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[RETRO-TEST] Dead or Alive Ultimate

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Rédigé par Greed Lavare

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Le

Après Dead or Alive Xtreme Beach Volleyball, un spin-off qui mettait en valeur les formes séduisantes propres à la série, Tecmo et sa Team Ninja nous livrent, à défaut d'une suite à la license, une compilation des deux premiers opus de la série nommée Dead or Alive Ultimate. Le 18 février 2005, on retrouve ainsi Dead or Alive premier du nom dans sa version originale sortie sur Saturn, et une version améliorée et littéralement ultime de Dead or Alive 2 exlusive à la Xbox.

 

 

 

Dead or Alive pour les nuls

 

 

 

Dead or Alive possède un ADN bien spécifique. C'est d'abord un jeu de combat en 3D, avec deux touches pour attaquer : ici, Y pour les poings et B pour les coups de pied ; A pour attraper son opposant et X pour parer les attaques ennemies. Il est possible de contrer son adversaire en parant au moment de l'impact et en inclinant le joystick dans la bonne direction. Le système de contre peut paraître difficile, mais dans les faits, ce n'est qu'une question de rythme et c'est ce qui fait le sel de la série.

 

Un combat est basé sur des règles similaires au pierre-feuille-ciseaux : la parade et le contre gagnent face aux coups, attaquer et attraper annulent les prises, et saisir rompt la défense. Le tag battle fait aussi partie de la license : il s'agit de combats en deux contre deux. Un seul personnage se bat à la fois, mais son partenaire peut intervenir à tout moment d'une simple pression (touche noire sur la Xbox) et le remplacer. En avançant rapidement deux fois de suite vers le combattant adverse et en appuyant sur la touche noire de la manette, le duo effectue une prise en tandem. Certains challengers ont des liens spéciaux qui les unissent ; s'ils sont réunis, ils feront ensemble des chopes uniques.

 

Les arènes ont une importance dans la série de Tecmo car les lutteurs interagissent avec elles. Cela va des dalles explosives (DOA1) aux obstacles qui infligent des dégâts lorsqu'on y est projeté, sans oublier les longues chutes qui mènent à une autre partie de la carte. Mais Dead or Alive, c'est aussi de jolies filles qui se battent dans des tenues très légères — selon le choix du joueur, c'est à noter... Que l'on apprécie ou non, cette part de DOA est incrustée depuis ses débuts dans son ADN.

 

 

Un combat à l'international

 

 

DOA a vu le jour en Europe sur Playstation avec sa mouture Dead or Alive ++, mais jamais la première version console sur Saturn n'a dépassé les frontières nippones. C'est maintenant fait avec Dead or Alive Ultimate qui invite les joueurs du monde entier à pouvoir jouer à sa version originale et à s'affronter grâce à un mode online inédit jusque là à la série.

 

DOA en ligne propose de simples versus, un mode tournoi et un mode kumité qui lance les affrontements contre les autres combattants sans interruption. Ces modes sont bien entendu disponibles en solo, avec en supplément les modes originaux : arcade, contre-la-montre (où l'on peut désormais enregistrer ses scores en ligne), survie et entraînement, ce dernier étant bien construit pour les néophytes.

 

Graphiquement, le jeu est simplement "lissé". Et mis à part son mode en ligne et ses graphismes adaptés aux résolutions d'écran actuelles, DOA1 Ultimate ne propose rien d'exceptionnel. D'ailleurs, puisqu'il s'agit ici d'un portage de la version originale, adieu Ayane et Bass de la mouture Playstation et ses quelques arènes exclusives.

 

 

Aucune histoire n'est contée en jouant : si l'on veut découvrir les origines de chaque personnage, il faudra ouvrir son manuel du jeu. Au final, malgré un manque de contenu regrettable, ce DOA1 Ultimate peut être vu comme une petite pièce de collection pour ceux qui veulent s'essayer à un jeu jamais sorti dans nos contrées. Mais bien entendu, le plus important de cette compilation concerne Dead or Alive 2 dans sa version ultime...

 

 

Continue de rêver

 

 

Dès le lancement du second DVD, un ajout si minime pourtant vient émoustiller les yeux et les tympans ; si DOA1 Ultimate ne portait aucun scénario malgré le fait que ce ne soit pas le plus important dans un jeu de combat DOA2 Ultimate nous livre ici une introduction en CGI présentant les origines unissant la princesse vengeresse Kasumi, son frère Hayate devenu infirme, et Ayane et le déshonneur qui pèse sur elle depuis son enfance. Joliment réalisée et ayant pour thème musical "Dream On" d'Aerosmith, qui donne un véritable cachet à la production, l'introduction réussit à donner l'envie de jouer et de poursuivre chacun des shinobis dans leur quête. De plus, Raidou, le boss final du premier épisode, est présenté ici sous un aspect de gros vilain et c'est un bien de savoir qui il était et pourquoi on l'a affronté dans le précédent jeu, même s'il aura fallu attendre des années pour avoir cette réponse.

 

 

Le mode Story, par contre, propose une toute autre histoire. Et cette histoire, celui ou celle qui a déjà tâté à l'épisode original la connaît. Le joueur choisit son participant au tournoi Dead or Alive, ayant chacun ses propres motivations, et tous se frotteront à la menace mondiale en dernier boss : Tengu, tout droit sorti des mythes japonais.

 

 

Attention à la marche !

 

 

Les affrontements n'ont jamais été aussi dynamiques dans un Dead or Alive, grâce à ses premières mécaniques basées sur le Pierre-Feuille-Ciseaux et ses contres bien sûr, mais également grâce à l'addition de nouveaux combos et de pentes sur les nouvelles cartes de cette version Ultimate.

 

En effet, outre les divers éléments destructibles et interactifs du décor, les pentes sont un ajout non négligeable, rendant le titre vraiment unique en son genre. Le principe est simple pourtant : on pousse son adversaire dans les escaliers et il les dévalle. Assez jouissif mais rien d'extraordinaire non plus, les chutes de cent mètres étant déjà bien plus impressionnantes. Alors on va plus loin : on attire et on attrape Helena avec A près des marches, et voilà qu'on se sert de son corps comme luge, glissant sur elle dans les escaliers. De plus, ces pentes apportent un aspect plus réaliste aux arènes et offrent une autre perspective de jeu. Certains stages ont d'ailleurs été modifiés avec l'ajout de pentes comme sur Prairie par exemple, ou d'autres éléments pour rendre les chutes plus douloureuses visuellement parlant, comme sur Crimson où le joueur peut se prendre de plein fouet l'énorme enseigne électrique et la renverser avant d'atteindre l'étage inférieur.

 

 

Les personnages suivent désormais un axe de rotation, se déplaçant ainsi plus librement sur les cartes, donnant encore un autre intérêt aux précipices et autres dangers puisque le joueur peut, par exemple, s'en approcher et y attirer l'ennemi. Cette possibilté de pouvoir tourner autour de son adversaire est d'ailleurs directement tirée de Dead or Alive 3, et la Team Ninja n'est pas restée sur cette seule leçon pour DOA2 Ultimate, avec notamment des combos issus du troisième opus.

 

Esthétiquement, les menus du jeu ont tout appris de DOA 3, bien que tous les modes ne soient pas directement visibles et qu'il faille naviguer de droite à gauche et de gauche à droite. DOA2 Ultimate ajoute même un personnage à sa liste de combattants désormais au nombre de 15 : Hitomi. Un choix logique par rapport à l'histoire d'Ein qui est censé l'avoir rencontré en Allemagne — rencontre qu'on ne verra jamais. Elle est plaisante à jouer et plaira certainement aux débutants tant ses coups sont simples et terriblement efficaces. Bien sûr, aucun mode Story ne lui est dédié pour ne pas "casser" le jeu original, bien que cela aurait été un ajout vraiment sympathique. Mais on aura pour se consoler une masse gigantesque de costumes à lui débloquer, et c'est d'ailleurs sur son contenu que DOA2 Ultimate est particulièrement généreux.

 

 

 

Du contenu en masse

 

 

Tous les lutteurs, et particulièrement les jeunes demoiselles, possèdent plusieurs costumes à débloquer. Certaines tenues sont plus sérieuses que d'autres, quelques-unes sont fantaisistes, et il y a parfois des clins d'œil à d'autres licenses de Tecmo — Millenia de Kagero : Deception II pour Ayane... Il faudra compléter un mode story ou un contre-la-montre pour obtenir un nouvel habit... Et ça peut être long tant il y en a : Ayane en possède vingt à elle seule !

 

 

Le jeu a, comme DOA1 Ultimate, un mode en ligne bien fourni (qui n'a pas pu être testé, faute à la fermeture du online — N.D.A.), mais également une "collection" qui montre tous les objets récoltés lors d'un mode survie : une centaine à avoir, mais qui ne servent pas vraiment si ce n'est à augmenter artificiellement la durée de vie du jeu. Un mode battle record est également présent, permettant d'enregistrer un combat à round unique et de visionner le match pour observer ses erreurs et apprendre d'elles, avec la possibilité de rembobiner pour mieux les visualiser. Il est dommage de ne pas pouvoir jouer à plusieurs pour sauvegarder un battle record, et le temps d'enregistrement est court : un round est parfois trop long et on perd le début du match dans l'enregistrement.

 

Puis il y a ce contenu moins anecdotique qui concerne les arènes, qui sont tout de même au nombre de vingt-et-une. Parmis elles, cinq sont jouables en tag battle et dix sont nouvelles. On a donc Great Wall, la muraille de Chine qui ne lésine pas sur les escaliers ; Ray House, une discothèque qui passe en fond sonore des remixes des thèmes des personnages ; Zack Island de Dead or Alive Xtreme Beach Volleyball et Aquarium inspiré de DOA 3...

 

 

 

L'habit fait la combattante

 

 

Des traits de caractères de Dead or Alive 3 affectent la jouabilité du titre, mais à première vue, ce n'est pas son gameplay qu'on regarde... C'est sa beauté, sa physique, issues du moteur du spin-off de la série : Dead or Alive Xtreme Beach Volleyball.

 

 

Servi en 480p et en 60 images par seconde aussi bien en jeu que lors des cinématiques, DOA2 Ultimate réussit à s'imposer une place dans les plus beaux jeux de cette génération de consoles. Les modélisations des personnages sont fines et douces, renforçant cette aspect "poupée" et manga. Quelques niveaux bénéficient de bump mapping, ne rendant jamais les cartes plates. Certains effets viennent combler des stages qu'on ne pourrait pas voir sans : les reflets dans l'eau, dont les ondulations sont plutôt jolies ; des feux d'artifice qui fusent dans le ciel nocture, à l'effigie des combattants qui s'affrontent sur Shrine ; Yozakura et ses cerisiers qui laissent choir ses nombreux pétales roses.

 

On peut même noter le dernier stage du mode Story : Sacred Miyama, où Tengu frappe le sol dans une posture digne du Kabuki et change subitement la saison et l'ambiance de la scène. Lorsque l'hiver est invoqué par la créature mythologique, et que la terre devient immaculée, on remarque — comme sur Koku An et The White Storm — que les personnages laissent des traces dans la neige. Les mouvements des challengers interagissent avec elle et la modèle de traînées et de minuscules bosses. Sur Koku An, on aperçoit le reflet des combattants sur le plancher, les portes de papiers peuvent se briser en plusieurs morceaux et laissent entrevoir les nombreux flocons blancs qui tombent doucement. Le jeu arrive d'ailleurs à gérer beaucoup de particules sans ralentir.

 

 

Les effets de lumière sont plutôt réussis. On peut malgré tout pointer du doigt certains effets flous... Lorsqu'un K.O. arrive en beauté, rien de bien gênant mais revenons à Tengu qui, lorsqu'il frappe son adversaire (en mode Story uniquement), floute l'écran, allant même jusqu'à déformer la vision lors d'un coup spécial ou une chope... Et cet effet devient pire quand le niveau de difficulté est augmenté, et rend très gênant l'affrontement final. C'est une difficulté supplémentaire et c'est certes le grand dernier défi mais... C'est plutôt de mauvais goût.

 

 

Mais c'est le seul point vraiment troublant du jeu. Pour le reste, c'est fluide et beau. Les personnages ont des formes bien arrondies, les niveaux sont détaillés et châtoyants, les temps de chargements sont quasi inexistants et les seuls véritables ralentissements — rares et expédiés rapidement — surviennent durant un changement de zone ou lors du chargement des vidéos en arrière-plan pendant le générique de fin. Et ça, c'est vraiment pour chipoter.

 

 

Je suis DOA2

 

 

Avec toutes ses nouveautés, il ne faut pas oublier que Dead or Alive 2 Ultimate est une version améliorée de Dead or Alive 2 et que son ADN demeure dans le titre. Les contres ainsi que certaines chopes sont ainsi aussi punitifs que dans l'épisode original ; DOA3 n'a pas influencé Ultimate sur ce point. Les chutes ne sont jamais mortelles et ils restent toujours une chance de remporter la victoire.

 

DOA2 Ultimate propose les voix du nouveau casting — japonais puisque le jeu est intégralement en japonais sous-titré français — mais également les voix originales des premières versions. Il est d'ailleurs possible d'acquérir des voix systèmes, à savoir la voix-off qui engage les luttes et les clos, en complétant tous les exercices d'un personnage dans le mode entraînement. Ce dernier est d'ailleurs plutôt complet pour apprendre à maîtriser les particularités de chaque combattant de DOA. On peut malgré tout reprocher aux commandes affichées lors des exercices la flèche qui indique dans quelle direction pointer le stick mais qui ne s'adapte pas à la position du personnage. Ce n'est qu'un détail, mais il peut en perturber certains et il est à prendre en compte. Heureusement, en appuyant sur Back, les challengers reprennent aussitôt leurs positions initiales.

 

 

 

Jouabilité                16

De nouveaux combos, de nouvelles arènes, un personnage de Dead or Alive 3, les pentes améliorant les arènes... Le fun est toujours là, aussi bien seul qu'entre amis, tant la prise en main est facile d'accès bien que les contres puissent déstabiliser les plus néophytes. Plusieurs chorégraphies sont tout simplement impressionnantes et suffisent à un certain plaisir de jeu. On peut reprocher des diagonales au stick analogique parfois récalcitrantes à sortir.

Graphismes                18

Doux, fin, coloré et châtoyant. Les cartes sont belles, les mouvements sont fluides, presque aucun bug d'affichage, et le jeu est en 60 fps constant. On ressent l'expertise de la Team Ninja.

Bande Son                14

Certains thèmes sont vraiment bien composés et rythmés, allant parfaitement avec l'ambiance du titre. Rien de nouveau toutefois, si ce n'est les remix sur l'arène Ray et l'introduction bienvenue avec sa chanson d'Aerosmith : "Dream On".

Duréé de vie                14

Les nombreux modes de jeu se finissent rapidement, notamment le mode Story. DOA Ultimate possède énormément de contenu, dont des tenues à débloquer  qui peuvent sembler anecdotiques, mais c'est principalement DOA en ligne qui va assurer la durée de vie du titre.

Scénario               8

Rien de nouveau dans cette compilation, si ce n'est son introduction en CGI qui résume bien l'histoire des shinobis et quelques motifs d'action. Cette simple intro est d'ailleurs plus profonde et plus aboutie que tout le reste du scénario de Dead or Alive...

 

Les + :

  • De superbes graphismes pour DOA2 Ultimate

  • Du contenu en masse

  • Les pentes qui améliorent les arènes

  • Hitomi dans le roster

  • Accessible et plaisant à jouer

Les - :

  • La version Saturn de DOA1

  • Les diagonales parfois récalcitrantes

  • Le flou contre Tengu !

 

Conclusion

Dead or Alive Ultimate est une belle compilation, surtout grâce à un DOA2 qui brille de mille feux. Mais... Encore une nouvelle version pour Dead or Alive 2 ? Pourquoi pas pour Dead or Alive 3 ? Ou pourquoi pas un nouvel épisode ? Dans tous les cas, ce jeu plaira aux fans et aux amateurs de jeux de baston, grâce à ses mécaniques accessibles, fun et innovantes, bien que le jeu reste fidèle à lui-même avec sa plastique qui continue de faire rêver...

 

Note générale                16

 

 

 

 

(Merci à Yugo05 pour la majorité des screens, et à Vesperia pour l'aide fournie à la rédaction de ce Rétro-Test — NDA)

 

Source :Yugo05 ; https://www.youtube.com/watch?v=2gpsX12JxT8

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Note des Membres :10 / 10

  • Titiboy
    10

Commentaires

Merci pour ce test !

De rien j'imagine, a me tenait coeur en vrai :3

Merci , c est interessant

Merci ?? toi Ardcade de trouver mon travail int??ressant !

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Blogueur : Greed Lavare