à l’esprit de la série !



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