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[TEST] NBA 2K18

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Le 10/10/2017

Tandis qu’Electronic Arts semble décider à revenir sur le devant de la scène avec la série NBA LIVE, Visual Concepts nous offre une nouvelle édition de sa simulation de basket, NBA 2K18, attendue par tous les fans du monde entier. Entre l’apparition d’un mode de jeu inédit, des équipes all-time, d’un rendu des morphologies et des maillots plus réalistes, 2K Games souhaite frapper fort cette année, et pourquoi pas prendre encore plus d’avance sur la concurrence.

 

Le talent à l'état pur

 

 

Depuis des années, Visual Concepts a réussi à nous proposer une expérience de basket aussi réaliste que possible, avec des améliorations techniques mais également graphiques, comme lors du passage sur les consoles nouvelles générations avec l’opus 2K14. Maintenant que les bases sont solides sur cette génération, le jeu de basket aux multiples récompenses se doit aujourd’hui de proposer de nouveaux contenus, toujours en prenant soin d’améliorer les petits détails ici et là. Avec NBA 2K18, les habitués de la série n’auront pas à prendre la manette plus de trente secondes pour retrouver leurs vieux réflexes : la recette est identique au précédent, à quelques ingrédients près.

 

En effet, la première amélioration que l’on peut noter provient du moteur technique du jeu, avec ici des joueurs plus réalistes dans leurs déplacements, dans leurs actions ainsi que dans les différentes phases de jeu au cours d’un match. Si on pouvait reprocher à l’opus 2017 un coté trop robotique au niveau des joueurs, 2K18 corrige toutes ces imperfections et offre aux joueurs un gameplay encore plus fin dans les détails et très agréable à prendre en main, même pour les néophytes. Ces améliorations physiques peuvent rapidement se percevoir lors des nombreux contacts, plus espacés, moins brouillons, mais aussi dans l’exécution des dribbles ou encore dans les différentes mécaniques de tirs du joueur. Un régal à regarder, si bien qu’on pourrait se croire devant un vrai match de basket.

 

 

Le talent ne fait pas tout

 

 

Les tirs, justement, ont eux aussi subi un coup de lifting et participent à l’amélioration de l’expérience de jeu. Depuis de nombreuses années dans la série le tir se réalise à l’aide d’une jauge, comme basiquement dans tous les jeux de sport du marché. Le joueur doit jauger la puissance de son tir en trouvant le juste milieu, selon les compétences du joueur. Aujourd’hui, le système de tir de NBA 2K18 s’est vu affublé d’un nouvel élément, qui est le pressing subi par le défenseur. Concrètement, plus notre défenseur sera agressif et moins le tir aura de chances d’atteindre sa cible.

 

Cette nouveauté, qui semble être au premier abord simplement anecdotique, s’inscrit dans une volonté de Visual Concepts de renforcer le coté simulation de son jeu de basket. Ce nouvel élément va forcer les joueurs à trouver de bonnes positions de tir, et pour cela, il faudra se montrer la plupart du temps patient et lancer un système. Et il ne sera plus question d’envoyer des prières du milieu du terrain avec Stephen Curry (on vous voit), au risque de voir votre ballon finir en tribune ou dans les mains d’un défenseur.

 

 

Du grabuge dans le quartier

 

 

La série NBA 2K a toujours été bien plus qu’un simple divertissement pour les joueurs, qui voyaient en ce jeu une institution du basket, le graal vidéoludique jamais réalisé, ce pour quoi ils seraient capables de se couper du monde des jours entiers afin de profiter de la NBA sans bouger du canapé. Annoncé comme la plus grosse évolution dans l’histoire de la série, dévoilée à grands coups de bandes annonces et de spots publicitaires, NBA 2K18 enfonce le clou et nous dévoile son tout nouveau mode de jeu « Run the Neighborhood ». L’apparition d’un hub central, et non un monde ouvert comme on a pu nous le vendre, où les joueurs vont pouvoir faire évoluer leur avatar avec l’objectif ultime d’atteindre la note maximale de 99. Si nous devions faire un court résumé de ce mode, il s’agirait du mode My Player boosté aux hormones dans un environnement multijoueur, où de nombreuses interactions vont être possibles dans la carrière de votre joueur.

 

Vous allez ainsi pouvoir faire évoluer votre personnage en vous entrainant dans des gymnases à travers différents ateliers, réaliser des matchs d’entrainements pour progresser sur votre jeu, ou encore réaliser différentes interactions avec le monde qui vous est offert. A l’annonce de ce nouveau mode de jeu, on pouvait craindre que l’apparition d’un quartier connecté soit un simple prétexte pour nous vendre cet opus et tomber dans d’affreux travers. Si vous avez été un minimum attentif à l’actualité du titre, vous n’êtes donc pas sans savoir que ce volet 2018 n’a pas été très bien accueilli par les joueurs. Nous allons tenter de décrypter la situation ensemble, sur ce nouveau mode de jeu qui a fait couler beaucoup d’encres ces dernières semaines.

 
Pourquoi les joueurs grognent ?
Pouvoir évoluer librement dans un quartier connecté à d’autres joueurs et pouvoir faire ce que l’on veut quand on le veut : la promesse est alléchante. L’apparition de ce mode de jeu exclusif est un tournant majeur dans l’histoire de la série, 2K Sports n’a pas hésité une seule seconde à réaliser sa promotion sur cette nouveauté. Aller à la salle de musculation pour faire des exercices, défier les autres joueurs dans des picks-up game, aller chez le coiffeur se faire une nouvelle coupe ou se faire tailler la barbe, il y avait matière à faire de belles choses. Avant de rentrer dans le détail, il faut toutefois vous préciser que ce mode de jeu s’inscrit totalement dans le mode MyPlayer classique. A savoir gérer la carrière de votre joueur en réalisant des matchs au fil des saisons. Tout ce qui a fait le succès de ce mode a été conservé et amélioré sur certains aspects. Alors pourquoi les joueurs grognent ?
 
 
Le problème peut se prendre sous différents angles, mais le premier constat que l’on pourra retenir du retour des joueurs est l’aspect « marchandise » de la chose et plus précisément sur l’utilisation abusive des VC. En effet, la moindre modification sur votre joueur vous demandera en retour un certain nombre de crédits, comme pour l’amélioration des compétences du joueur, et c’est là que le bât blesse. Car 2K Sports, dans sa stratégie marketing, propose de plus en plus (plus ou moins habilement) le joueur à mettre la main au porte-monnaie pour acquérir rapidement ces crédits VC. Pour rappel, les crédits se gagnent en réalisant essentiellement des matchs, comme il a toujours été question dans la série. Seulement, si vous êtes pressés et que vous avez envie de faire progresser (beaucoup trop) rapidement votre joueur, ces crédits s’achètent également avec de l’argent réel. Et c’est donc quand les joueurs se sont aperçus qu’il fallait dépenser beaucoup trop de crédits VC pour une simple coupe de cheveux qu’ils ont commencé à se faire entendre.
 
Certes, il n’a jamais été très loyal de payer pour progresser, mais on peut également se demander si 2k Sports ne suit pas simplement la logique du marché dans lequel il évolue. Si ce modèle continue d’exister, c’est aussi parce que les joueurs en profitent. Un modèle économique qui ne plaît définitivement pas à tout le monde, mais qui évolue dans le sens de la demande, inévitablement.

 

Polémique mise à part, que vaut véritablement ce nouveau mode de jeu « Run the Neighborhood » ? Placer le joueur au sein d’un environnement connecté est une excellente idée, en plus de modéliser la sphère mondiale 2K, elle s’inscrit parfaitement dans la tendance des joueurs à se tourner vers le multi. Sauf qu’une idée brillante ne fait pas toujours un résultat sans failles. Rapidement, on doute de sa réelle utilité quand la force de la série NBA 2K a toujours été son gameplay et ses matchs de basket, et qu’on se retrouve soudainement à réaliser des actions qui sont tout, sauf du basket.

 

Cette scénarisation très poussée du mode My Player rate un peu son objectif premier qui est celui de nous faire vivre la vie d’un joueur de basket. Au final, NBA 2K18 parvient difficilement à lier le solo de notre carrière avec le multi du quartier. Des ingrédients audacieux mais la recette ne prend pas. C’est d’autant plus regrettable que le mode My Player de base est très immersif et de très bonne qualité !

 

 

C’est dans la boîte !

 

 

Depuis quelques années maintenant, la tendance est à la scénarisation chez 2K. En plus du mode MyPlayer que nous venons d’évoquer, il existe également un mode MyGm qui permet de gérer une franchise de A à Z en suivant un scénario, afin de vivre l’expérience la plus immersive possible. Là aussi, la promesse est très belle, et nous avions eu un aperçu avec les opus précédents de ce que pouvait donner cette mise en scène. Toujours pleines de bonnes intentions, on soulignera l’effort fait par les équipes de Visual Concepts pour soigner ces nombreuses cinématiques au cours de votre évolution.

 

Vous allez pouvoir gérer tous les aspects de votre franchise, des employés aux prix des billets, en passant par le staff. Tout autant d’activités à réaliser que la scénarisation laissait espérer de vraies décisions importantes. Malheureusement, on observe rapidement que les scénarios proposés aux joueurs sont identiques, quelque soit l’équipe que vous choisirez. Vos choix de general manager n’influeront que très peu l’avenir de votre franchise, du moins pendant la première année. Celle-ci est effectivement très dirigiste et l’IA décidera elle-même de beaucoup de choses.

 

Un point dommageable certes, à la vue des attentes du mode, mais qui n’empêchera pas le joueur de prendre du plaisir à gérer son équipe. Toujours plus complet et détaillé, vous allez devoir vous démener pour ne pas faire couler votre franchise dans les bas fonds du classement NBA. Un mode de jeu qui vous demandera bien plus qu’un simple skill sportif, puisqu’il s’agira de bien comprendre les aspects financiers, humains et logistiques d’une équipe sportive.

 

Au final, les modes « Run the Neighborhood » et MyGm se rejoignent sur un seul et même constat : la scénarisation n’est pas la chose la plus indispensable au titre de 2K Sports. Agréable dans les premières heures, les nombreuses cinématiques s’avèrent finalement être du remplissage plus que du contenu vital. Le joueur pestera bien trop vite devant ces trop nombreuses cinématiques qui viendront entrecouper les phases de jeu, et qui impliquent de devoir subir des temps de chargement beaucoup trop longs. Au-delà de tout ça, soyez rassurés sur le fait que ces deux modes de jeu vous apporteront toujours autant de plaisir, si vous êtes prêt à passer outre ces quelques points noirs. Le plaisir de jeu, lui, est bien présent, plus que jamais, et vous tiendra éveillé de nombreuses heures.

 

 

Addict jusqu'au bout du ballon

 

 

Au rayon des ajouts qui font bien plaisir, pour tout fan de basket qui a connu la grande époque des années 2000, la présence de Kobe Bryant et Kevin Garnett aux commentaires. Certes ils ne sont pas tout le temps présents pour commenter les rencontres, il s’agit seulement de quelques apparitions pour raconter des faits de jeu ou des anecdotes, mais entendre le « Big Ticket » et le « Black Mamba » dans son jeu favori de basket, ça n’a pas de prix. D’autant plus qu’ils sont très pertinents et complètent parfaitement le casting des commentateurs, toujours aussi justes pour commenter le jeu.

 

Autre amélioration notable, NBA 2K18 invite tous les néophytes à monter dans le wagon en réajustant légèrement son équilibre attaque/défense. L’attaque prend ici un peu plus le dessus, les pénétrations des joueurs se réalisent plus facilement que dans le précédent opus, les oppositions en 1 contre 1 tourneront à l’avantage de l’attaquant. Un choix de Visual Concepts qui évite de devoir abuser des dribbles pour tenter de percer vers le panier. Ainsi, surtout pour les nouveaux venus, il sera beaucoup plus agréable d’attaquer son défenseur.

 

Du côté de la défense, les développeurs ont amélioré l’IA pour réagir aux différentes situations de jeu et ainsi trouver une solution pour contrer l’attaque. Globalement, l’IA du jeu conserve quelques tares de son aîné mais parvient à surprendre agréablement. On pourra noter également que NBA 2K18 fait la part belle au « momentum », à savoir l’avantage d’une équipe par rapport à l’autre pendant une période. Lorsqu’une équipe est en train de prendre le large et score beaucoup de points de suite, elle possède un net avantage psychologique, ce qu’on appelle le « momentum » et qui oblige bien souvent l’adversaire à prendre un temps mort pour calmer les esprits. Ici c’est pareil, on le voit surtout en deuxième partie de rencontre, et dans les niveaux de difficulté élevés, vous n’aurez pas le temps de vous reposer, sous peine de vous retrouver très rapidement la tête sous l’eau.

  • JOUABILITÉ

    18

    Les quelques ajustements réalisés sur la mécanique des tirs, ou encore les animations plus fluides, rendent la jouabilité de NBA 2K18 encore plus immersive et agréable à jouer. A mettre entre toutes les mains !

  • GRAPHISMES

    17

    Hormis quelques joueurs, la modélisation des visages est encore une fois une franche réussite. De même que les différentes salles : reproduites à la perfection, on se croirait devant un un vrai match de basket. On regrettera toutefois un coté "plastique" sur certains visages.

  • BANDE SON

    17

    Sa bande son, ses ambiances de salle, ses commentaires... la bande son du jeu immerge le joueur au plus près des parquets NBA !

  • DURÉE DE VIE

    18

    Depuis toutes ces années, Visual Concepts nous a toujours offert des jeux au contenu gigantesque et cet opus ne déroge pas à la règle. Entre le nouveau mode MyPlayer, le MyGM, les playoffs ou bien les équipes all-time, vous ne verrez pas le temps passer !

  • SCÉNARIO

    12

    Si nous devions citer un point négatif à ce NBA 2K18, il s'agirait sans aucun doute de la scénarisation du jeu. En plus de noyer le joueur sous un flot immense de cinématique plus agaçantes que plaisantes, la mise en scène n'apporte pas de valeur ajoutée au titre. Le jeu qui a misé tout son succès sur son gameplay et son réalisme tend à diluer un peu son expérience de jeu avec un coté histoire, en vain.

    • Points positifs

      • Tellement immersif
      • Un réalisme encore plus poussé
      • Des animations plus fluides
      • L'IA plus intelligente
      • Les équipes all-time
      • L'ambiance sonore et les commentaires
      • Les ajustements défensifs
      • Un divertissement de grande qualité
      • Un contenu dantesque
    • Points négatifs

      • La scénarisation à outrance
      • Le quartier mal exploité
      • Quelques problèmes de traduction
      • Trop de cinématiques tout le temps
      • Une interface encore trop brouillon

    Conclusion

    Avec une recette qui fonctionne toujours aussi bien depuis des années, il ne fait aucun doute que NBA 2K18 conserve une fois de plus son titre cette année. On ne pourra toutefois pas passer outre le fait que le jeu est entaché d'une scénarisation qui ne lui fait pas honneur. Globalement fastidieuse et à la limite de l'overdose, le joueur passera rapidement les cinématiques, censées pourtant le plonger au plus profond de l'univers NBA. Regrettable lorsque l'on voit les nombreuses réactions des joueurs. La seule vraie ombre au tableau, puisqu'avec ces équipes all-time, sa réalisation soignée, son plaisir de jeu immédiat, ses ajustements de jeu, ses guests ou encore son IA améliorée , NBA 2K18 en met plein la vue !

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    Fiche du jeu

    NBA 2K18

    NBA 2K18

    Support : Xbox One

    Editeur : 2K Sports

    Développeur : Visual Concept

    Genre :Sport

    Multijoueur : Oui, jusqu'à 2 joueurs en local et en ligne

    Moyenne des joueurs : - / 20

    Moyenne de la presse : - / 20

    Galerie d'images

    Qui est notre testeur ?

    Galwii : Webdesigner & Développeur

    Tout a débuté sur une Super Nintendo avec l'excellent Super Mario World. Mon expérience de joueur a débuté avec des titres emblématiques, Donkey Kong Country, Earthworm Jim, Mr Nutz et bien d'autres. Plus tard, je me suis tourné vers le PC où je me souviens encore des folles parties de Midtown Madness. Une très belle époque, avant de me lancer de plein pied dans le jeu vidéo avec la première Xbox. Halo, Top Spin, PGR, des indispensables qui ont forgé mon appétit de gamer.