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[TEST] Agents of Mayhem

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Le 17/09/2017

Dernier jeu du studio Volition, Agents of Mayhem se présente comme une ode à tout ces films d'action de séries B à la GI Joe, puisqu'il met en scène un groupe de héros hétéroclites, réunis sous la bannière du MAYHEM et devant faire face à une ligue de méchants ici nommé LEGION. Se déroulant dans un univers parallèle à la série Saints Row, Agents of Mayhem reste la première nouvelle IP sur lequel travaille le studio depuis plus de 10 ans. De ce fait, que vaut donc cet Agents of Mayhem ?

 

 

 

Sauver le monde, une explosion à la fois

 

 

Comme son titre l'indique, Agents of Mayhem vous fait suivre les aventures des agents de MAYHEM: il s'agit d'une organisation pseudo-secrète dont l'acronyme signifie "Multinational AgencY Hunting Evil Masterminds" ("Agence Multinationale chassant les Génies du Mal" en français) et qui, vous l'aurez compris, chasse les "méchants" à travers le monde. Face à eux, se trouve LEGION (dont l'acronyme tient cette fois pour "League of Evil Gentlemen Intent on Obliterating Nations", soit "Ligue des Gentilshommes Maléfiques Visant à Anéantir les Nations") et dont les dernières actions ont amenées MAYHEM à enquêter sur les agissements de l'organisation maléfique au sein de la ville de Séoul. C'est donc dans la capitale de la Corée du Sud, cette fois imaginée comme une ville futuriste aux grattes-ciels imposants, que vous retrouverez à devoir affronter l'organisation maléfique.

 

Pour cela, il vous faudra compléter une soixantaine de missions plus ou moins inspirées dans lesquelles vous et vos agents chercherez à faire tomber les différents lieutenants de LEGION. Avec son scénario rempli de clichés et sa mise en avant d'une action explosive, Agents of Mayhem lorgne clairement du côté des téléfilms/dessins animés des années 90 à la GI Joe ou Action Man en conservant cet aspect absurde et inutilement over-the-top, avec des combats ultra dynamiques et forts en explosions. Se réclamant très clairement de la série B, Agents of Mayhem comporte pourtant plus de surprises que ce à quoi l'on pourrait s'attendre, et ce notamment au niveau de sa jouabilité.

 

 

Nivellation positive

 

 

Au centre du gameplay d'Agents of Mayhem se trouve la possibilité de constituer des équipes de trois agents. Vous pourrez effectivement choisir parmi les 12 agents du jeu (2 autres étant disponibles en tant que bonus de précommande) pour constituer un trio que vous utiliserez ensuite sur le terrain, ce trio pouvant être changé en retournant à l'ARK, la base secrète de MAYHEM. Pour cela, la plupart des agents nécessiteront que vous complétiez auparavant des missions spécifiques vous permettant de les débloquer, mais également d'obtenir différentes couleurs et tenues pour vos personnages.

 


Vous pouvez personnaliser la tenue et la couleur de l'arme de chacun de vos agents.

 

 

Cette mécanique offre au jeu sa plus grande qualité, celle d'ajouter une dimension tactique à ses affrontements, certains personnages possédant des caractéristiques particulières, pouvant par exemple être plus efficace face à un type précis d'ennemi, faire un plus grand nombre de dégâts, posséder une résistance accrue etc... Il vous faudra donc constituer consciencieusement votre équipe selon vos besoins et votre style de jeu, que ce soit en choisissant des agents qui gommeront les faiblesses des autres ou au contraire en choisissant de prendre des agents semblables, vous permettant par exemple de déployer une force de frappe surpuissante.

 

A cela, Agents of Mayhem ajoute un système de levelling vous permettant de faire progresser vos agents jusqu'au niveau 20 (ceux-ci pouvant ensuite atteindre un niveau "Super Agent" leur permettant d'aller jusqu'au niveau 40) ainsi que la possibilité de modifier leurs compétences. Disposants de trois capacités : une passive, une spéciale (pouvant être activée n'importe quand mais disposant d'un cooldown) et une capacité Mayhem ne pouvant être activée qu'après le remplissage d'une jauge mais permettant souvent d'occasionner un grand nombre de dégâts, vous aurez la possibilité de choisir parmi 3 itérations de chaque capacité pour chacun de vos agents, vous permettant alors de plier quelque peu vos personnages au style de jeu qui vous convient le mieux.

 


Ajoutez à cela les technologies de Legion qui vous permettent d'ajouter divers effets à vos capacités; et l'on se rend compte que le jeu offre au joueur une certaine flexibilité de ses personnages.

 

 

Un système gâché par une technique perfectible

 

 

Malheureusement, une fois en jeu le tout se transforme assez rapidement en un foutoir sans nom, et si l'aspect tactique du jeu reste présent et se révèle même assez plaisant, les combats en eux-mêmes deviennent parfois une réelle épreuve. Le jeu n'étant pas avare en explosions et en divers effets graphiques, son action devient parfois simplement illisible, ceci ne faisant qu'augmenter au fil du jeu.

 

Effectivement, Agents of Mayhem ne possède pas moins de 15 niveaux de difficulté, ses derniers changeant en fonction du niveau de votre équipe et donc de votre avancement dans le jeu. Et, de manière assez logique, plus la difficulté augmente moins les combats sont lisibles, les niveaux les plus avancés étant même souvent source de morts incessantes et incompréhensibles, rendant le jeu plus complexe à aborder qu'il ne devrait l'être.

 


Non, Agents of Mayhem ne contient aucun personnage invisible, juste des bugs pouvant parfois paraître amusants.

 

 

A cela, il faut ajouter la myriade de bugs d'importance variable qu'il comporte, entre clipping incessant, bugs de collision et ennemis qui se matérialisent dans le décor, Agents of Mayhem se montre parfois assez réticent, le jeu ayant même crashé deux fois durant notre test (les développeurs ayant toutefois cherché à corriger ces bugs via plusieurs mises à jour).

 

Cela est d'autant plus dommage que les gunfights d'Agents of Mayhem sont particulièrement appréciable lorsque ces derniers se "montrent sous leur meilleur jour", le jeu proposant même un petit challenge bien appréciable.

 

 

Un open-world sans grand interêt

 

 

Comme bien des jeux de notre époque, Agents of Mayhem fait le choix d'un monde en open-world, avec ce que cela suppose de déambulation dans la ville et de missions annexes. Puisque se déroulant dans un futur pas si lointain, le jeu nous fait parcourir un Séoul futuriste assez loin des futurs sombres et dystopiques, et opte plutôt pour une ville au futurisme clean et écolo, le tout étant appuyé par la judicieuse utilisation de couleur chaudes et/ou flashy. Un choix qui aurait pu être judicieux mais qui finit malheureusement par faire de la ville un environnement assez banal et dont on ne retient rien tant tout se ressemble et rien ne semble posséder d'identité réelle.

 

Il est assez dommage de remarquer que malgré les 350 éclats de cristaux à collecter ainsi que les différentes quêtes annexes dispersées sur toute la map, l'open-world de Séoul a énormément de mal à se justifier tant il ne réussit même pas à s'affirmer réellement comme un terrain de jeu intéressant. C'est d'autant plus dommage que se balader à pied dans cette même ville est un réel plaisir, les personnages du jeu bénéficiant d'une certaine agilité ainsi que d'un triple saut bien pratique.

 


Une fois 10 éclats trouvés, ces derniers se transforment ensuite en cristaux, ces derniers servant à améliorer vos agents.

 

 

Un jeu sans fin

 

 

En plus de ça Agents of Mayhem se révèle parfois assez répétitif, ses missions principales se résumant très souvent à tirer sur des cibles mouvantes ou non, tandis que quelques missions secondaires ne demandent pas l'utilisation d'armes à feu et consistent quasi-uniquement en des courses à pied ou en voiture, finissant par répéter le même parcours plusieurs fois.

 

Même le mode "Conflit Mondial" qui vous propose d'envoyer vos agents en missions dans différentes villes du monde (à la manière de ce que pouvait proposer Assassin's Creed : Brotherhood) se révèle au final assez répétitif et limité.

 


Régulièrement vous débloquerez l'accès à un repaire de LEGION, sorte de donjon qu'il vous faudra compléter. Amusante au début, cette activité devient vite répétitive.

 

 

Au final, on pourra respecter voire même apprécier l'humour gras du jeu, mais celui-ci ne réussit cependant pas à rattraper un scénario à la fois parodique, caricatural et faible. De plus, celui-ci laisse, même une fois terminé, une impression de non-complétion donnant la désagréable impression de n'être que devant la première partie d'une histoire pensée plus longue.

 

Volition propose de nombreuses choses avec son Agents of Mayhem, des éléments pas forcément originaux mais qui, une fois mélangés, donnent un jeu aux mécaniques intéressantes et au potentiel certain. TPS avec une touche de RPG et une dimension tactique inhabituelle pour quiconque a touché aux précédents jeux de Volition, le gameplay d'Agents of Mayhem apporte un vent de fraîcheur bienvenue dans la ludographie du studio. Malheureusement cela ne suffit pas à sauver le titre, qui se perd à cause d'une mauvaise exécution rendant le tout bancal, lourd et inutilement dur à aborder.

  • JOUABILITÉ

    13

    Agents of Mayhem nage entre idées intéressantes et exécution bancale, et si les nombreuses mécaniques de jeu sont intéressantes et permettent même de rendre le jeu fun, le tout est gâché par une action illisible et des bugs pouvant parfois directement affecter l'expérience de jeu.

  • GRAPHISMES

    12

    Bien plus joli que les dernières productions du studio, Agents of Mayhem dévoile des graphismes colorés usant de couleurs saturées pour mieux rendre son univers. Toutefois, le jeu pêche par un design général assez peu inspiré, rendant son futurisme écologique assez banal.

  • BANDE SON

    11

    Largement sous-exploitée, la bande-son d'Agents of Mayhem comporte quelques bons morceaux mais est, pour sa plus grande part, largement oubliable.

  • DURÉE DE VIE

    14

    Il vous faudra une vingtaine d'heures pour finir la campagne principale, le tout pouvant grimper à 30-40h si l'on compte les quêtes annexes. Malheureusement un certain nombre de ces quêtes annexes sont soit dénuées de réel intérêt soit se révèlent très répétitive.

  • SCÉNARIO

    12

    Parfois drôle, toujours décalé, le scénario du jeu possède quelques fulgurances bienvenues mais se révèle assez décevant une fois qu'on se rend compte que le tout manque quelque peu de réelle conclusion.

    • Points positifs

      • Un gameplay intéressant
      • Un choix de couleurs judicieux
    • Points négatifs

      • C'est buggué
      • C'est brouillon
      • Un open-world qui a du mal à se justifier

    Conclusion

    Si l'on se rend assez vite compte qu'Agents of Mayhem possède un certain potentiel et a même ses moments de grâce, on se rend compte tout aussi vite que tous les soucis liés au jeu le rendent beaucoup plus dur à aborder qu'il ne devrait l'être. Entre bugs, problèmes de lisibilité et de répétitivité, Agents of Mayhem est un jeu qu'on aimerait adorer mais dont tous les problèmes rendent l'expérience bien moins satisfaisante.

    11

  • Les avis du staff

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    Fiche du jeu

    Agents of Mayhem

    Agents of Mayhem

    Support : Xbox One

    Editeur : Dee

    Développeur : Volition

    Genre :Action

    Multijoueur : Non, uniquement jouable en solo

    Moyenne des joueurs : - / 20

    Moyenne de la presse : - / 20

    Galerie d'images

    Qui est notre testeur ?

    Dronfax : Journaliste ConsoleFun

    J'ai débuté avec la Gameboy Advance et notamment la série Pokémon qui est la première série que j'ai suivie avec passion. Puis est venue la DS, sur laquelle j'ai agréablement découvert la série Spectrobes, tout en restant fidèle à mon premier amour :D. Entre temps j'ai eu une Wii (obsolète depuis la Wii U donc), une PS3 qui aujourd'hui ne fonctionne plus, pour finalement me retrouver à jouer sur PC, principalement à des jeux indépendants bien que je ne m'interdis pas quelques parties de Batman :p