Daemon x Machina: Titanic Scion marque le retour de la licence initiée par Kenichiro Tsukuda, déjà connu pour ses travaux sur la série Armored Core. Disponible sur Nintendo Switch 2, PlayStation 5, Xbox Series et PC, ce nouvel épisode nous replonge dans des batailles de méchas intenses, plus nerveuses et spectaculaires que jamais.
L’occasion pour nous de parcourir le jeu en direct lors de notre test-live ConsoleFun, et de vous livrer notre 1er verdict. Alors, que vaut vraiment ce nouveau chapitre ? Découvrons-le ensemble dans cette preview/test, et pour les plus curieux, n’hésitez pas à visionner notre vidéo complète.
Le jeu nous plonge dans un monde ravagé par un ancien cataclysme, où l’humanité tente de se reconstruire dans un conflit permanent. On y incarne un mercenaire de l’organisation des Reclaimers, engagé dans une guerre contre l’empire Axiom, une puissance totalitaire aux ambitions hégémoniques. Mais cette lutte ne s’arrête pas aux rivalités humaines : une autre menace, bien plus inquiétante, surgit sous la forme des Immortals, des entités d’une puissance colossale.
L’univers reprend ses bases post-apocalyptiques, mais développe davantage les enjeux politiques et militaires entre les différentes corporations. Chaque mission s’intègre à une trame scénarisée qui met en avant les rivalités, les alliances et les choix stratégiques à opérer au fil de l’aventure. Le récit, plus dense que dans le premier épisode, offre aussi des séquences cinématiques et de nombreux dialogues doublés.

Titanic Scion mise avant tout sur l’action mécanique et nerveuse. La boucle de jeu est simple et efficace :
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choisir une mission sur la table holographique,
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rejoindre la zone d’opération,
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éliminer les menaces, activer des téléporteurs, débloquer des points de voyage, puis retourner à la base pour récupérer récompenses et upgrades.
Le pilotage du mécha combine tirs, esquives et options de mobilité : dash, sauts prolongés, courses en maintien et même phases de vol / déplacement rapide sur de longues distances. La sensation rappelle certains titres de mecha/action modernes — la personnalisation des unités est complète (armes, modules, garde-corps), ce qui permet d’adapter son style (assaut lourd, sniper mobile, support…). Le jeu laisse beaucoup de place au « tuning » de votre arsenal, et à l’expérimentation.
Les lieux sont vastes, et la carte principale est segmentée en zones : les missions permettent d’ouvrir des téléporteurs et de débloquer progressivement la carte. La progression est donc assez organique — on gagne en mobilité et en accès à mesure qu’on nettoie la map. On alterne petites missions de purge (clear la zone) et affrontements plus importants (boss / convois), ce qui maintient le rythme. Les zones demandent souvent d’observer l’environnement et d’utiliser les renforts PNJ (via radio interne par exemple) pour mener à bien l’objectif.

Titanic Scion est narratif : nombreux cutscenes et dialogues accompagnent les missions. L’écriture donne au monde une vraie consistance — si vous aimez la SF sombre et la montée en tension politique, le scénario tient la route et se dévoile progressivement sans tout révéler.
Techniquement, le moteur graphique fait le travail : animations d’armes, impacts et explosions sont convaincants. Sur Switch 2 spécifiquement (notre version de test), l’expérience est globalement fluide, la prise en main agréable et le rendu fidèle en portable/docké. Mais nos sessions ont relevés des micro-saccades lors du chargement d’horizons lointains — des pop-ins et petits hics qui surviennent surtout quand on traverse rapidement de larges zones. Ces ralentissements n’empêchent pas de jouer, mais ils rompent parfois la fluidité dans des phases de vol rapide ou d’exploration à grande vitesse. Notons également la présence de temps de chargement.
Artistiquement, Titanic Scion choisit une patte sombre et réaliste pour ses environnements post-apocalyptiques. Les méchas sont bien modélisés, les effets d’impact tiennent la route et la mise en scène est soignée (cutscenes courtes, mais efficaces). Quelques textures plus fines peuvent paraître un peu artisanales à l’occasion, mais globalement le rendu est cohérent avec l’ambition du titre.
La bande-son et les bruitages collent à l’action : tirs lourds, explosions et ambiances de station spatiale savent soutenir la tension des missions.

Points forts
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Gameplay mecha nerveux et gratifiant : mobilité + punch des armes.
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Personnalisation approfondie du mécha (loadouts, modules).
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Rythme des missions bien calibré : alternance combat / exploration / retour à la base.
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Scénario narratif solide et immersion via les messages radio / PNJ.
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Présentation convaincante !
Points faibles
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Sur Switch 2 : micro-saccades et pop-ins lors des chargements d’horizon lointain — cela peut briser la fluidité pendant de longues traversées.
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Quelques répétitions dans la structure missionnelle,
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Temps de chargement,
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La gestion de caméra et de déplacement, un peu trop vivace à notre goût.
Conclusion
Note d'expérience : 16/20 (personnellement j'ai adoré l'ambiance, mais je l'accorde, il faut être fan de SF)
Daemon x Machina : Titanic Scion livre une expérience de mecha-action robuste : réalisation soignée, personnalisation riche et missions punchy en font un titre recommandé aux amateurs de robots et d’action frénétique. Les défauts techniques observés sur Switch 2 (micro-saccades/popl-in d’horizon) n’empêchent pas de profiter du jeu, mais méritent d’être soulignés si vous jouez beaucoup en déplacement ou en phase d’exploration rapide.



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