2

[TEST] Dragon's Dogma : Dark Arisen

icone auteur news

Le 12/11/2017

Après une sortie initiale de Dragon’s Dogma sur Xbox 360 et PS3 en avril 2013 et une version PC en janvier 2016, c’est finalement le 3 octobre 2017 que Dragon’s Dogma : Dark Arisen est arrivé sur PS4 et Xbox One. Il s’agit là d’un portage de la version PC, qui embarquait déjà le DLC «Dark Arisen ». Capcom signait alors un premier gros jeu d’action-RPG qui sortait quelques mois seulement après le Skyrim de Bethesda…  Dragon’s Dogma arrive-t-il alors à tirer son épingle du jeu face au poids lourd de sa catégorie ? ConsoleFun vous donne sa réponse !

 

Les pions : une originalité au cœur du gameplay

 

 

Après une courte introduction, on se retrouve à créer son personnage. L’éditeur de personnage est la première réussite du titre : l’outil est très complet, et vous risquez fort de passer un bon moment à vous réaliser un avatar à l’image de votre imagination. Vous choisirez alors une classe parmi trois (guerrier, rôdeur et mage), avant de partir à l’aventure.

 

Très vite, vous serez amené à créer un autre personnage, votre pion, aussi appelé « myrmidon ». Il s’agit de mercenaires sans sentiments, qui vous suivront partout où vous irez. Vous avez un pion principal, que vous créez de toute pièce, et deux pions de soutien, que vous pouvez recruter en jeu. Ce recrutement se fait soit en croisant des pions au cours de vos escapades, soit en invoquant des pions d’autres joueurs grâce à la connexion en ligne. Si le pion choisi est de niveau égal ou inférieur au vôtre, l’invocation sera gratuite, sinon il faudra céder quelques cristaux de faille, l’une des deux monnaies du jeu.

 


L'éditeur de personnage est très complet et vous permettra de réaliser toutes vos fantaisies.

 

Première spécificité notable, seul vous et votre pion principal gagnez des niveaux. Ainsi, il faudra souvent recomposer votre équipe en changeant de pions de soutien. L’interaction avec les pions va encore plus loin grâce à un système d’apprentissage : si vous recrutez un pion qui a déjà fait une quête que vous vous apprêtez à mener, il pourra donner certains conseils bienvenus sur la façon de réaliser l’objectif. De la même façon, les pions peuvent interagir sur les faiblesses de tel ou tel monstre.

 

Par ailleurs, il est possible de changer l’attitude que doit avoir le pion principal, en passant par une sorte de questionnaire qui va permettre d’ajuster, selon vos réponses, le comportement à avoir dans les différentes situations possibles.

 

De plus, votre pion principal est aussi concerné par les interactions en ligne : si vous jouez en étant connecté, lorsque vous irez passer une nuit à l’auberge, le jeu en profitera pour calculer les objets et l’expérience récoltés lors de quêtes chez d’autres joueurs. Notez d’ailleurs que les pions peuvent être notés en fonction de leur apparence, leur aptitude au combat et l’assistance qu’ils ont fournis.

 

Voilà pour le système de pion : au combat, cela se concrétise par un équilibre toujours nécessaire pour être en mesure de répondre à tous les styles d’ennemis. En l’air, vous pourrez compter sur vos archers ou vos mages, tandis que vos guerriers ne serviront qu’à encaisser des dégâts. A l’inverse, il faudra maintenir une bonne distance de sécurité entre vos combattants à distance et des ennemis qui attaquent au corps à corps, sous peine de se faire étriper en quelques secondes. Vous pourrez donner quelques directives pour que vos pions foncent au combat ou vous rejoignent, mais globalement l’intelligence artificielle agit de son propre chef et il faudra compter sur des comportements pas toujours pertinents.

 


Vous pourrez grimper sur certains ennemis pour leur infliger des dégâts à un endroit spécifique.

 

 

Une histoire extrêmement bien réalisée mais à la durée de vie gonflée

 

 

Dragon’s Dogma : Dark Arisen nous plonge dans un open-world où l’on peut partir un peu partout, mais de façon limitée : si vous et vos compagnons partez dans une zone remplie de monstres de haut niveau, il deviendra compliqué d’avancer. Le titre s’articule autour d’une grande ville, Gran Soren, et le reste de la carte, avec tout ce qu’il faut de donjons, postes avancés, catacombes et autres joyeusetés.

 

Et c’est là le plus gros point noir du titre : les déplacements à n’en plus finir. Si le jeu prévoit des cristaux de téléportation permettant de se rendre à volonté dans la capitale et la ville de départ, il faudra par contre aller à pied à tout autre endroit. Et autant vous dire que par moment, il faudra bien vagabonder une heure et demie pour trouver le lieu de sa prochaine quête, sous couvert de ne pas tomber sur trop de gros monstres sur le trajet. Ainsi, pas de déplacement rapide entre les lieux découverts, ni même de monture pour réduire un peu les temps de trajet. Et il faudra bien sûr prendre des pauses régulières pour récupérer son endurance entre deux sprints de 100 mètres.

 

Du côté des menus, c’est un peu le même problème : sans pouvoir optimiser rapidement l’équipement pour tout le monde, on se retrouve à passer un temps fou dans chaque menu, à regarder si tel objet est meilleur pour tel ou tel personnage de l’équipe, puis on répartit les objets qui pèsent le plus lourd pour que notre troupe puisse se mouvoir sans être en surcharge... Cela devient vite fastidieux : on passe globalement une heure de jeu pour dix à quinze minutes de pur plaisir, au mieux.

 


Équiper, vendre, distribuer… Il vous faudra passer beaucoup de temps dans les menus.

 

Car heureusement, ces défauts sont absorbés par une histoire prenante, qui nous donne envie d’enchaîner les quêtes. Celles-ci sont d’ailleurs très bien construites, avec de nombreuses interactions entre elles. Il faudra alors faire attention à bien compléter certaines quêtes avant d’en commencer ou d’en finir d’autres, sans quoi vous verrez les conditions de réussite devenir impossible et la quête s’annuler purement et simplement.

 

Le jeu prévoit par ailleurs plusieurs fins, dont la plupart résulteront de gros choix au cours de l’histoire, et que l’on peut facilement louper. Là où cela est impressionnant, c’est que l’histoire telle qu’elle est écrite parvient à englober l’intégralité des parties de tous les joueurs, ainsi que celles en New Game +.

 

Ce dernier permet de conserver niveau, apparence, compétences, inventaire, et or, que ce soit pour le personnage principal ou votre pion principal. Cela dit, y accéder se fait via l’abandon définitif de votre précédente partie : effectivement, le dernier arc scénaristique constitue un point de non-retour, une fois lancé vous ne pourrez plus faire machine arrière pour vous promener à travers la carte du monde en réalisant des quêtes, à moins de passer sur une nouvelle partie en New Game +, la faute à un slot unique de sauvegarde. Là encore, difficile à avaler après un Skyrim qui nous permettait de gérer nos sauvegardes comme on voulait.

 

De plus, les cristaux de téléportation sont disponibles à l’achat en New Game +, alors qu’on en trouve un et un seul lors de la première partie : il est donc assumé de devoir courir partout pendant des heures pour notre découverte du jeu, tandis qu’on peut par la suite se constituer un gigantesque réseau de portails de téléportation. Autant vous dire que pour une trentaine d’heures requise pour finir la trame principale sur une première partie, il faudra compter deux fois moins en New Game +, tellement ces portails supplémentaires viennent soulager le joueur d’un poids. Vous pourrez aussi tenter l’aventure en mode difficile ou en mode speedrun : ce dernier vous demande de faire le jeu d’une traite, sans sauvegarde. Comme quoi, la longueur du titre peut être extrêmement raccourcie !

 


Il vous faudra parcourir toute cette carte à pied, en pouvant seulement vous téléporter à Grand Soren, tout à droite.

 

En ce qui concerne le DLC embarqué Dark Arisen, qui vous transporte notamment sur le Récif de l’Amertume, il viendra rallonger un peu la durée de vie du titre, avec cette fois beaucoup d’intensité puisque vous vous retrouverez à enchaîner des combats de boss toujours plus corsés, à la manière d’un boss rush. L’occasion de récupérer des armes maudites et de les purifier, afin de dégoter un équipement assez souvent intéressant.

 

 

Une direction artistique au poil, qui profite pleinement du portage

 

 

Comme souligné plus haut, Dragon’s Dogma absorbe ses défauts par la qualité de sa narration. Que ce soit au niveau de la trame principale ou des quêtes secondaires, l’écriture est soignée et on se retrouve facilement impliqué dans ce monde troublé par l’arrivée d’un terrible dragon venu voler notre cœur.


Les cinématiques sont toujours très bien réalisées et l’immersion s’en veut grandement renforcée.

 

Ce portage PS4 et One permet d’obtenir des performances dignes de la version PC, avec un gain de fluidité en combat notamment. Par contre, le clipping est toujours omniprésent, avec des monstres qui apparaissent parfois à quelques mètres seulement de vous.

 

Le titre se veut tout de même graphiquement impressionnant, avec des effets de lumières léchés qui nous donneront souvent envie d’immortaliser un instant, ce qui se fait facilement grâce au mode photo accessible via le menu du jeu. Les cadrages de la caméra sont aussi très bien choisis, pour une mise en scène lors des cinématiques qui renforcent assurément l’immersion.

 

Les cinématiques sont d’ailleurs particulièrement belles, et il est agréable de constater que même les quêtes secondaires en profitent. L’ambiance est globalement convaincante, et se montre assez intense lors des combats de boss, apportant une touche épique qui se veut grandissante tout au long de l’aventure : il est déjà appréciable de commencer son aventure par un combat contre une hydre, alors imaginez sur la fin ! Cette intensité trouve son apogée sur l’Île de l’Amertume, du DLC Dark Arisen, avec des combats épiques qui s’enchaînent et une ambiance plus sombre que sur le continent.

 

Enfin, la bande son du jeu est très soignée. Les thèmes musicaux sont tout simplement fabuleux, et on regrette juste qu’il n’y ait pas une playlist permanente, notre aventure étant parfois accompagnée des simples bruits liés à l’environnement. Le doublage anglais, lui aussi, est très bon et participe à l’immersion.

 


Le village natal, Cassardis, est un havre de paix qui viendra chatoyer vos rétines.

  • JOUABILITÉ

    14

    Le gameplay se prend en main assez facilement, et se montre assez original à travers le système de pions, mais souffre de certaines lacunes qui viennent entacher l’expérience de jeu, notamment via les menus fastidieux et l’intelligence artificielle alliée parfois limitée.

  • GRAPHISMES

    16

    Avec des effets de lumière bien léchés et des plans qui vous feront mettre en pause le jeu le temps d’immortaliser la scène, nul doute que Dragon’s Dogma saura se montrer parfois impressionnant visuellement. La mise en scène est très bien réalisée grâce à de bons placements de caméra. Par contre, il y a toujours un souci de clipping parfois gênant.

  • BANDE SON

    16

    Les thèmes musicaux sont fabuleux, et apportent, appuyés par un doublage de qualité, une immersion sans faille. Dommage que la bande son se veuille souvent assez plate lors de nos déplacements.

  • DURÉE DE VIE

    15

    Il vous faudra une trentaine d’heures pour venir à bout du titre une première fois. Cela dit, vous l’aurez compris en lisant ce test : Dragon’s Dogma mise sur sa rejouabilité, avec un mode New Game + qui vous permet de conserver tout ce que vous avez obtenu sur la partie. De quoi tenter le mode difficile et le mode speedrun, qui contribuent eux aussi à rallonger l’expérience de jeu.

  • SCÉNARIO

    15

    Avec ses multiples fins et son intégration de toutes les parties de tous les joueurs, le scénario initialement plutôt simple gagne en profondeur au fil de l’avancée, pour un arc final absolument dantesque.

    • Points positifs

      • L’écriture et la mise en scène des quêtes
      • L’éditeur de personnage
      • Les différents pouvoirs
      • Le système de pions
      • Les différentes fins
      • Le New Game +
      • La bande son
    • Points négatifs

      • Les trop nombreux allers-retours sur la première partie
      • L’IA alliée pas toujours fûtée
      • Les menus fastidieux
      • Le clipping

    Conclusion

    Si Dragon’s Dogma : Dark Arisen souffre de quelques défauts lorsque on le compare au mastodonte Skyrim sorti quelques mois plus tôt, il n’en reste pas moins une belle entrée en scène pour Capcom. Son univers riche et son système unique de pions apporte une originalité rafraichissante, dont le récit est soigné tant dans son écriture que dans sa mise en scène. Sans nier les défauts parfois rageants du titre, nul doute que Dragon’s Dogma : Dark Arisen vaut le coup d’œil !

    15

  • Les avis du staff

    En complément de ce test, les autres membres du staff peuvent aussi vous donner leur avis sur le jeu

    Commentaires (2)

    ardcade a écrit un commentaire le 13/11/2017 à 09:41

    J hesite touours a le prendre

    ardcade a écrit un commentaire le 16/11/2017 à 09:15

    Une comparaison avec la version oldgen aurait ete interessant

    Connectez-vous pour ajouter un commentaire à ce test !

    Le test a reçu 1 FUN

    Vous n'avez pas encore funé le test !

    ConsoleFun vous donne la possibilité de funer vos articles favoris en cliquant sur le coeur ci-dessus. Participez à la vie communautaire du site et montrez votre intérêt pour notre actualité, pour toujours plus de fun !

    Fiche du jeu

    Dragon's Dogma : Dark Arisen

    Dragon's Dogma : Dark Arisen

    Support : Xbox One

    Editeur : Capcom

    Développeur : Capcom

    Genre :Action-Rpg

    Multijoueur : Non, uniquement jouable en solo

    Moyenne des joueurs : - / 20

    Moyenne de la presse : - / 20

    Galerie d'images

    Qui est notre testeur ?

    Vesperia : Co-Responsable de la rubrique "Tests"

    Joueur de 22 ans, je tente de rattraper des années de culture vidéoludique pour comprendre le pourquoi du comment de chaque jeu. Ce qui me prend beaucoup de temps et me fait accumuler plus de retard encore. J'aime le jeu vidéo, tout simplement.

    "autre sujet... Capcom"