0

[TEST] Metrico+

icone auteur news

Le 27/02/2017

Apparu en 2014 sur PsVita, Metrico+ a fait son petit bout de chemin pour arriver sur PS4 et sur Xbox One, le 20 janvier dernier. Ce jeu de plateforme fait la part belle aux statistiques et aux infographies, tant dans ses graphismes que dans son gameplay. Le résultat est-il à la hauteur de cette formule originale ? ConsoleFun vous livre son verdict.

 

Un gameplay sur mesure

 

Metrico+ nous fait évoluer dans un univers où tout semble calculé. Ainsi, on progresse dans des niveaux où les différentes plateformes réagissent aux commandes que l’on fait. Le premier niveau fait office de découverte paisible, où les plateformes se déplacent en fonction des sauts que l’on fait et à la distance que l’on parcoure dans telle ou telle direction. Le tout sans indication précise : les seuls indices que l’on possède sont des pourcentages ou des mesures disposées à côté des plateformes concernées. On fera alors monter une plateforme en sautant sur celle d’avant, une barre se rapprochera de nous si on court dans le bon sens, et le monde se dévoilera peu à peu à nous.

 

Par la suite, chaque niveau introduit une nouvelle mécanique, et il faut le dire : la diversité apportée par chaque mécanique, qui vient habilement se mêler aux mécaniques précédentes, résulte en des puzzles de plus en plus intelligents et complexes. Vous pourrez alors agir sur l’espace en tuant un « ennemi », en mourant, en retournant au dernier checkpoint, en tirant, en faisant rebondir votre tir… Les possibilités deviennent vite très nombreuses, et si les puzzles se montrent réfléchis en proposant un challenge de plus en plus corsé, il est à souligner que passé le sentiment de découverte et de curiosité, les derniers niveaux peuvent vite devenir plutôt frustrants.


Ici, il y a quatre manières de faire monter les plateformes sur la droite. Mais encore faut-il y penser.

 

Le jeu cherche cependant à creuser l’intérêt du joueur en proposant des collectables disséminés dans les stages, où il ne faudra pas seulement atteindre un endroit du niveau mais bien configurer l’ensemble des plateformes pour dévoiler le collectable et l’atteindre. De plus, le jeu propose un mode speedrun une fois le monde terminé, avec des objectifs à atteindre assez difficiles. Il ne s’agira alors plus seulement d’aller vite, mais d’enchaîner les bonnes actions dans une course à la mémoire où la moindre erreur changera toute la configuration du niveau et vous fera perdre face à l’horloge. Malheureusement, ce mode n’inclut pas de classement en ligne, ce qui aurait apporté un peu plus d’intérêt que de simples succès/trophées.

 

A défaut d’un élan scénaristique, une bonne direction artistique

 

Au cours des six petites heures nécessaires à la complétion du titre, la direction artistique constitue l’élément marquant de Metrico+. Déambulant à travers des niveaux rappelant courbes de statistiques et autres graphiques liés au monde des affaires, le jeu dispose de séquences où vous n’avez qu’à avancer, ces moments se voulant plus contemplatifs qu’autre chose. Ce sera alors l’occasion de profiter d’un décor souvent vertigineux, points d’orgue de votre aventure.

 

Cet aspect graphique est plaisant, mais à double-tranchant : il est un peu regrettable que le tout ne soit que purement abstrait. En effet, là où Metrico+ pourrait aller plus loin en assumant son aspect géométrique et statistiques, en donnant par exemple aux mesures et pourcentages des valeurs représentatives d’éléments de la vie quotidienne, ici on loupe le coche : tout se veut abstrait, y compris dans la narration.


Parfois, il suffit de courir, et la caméra zoome sur le personnage, le décor grandissant en arrière-plan.

 

Pourtant, on aperçoit un semblant de storytelling dans le jeu, puisque le personnage incarné semble perdre progressivement sa silhouette humaine pour laisser paraître des membres devenus robotiques, niveau après niveau. Malgré ça, aucun choix dans le jeu n’a d’impact, et tout est laissé à l’interprétation et l’imagination de tout un chacun : choisir en début de jeu si l’on incarne un homme ou une femme ne changera aucunement le déroulement du jeu, de même que choisir entre les portes de droite ou de gauche dans les passages qui font la jonction entre deux niveaux. Le tout donne l’impression que le changement progressif de la silhouette a été rajouté au dernier moment, comme pour combler un manque évident. C’est dommage.

 

Mais si graphismes et narration ne vont pas ensemble, on ne peut que souligner les effets sonores et la bande-son, qui accompagnent très bien le gameplay en créant une ambiance somme toute particulière.

 

Légers points noirs au niveau technique, Metrico+ ne réponds pas toujours de manière précise à l’entrée des commandes, ce qui peut poser problème lorsque l’on s’attaque au mode contre-la-montre par exemple. De plus, il arrive que l’on ne puisse pas reprendre la partie sans redémarrer entièrement le jeu après avoir simplement mis le jeu en pause. Enfin, nous nous sommes retrouvés face à un bug faisant qu’une des plateformes du jeu ne bougeait tout simplement pas : difficile à digérer, quand on sait que ce bug existait déjà dans la version PsVita deux ans auparavant !


Les puzzles constituent l’essentiel du titre, et sont particulièrement réussis.

  • JOUABILITÉ

    15

    Avec de nouvelles commandes venant s’ajouter à chaque niveau, Metrico+ offre un gameplay qui se complexifie intelligemment petit à petit. Dommage que les entrées de commandes ne répondent pas toujours à la lettre.

  • GRAPHISMES

    13

    Proposant un monde d’infographies et de courbes géométriques, le jeu se veut minimaliste, créant une atmosphère particulière et atypique.

  • BANDE SON

    17

    Le sound effect et la bande-son viennent parfaitement mettre en valeur le jeu et son ambiance graphique.

  • DURÉE DE VIE

    13

    Comptez environ six heures pour compléter l’intégralité des niveaux. Les puzzles sont intelligents et se complexifient, donnant de quoi se creuser les méninges avant d’en venir à bout. Il y a une certaine replay-value avec les collectables et le mode contre-la-montre, mais avec un intérêt discutable.

  • SCÉNARIO

    -

    Là où Metrico+ aurait pu gagner des points, il loupe tout simplement le coche : pas de scénario notable et une absence quasi-totale de storytelling.

    • Points positifs

      • Les puzzles
      • L’aspect abstrait…
      • Du contenu pour rallonger la durée de vie…
    • Points négatifs

      • Court
      • …qui aurait pu donner une identité plus profonde au titre
      • …mais qui ne présente pas beaucoup d’intérêt
      • L’absence de conséquence sur les choix entrepris dans le jeu
      • Des lacunes techniques

    Conclusion

    Metrico+ est aussi particulier qu’incomplet : avec son ambiance particulière, il propose des puzzles intelligents, avec son lot de scènes contemplatives mises en valeur par une bande-son efficace. Malheureusement, le titre contient quelques défauts techniques, et surtout un manque de contenu évident. Court, sans histoire, et avec une replay-value peu intéressante due à l’absence de leaderboards, Metrico+ est un platformer sympathique mais qui ne se démarque pas assez par rapport à ce qui existe déjà.

    12

  • Les avis du staff

    En complément de ce test, les autres membres du staff peuvent aussi vous donner leur avis sur le jeu

    Commentaires (0)

    Connectez-vous pour ajouter un commentaire à ce test !

    Le test a reçu 1 FUN

    Vous n'avez pas encore funé le test !

    ConsoleFun vous donne la possibilité de funer vos articles favoris en cliquant sur le coeur ci-dessus. Participez à la vie communautaire du site et montrez votre intérêt pour notre actualité, pour toujours plus de fun !

    Fiche du jeu

    Metrico+

    Metrico+

    Support : Xbox One

    Editeur : Digital Dreams

    Développeur : Digital Dreams

    Genre :Réflexion

    Multijoueur : Non, uniquement jouable en solo

    Moyenne des joueurs : - / 20

    Moyenne de la presse : - / 20

    Galerie d'images

    Qui est notre testeur ?

    Vesperia, Vesperia : Co-Responsable de la rubrique "Tests"

    Joueur de 22 ans, je tente de rattraper des années de culture vidéoludique pour comprendre le pourquoi du comment de chaque jeu. Ce qui me prend beaucoup de temps et me fait accumuler plus de retard encore. J'aime le jeu vidéo, tout simplement.